L’Ange de Pandora

Chapitre 27 : La Voie de l’Ange, Aimer les mortels

1671 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 15/03/2024 18:27

Résumé :

 

Nevez fait son rapport à Ardmore mais quelqu’un écoute…



La Voie de l’Ange

Chapitre 27, Aimer les mortels

 

a) Dernier rapport :

 

Nevez avait quitté seule le Lac Fumant en remontant la montagne. Après avoir gravit 1000 mètres d’altitude, au cœur d’un paysage rocailleux et désolé, elle arriva face à un grand lac de lave. Elle s’assit en tailleur sur un rocher, son bâton posé sur ses jambes.

 

Elle ferma les yeux et sembla méditer.

 

- Général Ardmore, vous m’entendez ?

 

- Oui Docteur Nevez. J’ai bien reçu votre rapport. On en sait maintenant beaucoup plus !

C’est ainsi le sujet N°1-618 qui a pris le contrôle du Noyau. Un clone issu d’un certain Michael Shephard officiellement décédé en 1979. Heureusement que c’était un bigot au grand cœur, sinon on aurait eu de graves problèmes.

 

- On peut toujours avoir de graves problèmes.

 

- Dommage que le livre de bord du Constitution s’arrête au moment de l’attaque des sauvages. La suite est confuse. Je ne m’explique pas trop comment les 16 clones présents ont pu être défaits eux aussi.

 

- Cela reste encore un mystère, Général.

 

- Comme expliquez-vous que votre incarnation originale, Nova, s’est obstinée à vouloir posséder ce clone ? Il l’a maintenu en vie plus que de raison.

 

- Je pense qu’il s’est fait piégé par l’amour. Sa volonté de comprendre s’est changé en désir. C’était un risque.

 

- Et pourquoi ce clone lui a-t-il résisté, dites-moi Nevez ?

 

- Apparemment il manquait juste un peu de temps pour la soumettre. Ça ne s’est joué à rien.

Je pense que Michaela a acquis une grande maitrise du lien en jouant avec Gabriella. Elle a vu en Nova des choses qui ont empêchés d’avoir la confiance nécessaire. D’où la résistance.

 

 

- Maintenant parlons du présent et de l’avenir. En temps que commandant en chef des humains de cette planète, je dois savoir à quoi j’ai affaire.

 

- Et bien c’est simple Général, Michaela ou ce qu’elle devenue, a plus de 100 ans d’avance technique sur nous. Cette entité contrôle des animaux, des Na’vis mais aussi probablement des humains et des machines humaines. Y compris sur Terre.

Même si elle a effacée tous les vestiges utiles qu’il y avait encore il y a 200 ans, comme l’épave de la Cité du Ciel, les catapultes gravitationnelles ou le Noyau lui-même, elle a construit d’autres installations comme cette Ile Errante. Il y en a surement d’autres ailleurs dans l’Univers, soigneusement camouflées.

Je ne serai pas surpris qu’elle soit intervenue dans la guerre du Jugement Dernier au siècle dernier. Elle devait considérer que les machines intelligentes issues de la Terre représentaient une grande menace pour elle.

 

- Ce dernier point est que pure spéculation Nevez ! Qu’est ce qu’on peut faire ?

 

- Comme elle anticipe tout ce qu’on fait, qu’elle peut casser tous nos codes, entrer dans tous nos systèmes ; on ne peut faire que ce qu’elle nous autorise.

 

- Vous exagérez ?!

 

- Non Général. Elle a introduit des agents chez nous – ces deux faux Recom - sans qu’on ne puisse rien voir avec nos scanners. Elle a montée une attaque contre moi en trompant les instruments de mon bâton. Je n’ai rien vu venir. Elle a manipulée Eywa et des indigènes certes un peu naïfs.

En fait elle a monté toute cette opération pour nous rappeler qu’elle était toujours là. On avait besoin d’un avertissement. Car je pense que vous essayez de monter une opération de grande envergure, non ?

 

- Hmmm. Je crois qu’on a fait le tour de la question. Votre mission est terminée.

 

- Général, pourrai je partager mon expérience avec mon original terrestre ?

 

- Désolé, je ne pense pas. Tout ceci doit rester secret. Adieu.

 

 

- Général vous devriez regarder par votre fenêtre. Regardez la grande tache de Polyphème.

 

 

Nevez avait vu apparaitre à coté de la grande tache de la planète géante une formation étrange. Des nuages avaient pris la forme d’un dessin naïf… Un dessin d’ange. Petit à l’échelle de la géante gazeuse mais énorme pour la taille de Pandora. La formation se maintint un certains temps avant de disparaitre.

 

 

« Elle nous écoute ! Elle nous nargue Général ! »

 

Mais Ardmore ne répondit pas. Nevez avait finit son travail. Elle se leva, se rapprocha du rebord du lac de lave. Et sauta dedans. Peu après eu lieu une explosion qui projeta de la lave en l’air avant de revenir au calme.



b) L’Ange :

 

Au même moment, sur la rive du Lac Fumant :

 

- Ma tuté, en voilà un beau dessin ! Tu sais peindre les nuages de la planète Mère !

 

- Il y avait longtemps que j’avais envie d’utiliser ce petit caprice.

Ardmore a beaucoup appréciée, si tu voyais sa tête ! Elle n’est pas stupide mais c’est un bon petit soldat. Il y a des chances qu’elle suive ses ordres même si elle sait maintenant que je vais l’arrêter. Mais elle va essayer de mieux camoufler sa vilaine opération pour que son échec soit le moins visible possible. Surtout pour ses hommes sous ses ordres. L’aveu de mon existence sèmerait la panique.

 

- Ce ne serait pas plus simple de couper le chemin de la Terre ?

 

- Yrr, je ne dois pas empêcher les choses d’arriver, je suis juste là pour m’assurer qu’un certain équilibre est conservé. C’est ce que fait Eywa, c’est ce que je dois faire.

 

- Je loue ta sagesse Démon Bénit. Si Nova avait pris le Noyau, il aurait éradiqué Eywa et conquis la Terre. Mais tu l’as encore protégé en passant sous silence le fait qu’il avait trahi les humains.

 

- Son ultime incarnation qu’il a laissé sur Terre en aurait payé le prix. De même que les siens qui vivent déjà mal. Je ne fais pas de vengeance gratuite.

 

- Pourtant ce personnage est un vrai démon. Il peut encore nuire.

 

- Tu ne serais pas un peu jaloux mon beau sauvage ?

 

- Surtout contrarié de n’avoir pu le tuer moi-même.

 

 

- Achikyay à l’air d’avoir faim. Tu peux me la donner ?

 

- Mais bien sûr. J’ai compté, notre 78e enfant et notre 37e fille. Et à chaque fois le même émerveillement. Je me souviens de chacun d’eux. Avec tes jumeaux que tu as eus de Nova, tu es à ton 80e enfant !

 

- Voilà, elle est bien sur sa mère, ma chère enfant ! Rien de mieux que le lait maternel !

On m’a fait bonne reproductrice, je n’essaye pas d’aller contre ma nature.

 

 

- Ton cœur tendre t’as encore conduit à faire des miracles. Ils vont un peu trop éveiller des soupçons chez les Na’vis et Eywa ?

 

- J’étais triste pour Neteyam mais ce n’était pas ma faute. Pour Tsireya ce l’était car j’ai laissé exprès quelques Pierres qui Chantent tout comme les épaves des vaisseaux terriens du XXe siècle. Si hors de ce monde, j’ai effacé tous les vestiges, il fallait les conserver ici pour ne pas perturber l’ordre des choses.

 

- Il y a tous les jours des morts tristes dans ce monde. Pourquoi eux ?

 

- La famille Sully a une importance particulière. Je suis très intriguée par la petite Kiri. Eywa essaye de faire quelques choses d’intéressants. Maintenant Eywa me connait mieux et sait que je ne suis pas un danger.

 

 

En fait c’est aussi pour moi que je fais ça. Il faut que je ressente des sentiments à travers mes enfants chéris, à travers toi mon amour et à travers le bonheur des autres. Les Dieux de l’Olympe se nourrissaient des prières des mortels pour se maintenir, moi c’est un peu pareil.

 

Car se lier au Noyau a un prix. Le monde devient comme un diamant, pur et limpide mais dur et froid. Tout devient mécanique, logique, explicable même si je cherche encore la présence de Dieu dans les profondeurs de l’Univers.

Je lutte tous les jours pour éviter de finir comme les anciens. Quand ils ont abandonnés la chair pour le fer, ils ont perdu tout intérêt pour les choses qui importent aux êtres de chair. L’amour, les enfants, les animaux, la nature, tout cela n’étaient plus que des mécanismes limités et dépassés. Et ils sont partis sans se retourner… Qui sait ou ils sont aujourd’hui !

Ironiquement c’est aussi ce qu’a combattu Nova. De ce coté là je suis bien sa fille.

 

- Je ferai tout pour que tu ne perdes pas tes sentiments mon Démon Bénit !

 

- Je le sais. Tu es mon pilier, mon beau sauvage, fils d’Eywa !


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