Les Chroniques d'un Jedi - Tome 3 : La menace

Chapitre 10 : La prime de Nar Shaddaa

842 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 15/08/2026 16:49

Chapitre 10 — La prime de Nar Shaddaa


La pluie tombait en nappes épaisses sur les passerelles de Nar Shaddaa.

Les néons sales transformaient la nuit en un mélange de couleurs toxiques.

Dans l’ombre d’un hangar abandonné, deux hommes avançaient calmement.

Vyze et Jaden.

—  On nous observe, murmura Jaden.

—  Oui. Depuis trois minutes, répondit Vyze sans ralentir.

Un bruit métallique résonna derrière eux, puis un autre. Des silhouettes émergèrent des ombres, blasters levés. Au centre du groupe, une armure familière s’avança : Jango Fett. Son casque inclina légèrement.

—  Vyze Polaekys, le Jedi mercenaire.

—  Jango, le fameux chasseur de prime.

Jaden jeta un regard inquiet à son compagnon.

—  Tu le connais ?

—  De réputation.

Jango pointa son blaster.

—  Le Vigo veut te voir.

Vyze observa les chasseurs de primes autour d’eux.

—  Combien de tireurs ?

—  Assez.

Un silence. Puis Vyze leva les mains.

—  Très bien.

Jaden se figea.

—  Maître ?

—  Fais-moi confiance.

Ils se laissèrent capturer sans résistance, leurs armes confisquées et leurs mains ligotées par des serflex magnétiques.

Dans le palais du Vigo, la salle du trône était noyée dans la fumée d’épices.

Le Vigo du Soleil Noir souriait cruellement.

—  Enfin.

Vyze et Jaden furent jetés à genoux. Leurs armes posées sur la table, hors de portée.

—  Tu as livré mon cousin, le Vigo Arkanis Veleth, aux Pykes.

Vyze haussa légèrement les épaules.

—  C’était un contrat comme un autre.

Le Vigo éclata de rire.

—  Maintenant que tu es désarmé et que tu es mon prisonnier…

Son regard devint glacial.

—  Je vais pouvoir me venger.

Vyze releva calmement la tête.

—  Non ! Nous allons parler d’égal à égal.

Le Vigo fronça les sourcils.

—  Tu es attaché. Désarmé. Entouré.

Vyze inclina légèrement la tête.

—  Je n’ai pas besoin d’armes... Je suis une arme.

Les mercenaires échangèrent des regards surpris et intérrogatifs, Jango serra ses blasters.

Le Vigo ricana.

—  Je te propose un million de crédits pour racheter ma prime, lança Vyze.

Le Vigo ria encore plus fort.

—  Tu es fou.

Vyze sourit.

—  Oui... Et heureusement, parce que sinon, je ne pourrais jamais faire ça !

Sa lame secrète noire jaillit de son poignet droit et trancha ses liens d’un trait. Au même instant, il activa son bouclier dans une lueur noire et il utilisa la Force pour lever son pistolet à distance et plaça le canon du blaster directement sur le front du Vigo.

Les gardes et Jango levèrent instantanément leurs armes.

—  PERSONNE NE BOUGE ! Cria le Vigo.

Jaden hurla :

—  Mais qu’est-ce que tu fais ?

Tout le monde regarda Vyze : Erreur ! Profitant de la diversion, le sabre de Jaden glissa discrètement vers sa main. Et en un geste, la lame s’embrasa d’une lueure bleue, tranchant ses liens.

Les mercenaires hésitèrent. La salle entière était prête à exploser.

Puis… Un bip. Le Vigo consulta son datapad silencieusement : Un message. Expéditeur : Dark Tyranus.

Une seule ligne : Acceptez ses conditions ! Ne les touchez pas !

Le Vigo pâlit instantanément, ses mains tremblant légèrement. Il releva lentement les yeux vers Vyze, y voyant une menace bien plus grande qu'un simple mercenaire.

—  Très bien… Un million de crédits... Et j’annule votre prime...

Vyze fit un clin d’œil à Jango et se moqua :

—  Tu es doué, « petit »… très doué. Mais tant que je serai dans le métier, tu ne seras jamais que le second.

Le silence qui suivit fut électrique. Jango ne bougea pas, mais Vyze entendit le bruit sec de son blaster qu’il rengeait dans son holster. Cette insulte ne serait pas oubliée…

Plus tard, dans les niveaux suppérieurs, le speeder filait entre les gratte-ciels de Nar Shaddaa.

Le silence dura longtemps.

—  « Petit » ? Demanda Jaden avec un rire nerveux. Tu va finir par nous faire tuer…

Puis Vyze soupira.

—  Il fallait bien le remettre à sa place… Rappelle-moi, qui est l’imbécile qui a décidé de devenir chasseur de primes ?

Jaden tourna la tête, d’un air moqueur.

—  Je crois bien que c’est toi ! Tu disais que la contrebande ne rapportait pas assez. Note-le dans ton journal.

Vyze eut un léger sourire fatigué.

—  Quand j’ai commencé…

Il observa les lumières de la ville.

—  J’étais trop jeune pour comprendre toute la portée de ce choix.

Jaden croisa les bras.

—  Et maintenant ?

Vyze regarda l’horizon pollué.

Maintenant… je commence seulement à comprendre ce que cela implique...

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