L’Ange de Pandora

Chapitre 7 : La Voie de l’Ange, Le père des Anges

3937 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 18/01/2024 23:18

Résumé :

 

Retournement de situation pour Michaela qui rencontre le mystérieux Nova : des révélations et des désillusions.


 

La Voie de l’Ange

Chapitre 7, Le père des Anges

 

a) Le père des Anges :

 

Depuis que j’étais devenu un ange, mon sommeil avait changé. Je pouvais dormir comme un humain mais le sommeil était court mais je pouvais me rendormir plusieurs fois dans la journée sans problèmes. Et je n’étais pas obligé de suivre un rythme régulier ce qui me permettait d’avoir des journées mieux remplies.

 

Et je faisais des rêves plus fréquents et mieux structurés que ceux des humains. Le sommeil n’en était que plus intéressant. Et mon sommeil était rempli de fleurs, surement le reflet de mon bien être intérieur.

 

Gabriella et moi dormions dans un lit élaboré en urgence avec plusieurs matelas vu notre taille surhumaine. Mais c’était confortable.

 

Je me levai. Il faisait nuit et la lumière de la chambre était éteinte. J’ouvris la fenêtre pour prendre l’air et regarder la vue sur le lac Albano. Les parfums des nombreuses plantes des jardins en dessous étaient enivrants.

 

 

Mais soudain j’entendis le bruit de nombreuses voitures qui arrivaient dans la petite ville qui jouxtait le palais. A cette heure, tôt le matin, c’était inhabituel. Puis l’agitation gagna le palais. Je pouvais entendre le pas rapide de gens dans les couloirs. D’autres hommes en costume trois pièces investirent les rues sous le palais. De peur d’être vue, je refermais la fenêtre.

 

L’agitation réveilla Gabriella.

 

- Que se passe-t-il Michaela ?

 

- Des choses… Chut !

 

 

Le calme revint mais on entendait des hommes parler en anglais dans le couloir à coté.

 

Puis la porte de l’appartement s’ouvrit. Comme on était dans la chambre, on était encore séparé par une porte.

 

Cette porte s’ouvrit à son tour. Une énorme silhouette pénétra dans la chambre. Plus haute que nous, elle était entièrement recouverte par une cape noire. Une capuche recouvrait aussi sa tête.

 

« Je vous vois mes filles ! » déclara la silhouette.

 

Sa voie était grave et douce. Très impressionnante.

 

La silhouette laissa tomber au sol sa cape se découvrant entièrement. Le corps qu’elle cachait était stupéfiant.

 

C’était notre pendant masculin. Un corps athlétique, haut d’une tête de plus que nous, un visage apparemment jeune aux traits parfaitement équilibré et doux, des yeux verts profonds, une peau parfaitement blanche et sans défauts, des points lumineux harmonieusement disposés, une crinière blonde impeccablement arrangée, une queue qui se finissait par des tresses élégantes, une tunique blanche parfaitement ajustée qui cachait son bassin et le tiers de son torse, des bijoux composés d’or et de pierres précieuses.

Il bougeait avec une élégance féline, pieds nus, contrôlant sa démarche et le mouvement de sa queue avec un calcul précis.

 

Il était très impressionnant et je me sentis gagnée par une bouffée de chaleur. En fait il était si beau !

 

« Je me nomme Nova, Maitre Nova. Vous êtes mes créations. Je vous avais égaré, je vous ai retrouvé. Venez à moi, mes nouveaux nés, mes filles ! »

 

Et il tendit ses bras vers nous.

 

Alors nous répondirent à son invitation. Et on vint coller notre tête sur sa poitrine pour qu’ils nous enserrent toutes deux. Sa chaleur rayonnait en nous.

 

- On va rentrer à la maison maintenant.

 

- Oui Maitre Nova, vous êtes si beau répondit Gabriella.

 

- Et toi Michaela qu’en dis-tu ?

 

- J’en suis toute bouleversée…

 

- A ta place, qui ne le serait pas ma fille ! Habillez-vous puis on va prendre un bon gouter.

 

 

On s’habilla rapidement mais en essayant de faire le mieux possible avec les tuniques qu’on venait de recevoir. Nova se tenait à l’écart sans nous regarder.

 

« Prenez votre temps » dit-il.

 

Lorsqu’on fut prête, on retourna vers lui et il nous regarda :

 

« Vous vous êtes fait des beaux vêtements. Vous avez bon gout. Les gens de ce monde ont bon gout surtout ici en Italie. »



b) Le monde des Anges :

 

On se réunit toutes deux avec Nova, assis en tailleurs, sur le grand tapis dans le salon.

 

« Voici de la nourriture de notre monde. »

 

Et Nova nous servi des sortes de confiseries qui s’avérèrent toutes plus délicieuses les unes que les autres. Au fur et à mesure que le repas s’écoulait je sentais monter une grande sérénité.

 

Mais je me risquais :

 

- Maitre Nova, de quel monde venons nous ? Sommes-nous des Anges de Dieu ?

 

- D’un monde ou tout n’est que beauté et harmonie. Mais un monde a retrouvé. Et d’une certaine façon on pourrait vous considérer comme des Anges.

 

- Il est loin ce monde ?

 

- Très loin.

 

- Et pourquoi ai-je la mémoire d’avoir été un humain avant de naitre comme ceci ?

 

- Il fallait remplir ton corps d’une âme car avant il en était dépourvu. Et une âme humaine était souhaitable dans ce cas.

 

- Et qu’est il advenu de mon enveloppe charnelle humaine ?

 

- On en a pris grand soin.

 

C’était une réponse qui ne voulait pas dire grand-chose. Mais je redoutais d’en avoir déjà la réponse. Alors je n’allais pas plus loin. Mais Nova ajouta :

 

- Votre corps est un cadeau précieux. C’est le mieux que je puisse faire : beauté, fertilité, santé, robustesse, intelligence, et jeunesse éternelle. Et il est adapté à ce monde ci et à notre monde d’origine.

 

- Donc d’une certaine façon notre corps est artificiel ?

 

- Non, c’est un corps naturel amélioré à l’extrême. Tout comme le mien.

 

- Maitre Nova vous êtes donc immortel ?

 

- Non, pas immortel mais inusable comme dirait les humains.

 

 

D’une oreille de Nova sorti un grésillement, des voix incompréhensibles. Je remarquais alors qu’il avait une sorte de microphone dans son oreille.

 

Nova eu l’air agacé un instant.

 

« J’ai bien peur que le temps presse. Je vais devoir vous examiner chacune séparément. Ce sera un examen spirituel, ne vous inquiétez pas. Gabriella passera en premier. »

 

 

Nova entraina Gabriella dans le couloir vers une pièce sans doute éloignée.

 

J’attendis bien deux heures. J’eu largement le temps de réfléchir à ma situation. Mon plan initial était visiblement annulé. Finie ma révélation au monde. Je prenais une nouvelle direction, m’abandonnant à ce mystérieux Nova. Ce personnage au charisme incroyable semblait la bonté incarnée mais il m’entrainait dans un monde inconnu.

Ce qui me contrariait le plus c’est que je n’étais pas un Ange de Dieu. J’étais la création d’une sorte de magicien d’un autre monde qui permutait les âmes d’un corps à l’autre.

 

 

Nova et Gabriella revinrent finalement. Gabriella était dans un état d’excitation et d’exaltation que je n’avais vu auparavant.

 

« Nova est un Ange. Nous avons de la chance Michaela ! »

 

Puis Nova m’invita à le suivre.



c) L’incident :

 

Nova me conduisit dans une salle éloignée mais tout aussi belle que notre appartement. On avait joint plusieurs lits pour former un grand lit adapté à notre taille.

 

Le couloir était désert et je n’avais vu personne pendant le trajet.

 

- Maintenant Michaela je vais te demander de te déshabiller puis tu s’assiéras sur le lit. Ce n’est pas un examen physique mais un examen de l’âme.

 

- Bien Maitre.

 

Et je m’exécutais sans discuter. Nova ajouta :

 

« Gabriella m’a dit que vous utilisiez souvent le lien. Vous ne pouviez pas savoir mais c’est quelque chose dont il ne faut pas abuser. Prend ce verre et boit son contenu. Il va ouvrir ton âme. »

 

Je ne savais pas ce qu’il y avait dans ce verre, une drogue sans doute. Mais je ne notais rien de particulier alors je bu son contenu. Nova poursuivi :

 

- Tu étais un male dans ta vie précédente. Cela t’a-t-il posé un problème ?

 

- Un peu au début. Mais en fait je l’ai vite accepté. En fait c’est cette rapidité d’acceptation qui m’a le plus surprise. J’ai l’impression que mon corps domine mon âme.

 

- Ton âme s’est fondue dans ce corps comme du métal en fusion dans son moule. Maintenant allonge toi et on va faire le lien.

 

- Bien Maitre.

 

 

Et Nova fit le lien avec moi. Je ressentis l’habituel frisson de plaisir et je fermai les yeux.

 

 

J’étais sur une plage d’un lagon. C’était la nuit. Ce qui marquait immédiatement c’était l’immense planète colorée qui emplissait le ciel. Il y avait aussi de la lueurs qui venait du fond des mers et de la végétation derrière. Au loin il y avait une ville étincelante avec d’immenses grattes ciels.

 

- Bienvenu sur Pandora. C’est ainsi que j’ai nommé notre monde pour les humains.

 

- Extraordinaire !

 

- La bas c’est notre capitale. La cité parfaite, la cité Cristal. Plus de 100 millions des notre y vivent. Viens !

 

Nova m’invita vers une petite maison. Elle mélangeait des murs droits en pierre de taille avec une toiture métallique faite de courbes élégantes et incrustée de pierres multicolores. Des plantes décoraient l’intérieur comme l’extérieur, se mêlant avec harmonie à l’architecture.

 

- Pandora est vraiment comme ça ?

 

- Oui Michaela, du moins dans mes souvenirs. Car j’ai quitté ce monde il y a bien longtemps. Des siècles. Mais bientôt nous aurons l’opportunité d’y retourner.

Quelques friandises ?

 

Des pâtisseries très appétissantes venaient d’apparaitre sur une table. Elles étaient délicieuses et avaient des gouts variés et inattendus.

 

 

J’étais vraiment impressionné par la qualité de ce rêve partagé que Nova pouvait créer. Tout était si parfaitement reproduit. Il était stable et reproduisait toutes les gammes de sensations possibles. J’avais encore à apprendre.

 

 

Puis Nova et moi on se retrouvait nus. J’étais encore très impressionné par son corps magnifique. Il était impossible de lui résister.

 

On s’enlaça, on se caressa. C’était irrésistiblement plaisant. Puis il fit le lien. Un lien dans un lien, je n’avais jamais eu une idée aussi… inattendue.

 

Et on se retrouva sur un lit qui ressemblait à de la mousse légèrement humide, douce et moelleuse. Nova me faisait l’amour. De l’amour dans un rêve mais avec une intensité prodigieuse. Le Paradis pouvait bien ressembler à cela ! Je comprenais pourquoi Gabriella avait l’air si heureuse de son « entretient » avec Nova.

 

Je m’étais juré d’attendre le mariage pour faire l’amour. Mais en rêve est ce que cela comptait ?

 

 

Mais, mais, mais…

 

Mais je perçu d’autres images. Des images de l’intérieur de la cité Cristal, des images d’engins spatiaux étincelants, un énorme tube plein de lumière qui flottait dans l’espace près de cette grande planète multicolore, un autre de ces tubes près d’une planète qui ressemblait à Jupiter, une cité plus petite au milieu d’une jungle, des humains à la peau noir craintifs et… en cage, une explosion formidable, la faim, la peur, la souffrance, une rencontre avec d’autres humains blancs, des laboratoires, une fusée aux formes bizarres et pour finir mon corps – mon ancien corps humain - allongé sur un lit d’hôpital…

 

 

Une sensation brutale et terrifiante de chute… et je me retrouvais dans la pièce de Castel Gondolfo. Nova avait rompu le lien. Il avait l’air hébété, comme si il avait pris un coup sur la tête.

Puis il se retourna vers moi, nez retroussés, oreilles en arrière, montrant des canines, la fureur l’avait envahie :

 

- Tu m’as percé ! Tu m’as percé ! Comment est ce POSSIBLE !

 

- Je ne sais pas Maitre ! Ne vous fâchez pas !

 

 

Mais Nova ne se calma pas. Sans un mot il me retourna sur le ventre, tira douloureusement sur ma natte et… me viola !

La pénétration fut extrêmement douloureuse. J’essayai de me dégager, de supplier, je criais mais il continuait, m’écrasant de tout son poids.

 

Et puis plus rien.



d) Fuir l’enfer :

 

Je me réveillais dans une pièce froide et totalement obscure. Seule ma lumière corporelle éclairait les murs en briques érodés et la vielle et lourde porte en bois. J’étais sans doute dans un cachot du château.

 

On m’avait jeté là nue. J’avais froid, je souffrais encore du viol que je venais de subir et j’étais désespérée. Pourquoi est ce que ça c’était mal passé ? J’avais sans doute du voir en Nova des choses que je n’aurais pas du voir ? Allait-on me tuer ? Ou encore me torturer ?

 

Je ne pouvais laisser échapper des sanglots…

 

 

Mais un bruit attira mon attention. Un bruit de frottement entre des pierres.

 

Une dalle du sol se souleva et de la lumière apparue.

 

« Micheala, chut ! C’est le père Michael. Viens avec moi, vite. »

 

Je ne pouvais refuser cette invitation. Bien que le passage était très étroit, je pu m’introduire dans la trappe pour pénétrer dans un couloir.

 

Le père Michael remis la dalle et m’invita à avancer. Puis à bonne distance il me dit :

 

- Je suis désolé mais on ne peut plus rien pour toi. C’est la CIA ou un équivalent. Il y a des agents armés partout.

Mais le château est plein de passages secrets et j’ai vu ce que t’as fait ce Nova. C’est une brute, un pervers. Un Démon sous la forme d’un Ange.

Voici une couverture sombre pour te couvrir. C’est la nuit, suit ce plan et va dans le cimetière situé à 1000 mètres à l’ouest.

Des gens plus attentionnés viendront te chercher. Ce ne sont pas des saints mais tu seras précieuse à leurs yeux. Pour les reconnaitre, sache qu’ils t’appelleront « Catherina ».

 

- Et pour Gabriella ?

 

- Elle est avec Nova. Pour elle on dirait que ça c’est bien passé. Va, file avant qu’on remarque ta fuite. Bonne chance et que Dieu te garde, mon Ange !

 

 

Le passage secret donnait sur le jardin du château par une dalle qu’il suffisait de soulever.

 

 

Il fallait sauter un mur, traverser une route, sauter un deuxième mur, traverser un parc, traverser une autre route et j’étais au cimetière,

 

Bien que couverte de ma couverture, du fait de ma grande taille, je n’eu pas de mal à sauter les différents obstacles. Les rues étaient désertes à cette heure. Je gagnais le cimetière sans difficulté. Il fallait attendre maintenant entre les tombes et les cyprès. Dans le monde des morts…



e) Une dernière tentative.

 

Mais après une demi-heure d’angoisse, j’entendis de nouveau du bruit. Des gens, un groupe de jeunes venait d’entrer dans le cimetière en faisant sauter un cadenas. Visiblement ivres, ils voulaient sans doute finir leur nuit dans ce lieu. Je ne pouvais pas rester d’autant que l’un d’eux avait un chien qui risquait de me repérer.

 

Je sorti donc du cimetière et j’essayais de trouver un autre abri dans les jardins des maisons alentours. Bientôt j’entendis les bruits d’une grande fête. Et j’eu une idée saugrenue. Si je me montrais au sein d’une foule suffisamment nombreuse, Nova et ses sbires n’oseraient pas me toucher devant autant de témoins.

 

J’atteins assez vite le château ou se tenait la fête et je sautais le mur. C’était une grosse fête, des centaines de participants, sans doute assez riches vu les voitures garées sur le parking.

 

Je me débarrassais de ma couverture et pour couvrir ma nudité, j’empruntais une nappe dans l’arrière cour. J’en fis une sorte de toge, un sein dépassait et mes fesses étaient mal couvertes à cause de ma queue mais pas le temps de faire mieux. J’arrangeais rapidement mes cheveux dans le rétroviseur d’une voiture. Une guitare trainait derrière la terrasse ou jouait l’orchestre de la cérémonie. J’en jouais souvent pendant les fêtes de la paroisse, donc j’allais pouvoir faire une prestation honorable.

 

Allez courage… courage… J’attendais que l’orchestre finisse sa partition pour entrer en scène. J’étais stressée mais la peur des hommes de Nova était une motivation solide.

 

 

Et voilà j’entrais en scène. Evidemment le public comme l’orchestre furent sidéré. J’écartais gentiment le musicien au centre et je m’assis sur sa chaise, empruntant son micro. Le problème est que je parlais très mal italien, tant pis ma chanson serait en anglais :

 

« Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, bonjour aux mariés. Je suis la surprise de la soirée et je vais vous interpréter Alien From Pandora ! »

 

Et j’improvisai sur un air que je connaissais une chanson qui racontait plus ou moins mon histoire. Et l’orchestre se mit à m’accompagner.

 

Des cameras filmaient et des appareils photos crépitaient. Parfait !

 

Je fis plusieurs chansons plus adaptées à un mariage. Puis considérant ma prestation terminée, je fis un tour dans le public. Il fallait me montrer au maximum. Je posais même pour des photos avec les mariés.

 

- Mais qui êtes vous ?

 

- Je suis un Ange de la lointaine planète Pandora !

 

J’étais devenu l’attraction de la soirée et tout le monde voulait me voir, m’approcher, me toucher aussi. Mes oreilles, ma queue et les filaments de ma natte eurent beaucoup de succès. Il fallait tout montrer pour convaincre mais sans effrayer. Car les gens pouvaient avoir peur de l’inconnu. Mais apparemment les gens n’avaient pas peur, j’étais totalement étrange mais certainement jugée inoffensive. Le pouvoir de la beauté encore.

 

 

Mais il y a toujours des esprits tristes :

 

- Signore, qu’est ce que c’est que cette créature géante à moitié nue ? C’est vous qui l’avez invité ?

 

- Mais non ! Je l’ai vu de près, ce n’est pas un déguisement on dirait vraiment une créature réelle…

 

- Bon j’appelle les Carabinieris.

 


f) Eliminer Frankenstein :

 

- Colonel Mac Carthy, ici l’équipe Alpha, la police locale nous a retrouvé Michaela ! Elle se donne en représentation devant un mariage d’un fils d’un industriel local ! Il y a des centaines de témoin !

 

- Quoi ! La garce ! Si elle croit s’en tirer comme ça. Allez la bas et flinguez là !

 

Nova était à coté :

 

- Mais colonel, si vous l’abattez je ne pourrais jamais comprendre ce qui s’est passé. Il faut achever le processus !

 

- Nova non. On s’en débarrasse.

 

- Mais colonel cela pourrait compromettre tout le programme…

 

- Votre Frankenstein à la gueule d’Ange vous a échappé. Elle est incontrôlable et en sait beaucoup trop. On élimine le problème c’est tout.

 

Puis le colonel poursuivit vers l’équipe Alpha :

 

 - Equipe Alpha, vous n’avez pas d’armes assez puissantes pour abattre facilement cette créature. Visez les jambes pour l’immobiliser et ensuite tirez lui dans l’œil à bout portant et bien de face. Ca la tuera nette.

 

- Et les témoins ?

 

- J’envoie l’équipe de nettoyage. Elle saisira toutes les preuves. On fera peur à ces gens, au besoin en faisant quelques exemples, cela devrait suffire.



g) Rouge sang :

 

Voilà bien deux heures que je faisais un succès au sein de la noce. J’étais bien trop occupée pour voir approcher les hommes en costard sombre.

 

Pan… Pan… Pan…

 

Je tombais sur le sol, ma jambe droite frappée par une terrible douleur. La foule s’écartait en poussant des cris.

 

Le sang rouge s’écoulait sur ma cuisse. Ma main en était pleine.

 

L’homme en costard sombre s’approcha de moi avec le visage fermé. Il tendît son arme vers mon visage. J’allais mourir !

 

 

Mais l’instinct de survie était encore là. Et de ma jambe valide j’envoyais un coup violent au tueur qui vola dans le public.

 

J’observais que les gens outrés par le geste du tireur se jetèrent sur lui pour le désarmer. Mais il était temps de fuir, je m’étais trompé. Les tueurs n’étaient pas arrêtés par la foule de témoins. Ignorant ma douleur, je me relevais et m’enfuis en baissant la tête.

 

Il y eu d’autres coups de feux mais qui passèrent à coté. Rapidement j’étais sur la route derrière le château ne sachant pas vraiment où aller. Je perdais beaucoup de sang.

 

Une camionnette arriva à vive allure sur moi. Ses phares étaient éblouissants. Elle s’arrêta devant moi. La porte latérale s’ouvrit.

 

« Catherina, montez ! »

 

C était le mot de code. Mes sauveurs ! Je sautais dans la camionnette qui démarra en trombe. Qui étaient ces hommes ? Pour l’instant peu importe, au moins ils me tiraient pas dessus !


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