Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 90 : Homme fort qui tape fort

1354 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 08/04/2026 11:09

Chapitre 90 : Homme fort qui tape fort


Après quelques discussions plus longues que prévues avec les filles puisqu’elles ont raté leur premier bus en étant trop absorbées par mon rapide résumé de mon histoire avec Hunter, je retourne dans la salle.

Elle est pleine d’hommes désormais, qui s’échauffent avec énergie et excitation tandis que je ne trouve pas mon demi-dieu. Alors que je reste un peu plantée au milieu sans savoir où je dois me mettre, je remarque que j’attire largement l’attention de plusieurs participants qui commencent à me lancer des regards insistants. Pour ma plus grande satisfaction, cinq minutes plus tard, je suis désormais entourée d’un petit groupe d’hommes qui viennent me demander si je compte participer à la séance de karaté.

Ça me donne largement envie de montrer à Hunter ce que je subis tous les vendredis soir et je me retiens donc de leur communiquer que je viens le regarder, préférant dire que je viens simplement observer la séance et pas y participer. Ils gonflent tous le torse et roulent pratiquement des mécaniques en me vantant les mérites du karaté et le pourquoi je devrais m’inscrire à leur cour du mardi soir si la séance me plaisait.

Lorsqu’Hunter passe les portes, il a un mouvement d’arrêt sur le seuil en me voyant ainsi entourée et je savoure l’éclat qui change au fond de ses yeux. Il affiche son regard dur, la flamme noire qui modifie ses traits et le rend encore plus impressionnant, comme lorsqu’il boxe avec acharnement son punchingball. Je fais mine de ne pas le remarquer alors qu’il arrive à grands pas, visiblement agacé.

Il ne fait clairement pas dans la dentelle, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi peu réactif que moi, mais je ne m’attendais pas non plus à une réaction aussi vive.

-         Mais qu’est-ce que vous foutez ?! Dégagez de là ! s’énerve-t-il sans préambule.

Les hommes lui lancent des regards interrogateurs tandis qu’il se fraye un passage à grands coups d’épaules pour me rejoindre au centre du cercle. Il attrape ma hanche fermement :

-         Que les choses soient claires, c’est ma copine, alors je vous conseille de vite libérer l’espace.

Immédiatement, la petite troupe se dissipe alors que la plupart d’entre eux lèvent les mains pour s’excuser tranquillement. Ça me rend verte de jalousie, je critique bien souvent les hommes mais sur ce coup, ils sont moins vicieux que les femmes de mon cours et respectent complétement la chose. Ceci-dit, en considérant la taille, l’aura et la carrure d’Hunter, pas sûr que tout ça ait vraiment à voir avec du respect de notre relation mais plutôt du respect tout court.

Hunter les fusille du regard lorsqu’ils s’éloignent avant d’attraper ma joue pour embrasser ma tempe avec force :

-         Ce n’est pas vrai, je te laisse cinq minutes toute seule et voilà le résultat…, ronchonne-t-il.

-         Je suis prisée, tu as tout intérêt à me garder précieusement pour toi, plaisante-je simplement pour me faire mousser.

-         Arrête, ça m’agace ! répond-il en riant quand même.

-         Un grand nom du karaté tu disais… ? Mh… ? Je devrais peut-être tenter ma chance, il doit être un peu plus impressionnant qu’un pauvre petit prof d’auto-défense…, l’embête-je.

Il resserre son bras autour de ma taille pour me serrer contre lui avec fermeté et je glousse comme une bécasse lorsqu’il plisse les yeux et que sa mâchoire se contracte.

-         Ça ne me fait pas rire Hestia, commente-t-il.

-         Je plaisantais, tu le sais très bien.

-         Ce n’est quand même pas plaisant à entendre, râle-t-il.

Je me dresse sur la pointe des pieds pour l’embrasser devant ses camarades et il retrouve définitivement le sourire. Je file ensuite me caler par terre dans le petit coin qu’il m’a indiqué et je serre mes jambes contre ma poitrine en posant ma tête sur mes genoux pour observer la séance.

C’est extrêmement plaisant, comme d’habitude. Je ne sais pas si mes sentiments m’aveuglent mais je trouve qu’il est absolument incroyable, bien meilleur que tous les autres, on ne voit que lui. J’envisage d’être biaisée lorsque je le trouve meilleur que le professionnel, mais les étoiles brillent plus fort encore dans mes yeux lorsqu’il met tous ses adversaires au tapis et me prouve qu’il est excellent. J’en conclus finalement que peu importe son niveau, il est mon meilleur à moi et c’est tout.

Je passe ma séance entière à le dévorer du regard et comme chaque fois qu’il fait du sport, il réveille les papillons au fond de mon ventre. Je ne peux rien y faire, il y a quelque chose qui me séduit viscéralement quand je le vois taper fort, transpirer, assassiner du regard ses adversaires sous la concentration… Plus je l’observe, plus mes doigts de pieds se crispent sur le sol, reflétant la tension qui monte en moi, mes muscles qui se tendent, mon souffle qui accélère très légèrement et je devine largement que mes pupilles ont dû doubler de volume. Il n’y a rien à faire, je suis sous le charme le plus complet, hypnotisée par son corps et sa virilité.

En tout cas, il termine son cours avec le haut trempé et les cheveux en bataille, et l’effet dévastateur que ça a sur moi ne s’efface pas, puisque j’attends simplement qu’il me rejoigne dans le petit hall vide pour lui sauter dans les bras.

-         Je suis tout transpirant ! se récrie-t-il, comme d’habitude.

Mais je n’en ai que faire, j’attrape sa tête pour l’embrasser avec toute ma passion, savourant d’être tout contre lui alors qu’il reprend son souffle difficilement à cause de mon baiser ardent.

J’adore ça. Je ne peux pas lutter, j’adore sentir son corps brûlant, sa cage thoracique qui s’agite et même sentir son visage quasi ruisselant.

-         Hestia ! s’amuse-t-il entre deux baisers.

-         J’aime quand tu es comme ça ! glousse-je.

-         Tu aimes ou tu aimes ? demande-t-il avec un sourire en coin.

-         J’aime, réplique-je.

Son regard se transforme en un claquement de doigts, bien plus vite qu’il ne l’aurait fait habituellement et mon ardeur l’atteint enfin maintenant qu’il vient d’intégrer une bonne fois pour toutes que sa transpiration est très loin de me déranger. Lorsque je fonds sur ses lèvres avec passion, il lâche les chevaux à l’idée que j’aime ça et il me rend mes baisers brûlants au centuple.

 Ses muscles se tendent plus vite que d’habitude, je me demande même s’il n’est pas obligé de prendre sur lui pour s’empêcher de me briser dans ses muscles ahurissants.

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