Les Survivants - Saison 1

Chapitre 19 : Hold the door

1095 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 28/04/2026 11:04

L'organisation, dans la ferme, était devenue très frénétique. Les Survivants avaient réussi à ramener Andrew, à qui ils avaient dû couper une jambe. À l'intérieur de la pauvre ferme, tout le monde pouvait entendre le pauvre vieil homme gémir de douleur. Pendant ce temps, Line, perchée tout en haut, semblait avoir entendu des bruits. Des bruits humains. Des mouvements semblant se rapprocher, et ce, très rapidement. Line devait faire quelque chose, c'était obligé. Elle pouvait voir qu'il semblait y avoir une dizaine de personnes, au premier abord. Tout le monde avait suffisamment d'informations pour réussir à se défendre si ces gens étaient hostiles.


Pendant ce temps, Roger, qui avait oublié le prénom de Line pendant quelques minutes à cause de l'alcool, décida d'essayer de cautériser la jambe d'Andrew. Avant de se souvenir qu'elle l'avait déjà été. Alors, il décida de récupérer sa guibole pour la jeter dans le brasero. Finalement, après une discussion animée, il fut décidé de lui attacher les mains et de barricader la porte. Pour ce qui est du cheval ramené par Janet, il fut aussi décidé de le laisser vivre sa vie à l'écurie. Les bruits faits par les humains de l'extérieur se faisaient encore plus distinctifs. Ils appelaient à l'aide, ils semblaient poursuivis. Et malgré les armes à feu et armes blanches, plusieurs visages semblaient fatigués, affamés, blêmes, un enfant se trouvait même parmi eux. Janet et Marilyn prirent l'initiative, pour l'une, de demander qui les poursuivait et, pour l'autre, d'ordonner aux poursuivis de jeter leurs armes par-dessus la clôture.


Ils répondirent être poursuivis par des groupes armés ET des zombies, tandis que des protestations face au fait de jeter les armes s'élevèrent parmi le groupe. Mais les Survivants ne cédant pas, ils durent se plier, tout en restant inflexibles sur le fait qu'ils souhaitèrent garder leurs munitions. Pendant ce temps, Line, toujours plantée en haut de la construction, remarqua une forme. Enfin, non, c'était même pas une forme. C'était un amalgame de trucs, quelque chose de gros, qui rampait, les bras pendouillant, bougeant de façon synchrone. Immédiatement, elle avertit tout le monde pour qu'ils puissent entrer. Mais comme rien n'est jamais simple, ce fut à ce moment que le ciel décida de se couvrir et de devenir plus orageux et aussi, que les morts se mirent à arriver, à se multiplier. Tout indiquait que les choses risquaient de tourner en la défaveur de nos amis. De plus, les morts-vivants semblaient avoir « mélangé » à leur chair du matériel, on pouvait distinguer un haut-parleur, un talkie-walkie, un bazooka... Ouvrant les portes, les poursuivis s'empressèrent d'entrer. Et autant, face à tout cela, Roger avait juste l'air de Bouddha en version « Make America Great Again ! », autant Marilyn, elle, commençait à avoir le souvenir des animaux malades qu'elle recevait à la clinique. Certains des gens étant entrés sont blêmes, d'autres ne vont pas très bien, bref, ils ont l'air plus malades qu'ils n'y paraissent.


Les gens, certains étant munis de leurs armes blanches, commencèrent à investir la cour, cherchant à protéger les leurs et à rester en sécurité. Immédiatement, Marilyn se mit à avertir Roger de son malaise envers certains des gars venant d'entrer. Problème, vu qu'ils ont commencé à s'éparpiller, les isoler risquait d'être difficile. Line, qui avait vu un autre amalgame, se décida à descendre, tout en se disant que tout cela semblait bien trop orchestré. Ses intuitions ne furent que trop bien confirmées quand une voix monotone venant d'un haut-parleur proclama, avec un calme olympien, que toutes les possessions des Survivants appartenaient désormais au Futur et ordonna de tout donner pour, peut-être, espérer une prolongation de leur espérance de vie. Chose qui fut ardemment refusée, comme on peut s'en douter, bien que Marilyn, elle, pointa du doigt la qualité exceptionnelle du microphone. Mais le point principal était que les Survivants étaient acculés et qu'ils étaient désorganisés. La jeune femme proposa de prendre ceux qui étaient les plus malades et de leur faire un examen. Les premières personnes qu'elle analysa n'eurent aucune trace de morsure, aucune marque. Mais elle avait toujours des doutes. Et elle avait raison, car l'un d'entre eux avait une trace de piqûre. Comme si on lui avait fichu une seringue quelque part. Autour de la marque de piqûre, des veinules noirâtres étaient visibles.


Bien évidemment, elle demanda à l'homme possédant cette marque et ces veinules (un homme ayant, à vue d'œil, la cinquantaine) d'où elles venaient. Il se braqua instinctivement, mais décida finalement d'en dire plus après que Marilyn ait réussi à le calmer. Et même s'il ne savait pas exactement ce que c'était, il révéla que ces marques étaient dues à une attaque du Futur, qui avait tenté de leur injecter des seringues hypodermiques, bien qu'il ne devait sûrement pas y avoir que ça, vu les veinules. Mais le pauvre homme, vu son état de choc, n'aurait sûrement pas pu bien l'expliquer. Deux autres personnes portaient aussi ces marques et ces veinules et cela ne sentait pas bon du tout. Alors, Marilyn tenta d'expliquer à son interlocuteur qu'à cause du fait qu'ils étaient malades, ils devaient aller dans la grange plus loin. L'homme se braqua à nouveau, mais le médecin les rassura en leur assurant qu'ils retrouveraient leurs armes.


Mais les avertissements du Futur se firent soudainement plus pressants, plus menaçants. Il fallait définitivement faire quelque chose. Line descendit et, prenant son air autoritaire, ordonna aux personnes malades de partir vers la grange et à d'autres personnes plus fortes et armées de se préparer et de créer un périmètre pour protéger les gens. Mais, et ce dont tout le monde allait se rendre compte, son mauvais pressentiment de tout à l'heure était on ne peut plus exact. Le climat, les autres survivants, les morts... ça ne pouvait tout de même pas être pire. Non ? Eh bien, si. Vu que la terre commença à trembler de façon légère, subtile. Puis une pierre s'éjecta de la paroi. Et un petit jet d'eau commença à jaillir. Cela se reproduisit une deuxième fois. Puis une troisième. Puis une quatrième. Et en fait, toutes les autres pierres éclatèrent.


Autant dire qu'on ne pouvait pas faire plus acculés que les Survivants.


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