Les Chroniques d'un Jedi - Tome 5 : C‘est la guerre !

Chapitre 11 : La première fracture

697 mots, Catégorie: K+

Dernière mise à jour 27/08/2026 07:21

Chapitre 11 — La première fracture


Le message du Conseil arriva sans préambule.

Les silhouettes holographiques apparurent sur le pont du Delphinus, plus tendues qu’à l’accoutumée.

—  Une entité commande les forces séparatistes, annonça Kit Fisto. Un stratège… et un guerrier.

—  Son nom, demanda Vyze sentant encore la douleur dans son poignet.

Un bref silence.

—  Le Général Grievous, répondit Windu. Ancien chef militaire, désormais… autre chose.

Yoda inclina légèrement la tête.

—  Dans la Force, trouble profond il est. Ombre qui dévore, non qui équilibre.

Vyze sentit un frisson.

—  Où ?

—  Là est le problème, répondit Fisto. Il frappe, puis disparaît. Aucun schéma classique.

Le Conseil se tut.


Plus tard, dans sa chambre de méditation, devant les morceaux de ses armes, Vyze ferma les yeux.

Et cette fois, il ne chercha pas une victoire, il chercha une absence.

Le choc fut brutal.

—  Amiral ! Cria un officier clone dans l’interphone. Flotte ennemie surgissant hors de l’hyperespace !

Les senseurs s’affolaient, le Delphinus pivota lentement, majestueux… trop lentement.

Vyze accourut sur la passerelle. Ce qu'il vit sur les écrans tactiques le glaça : la flotte ennemie n'était pas simplement sortie de l'hyperespace, elle était déjà positionnée dans les angles morts de ses croiseurs.

—  Ce n’est pas une embuscade, murmura Vyze. C’est un défi !

La flotte séparatiste manœuvrait avec une précision glaciale, anticipant chaque déplacement.

—  Ils savent où nous allons avant nous, lança Jaden.

Vyze comprit.

—  Non… Il sait.

La silhouette du vaisseau amiral ennemi apparut à l’écran. Anguleuse. Déformée. Presque organique.

Puis la voix résonna sur toutes les fréquences.

Métallique. Déformée. Méprisante.

—  Amiral Vyze Polaekys.

Le silence se fit sur le pont, on pouvait distinctement entendre le rire de Maul dans un second canal crypté.

Vyze comprit la trahison : Maul n'avait pas seulement détruit ses armes, il avait livré ses schémas tactiques, ses fréquences de commandement et ses faiblesses à la machine de guerre séparatiste.

—  Vous avez libéré des mondes, poursuivit Grievous. Aujourd’hui, vous apprenez à en perdre !

Les canons ennemis s’embrasèrent.

La bataille fut un cauchemar.


Chaque manœuvre de la cinquième flotte semblait prévue à l’avance : Chaque retrait, puni. Chaque tentative de flanc, contrée.

Un Venator explosa dans un silence irréel.

—  On perd le Resolute II ! Cria un clone.

—  Repliez-le ! Ordonna Vyze.

Trop tard, le vaisseau se brisa en deux, avalé par le feu.

Pour la première fois, Vyze ne voyait pas l’issue.

Il sentait la Force… Mais elle était brouillée, saturée de colère mécanique et de douleur.

—  Il me bloque, murmura-t-il. Pas par la Force… par la peur.

Jaden le fixa.

—  Vyze, on doit partir !

Un autre croiseur fut gravement endommagé.

—  Retraite, ordonna Vyze enfin. Couverture maximale. Sauvez ce qui peut l’être.

Le Delphinus encaissa un tir massif. Les alarmes hurlèrent.

Puis l’hyperespace engloutit ce qu’il restait de la flotte.

Le silence après la bataille fut pire que le combat.

Sur le pont, les clones restaient immobiles.

—  Rapport final, dit Jaden d’une voix blanche.

—  Deux croiseurs perdus… Un Venator hors service et des milliers de morts. Le Delphinus est gravement endommagé dans les sections 8 à 22.

Vyze resta figé, la légende venait de mourir.

Dans la pénombre de sa cabine, il s’agenouilla, pas pour chercher une vision mais pour comprendre.

—  Tu n’es pas un général comme les autres, se murmura-t-il à lui-même. Même sans l’aide de Maul tu m’aurais eu…

Il releva la tête.

—  Général Grievous !

La guerre venait de changer de visage.

Et Vyze venait de comprendre une vérité essentielle : La Force ne garantit pas la victoire, seulement le choix de continuer malgré l’échec.

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