Kyme - Partie 1 - Tests

Chapitre 6 : Doutes et Se,timents

Catégorie: G

Dernière mise à jour 09/11/2016 16:09

Doutes et sentiments


 


 

Quinze jours s'étaient passés depuis le départ de Fujin, Raijin et Linoa (avec Angel, évidemment). Irvine étant étant parti le lendemain, cela faisait donc deux semaines qu'elle ne l'avait vu. Selphie soupira. Cette absence de nouvelles la contrariait mais dans le monde où ils vivaient, il s n'avaient guère le choix. Des rumeurs circulaient comme quoi le docteur Geyser cherchait un nouveau moyen de communication comme le brouillage hertzien avait été levé. Il devait marcher suivant un système semblable à la télévision, mais il y avait un problème de fréquence. Elle resoupira. Tout cela lui semblait bien lointain et c'était maintenant qu'elle voulait des nouvelles d'Irvine et des autres. Elle pianotait sur son clavier d'ordinateur avec un désintérêt flagrant. L'écran s'éteignit. Elle s'étira et contempla l'écran éteint d'un air absent. Le reflet de ses yeux dans l'écran lui montrait que son regard était vide comme celui d'un mort. Elle se secoua la tête. Cela ne lui était jamais arrivée de se sentir aussi déprimée. Que lui arrivait-il, donc ? Ça n'allait vraiment pas du tout.

- Eh bien, je n‘aurais jamais pensé te voir avec une mine aussi accablée un jour !

Selphie se retourna et elle aperçut Quistis qui se tenait à quelques pas à côté d'elle. Elle lui sourit et Quistis lui rendit son sourire. Elles s'entendaient de mieux en mieux ces temps-ci. Peut-être était-ce dû au fait qu'elles se voyaient plus souvent et étaient plus souvent ensemble, les autres étant absent ou passant leur temps à s'entraîner.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu peux me le dire.

Selphie s'enfonça au fond de son siège.

- Je ne sais pas, répondit-elle.

- Ton amoureux transi te manquerait-il ?

Selphie resourit.

- Peut-être...

- Tu veux aller faire un tour dehors ? Cela te ferait du bien.

- Je ne sais pas. Et toi, tu ne travailles pas à la bibliothèque ?

- Il faut que je sorte, sinon je crois que ma tête va éclater ! s'exclama Quistis. Allez viens, je suis sûre que cela te soulagera.

Selphie ne bougea pas de son siège.

- Dans ces conditions... Selphie Tilmitt, ceci est un ordre de la B.G.U.. Vous devez vous présenter à l'entrée de la B.G.U. dans cinq minutes.

Selphie mi-amusée et mi-surprise par le ton sérieux de Quistis accepta l'ordre. Elles quittèrent la salle de classe et sortirent de la faculté. L'air frais des plaines d'Arkland entrèrent dans leurs poumons et soulagea Selphie du fardeau qu'elle portait.

- Membre du Seed Selphie Tilmitt, votre ponctualité est un atout pour notre ordre, continua Quistis d'un ton professoral.

Selphie se tourna vers elle et elles partirent toutes deux d'un fou rire. Quelques minutes après, elles reprenaient enfin leur souffle.

- Alors, tu ne te sens pas mieux ?

- Oui, merci !

- On marche un peu ?

- D'accord !

Quistis fut ravie de voir que Selphie reprenait du poil de la bête. Elles commençaient à contourner la B.G.U. quand elles tombèrent sur un groupe d'étudiants en cercle qui hurlaient et vociféraient. Le bruit métallique venant du centre du cercle ne laissait aucun doute sur la cause de cette agitation et de cet attroupement. C'était Squall et Seifer qui s'entraînaient.

- Allez attaque !

- Bien vu !

- Bouge !

- Ouch, ça doit faire mal !

Tous les étudiants criaient à plein poumons, invectivant sans cesse les combattants, emportés par la fièvre du combat.

- Qu'est-ce qu'ils sont bruyants ! s'exclama Selphie. On dirait moi ! Mais j'aimerais bien voir ce que ça donne aussi !

- Oui, c'est vrai, acquiesça Quistis. Mais Selphie...

- Oui ?

- Qu'est-ce qui n'allait pas tout à l'heure ? Enfin, tu n'es pas obligée de répondre...

- Je ne sais pas vraiment mais je pense que quelque part, je me sentais inutile. Vous faites tous des efforts pour le futur combat, mais moi je ne sais pas quoi faire. J 'ai l'impression que m'entraîner est inutile, alors je me sentais un peu perdue...

- Tu n'as pas à te le reprocher, rassura son amie.

- Que veux-tu dire ? s'étonna Selphie.

- Tu n'as pas à prouver ta valeur, nous la connaissons tous. La seule chose qui nous permette de croire en toi Selphie, c'est que tu es toi-même. Ton énergie, ton insouciance, ton franc-parler et ta bonne humeur nous suffisent. Ta vision optimiste des choses et ta gaieté naturelle nous ont remonté le moral plus d'une fois et c'est aussi grâce à toi si nous en sommes là. Reste naturelle et fidèle à toi-même, c’est la meilleure façon que tu as de nous aider et de nous rendre tous plus fort.

- C'est vrai ?

- Évidemment, que crois-tu ? Que je mentirai à une amie ?

- Bon, tu dois avoir raison. Puisque c'est comme ça, je vais aller remotiver Zell ! Il paraît qu'il a une baisse de forme en ce moment ! s'enjoua-t-elle.

- Tu y arriveras certainement.

- Merci Quistis...

Cette dernière leva sa main en signe de dénégation.

- A tout' ! ! Je te laisse les deux autres ! Je m'occuperai d'eux plus tard ! Et ce soir, Quistis, on va à la Serre de Combat et tu ne pourras pas t'esquiver !

- D'accord, lui répondit-elle en souriant.

- Yahouuu ! ! furent les derniers mots de Selphie que Quistis entendit, en la voyant partir à fond de train.

Elle se retourna vers l'attroupement et pensa que ce soir, il faudrait encore récupérer deux loques. Elle s'inquiéta pour Seifer. Ces entraînements à côté de la faculté lui avait permis d'avoir moins d'ennemis, mais beaucoup de ceux qui l'encourageaient maintenant, le mépriseraient ce soir. Sa force forçait leur respect car il était de taille égal avec leur leader, mais beaucoup ne lui pardonnait pas encore le fait qu'il ait attaqué la B.G.U.. Avec le temps, peut-être que les choses s'arrangeraient. Peut-être... Elle resta un moment à observer la foule et aperçut avec stupeur un de ses élèves. A cette heure-ci, il aurait du être en cours avec le professeur qui la remplaçait. Son sang ne fit qu'un tour.

- Elève Stoendick ! ! Que faites-vous ici !

Sa voix puissante avait fait sursauter tout l'attroupement et tous la regardaient comme un gamin pris en faute. Même Squall et Seifer avaient arrêté de se battre, perturbés par le calme soudain. L'interpellé, lui, essaya de se cacher.

- Et inutile de vous cacher !

Elle parcourut la foule du regard et elle reconnut un bon nombre de ses étudiants.

- Que tous ceux qui ont cours y aillent immédiatement ! Ou je vous promets que je m'arrangerais pour que vous ayez tellement de devoirs que vous ne saurez même plus de quelle couleur est le ciel!

A son ton, ils sentirent tous qu'elle ne plaisantait pas. Et la moitié de la foule quitta le lieu du combat en essayant de se faire le plus petit possible, tout apeurés qu'ils étaient.

- Quand à vous deux...

Squall et Seifer sentirent arriver le sermon qui allaient leur tomber dessus. Les étudiants restants s'éloignèrent, ne voulant être pris dans la colère de l'instructeur Trèpe.

- Je vous ai dit que les étudiants pouvaient vous regarder pour en tirer des leçons, mais à condition qu'ils n'aient pas cours ou qu'ils viennent avec leur professeur. Compris ?

Son ton était sans équivoque.

- Mais..., commença Squall.

- Pas de mais I réprimanda-t-elle. Alors, compris ?

Les deux amis, trop fatigués pour se défendre, inclinèrent la tête en signe d'assujettissement.

- Bien.

Elle commençait à se calmer. Un question lui effleura alors l'esprit et elle ne put se résoudre à ne pas la poser même si elle se doutait plus ou moins de la réponse.

- Au fait...

Ils relevèrent la tête. Elle continua.

- Comment cela se fait-il que vous vous entendez si bien maintenant alors qu'avant vous vous êtes toujours détestés auparavant ?

Pris au dépourvu, Squall ne pensa qu'à une chose : " Comment passer du coq à l'âne. ". Seifer, lui, se sentit rempli d'humeur philosophique et il lui répondit d'une voix grave :

- C'est ce qu'on appelle une amitié virile.

Elle eut une moue d'étonnement tandis que Squall manquait de s'étrangler de rire. Il en avait déjà parlé avec Seifer et ils avaient réglé leurs comptes. Ils ne se reprochaient plus rien l’un à l'autre. Ça s'était passé lors de leur premier entraînement à la Mine de Soufre. Mais Seifer, lui, continuait sur sa lancée, la voix toujours grave.

- Avant notre amitié ne passait que par le combat. Maintenant, on a découvert que l'on savait parler. Et c'est ainsi, qu'envers et contre tous, nous avons parlé.

Ce faisant, il leva Hypérion au ciel pour montrer que c'était une grande victoire. Pendant ce temps, Quistis se tenait la tête dans les mains, désespérée. Si Seifer se mettait à philosopher maintenant, le monde courrait à sa perte. Squall, lui, était à deux doigts d'exploser de rire.

- Hey, c'était de l'humour Quistis ! T'as pas cru ce que je t'ai dit quand même ?

Squall éclata de rire ne pouvant plus se retenir. Quistis,elle, sombrait dans un gouffre sans fin. Seifer qui faisait de l'humour, chose impensable et Squall qui en riait. Le monde allait bientôt disparaître, c'était obligé. Elle se sentit subitement seule dans un monde d'abn1tis. Mais elle était contente. Ils avaient tous deux changé, et maintenant, ils s'entendaient. Mais elle voulait un peu de temps pour s'habituer à cette nouvelle situation, totalement opposée à celle qu'elle connaissait . Squall, lui, saisit cette occasion pour finir de la déstabiliser. Il savait qu'elle était perplexe, car même plié en deux par un fou rire, il arrivait encore à analyser ce qu'il se passait. Ils avaient rarement l'occasion de prendre le dessus sur Quistis, il fallait donc en profiter maintenant. Il se calma donc et paracheva l'œuvre de Seifer en posant cette question d'un air attardé ( du niveau d'un enfant de trois ans demandant à sa mère pourquoi les oiseaux ils volent dans le ciel ) :

- Quistis, comment qu'on fait pour savoir si les gens qui viennent, eh ben, ils ont le droit d'être là ?

Squall et Seifer se mirent tous deux à rire aux éclats. Et Quistis se sentit encore plus désespérée. Même Squall faisait de l'humour maintenant. Et ils étaient pire que des gosses. Et c'étaient avec ça qu'elle allait devoir combattre Orceïn et Orina. Elle ne préféra même pas y penser.


 

*

* *


 


 

Zell s’écroula sur son lit. Il n’en pouvait plus. En quinze jours, il avait battu quinze fois chacun de ses records, records qui, à l’origine, lui prenait un jour entier par exercice. En gros, il avait aligné quarante-cinq jours d’exercices intensifs non-stop. Il sentait qu’il atteignait ses limites et pourtant il avait décidé de continuer ainsi jusqu’à trois jours avant la fin de l’échéance. Les trois jours restants devaient lui permettre de récupérer. Néanmoins, il commençait à se demander si ce qu’il faisait était vraiment utile. Il se demandait s’il ne devrait pas plutôt essayer de battre son record de course pour augmenter la force d’attaque de ses jambes. Renonçant à réfléchir, il se leva, attrapa sa corde à sauter posée sur son bureau et se décida à essayer finalement de battre ce record -là, c’est à dire en faire 3000 en une heure.

A la trente—cinquième minute, il s’écroula à nouveau sur son lit. Tous ses muscles lui criaient grâce. Il se laissa donc prendre un peu de repos. Il dormit d’un sommeil sans rêve. Et fut réveillé cinq heures plus tard par Taranne.

- Qu’est-ce qui se passe ? On nous attaque ? ! s’éveilla-t-il en sursaut.

- Ce n’est que moi ! protesta-t-elle.

- Excuse-moi. .. En ce moment, je suis crevé.

- Peut-être que tu en fais tout simplement trop. ..

- Peut-être, mais je me dois de devenir fort pour aider ceux qui m’entourent lors du prochain combat.

Taranne s’assit à côté de lui. Elle joua un peu avec ses mèches rebelles.

- Mais il y a peut-être d’autres moyens de s’entrainer. ..

- J ’ai déjà perdu trop de temps. Je dois y retourner.

Il bondit et fonça vers la porte.

- Attends ! Il y a Selphie qui te cherche ! lui lança-t-elle.

Il s’arrêta net devant l’ouverture.

- Qu’est-ce qu’elle veut ?

- Je ne sais pas, mais ça avait l’air important. Elle te cherchait partout, mais elle n’a pas imaginé que tu serais ici. Est-ce étonnant ?

Il ne releva pas la dernière réplique. Il banda ses muscles pour se préparer à courir, mais au dernier moment , il se retourna vers elle.

- Excuse-moi... A ce soir !

Dans la seconde qui suivit, il disparut de l’entrée. Taranne s’allongea et regarda d’un air songeur le plafond.

- Idiot. . ., murmura-t-elle.

Zell traversa tout le hall de la B.G.U. à grande vitesse. Mais son corps n’avait pas fini de récupérer et ses jambes à l’agonie crièrent vite de douleur. Il était habitué à ce type de souffrance et, d’habitude, il le supportait sans grand mal, mais aujourd’hui, et pour la première fois de sa vie, le cœur n’y était pas. Il s’arrêta et s’assit sur la rambarde qu’il avait survolé il y a une quinzaine de jours. Nombreux ceux qui furent ahuris de le voir avachi et prostré là. Zell immobile, la fin du monde devait être proche. La seule autre chose à laquelle certains pensèrent était qu’il avait du être plaqué. Zell, lui, se sentait désœuvré. Cela lui arrivait très rarement et il avait toujours détesté ce sentiment. Ce fut à peine s’il vit l’éclair jaune passer devant lui, s’arrêter et revenir se planter face à lui. Il n’écoutait même pas ce que Selphie ( c’était elle ) lui disait. Il reprit conscience d’où il était quand il se sentit tombé, poussé par Selphie, dans l’étang tiède du Hall. Son contact fut pour lui un réveil brutal. Refaisant surface,il enguirlanda Selphie.

- T’es pas bien, non ? Fous-moi la paix !

- T’avais qu’à m’écouter ! rétorqua-t-elle.

- Comme si j’avais que ça à faire ! répondit-il en commençant à se hisser sur la rambarde.

Mais il ne put arriver à sortir car elle le repoussa à l’eau.

- Ça commence à bien faire ! Attends que je t’attrape !

- Comme si t’en étais capable ! le provoqua-t-elle.

- Quoi !

Il se précipita à nouveau sur la rambarde de sécurité et bondit par-dessus pour tomber à bras raccourci sur celle qui le narguait. Mais cette dernière avait prévu son action et détalait en direction de la cafétéria. Il fonça à sa poursuite mais ses vêtements trempés l'empêchaient d’être aussi efficace qu’il le voulait. Toutefois, ses jambes ne le faisaient plus souffrir, ce qui était déjà une bonne chose. Après un course-poursuite effrénée à travers toute l’université et un passage éclair dans la Bibliothèque où ils avaient déclenché l’ire de Quistis et des autres personnes en courant et en criant sans cesse, il finit par la rattraper dans la Serre de Combat.

- Maintenant, tu vas payer !

Il l’attrapa par le haut du corps et la balança la tête la première dans le petit étang de la Serre de Combat. Il se laissa ensuite tomber sur le sol en reprenant son souffle à grand bruit. Elle l’avait bien crevé. Selphie finit par sortir de l’eau en se plaignant.

- Je suis toute mouillée maintenant ! C’est malin !

- Et moi ? Je ne le suis pas peut-être ?

- T’avais qu’à m’écouter ! répondit-elle le souffle encore court d’avoir tant couru.

- C’était pas une raison pour me pousser ! Et deux fois, en plus !

Tous deux se sourirent alors d’amusement. Mais leurs éclats de voix avaient attiré deux Orchidas qui voulaient visiblement punir ceux qui avaient troublé leur tranquillité.

- Ma Sagaie ! s’exclama Selphie. Oh non, j’ai du la perdre dans l’étang !

- Va la chercher, je m’occupe d’eux.

- Va encore falloir que je me mouille. Tant pis !

Et elle plongea à nouveau. Zell sourit et commença à attaquer la première Orchida. Deux minutes plus tard, Selphie retrouvait sa Sagaie et Zell achevait le deuxième monstre. Il l’aida ensuite à sortir.

- T’aurais pu m’attendre avant de tuer le deuxième monstre, protesta-t-elle déçue de n’avoir pu se battre.

- Une autre phrase comme celle-là et tu retournes dans l’étang ! Après tout, tu n’as qu’à faire attention à tes affaires ! rajouta-t-il d’excellente humeur.

Ils finirent tous deux de reprendre leurs forces en restant un peu assis sur la berge de l’étang. De l’autre côté de la rive, ils voyaient le Joker du Club de Cartes qui attendait d’éventuels concurrents. Zell relança la conversation.

- Au fait qu’est-ce que tu me voulais tout à l’heure ?

- Ah oui, j’allais oublier. Mais il doit être trempé maintenant !

Elle chercha dans ses poches ce qu’elle voulait lui donner, mais elle ne le trouva pas.

- Décidément, c’est le jour, la taquina-t-il. Je vais te surnommer Selphie-perd-tout si tu continues. C’était quoi ?

- Tu verras quand tu l’auras, répondit-elle énigmatiquement. J ’ai du le perdre quand on a couru tout à l’heure. Il doit être quelque part dans la B.G.U., maintenant. Il va falloir qu’on aille partout où on est allé.

La curiosité de Zell avait été titillée mais il n’avait pour le moment pas envie de parcourir la B.G.U. à la recherche de ce que Selphie avait perdu. Il préférait aller faire une partie de cartes avec le Joker. Il lui expliqua son envie, mais cette dernière lui répliqua que ce qu’elle voulait lui donner était bien plus important qu’une partie de cartes et que ça l’intéresserait certainement beaucoup. Elle rajouta que de toutes façons, ses cartes devaient être trempées et inutilisable. C’est alors que Zell lui sortit la pochette spéciale protège-cartes envers et contre tout et qui avait même un code pour l’ouvrir. Si quelqu’un la forçait, la pochette délivrait une décharge de 220V. Il passa sur les détails techniques mais affirma que même le Minotaure avec Terra Break n’aurait pu l’érafler et surtout, qu’elle ne pouvait être ouverte que par lui. Sa fiabilité était parfaite, car il en avait supervisé chaque étape de sa fabrication. C’était la pochette ultime pour protéger ses cartes. Selphie n’en revenait pas qu’il puisse posséder un tel objet. Elle était complètement sidérée. Il en profita alors pour négocier le droit de faire des parties de cartes. Après une âpre discussion, il réussit à obtenir le droit de jouer trois parties. Ils allèrent donc voir le Joker. Ce dernier en voyant arriver Zell, se lamenta car les cartes de Zell étaient en fait les cartes de Squall. Comme il était le maître incontesté de ce jeu, Squall n’y jouait plus souvent. Il restait tout de même à l’affût des nouvelles cartes que pouvait produire le père de la Reine des Cartes. Le jeu que Zell avait, était donc le plus puissant jeu jamais constitué sur la planète. Squall avait longtemps hésité avant de lui donner son jeu, mais devant son insistance ( et Hyne savait à quel point c’était un mec insistant ), il avait fini par céder. Le Joker se préparait maintenant à relever le défi, car même si la partie semblait perdue d’avance, jamais il ne refuserait un défi, question d’honneur. De plus, Zell étant très loin d’être un joueur confirmé, il avait des chances de peut-être réussir à lui voler des cartes rares. Le but avoué de Zell était de progresser pour réussir à battre Squall à ce jeu. Mais il n’était encore qu’un novice. Le Joker posa les règles Aléatoire, Identique et Plus pour augmenter ses chances de succès. Zell accepta. La première partie fut à son détriment, car il perdit Nosferatu. Mais il se rattrapa sur la seconde où il obtint une carte Sulfor et la troisième lui permit de récupérer Nosferatu. Il allait commencer une autre partie, grisé par le succès, quand il entraperçut le regard noir dont le dardait Selphie et il se décida à en rester là. Il partit donc avec elle à la recherche du cadeau ( ? ) qu’elle voulait lui faire. Ils parcoururent donc toute la Serre du Combat, durent fouiller l’étang au désespoir de Selphie, obligée de se mouiller à nouveau et cherchèrent dans tout le Hall. Mais ils ne trouvèrent rien. Après une comte pause, ils se décidèrent à entrer dans la bibliothèque à quatre pattes pour ne pas se faire repérer par Quistis. Ils savaient qu’elle ne les aurait pas oublié après ce qu’il s’était passé tout à l’heure. Ils savaient aussi qu’ils risquaient gros, car elle leur ferait payer au centuple le dérangement. Quistis en colère était plus terrifiante qu’un Griffon en furie. S’ils avaient eu le choix, ils auraient même préféré aller affronter le Minotaure. C’est ainsi qu’ils pénétrèrent précautionneusement dans la Bibliothèque.

Quistis faisait semblant de travailler, car elle attendait impatiemment que Selphie et Zell reviennent à la Bibliothèque. Elle savait qu’ils allaient revenir, car elle avait ramassé ce que Selphie avait perdu et alors, tout avait été clair pour elle. Elle n’avait même pas besoin de les poursuivre pour leur faire des remontrances et puis, la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Elle sourit cyniquement, attendant avec une impatience non feinte l’heure de leur exécution.

Pendant ce temps, Zell cherchait sous différentes tables, en évitant soigneusement le champ de vision de Quistis, le mystérieux objet de Selphie. Il se sentit soudain très bête quand il réalisa qu’il ne savait pas ce qu’il cherchait. Mais il ne put s’étendre sur cette pensée, ni appeler Selphie pour avoir de plus amples renseignements.

- Zell ?

La voix mielleuse et cruelle qui lui tomba dessus le paralysa et lui fit passer un frisson dans le dos. Il releva la tête et aperçut deux bottes noires. Leur appartenance ne faisait aucun doute. Vieilles, mais parfaitement astiquées et en parfait état, elles avaient vu beaucoup de choses. Il eut quand même le courage de dépasser cette vision et de relever encore plus la tête. Quistis le surplombait de toute sa hauteur. Il se sentit vraiment minuscule. Il déglutit difficilement appréhendant sa mort proche. Pourquoi lui ?

- C’est ça que tu cherches ? lui demanda-t-elle un sourire carnassier aux lèvres, tel un prédateur se léchant les babines devant sa proie à sa merci.

Elle tenait un magazine à la main mais il ne put voir ce que c’était.

- Heu. .. Selphie ? appela-t-il en désespoir de cause.

Un bout de chevelure châtain dépassa d’un étagère voisine.

- Moins fort idiot, tu vas nous faire repérer, siffla la chevelure.

- Je crois que c’est trop tard, redéglutit difficilement Zell.

La chevelure laissa la place à un visage qui trahissait un vent de panique. Quand elle aperçut ce que Quistis tenait, elle se précipita au devant d’elle.

- Oh Quistis, pour avoir retrouvé ce magazine, tu es divine ! tenta-t-elle de charmer.

Les flatteries ont souvent peu de chances d’atteindre leur objectifs, mais elles amènent parfois des résultats inattendus. Ce ne fut pas le cas ce jour-là. Au moment où Selphie allait saisir le magazine, Quistis leva le bras le plus haut possible. Avec sa petite taille, Selphie n’avait aucune chance de l'attraper.

- Oh, s’il te plaît, rends le moi, minauda-t-elle avec des yeux de biche apeurés.

Pendant ce temps, Zell rédigeait mentalement son testament.

- Et pour ce qui s’est passé tout à l’heure ?

- Oh, mais de quoi veux-tu donc parler ? s’étonna Selphie.

Le regard de Quistis devint glacial. Selphie jouait bien la comédie, mais Zell songea qu’à ce rythme-là, leur corps allait finir éparpillé aux quatre coins du monde. Comme si Quistis pouvait être dupe du jeu de Selphie. Zell priait pour ne pas mourir. Il se trouvait trop jeune pour ça, il avait plein de choses à découvrir, il ne voulait pas mourir là, ici, comme un misérable.

- Puisque vous avez de l’énergie à revendre, vous allez me faire plaisir de laver toutes les salles de classe et ce, pendant une semaine.

Il soupira de soulagement. Il ne mourrait pas aujourd’hui. Sa dernière heure n’était pas arrivé.

- Pourquoi on devrait faire ça ? provoqua Selphie.

" Non, Selphie, tais-toi, je ne veux pas mourir !" hurla Zell mentalement.

- Tu préfères que je demande à Cid ou à Squall de t’en donner l’ordre ? Je suis sûre que je n’aurais aucun mal à faire accepter cette décision, mais tu risques de te retrouver avec beaucoup plus de problèmes, menaça Quistis.

- Euh, non, non, c’est bon, recula Selphie.

" Ouf ! " . Quistis avait peut-être eu des problèmes d’autorité auparavant, mais maintenant, plus personne n’essayait de se mettre sur son chemin tellement elle était impressionnante.

- Tiens Zell, je suppose que c‘est pour toi.

Elle lui tendait le magazine.

- Hey ! C’était à moi de lui donner ! protesta Selphie.

Le regard de Quistis redevint si froid que même le zéro absolu en frémit. Et ce courant froid se planta dans les yeux de Selphie.

- Un problème ?

- Non, rien du tout, tout va bien ! se résigna Selphie.

- Alors, tu le prends, oui ou non ? Je ne vais pas te manger ! plaisanta Quistis un poil glacial, mais son regard était redevenu normal.

Il saisit timidement le magazine qu’elle lui tendait et quand il put enfin lire le titre, il explosa de joie.

- Baston Mag 006 ! ! ! J ’en rêvais, mais je ne savais pas qu’il était déjà sorti ! Merci Selphie et, euh, merci Quistis.

- De rien, répondit-elle simplement.

- Mais comment t’as fait pour l’avoir, Selphie ? Même moi, j’ai eu un mal de chien à obtenir les autres.

- Remercie Taranne, elle s’est battu bec et ongles pour te le procurer.

- Mais pourquoi elle ne me l’a pas donné directement ?

- Psychologie féminine, mon petit Zell, se redressa Selphie. Tu as encore beaucoup de choses à apprendre des femmes, je crois. Pour l’instant, va la voir et la remercier, c’est ce qui compte.

Il ne demanda pas son reste et partit à toute vitesse en les remerciant encore une fois.

- Ah, qu’il a encore tant à apprendre, sourit Selphie. Bon, je vais y aller moi aussi.

Une poigne d’acier tomba sur son épaule et une vague d’air froid s’insinua en elle.

- Et où vas-tu ? demanda Quistis intéressée.

- Euh, ben. .. Je vais m’amuser un peu moi aussi, avoua-t-elle en tentant de se dégager de l’emprise de son amie.

- Et le ménage ?

- Je le ferais quand Zell sera à nouveau disponible, promit-elle.

Quistis lui attrapa le poignet et commença à la traîner de force.

- Tu le fais maintenant.

- Toute seule ?

- Mais oui,c’est plus de ta faute que celle de Zell si j’ai été dérangée tout à l’heure.

- Mais j’veux pas ! ! se lamenta-t-elle.

- Et ne fais pas l’enfant, rétorqua son amie inflexible.

Selphie se mit à se rouler par terre en criant son refus de faire cette tâche injuste. Mais rien ne pouvait effriter la décision inébranlable de Quistis qui avançait en traînant Selphie sur le sol de la B.G.U.. Les étudiants et les Seeds qui les voyaient s’écartaient, ne voulant croiser le chemin de la terrible colère de l'instructeur Trèpe. Ils espéraient juste que Selphie réussirait à s’en sortir sans trop de dommages. Cette dernière ne put penser qu’à un ultime argument pour stopper Quistis.

- Si Irvine était là, tu ne pourrais pas me faire ça !

- Ben, voyons... Je l’inviterai à prendre un verre et ce serait réglé, en admettant bien entendu qu’il ose s’opposer à moi.

Selphie se tut, prise de court.


 

*

* *


 

Irvine, à mille lieux de savoir ce que subissait sa petite amie, se tenait immobile au centre d’un pièce circulaire. Il arma son Steel Gun et posa le bandeau sur ses yeux.

- C'est quand vous voulez ! interpella-t-il.

Des dizaines de ports s’ouvrirent autour de lui dans la salle.


 


 

Zell fusa droit à son dortoir. Il fut désappointé de ne pas y trouver Taranne. Il se rendit alors au balcon du premier étage, car c’était son lieu favori après la Bibliothèque. Il gravit les dernières marches et aperçut celle qu’il aimait. Il l’appela mais elle ne réagit pas. Surpris, il s’approcha et vit que son regard portait dans le vide, l’ignorant totalement. Il l’appela à nouveau, mais plus doucement cette fois. Elle se tourna et le regarda.

- Ah, c’est toi. . ., lâcha-t-elle simplement.

Sa voix était sans sentiment. Zell se sentit complètement déstabilisé par la situation. Il ne savait que faire. Psychologie féminine, il n’y connaissait rien, lui ! On ne le lui avait jamais expliqué ! Il se rappela alors de la raison de sa présence ici.

- Je voulais te remercier pour le magazine, dit-il d’une voix hésitante.

- Selphie te l’a donné ? Ce n’était rien.

- Mais que..., voulut-il protester, mais Taranne détournait déjà la tête.

Il n’avait pu finir car il avait compris. Leurs regards s’étaient accrochés un instant et il avait enfin compris ce qu’il se passait.

- Excuse-moi. ..

- Pourquoi me dis-tu ça ? C’est la deuxième fois aujourd’hui, lui répondit-elle avec une certaine aigreur dans la voix.

- Parce que je passe moins de temps avec toi, reconnut-il.

Elle frémit. Il avait vu juste.

- Je suis désolé, ces derniers temps je n’ai pensé qu’à battre mes records et pas assez à toi. J'en suis vraiment navré.

- Et que veux-tu que ça me fasse ? Tu veux que je te pardonne ? Eh bien, voilà, tu es pardonné. Tu te sens mieux ?

Il en eut un haut le corps. Il était complètement perdu.

- Que dois-je faire pour que tu m’acceptes à nouveau ? la supplia-t-il.

Elle ne lui répondit pas, préférant regarder l’horizon. Il sentit une bouffée de colère et de peur l’envahir.

- Voilà ce que j’en fais de ton cadeau puisque tu ne m’aimes plus !

Il lança le mag pardessus la rambarde. Celui-ci voleta un instant et disparut en contrebas. Taranne cilla, ouvrit la bouche, la referma, ferma les yeux et baissa la tête. Comme elle ne réagissait toujours pas, Zell partit en courant dans la B.G.U., les larmes aux yeux. Elle entendit la porte s’ouvrir et se refermer. Elle se laissa s’écrouler sur le sol froid du balcon. Elle pleura.

" Pourquoi en est-on arrivé là ? Je voulais juste qu’il passe un peu plus de temps avec moi, et maintenant il me déteste. Je suis stupide et immonde, j’ai gâché tout notre bonheur. Quelle égoïste je fais. Pourquoi ? Pourquoi ne lui ai-je pas répondu ? Il était près à tout pour me garder et je ne lui ai pas accordé la moindre chance. Mon âme serait-elle aussi si froide que ce sol ? Par Hyne, mais

pourquoi suis-je si idiote ? "

Elle se releva et essuya ses larmes. Elle se perdit dans la contemplation des plaines qui s’étendaient devant elle. Elle cherchait désespérément les causes de sa réaction, mais elle ne les trouva pas.

" Je me suis laissée totalement dépasser par la tournure des évènements. Et je l’ai perdu. Pour toujours. "

A cette pensée, ses larmes revinrent et ses yeux ne virent plus qu’un monde flou vert et bleu. Absorbée par sa tristesse, elle n’entendit pas la porte se rouvrir. Elle n’entendit pas les pas qui se rapprochaient d’elle et fut surprise de se faire enlacer doucement la taille par de fins et puissants bras qu’elle connaissait si bien. Elle entendit les mots d’excuses que l’homme de sa vie lui susurrait avec tendresse dans l’oreille. Des mots voulant lui faire pardonner son impulsivité et sa négligence. Il lui dit et redit plusieurs fois qu’il ne voulait pas la perdre, qu’elle était ce qu’il avait de plus précieux au monde.

- Pourquoi, Zell ? Tu ne me mérites pas. .. Je ne suis qu’une égoïste. ..

- Je t’aime. .. , lui répondit-il simplement.

Elle pleura à nouveau, mais c'étaient des larmes de joie. Zell la retourna et lui sécha ses larmes.

- Merci Zell. .. Merci pour tout. .. Mais et ton magazine ? réussit-elle à articuler.

- Idiote, il n’est rien comparé à toi. Et puis il y en aura d’autres. Mais toi tu es unique, si je te perds, je ne pourrais jamais retrouver une fille comme toi. Mais je te demande juste que la prochaine fois que mon attitude te déplaît, de me le dire aussitôt. Il ne faut pas laisser les choses s’envenimer ainsi. Je t’aime trop pour pouvoir te laisser partir ainsi.

Il se pencha et Taranne se perdit dans la douceur de son baiser. Il caressa ses cheveux et la serra plus fort contre lui.


 

Seifer et Squall faisait une pause durant leur entrainement. Ils allaient bientôt devoir passer chez le docteur Kadowaki pour soigner leurs blessures, ils valaient mieux qu’ils aient un peu récupéré, sinon elle risquait de leur faire encore un gros sermon. Ils se reposaient donc à l’ombre de la B.G.U.

- Comment te sens-tu ? Content d’être rentré à la fac ?

- Ça va. ..

- Les autres étudiants te laissent tranquille ?

- Je ne les vois pas beaucoup comme je ne vais pas en cours, et dans les couloirs, ils m’évitent.

- Si t’as un problème, dis le moi, je calmerai les présomptueux.

- Je suis suffisamment grand pour me défendre tout seul ! rétorqua Seifer. Je te l’ai déjà dit, il me semble. Je n’ai pas besoin d’une nounou pour s’occuper de moi.

Squall sourit. Décidément, Seifer restait toujours aussi arrogant qu’avant parfois. Mais seul, il ne pourrait pas faire grand-chose si des étudiants fomentaient une alliance contre lui. Squall fut tiré de sa rêverie par Seifer qui poussa un juron.

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Y’a un imbécile qui a jeté ça de là-haut ! Et je me le suis pris en pleine tête !

- Montre. Baston Mag 006 ? Ce doit être à Zell. Il n’y a que lui pour avoir un numéro aussi récent. Je crois qu’il n’est même pas sorti encore en kiosque. É

- Je vais lui faire passer le goût des mauvaises blagues à cette tête d’hérisson, maugréa Seifer l’air mauvais.

- Calme-toi, ce doit être un accident. Zell n’aurait pas jeté son si précieux magazine sans raison, assura son ami.

Seifer tourna la tête vers la passerelle et aperçut une silhouette.

- Attends que je t’attrape, toi là-haut ! cria-t-il.

- Il ne peut pas t’entendre, t’es trop loin.

- M’en fous, lâcha Seifer amer.

- On reprend l’entraînement ? proposa Squall pour lui changer les idées.

- D’ac’ !

Ils se relevèrent et se mirent en posture de combat.

A la tombée de la nuit, ils se décidèrent à rentrer. Leur état physique était presque correcte pour une fois, ce qui était déjà un événement. Mais cela ne suffirait certainement pas à calmer la colère du Dr Kadowaki. Ils croisèrent Zell qui courait vers l’extérieur. Squall calma les ardeurs de Seifer et tendit le magazine à Zell. Celui-ci le remercia sans effusion de grande joie.

- Euh ça va ? hasarda Squall stupéfait par l’attitude de Zell.

- Ouais, pourquoi ? s’étonna ce dernier.

- Bah d’habitude, tu aurais crié ta joie d’avoir retrouvé ton magazine pendant cinq bonnes minutes au point de nous en casser les oreilles. ’

- Ouaip, c’est vrai mais j’ai décidé de me calmer un peu.

- Quoiqu’il en soit la prochaine fois, garde tes ordures avec toi et ne les jette pas sur la tête des gens. Compris tête d’hérisson ?

- D’accord, désolé pour ce qui t’es arrivé vieux.

- Euh, t’es vraiment sûr que ça va ? redemanda Squall qui commençait à s’inquiéter. Il t’es arrivé quelque chose ?

- Mais oui, ça va ! commença à s’énerver leur ami. J ’ai juste compris certaines choses, pas de quoi en faire tout un plat ! Bon, allez, je vous laisse.

Et Zell partit du pas le plus tranquille du monde vers la Bibliothèque en feuilletant son mag.

- La fin du monde est proche, lâcha Squall encore sous le choc.

- Tu m’étonnes, Zell qui ne réagit même pas quand on le traite de tête d’hérisson et qui ne court pas, c’est qu’on va tous mourir bientôt, surenchérit Seifer. Enfin, ça ne doit être que passager. Je te parie ce que tu veux que demain, il gambadera comme un Iguanor ou une Licorne à qui on aurait donné un coup de Booster.

- Ça me va. Celui qui perd devra prendre à sa charge les sermons du docteur tout seul demain.

- Ça roule. On y va ? Je sens qu’on va encore en prendre pour notre grade, aujourd’hui.

- Faut dire que ça fait quinze jours qu’on la fait tourner en bourrique avec nos blessures, concéda Squall.

Le lendemain, Seifer gagna son pari car Zell était à nouveau aussi excité qu’avant. La cause était due à Taranne qui lui avait dit le matin que ce qu’elle préférait chez lui, était son énergie débordante et le visage radieux qu’il arborait quand il courrait dans tous les sens. Elle avait été inquiète de le voir si calme depuis la veille et ils avaient discuté. Il avait alors compris qu’elle aimait son impulsivité et que si, la veille, elle avait été si amère, c’est juste parce qu’il avait été un peu négligent avec elle, ce qu’il reconnaissait volontiers. Et donc il était content qu’elle l’aimât pour son impulsivité. Leur amour était à nouveau au beau fixe. Mais Seifer ne put échapper au sermon du Dr Kadowaki même si Squall avait assumé l’entière responsabilité de leurs blessures de la journée et dit qu’il était le seul responsable. La doctoresse ne fut pas dupe et répliqua qu’il

fallait être deux pour se blesser autant, et que toutes leurs magouilles pour mentir étaient inefficaces avec elle et qu’on ne la lui faisait pas. Elle reprocha même à Squall cette action car en tant que chef de la B.G.U., cela était indigne de lui de mentir. Même s’il était son supérieur hiérarchique, elle ne le laisserait pas faire n’importe quoi. Ainsi, ils restèrent finalement deux fois plus de temps dans l’infirmerie se faire remonter les bretelles. Et Selphie et Zell, de leur côté, n’échappèrent pas à la corvée de ménage que leur avait imposé Quistis. Et tous les quatre avaient la même pensée : " Qu’il est dur d’être un Seed, parfois ! "


 


 


 


 


 


 


 


 

NdA :

  • Les iguanors sont les monstres à qui Edéa avaient offert Linoa en sacrifice à deling City. La tête et l'avant du corps est un reptile, tout le reste est un corps de Lion. Vraie plaie à combattre vu qu'ils pétrifient les ennemis ce qui peut mettre immédiatement fin au combat. De vraies plaies qui permettent de récupérer une G-Force qui semble sortir de Pokemon.


 

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