Le sorceleur spécial
Quelques minutes avant l'arrivée d'Aiden
POV Claire ??
Plaquant le chef du village sur sa table, faisant tomber les couverts sous les cris de sa femme, recroquevillée à côté, je lui jetai juste un coup d'œil avant de sortir ma dague et de couper un doigt du chef, le faisant hurler de douleur. Je souris et dis : "Je vois que la vie se passe bien ici. Ça paie bien, d'être un village de vendeurs d'esclaves en secret, hein ?"
Le chef serra sa main en sang et dit : "Espèce de..." mais je le frappai au visage, lui cassant le nez qu'il se mit à tenir, et dis : "Ferme-la, veux-tu. Je ne veux pas entendre un seul mot d'un connard comme toi."
Se tenant le nez, il me regarda, terrifié mais avec haine, et dit : "Que veux-tu, connasse ? Si c'est des esclaves, tu arrives trop tard, le dernier lot a été envoyé à Erthil. Je ne peux rien y faire si quelqu'un t'était proche, tu n'as qu'à aller là-bas."
Je roulai des yeux et, soulevant aisément le chef, je le projetai contre le mur, lui faisant mal au dos. Je m'approchai de lui, et à ce moment-là ce que j'attendais la femme du chef, jusque-là une femme soi-disant en détresse, courut vers moi pour m'attaquer par-derrière, visant ma poitrine. Je souris de façon carnassière, esquivai son coup, tournoyai, et sortant mes griffes de rejetonne, je lui tranchai la gorge. Elle tomba en se tenant le cou.
Continuant à m'approcher du chef en léchant sur ma main le sang de la femme, je recrachai à terre et dis : "Même son sang est dégueulasse." Le chef paniqua encore plus malgré la douleur et dit : "Tu... tu... es une vampire ?!" Je souris, et m'abaissant à son niveau, j'acquiesçai sans vouloir en dire plus pas besoin de préciser que je suis une rejetonne et dis : "En effet. Tu ne te souviens pas de moi ? Je suis triste."
Le chef, rempli de morve et de peur, secoua la tête. Alors, avec un sourire, j'imitai une voix d'enfant : "Non, non, lâchez-moi, espèce de pervers ! Je suis une princesse ! Ma sœur va vous tuer ! Non, arrêtez, ne déchirez pas mes vêtements !" Je vis son visage devenir livide, et souriant je dis : "Oh, donc tu t'en souviens, après tout. Pour un pervers et un sociopathe comme toi, tu n'as pas pu te contrôler faire l'amour à une princesse rejetée par son pays devait être la seule fois où tu pouvais goûter à quelqu'un de royal."
Le chef balbutia : "Je m'excuse, je m'excuse, je m'exc..." Je roulai des yeux et enfonçai ma dague dans sa jambe, que je tournai bien pour le faire souffrir, lui arrachant un cri de douleur. Je dis : "Ferme-la. As-tu des informations sur cet Erthil ? Ou peut-être que tu peux encore mieux m'aider j'ai besoin d'informations sur celui qui m'a injecté ce sang. Il se nomme Thúrlas." Il secoua la tête, essuya sa morve d'un revers de manche, et dit : "Je sais juste qu'Erthil est à Toussaint avec les trois autres vampires du clan de la Lune de Sang, avec leur peuple. Et je sais juste qu'il recherche énormément de sacrifices, c'est pour ça qu'il achetait tous les esclaves. Il ne reviendra pas, il me l'a dit."
Je tournai encore ma lame dans sa chair et dis : "Tu es sûr de tout me dire ?" Il hurla en hochant la tête : "Oui, promis !" J'acquiesçai, retirai la lame, l'essuyai sur son pantalon, et la rangeai dans son fourreau. Le chef, toujours plein de morve, dit : "Vous allez me laisser en vie ?" Je souris simplement et, utilisant toute ma force de rejetonne, j'explosai sa tête d'un coup de pied qui traversa le mur.
Je soupirai en ressortant mon pied du trou, puis fermai les yeux pour me calmer il faut que je maîtrise ma haine et mon dégoût de moi-même. Je souris, ironique : parfois j'entends encore mes propres cris dans la grange de ce genre de connard, pendant qu'il...
Secouant la tête, j'entendis cette bande d'idiots crier de souffrance. En regardant par la fenêtre, j'aperçus un jeune homme aux cheveux blancs, vêtu d'une armure de mailles et de cuir noir. Une longue cape le protégeait sûrement de la pluie, mais sa capuche était relevée. Il était en train de massacrer cette bande que j'allais de toute façon éliminer après ce raid ils avaient bien été utiles pour infiltrer ce village d'enfoirés. Je vis quelques villageois s'enfuir, ce qui me fit froncer les sourcils, et le chef de la bande de bandits trembler de peur. Je souris légèrement et dis : "Désolée mon 'ami', mais je préfère les beaux gosses," puis je sortis en courant pour aller poignarder le dos du chef de la bande.
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Retour au présent
POV Aiden
Je fronçais les sourcils encore plus, gardant mon épée sous sa gorge, mais à ce moment les villageois qui s'étaient enfuis revinrent en courant, et l'un des hommes cria : "Sorceleur ! Tue-la ! Qu'attendez-vous ? On l'a vue arriver avec les bandits !"
Je regardai les yeux de cette rejetonne de vampire, qui gardait les mains levées en souriant. Je jetai un coup d'œil à ses chaussures, dont l'une était ensanglantée mais ces informations étaient trop importantes. Tirant sur ses poignets, ce qui la surprit, elle dit, presque amusée : "Déjà le baiser ? Vous n'attendez pas, sorceleur." Je répondis juste : "Ferme-la," et créai des menottes de glace reliées à un collier de glace via une chaîne de glace. La regardant, je dis : "Un geste, et ta tête roule. C'est clair ?"
Elle garda ce sourire exaspérant parfois un mélange de Yennefer et de Philippa et dit en approchant son visage du mien, impassible : "Si tu aimais les jeux avec des chaînes, il fallait me le dire." Je gardai mon visage impassible. Elle soupira et dit : "Très bien, j'abandonne c'est bien parce que tu es un beau gosse. Mais avant de partir, tu sais que ces gens là-bas qui crient au loup sont des esclavagistes ?"
Je tournai le visage vers les survivants, qui devinrent pâles, détournant le regard, la sueur nerveuse. Elle disait vrai. L'un des villageois rit nerveusement et, s'approchant de moi, dit : "Sorceleur, vous n'allez pas croire une bandite, quand même ?" Claire haussa les épaules et dit : "Non ? Je suis sûre que si je dis au sorceleur d'aller voir dans la grange, il verra un joli pactole de couronnes."
Je m'avançai vers le villageois en disant : "Elle dit vrai ?" Mais avant même que je puisse finir ma phrase, il tenta de poignarder ma gorge. J'attrapai son bras et le tordis, le faisant hurler de douleur et lâcher sa dague, puis je le pris par le cou pour le soulever. Je vis les autres villageois dégainer leurs armes, certains sur les cadavres des bandits, d'autres avec des dagues cachées, et j'entendis Claire, derrière moi, immobile, dire : "Vous pouvez tous les tuer, sorceleur ! Dans la grange, il y a largement de quoi le prouver !" Je soupirai et jetai le villageois de mes mains, lui cassant une jambe pour qu'il ne bouge plus.
Je m'avançai vers le groupe de villageois qui fonçait sur moi, et après quelques secondes d'enchaînements, la dernière tête d'une villageoise roula en direction du survivant. Rengainant mon épée, je tirai le survivant par le col. Claire me suivit en souriant, et je dis : "Je ne vois rien d'amusant dans cette histoire." Elle sourit et dit : "Pour toi, effectivement mais pour moi, c'est un véritable cadeau."
Je m'arrêtai et, la regardant, dis : "Tu as été l'une de leurs victimes ?" Elle haussa les épaules, son regard restant calme. Je soupirai et continuai à traîner le survivant. J'ouvris la grange, qui avait l'air normale, et Claire pointa du doigt une porte normalement réservée aux cochons, en disant : "Là-bas. Je te conseille de retenir ta respiration, sorceleur."
M'approchant doucement, j'ouvris la porte, et une intense odeur de décomposition, de pisse et de bien d'autres choses assaillit mes sens. Je continuai malgré tout j'ai connu pire mais mon visage se figea, froid, car elle disait vrai : dans un coin, il y avait plusieurs cadavres. En m'approchant d'eux, je commençai à les examiner, et parlant à moi-même je dis : "Ecchymoses au cou signifiant un collier, d'autres aux poignets signifiant des chaînes. Différentes races elfes, humains, même des nains." J'entendis Claire derrière moi, qui avait traîné le survivant jusque-là sans que je m'en rende compte, et je dis, sans me retourner : "Tu n'étais pas obligée de le ramener, il ne pouvait plus bouger."
Elle haussa les épaules et dit : "Peut-être, mais c'est ma vengeance, je veux être sûre que tout le monde soit mort," sans regarder ce qu'elle faisait au pauvre malheureux. Mais en entendant ses cris derrière moi, je ne pense pas qu'il passait un bon moment cela me mit néanmoins en alerte : même enchaînée, elle pouvait être dangereuse. Il faudrait que je me renseigne sur les rejetons. Je continuai à regarder les cadavres, fronçant les sourcils en voyant du liquide blanc sortir des femmes d'après ce que je voyais, c'était post-mortem.
Me redressant, je soupirai devant cela, et d'un coin de l'œil je vis sur une table un carnet. En m'en approchant, avec pour fond sonore les cris du survivant, je jetai un œil au carnet : les prisonniers y étaient notés comme des animaux, selon leur qualité, leur efficacité et leur santé. Quant aux femmes, elles étaient notées selon leur beauté et leur savoir-faire, et l'une des meilleures qualités notées était la virginité.
Je n'entendis plus les cris du villageois, et j'entendis les pas de Claire s'approcher. Me tournant vers elle, elle affichait un sourire d'extase, ses habits couverts de sang. Je dis, impassible : "Tu t'es bien amusée ?"
Elle me fit un clin d'œil et dit : "Effectivement. Ne me dis pas que tu es un bon samaritain et que tu penses qu'il méritait un jugement impartial ?" Je secouai la tête, rangeai le carnet des noms que je lirais plus tard et dis : "Non." Je tirai la chaîne de Claire hors de la grange, et une fois dehors, je trouvai une torche, l'allumai, et la jetai sur la paille de la grange, commençant à brûler tous les cadavres.
Après quelques minutes, je finis de brûler le dernier cadavre, et Claire me demanda enfin : "Pourquoi fais-tu ça ?" Me redressant en essuyant mes gants, je dis : "Pour éviter qu'un spectre se réveille, vu la haine accumulée ici ça ne m'aurait pas étonné et aussi pour éviter que des ghules viennent manger les cadavres."
Elle acquiesça et me suivit hors du village, jusqu'à Nocturne, qui frotta son museau contre moi, me faisant sourire. En la caressant, je croisai les bras vers Claire, qui regardait Nocturne et dit : "Une belle jument, et ça se voit qu'elle est bien entretenue." J'acquiesçai, puis dis : "Maintenant, parle."
Elle sourit à nouveau, ce faux sourire de séduction, et dit : "Sorceleur, vous savez que les femmes n'aiment pas les hommes..." mais je l'interrompis j'avais déjà entendu ce genre de discours et dis : "Stop. Arrête de jouer, et arrêtons ces faux-semblants."
Je fixai mon regard sur elle et dis : "Tu ne t'appelles pas Claire. Tu es une rejetonne de vampire je ne sais même pas de quoi, alors que je suis un sorceleur. Et en plus, quand je suis allé brûler le corps de celui que je suppose être le chef du village, au vu de ses habits plus chics, il avait été torturé. Maintenant, parle."
Elle se tut, soupira, et dit : "Très bien, effectivement, mon prénom n'est pas Claire, mais je ne désire pas révéler mon vrai prénom." J'allais rétorquer, mais elle dit fermement : "Non, ce n'est pas négociable. Je sais que je ne suis pas en position de négocier, mais là-dessus je ne céderai jamais mon prénom n'est que synonyme de malédiction."
Je fronçai les sourcils, mais elle continua : "Quant à mes objectifs, c'est simple." Elle pointa du doigt le village en feu et dit : "Ce village était un endroit où des esclaves étaient vendus à des vampires. Quand j'ai dit que je connaissais quelque chose sur le chaos, c'est parce qu'à l'époque où j'étais dans le clan d'un des chefs de la Lune de Sang, nommé Morgilith l'un des plus redoutables vampires..."
Je fronçai les sourcils et dis : "Je ne connais pas." Elle acquiesça et dit : "C'est normal, ils restent discrets. J'ai interrogé le chef du village car j'ai besoin de trouver celui qui a injecté en moi le sang du vampire."
Je demandai : "Tu n'as pas été mordue ?" Elle secoua la tête et dit : "Non. J'ai été vendue, jeune, au vampire Morgilith, mais contrairement à d'autres, apparemment j'étais trop précieuse pour ses crocs on m'a donc injecté le sang d'un vieux cadavre desséché, ce qui m'a fait devenir la rejetonne d'un vampire."
Je la regardai et dis : "Tu connais son nom." Elle secoua la tête, et alors qu'elle s'apprêtait à continuer, je dis : "Tu mens." Elle sourit en me regardant et dit : "Je ne peux rien te cacher, on dirait." Elle soupira et dit : "Oui, je te mens premièrement parce que c'est ma vengeance, et deuxièmement parce que ça ne t'avantagerait pas."
Je fronçai les sourcils et dis : "Qu'en sais-tu ? Peut-être que ça me serait utile." Elle secoua la tête et dit : "Peut-être, mais je garde le silence là-dessus." Puis, avant que ça ne parte en débat, elle continua : "Bref, pendant des années j'ai travaillé pour ce clan. Les rejetons sont traités pire que des esclaves nous sommes des vampires, certes plus forts que des katakans, mais largement plus faibles que des vampires supérieurs. Et le pire, c'est que pour devenir un vampire supérieur, nous devons boire le sang du vampire qui nous a transformés directement à son cou mais aucun vampire supérieur n'accepterait jamais cela, car ça permettrait au rejeton de devenir un concurrent. Ne crois pas le contraire : les vampires de différents clans se font souvent la guerre, en secret."
J'acquiesçai, et elle continua : "Pour revenir au fait que je te connais c'est parce que, pendant que je nettoyais le manoir de Morgilith, un elfe je crois, vêtu d'une armure gigantesque et d'un bouclier immense, avec une sorte de marteau à tête ronde, est arrivé et a parlé de toi, te décrivant. Il expliquait que le plan de la Lune de Sang devait être avancé, et qu'il fallait réunir les clans à l'endroit où il était mort sans préciser qui. Mais apparemment, tu stresses assez ces gens-là pour qu'ils accélèrent leur plan."
Un elfe, hein ? Eredin ? Ou l'un de ses hommes ? Je la fixai et dis : "Et la torture ?" Elle sourit et dit : "Ça, c'est parce que je savais que ce village était en affaires avec des vampires, donc je venais récolter des informations. Apparemment, il a vendu tous ses esclaves à l'un des chefs vampires du clan de la Lune de Sang, nommé Erthil, qui achète tous les esclaves pour Toussaint et c'était ma direction, car je suppose que je pourrai y trouver mes réponses."
En la fixant, je sentais qu'il y avait encore plus à dire, mais je soupirai et rangeai les informations dans ma tête j'avais pris quelques livres à Aretuza pour apprendre l'elfique et dis à voix haute : "Erthil et Morgilith sont des noms elfiques qui, si on leur donne un sens, renvoient aux différentes phases de la lune, comme le quart de lune ou la pleine lune. Donc il faut supposer que quatre vampires supérieurs se réunissent à Toussaint."
Merde, ça complique encore plus les choses. Mais j'avais besoin d'aller à Toussaint, que ce soit pour les rumeurs de l'orbe ou pour mes propres réponses. Me tournant vers Claire, qui avait pris ses aises en caressant le museau de Nocturne qui ne la repoussait pas, alors que cette jument sentait toujours les connards à distance, mais semblait s'entendre avec elle je restai prudent : elle ne disait pas tout, gardons notre vigilance. Je dis : "Si je te parle d'un orbe, ça te dit quelque chose ?"
Elle me regarda, surprise, et avant même qu'elle puisse dire non, je vis dans ses yeux qu'elle savait de quoi je parlais. Tirant sur sa chaîne, je dis : "Ne me mens pas !" Elle se tut, puis soupira : "Il existe un orbe secret appartenant à la famille royale de Toussaint. Apparemment, c'est un trophée que notre ancêtre gardait précieusement personne ne connaît son emplacement, à part les héritières de Toussaint."
Je fronçai encore plus les sourcils et dis : "Alors comment le sais-tu, toi ?" Elle sourit tristement, une fraction de seconde, et dit : "Désolée. Si je te le dis, tu sauras qui je suis, et je t'ai déjà dit que je ne le voulais pas." Je soupirai et dis : "Alors confirme-moi juste, si tu peux, que l'orbe existe." Elle acquiesça et dit : "Même si je ne sais pas pourquoi tu as besoin de cette antiquité, l'orbe existe réellement."
J'acquiesçai, rangeai mon épée dans son fourreau, l'accrochai à Nocturne, et montai en selle. Avant même que Claire puisse dire quoi que ce soit, je la soulevai par-dessous les bras, la plaçant devant moi, et commençai à trotter vers Toussaint. Sans la regarder, je dis : "Tu seras utile, rien de plus, rien de moins." Elle me regarda avec un sourire amusé et posa sa tête contre mon torse que je repoussai en disant : "Les distances."
Elle rit et dit : "Oh ? Timide ?" Je rétorquai : "Ferme-la." Elle rit encore, et je soupirai, me demandant si c'était vraiment une bonne décision mais elle était trop précieuse en informations, et elle n'avait pas l'air dangereuse pour l'instant. Restons prudents malgré tout.
Je repoussai encore sa tête, qui tentait de se reposer sur mon torse, sentant que ça allait m'épuiser. Dans ces moments-là, j'envie la nonchalance de Geralt avec les femmes. Tiens, maintenant que j'y pense pourquoi j'attire que des personnalités aussi... énergiques ? Ciri, et maintenant cette femme, et Yen. Je secouai la tête et pensai : Pourquoi je pense à Yen, sérieusement ?
Puis nous trottâmes vers Toussaint.