Morsmordre

Chapitre 1 : Celui qui sait quelque chose

4297 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 18/10/2020 00:52

Quelque part, en France, de nos jours.


La soirée était à la fois calme et motivante par les paroles des invités ou de la musique ambiante qui passait dans le fond. Verre à la main, toast pour certains, les gens passaient ou revenait devant les différentes œuvres en exposition. Des tableaux de toute sortes. Des sculptures ayant chacun son propre style.


Quelques photographies qui décorer les murs par-ci par-là en montrant des lieux de différent pays, soit en couleur, soit en noir et blanc. Une exposition qui n'avait rien de surprenant pour ce bon vieil Edgard. 


La cinquantaine, chemise, cravate, il faisait un peu tâche dans ce décor et ses gens qui discutaient entre eux d'arts tel des jeunes hipsters. Peut-être était-il trop vieux jeux pour se mêler dans la foule ? Qu'importe. Du moment qu'il pouvait déguster son toast au saumon en donnant un prix à chaque œuvre, rien ne pouvait le dérangé. S'il était ici, c'était tout d'abord pour le travail. Il aurait bien voulu rester à la maison, devant son poste tv, mangeant un plat qu'il aurait réchauffé au micro-onde comme chaque vendredi soir, parce que c'est un soir de week-end, et donc, ne pas s'épuiser à faire de la cuisine. Mais on l'avait missionné d'assister à cette soirée. Il devait écrire un article sur l'exposition du retour du grand Charles Lumia, l'homme qui a fait fortune en voyageant aux quatre coins du monde. Mais, selon le point de vue du vieil homme, une fois qu'on a vu une pyramide, on a vu toute les autres. Voilà comment il résumait cette soirée. Une exposition de déjà-vu d'un narcissisme qui ne savait pas quoi faire de son argent.


Le vieil Edgard, posant sa flute de champagne sur la table, examina l'heure sur son écran de portable. Déjà deux bonnes heures à regarder dans le vide. Il avait rempli son cota pour rentrer chez lui et manger ses pâtes en boites. Zigzaguant un peu entre les personnes, évitant de demander pardon à certain pour ne pas les couper dans leurs élans de rire intensif, l'air de l'extérieur tendait les bras à l'homme qui prenait son temps pour partir, évitant d'éveiller des soupçons.

Mais c'est un groupe qui lui provoqua un barrage. Ils avaient l'air tellement concentré dans leurs conversations qu'il n'avait pas fait attention à l'homme habillé sombrement de noir. Celui-ci, se redressa pour essayer d'imposer quelque chose. 


Mais ce quelque chose n'était pas suffisant pour marquer sa présence. Alors il se contenta de les contourné en marchant sur le côté comme s'il longeait un mur de pierre proche d'un précipice.


Puis, une lumière verte. Quelque chose, brilla dans son regard. Les spots de lumières qui commençaient à partir en vrille, ou un flash d'un des portables lors d'une photo qui était beaucoup trop forte, pensa-t-il. Encore une lueur. Plus intense. L'homme se frotta les yeux. Pensant que ça venait de lui, ou que le champagne lui montait vite à la tête. Mais pourtant, cherchant au hasard par-dessus les épaules des gens, quelque chose marqua son regard.


Il semblait que c'était un objet, de grande taille. Gris aux premiers abords. Bah, qu'importe, ça doit être sans importance, autant vite rejoindre la sortie, pensa l'homme en essayant de détacher sa curiosité pour se concentrer vers la liberté. Mais au lieu qu'un chemin s'ouvre à lui pour l'extérieur, c'était celui vers cet étrange objet avec les quelques invités qui se déplacer en parlant.


L'objet, ou plutôt, cette statuette, de ce qu'il apercevait un peu plus clairement, portait en son centre quelque chose de sphérique noir. Edgard, même après avoir travaillé sur divers articles d'objet contemporain, n'avait jamais rien vu de tel. Plus il se rapprochait de la statue, au plus elle l'intrigué.


C'était une sorte de dragon lézard, comme ceux dans le folklore chinois, mais celui-ci avait quatre grandes ailes de plumes. La créature enroulé une grosse sphère, noir d'apparence, mais au reflet violet. La statue était sur un petit piédestal. Aucune vitre ne la protégée. Et le plus étrange, c'est que personne n'y prêté vraiment attention. Ou comme si, elle n'existait pas. Impossible de déterminer l'âge de cette étrange statue. La pierre semblait à la fois vieille mais récente comme une contrefaçon.


Soudain, l'homme aperçu ce qui semblait être une ombre malgré le noir obscur dans le globe. Au plus il l'a regardé, au plus une nouvelle curiosité lui prit le dessus. Il semblait que l'intérieur de la sphère était en mouvement. Il se pencha un peu plus sur le globe en verre en question. Il ne voyait rien, mais percevait pourtant quelque chose. Il se sentait comme attiré. Jamais il n'aurait cru que l'obscurité l'intrigue à ce point-là. Il s'accroupi pour être à une meilleure hauteur dans l'espoir de mieux percevoir quelque chose. Son regard, se rapprochait lentement du globe. Et il s'aperçu, qu'il y avait bien quelque chose.


Une sorte d'épaisse fumée noire. Mais il y avait quelque chose en plus. Il ne saurait le décrire, mais il sentait, que cette fumée cacher quelque chose en son centre. Le vieil Edgard, commença à lever sa main en direction de la statuette. Il était prêt à rompre les distances et les règles de l'art en voulant toucher une œuvre. Il était si curieux.


- C'est très intriguant, n'est-ce pas ? Dit une voix grave dans son dos.


Pris de frayeur, l'homme en costume se redressa d'un bon, les mains en l'air et les yeux écarquillés. Il se rendait comme s'il avait fait le plus grand casse du siècle et qu'il était dans une impasse. Le pauvre homme se retourna pour faire face à la voix, toujours les mains en l'air.


Avec un air amusé, c'était un homme vêtu de blanc qui recula par précaution.


- Hé bien mon ami calmez vous, je ne voulais vraiment pas vous faire peur, je vous vois tellement captivé par cette statue.


Les yeux légèrement plissés, les cheveux constamment plaqués en arrière, quelques regards discrets tournés vers cet homme, c'était l'hôte de la soirée, le Charles Lumia. 


- Monsieur Lumia, pardonnez-moi, j'étais tellement intrigué par ce gros globe au centre. On dirait qu'il bouge. Sortit le vieil Edgard en essayant tant bien que mal de baisser les mains.


Charles Lumia rigola discrètement en se mettant à côté de l'homme tout en fixant la statue.


- Hé bien c'est pour ça qu'elle est ici. Je l'ai acheté lors d'un voyage au Japon. C'était sur une des îles perdues à côté du pays. La personne me l'a présenté comme étant une sorte de gardien traditionnel. Et ce qui me faisait rire, c'est que cette sphère n'est en fait qu'une sorte de farce. Vous savez, sur internet ils montrent des vidéos où on mélange un colorant avec de la poudre qui brille dans de l'eau. Quand on touille, ça fait quelque chose de « magique ». Ça amuse énormément les enfants. Et moi je l'ai acheté. Comme un enfant. Raconta l'homme amusé. 


- Mais alors, ce n'est pas vraiment une vraie pièce de collection ? Je pensais que vous n'exposez que ça dans votre galerie ce soir. Répondit Edgard en regardant la statue et aux alentours.


- Vous savez que ce n'est pas la vraie Joconde au Louvre ? C'est une pale copie et pourtant personne ne dit rien. Même s'il y a deux trois trucs qui ne sont pas très professionnel dans mon métier, j'aime, montrer les choses. Comme vous monsieur Edgard Richter, je sais que vous aimez votre métier, et pourtant il vous arrive de faire des fautes qui ne sont pas professionnel. Et pourtant vous continuez.


- Vous me connaissez ? Dit l'homme en cravate avec un petit air gêné.


- Et comment que je vous connais, j'ai beaucoup aimé l'article que vous avez fait sur les machines expresso de demain, vous avez totalement raison, le vrai café, c'est celui qu'on fait soi-même. Même si on doit en mettre un peu à côté lors de la préparation !


Charles Lumia avait l'air sincère dans ses propos. Assez pour percevoir Edgard à écrire un bon article sur cette soirée. Celui-ci regarda la statue une dernière fois. Elle semblait encore plus banale que quand il s'en était approché maintenant qu'il connait la vérité. Mais un détail lui sauta au visage. Un pantalon noir, un gilet sans manche un peu décousu, et des cheveux en bataille noir orné d'une épaisse mèche blanche.


Devant eux, un jeune homme, regardait aussi la statue. Il avait l'air blasé. Il faisait tourner lentement le contenu de son verre sans le renversé. A croire que même le champagne ne l'intéressé pas. Charles Lumia reporta son regard sur la statue à son tour, et eu un léger étonnement en apercevant à son tour l'invité. Avait-il entendu leur petite conversation sur l'authenticité de la statue ? Ou simplement était-il blasé par cette soirée ? Il est mal habillé tout en noir comme ça, pensa l'artiste. Jamais je n'aurais invité un tel personnage. 


- Je vois que nous avons un nouvel amateur de cette pièce unique ! Dit-il à haute voix pour percer le silence comme si de rien n'étais.


- Vous l'avez acheté pour combien ? Dit le jeune homme en continuant de regarder la statue.


Les deux hommes se regardèrent. Edgard était entre la peur et la frayeur qu'on découvre la vérité autour de cette pièce de l'exposition. Ou d'une autre. Charles Lumia, lança un clin d'œil au rédacteur.


- Comme je disais à mon ami, monsieur Edgard, juste ici, dit l'homme en commençant à tourner autour du piédestal pour rejoindre le jeune homme, je l'ai eu pour peu cher après avoir découvert la supercherie. Vous savez, c'est comme ces vidéos sur internet, où on prend du colorant, de la poudre à paillette et on mélange le tout pour faire quelque...


- Ce ne me dit pas pour combien vous l'avez acheté Etant donné, qu'il n'était pas à vendre à la base. Dit le garçon en continuant à fixer le globe.

Quelle arrogance. Mais qui l'a invité ? La prochaine fois, je m'occuperai personnellement des invitations. Pensa l'artiste en regardant aux alentours pour faire des coups d'œil à quelques agents de sécurité.


- Voyez-vous, dit-il, je l'ai eu pour seulement une centaine de Yen. Vraiment une pacotille.


- Ho. Excusez-moi. Je ne savais pas que la vie d'un gardien de temple valait si peu pour votre narcissisme. Répondit le garçon avec un ton plus clair en regardant droit dans les yeux le Charles Lumia.


Celui-ci se braqua. Que vient-il de dire ? Le viel Edgard, qui regardait la scène, se mit à froncer les sourcils aux paroles de l'inconnu. C'est grotesque, Charles à pas l'étoffe d'un trafiquant et assume complètement de dire qu'il fait tout ça pour son égo, pensa le rédacteur. Mais le regard de ce Charles, était rentré dans un état de panique. Celui-ci ouvrit la bouche comme s'il se préparait à sortir une sérénade d'excuse.


- Ho, je sais ce que vous allez me dire, repris le jeune homme en pointant du doigt l'hôte de la soirée tout en tenant sa flute à champagne, « Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez, je l'ai trouvé sur une île et je l'ai eu pour pas cher en arnaquant un arnaqueur ». Monsieur Edgard ?


- Ou... Oui ? Répondit l'homme à la cravate avec un air étonné alors que le jeune homme continua de regarder l'artiste.


- Veuillez noter dans votre article que ce soir, monsieur Charles Lumia, le grand voyageur, blablabla fin vous marquez des titres qui accroche ça va de soi, c'est fait voler une de ses œuvres qu'il avait rapporté lors d'un de ses voyages, en pleine exposition, donc entouré de témoin. Et qu'après cet acte, une révélation croustillante mit fin à sa carrière car en plus d'être un mauvais arnaqueur, il est un mauvais voleur et un mauvais tueur.


Charles Lumia serra les dents, fessant des grands gestes à ses hommes pour venir au plus vite discrètement, mais la panique de ses gestes tourna le regard de certains sur la scène.


- Messieurs, qu'on fasse un peu prendre l'air à ce gamin, je pense que celui-ci à un peu trop pris le gout de l'alcool à son gout, et qu'il est juste jaloux de ma réussite. A ton âge, dit-il plus discrètement pour que seul le jeune homme entend, j'escaladais des montagnes pour toucher la réussite. Alors oui, j'ai dû me salir un peu les mains par moment, mais qui le saura ? Une petite merde dans ton genre serait capable de tout dévoilé sans rien savoir de ma vie ?


La tension était électrique. Charles Lumia avait bel et bien fait des choses dans sa carrière mais tout était encore que des secrets. Son visage exprima un sourire entre la colère, la haine mais la satisfaction avant tout que personne ne sache quoi que ce soit sur cette histoire ou sur une autre. Le jeune homme sourit. Hésita un instant à dire quelque chose, puis dit "J'espère que ça ne risque rien si ça prend l'eau" en regardant la tenue de l'artiste qu'il considéré comme son ennemi. Celui-ci se braqua en arrière comme s'il allait prendre un élan et envoyer un coup en pleine figure de l'adolescent.


Mais, tout en gardant le sourire, le garçon fit un geste rapide de la main. Lançant sa flute à champagne qui se changea d'un simple mouvement en une baguette blanche. Il l'attrapa en son manche, fessant jaillir une légère étincelle dans les airs qui toucha un des dispositifs de système de sécurité incendie.


L'alarme incendie retentit dans tout l'expo, déclenchant au passage le système d'arrosage. Tout le monde, prit de panique, se mit à courir dans tout les sens pour vite rejoindre la sortie. Le jeune homme se mit accroupi en glissant sa baguette sous son gilet. Il mit la main sur la statue et regarda l'eau qui tombait en murmurant quelque chose. L'eau tomba de plus belle, comme si une tempête c'était abattu dans l'expo. Il rangea sa baguette et attrapa l'artefact pour s'enfuir avec dans l'autre sens des invités.


Charles ne savait plus où posé son regard. Il tournait dans tout les sens pour essayer de comprendre la situation. Retrouver moi ce petit enfoiré ! Hurla-t-il.

Edgard, qui n'avait pas perdu une miette de la scène, était encore sous le choc d'une telle action. Il se mit à courir dans la direction du jeune homme. Celui-ci, portait tant bien que mal la statue contre son torse avec ses deux mains, tout en évitant de glissé à cause de l'eau. Mais un des hommes de Charles Lumia se mit en travers de son chemin. Tout juste derrière, Edgard, se cacha discrètement derrière une table à buffet.


- On est vraiment obligé de se battre ? Dit le garçon en essayant d'agripper la baguette qu'il avait rangé dans son gilet.


L'homme de main, s'élança en avant pour frapper le jeune homme, mais en réponse à son coup, celui-ci lui présenta la statue de sorte que le poing frappe la partie en pierre. Son ennemi arrêta net son coup, pour en envoyer un autre. Pareil, le jeune homme présentait l'artefacte à chaque coup. Comme si ça allait toujours le protéger. Mais il avait loupé ce coup bas dans le ventre. Au choc, il lâcha prise d'une main la statue. En tombant, son poids entraina la chute du garçon.


La douleur le faisait rire. Il se mit à plat ventre tout en toussant contre le sol. L'homme de main, prit un malin plaisir en s'approchant du garçon pour lui en mettre une seconde raclée. Mais le jeune homme se pencha sur le côté pour faire apparaitre sa baguette. Une puissante lumière poussa l'homme de main loin en arrière en lui fessant quelques loopings au passage. Le jeune homme se mit à nouveau sur le ventre pour mieux se relever. Mais il remarqua que la statue était brisée. Mais pas sa sphère.


Celle-ci, paraissait en mouvement. L'épaisse fumée noire à l'intérieur tournait si vite qu'on aurait l'impression qu'elle s'apprête à exploser. 


- Faut que je fasse vite, dit le garçon en se mettant à genou.


Il enleva son gilet pour y glisser le globe. Reprit aussi tôt sa course en tenant fermement son gilet tel un sac avec une boule de bowling et sa baguette dans son autre main.


Le vieil Edgard était encore stupéfait de ce qu'il voyait. Comment c'était possible que le garde ait pu voler aussi loin avec une simple lumière ? Comme, par magie. Il avait passé l'âge de croire en ces bêtises. C'était un drôle de personnage ce jeune homme. Mais au moins, la soirée était plus que captivante ! Edgard se mit à son tour à lui courir après tout en restant discret. Le jeune homme enfonça une porte qui menait à un escalier pour vite monter aux étages suivants. Suivit de prés par Edgard, prêt à découvrir le secret de ce garçon. 


Il essaya tant bien que mal de le poursuivre en restant discret. Il montait en suivant seulement les traces d'eau du vagabond. Mais il était monté jusqu'au toit. Sans issu, c'était une opportunité pour lui pour avoir des réponses et donc d'avoir un superbe article. Il traversa la porte, essoufflé, mais n'eu le temps d'éviter le coup de poing sauvage qui le renversa en arrière.


- Ho mon dieu monsieur Edgard, je suis vraiment désolé, je croyais que c'était un des gars de l'autre qui me poursuivait, s'écria le jeune homme paniqué.


- Ce n'est rien ce n'est rien ne vous en faite pas, lui répondit l'homme en titubant, vous êtes prodigieux. Vous avez un vrai don, c'est incroyable, d'où vient cette force ? Malgré le coup en plein visage, il était encore en pleine admiration pour son nouveau sujet. Qui êtes-vous ? Vous êtes quoi au juste ?


Trop de question. Le jeune homme soupira. Fessant une boucle dans le vent avec sa baguette, l'homme se retrouva suspendu par les pieds.


- Non non non ! S'écria l'homme. Je ne vous veux pas de mal et je ne dirais rien à personne ! Je vous le jure je ne dirais qu'un homme a déclenché un incendie et à voler une statue ! Rien que ça !


- Ho mais je vous crois Monsieur Edgard que vous allez dire que ça. Et que vous allez balancer cette ordure à la police pour assassinat et violation de lieu culte privée.


- Comment ça ? Il a vraiment tué quelqu'un ?


- Sachez monsieur Edgard, même si vous n'allez plus vous en souvenir, que si j'interviens, ce n'est pas pour rien. Je suis un sorcier, je ne me manifeste et expose ma magie non par plaisir mais par précaution.


Un sorcier. L'homme n'en revenait pas. Ce n'était pas une sorte de super-héros comme dans les bandes dessinées, ni un agent super entrainé avec divers gadgets ou bien même un homme de l'espace. Non, c'était un sorcier. Ça existe. Mais quelque chose l'interrogea. 


- Comment ça que je ne vais plus m'en souvenir ? 


A ses mots, le jeune homme se mit accroupi, plaçant le bout de sa baguette contre le front de l'homme à l'envers. Il avait peur qu'il le tue. Il ferma les yeux si fort qu'il n'arrivait presque plus à entendre quoi que ce soit. A pars des murmures.


Quand il rouvrit les yeux. Il ne fixait plus le ciel étoilé, mais le plafond de la salle d'expo. Quand il se redressa pour constater la situation, il se rappela d'un violent coup sur le visage. Mais de qui ? Que s'est-il passé ensuite ? Il y a eu l'alarme incendie. Tout le monde à paniqué. Puis, plus rien. Il a dû se prendre un coup durant la fuite des autres invités. 


Mais, quelque chose le déranger dans sa veste. Une feuille pliée. Jamais il ne l'aurait mise une feuille pliée de cette façon dans cette poche-là. Quand il la déplia, il ne pouvait qu'être perdu dans sa lecture. 


Monsieur Edgard, quand la police vous interrogeront, donnez-leur la photo qui se trouve dans votre autre poche. Vous me remercierez plus tard. Le corbeau. 

Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? A la fin de sa lecture, il se rappela qu'il se trouvait devant une statue, et que Charles Lumia était en colère après quelqu'un. Mais ce passage reste flou dans sa mémoire. Il fouilla dans son autre poche, et attrapa ce qui semblait être une photo. Dessus, on pouvait clairement voir l'artiste de la soirée, pointant une arme sur deux pauvres gens. Quand il retourna la photo, il était marqué "preuve criminel de Charles Lumia. Japon." Qui lui avait donné cette information ? D'où sort cette photo ? Mais surtout, qui était ce Corbeau ?


C'est non loin de la soirée, dans une ruelle, que le jeune homme attendait assis sur un conteneur à poubelle. Il était encore trempé de sa petite escapade. Il avait entre ses mains, le globe. L'épaisse fumée noire c'était calmé et tourné au ralentit.


Puis, un vrombissement lui changea les idées. Son regard était tourné vers le bruit en question. Une dame portant un long manteau rouge marchait en sa direction, elle était sortie de nulle part. Un autre vrombissement se fit entendre à l'opposé du regard du jeune homme. Puis derrière la dame, fessant apparaitre quelque chose qui prit vite forme humaine. D'autres sorciers. 


- Désolé, je me suis permis de prendre un peu d'avance sur notre rendez-vous.


- Elle a été touchée ?


- Oui, merci, moi aussi je suis content de vous voir. Dit le jeune homme en sautant de sa poubelle tout en tenant le globe dans sa main.


Il se rapprocha de la dame pour la lui donner, mais les deux autres membres qui la suivait s'étaient déjà armé de leurs baguettes. 


- Ça va, les gars, relax, je ne vois pas qu'est-ce que j'en ferais de ce truc toute façon. Ça sert à quoi ?


- Moins vous en savez, plus longtemps vous serez en vie. Dit la dame en s'inclinant avec respect avant de prendre la sphère dans ses mains.


- Bah au moins vous avez le sens de la discussion c'est bien.


- Ma famille vous remercie de votre geste sorcier. Ça a été notre première et dernière collaboration.


A ses mots, l'homme qui se trouvait derrière la dame, s'avança, donnant une enveloppe verte au jeune homme. Celui-ci l'attrapa, puis hésita à se remettre en place afin de vérifier le contenu. Des billets se trouvais à l'intérieur. 


- Vous savez, je pense que c'est quelque chose qui est important pour votre vie, mais la laisser sur une île avec si peu de défense, c'était une très mauvaise idée. Pour que vous en venez à me contacter, c'est bien qu'il y avait un gros souci.


- La tradition est qu'il doit rester à l'écart de toute forme magie, et être au cœur de la nature pour qu'il puisse grandir en sérénité.


- Oui, fin, vous en avez eu la preuve. Deux personnes sont mortes pour défendre votre truc.


- Je donnerai ma vie s'il faut la protéger. Répondit la femme sèchement avec un regard menaçant. Ces gens ne sont pas morts pour rien. Ils sont morts avec honneur.


A ses mots, la femme rapprocha la sphère contre elle pour se retourner et marcher en direction du garde qui se trouver derrière elle. Le jeune homme la regarda, gêné qu'il n'avait pas pu trouver les bons mots pour la convaincre. Le second garde, qui se trouvait derrière lui, rejoignant la dame en percutant au passage le garçon qui c'était laissé faire.


- Si c'est l'honneur que vous voulez prouver, alors faite plus attention la prochaine fois et ne cherchez pas à me joindre comme une gamine qui pleure parce qu'elle a cassé son nouveau jouet. Lâcha le jeune homme en râlant.


- Je ne pense pas que vous soyez très bien placé pour parler d'honneur, Corbeau. Ou devrais-je dire, Jasper Clockwork. Lui répondit la femme, avant de disparaitre dans un vrombissement comme les autres gardes.


Le jeune homme se redressa en pliant soigneusement l'enveloppe pour la mettre dans sa poche. Il avait l'air embêté et perdu à la fois. Soupirant légèrement, il attrapa son gilet qui était encore posé contre la poubelle avant de sortir sa baguette. Il se mit à marcher dans la ruelle tout en se retournant par moment pour regarder l'emplacement où la transaction à été produite comme s'il attendait que quelque chose surgisse. Mais rien. Le fait qu'elle connaissait son identité le dérangé plus qu'autre chose.


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