Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide
Cette fois, la croisière fut paisible.
Bientôt, nos amis arrivèrent en vue de l’Égypte. C’était l'aube, mais Il faisait déjà 35 degrés. Aucun nuage.
Vana et Hati accostèrent à Alexandrie. Ils aperçurent le phare sur l'île de Pharos, sans être impressionnés car, à Atlantis, il y avait déjà un phare depuis longtemps. Ce dernier était plus grand, plus beau, et, surtout, il n'éclairait pas par le feu, mais par la mystérieuse énergie surnaturelle des Atlantes : L'orichalque. Cette énergie pouvait être transportée dans de petites billes dorées.
Au port, Hati s’adressa à Vana :
— Vana, je crains devoir rester ici, encore une fois.
— Pourquoi donc ?
— Honnêtement, je préfère garder le bateau. C’est une vaste cité avec des milliers de gens, des milliers de chances qu’on nous vole notre unique et précieux moyen de transport donc. Et puis, je sais que tu peux très bien t’en sortir seule…
— Tu as raison. D’accord.
— Bonne chance.
Cette fois, ils se quittèrent par un baiser, tendre et passionné.
Vana explora l’immense cité, jusqu’à en atteindre l'autre côté. Elle acheta un bateau pour descendre le Nil jusqu'à Thèbes, où se trouvait, selon un bédouin, l'actuel pharaon d'Égypte. Le tout premier, car les Égyptiens n'existaient que depuis peu de temps. Ils étaient alors peu nombreux.
Vana descendit le Nil qui était très calme et étincelait de la lumière du soleil. C'était vraiment une belle journée.
Mais ce calme n’allait pas durer et, bientôt, Vana vit l’eau du fleuve se mettre à bouillir !
En regardant bien, Vana s'aperçut que cette agitation ne venait pas de l'eau, mais plutôt du peuple qui y habitait : Les crocodiles !
Ils étaient remontés à la surface et avaient ouvert leur énorme gueule.
Il devait y en avoir une dizaine.
Vana tira avec son arme laser. Deux crocodiles en furent tués immédiatement, les autres partirent se cacher sous l'eau, là où l'arme de Vana ne pouvait les atteindre.
Mais, quand ils bondirent hors de l’eau pour l’attraper par derrière, elle recula par réflexe et tira de nouveau. Tous périrent.
Vana respira fort. Ses réflexes avaient été mis à l'épreuve. Elle ne remarqua pas le survivant qui montait discrètement à bord de la felouque et rampait lentement vers elle pour la dévorer.
Elle était ennuyée par son arme laser qui ne fonctionnait plus.
Elle l'agita dans tous les sens en pressant la gâchette.
Finalement, un coup partit et elle entendit une plainte douloureuse.
Elle avait tué le crocodile.
Cette fois, ils étaient tous morts.
Mais le Nil s'agita une nouvelle fois.
Cette fois aucun animal.
Le Nil s'était déchaîné lui-même.
Seul un dieu pouvait faire cela : Hapy, le dieu du Nil. Mais pourquoi un dieu qui ne connaissait pas Vana lui en voudrait ainsi ? Une seule réponse possible : Hapy était allié à Seth et ce dernier l’avait mis en garde contre Vana, du fait de sa réputation de tueuse des dieux.
Car chaque dieu du mal ne faisait qu'un.
Les dieux savaient tout ce qu’il se passait de par le monde, à chaque instant.
Le Nil s'agitait et la felouque de Vana n'était pas très solide.
Elle devait partir rapidement, sous peine de se noyer.
La felouque glissait à toute allure sur le fleuve tumultueux.
Mais, soudain, à l'horizon, un nouvel obstacle se dressa devant Vana : Un gigantesque mur d'eau. Un autre apparut derrière elle.
Elle était coincée.
La felouque fut balayée et entraînée dans les profondeurs du fleuve divin.