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Chapitre 11 : La Confédération des Systèmes Indépendants - 24 ans avant la Bataille de Yavin
1537 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 21/08/2026 09:03
Dooku s’entraînait contre une sphère à tirs paralysants, dans un entrepôt secret, quelque part sur Coruscant, lorsque l’hologramme de Dark Sidious apparut brusquement devant lui, projeté par la mécanochaise arachnoïde au centre de la pièce.
- Que désirez-vous mon maître ?
- Seigneur Tyrannus, il est temps de mettre à exécution la partie suivante de notre plan. Contactez les leaders des grandes factions commerciales, comme convenu.
- Comment les convaincre ?
- Vantez les avantages financiers à faire sécession et à devenir fournisseur d’armes en temps de guerre, ils tomberont à vos pieds sans poser de questions. Leur cupidité les rend tellement prévisibles et faibles. Comme les sénateurs et tous les pitoyables défenseurs de cette République. Il est temps de changer tout cela, à jamais.
- Oui, maître.
L’hologramme disparut.
Dooku contacta les leaders de l’Alliance corporatiste, du clan bancaire intergalactique, de la Fédération du Commerce, de la Guilde du commerce, de la Guilde des mines et du Techno-Syndicat.
Comme Sidious l’avait prévu, tous se rangèrent du côté de Dooku, sans résignation, car tous avaient leurs raisons de vouloir porter un coup fatal à la République. La vengeance contre les mesures du Sénat, qui leur causaient des pertes commerciales et financières considérables, était, logiquement, leur motivation principale.
Dooku leur ordonna :
- Allez sur Géonosis, l’Archiduc Poogle le bref vous attend. Ses usines serviront à construire l’armée de droïdes qui nous servira à rallier des milliers de systèmes à notre cause.
Puis il contacta son maître :
- Maître, tout se passe comme vous l’aviez prévu.
- Bien, répondit simplement Sidious, avec une délicieuse satisfaction.
Le Sénat était réuni au complet, il était très agité, comme d‘habitude.
Mas Amedda, le porte-parole du Sénat, ouvrit la séance :
- Sénateurs, faites silence je vous prie. La session est ouverte.
Une capsule sénatoriale, rapidement suivie par une vingtaine d’autres, rejoignit alors le centre de la rotonde bleutée sans autorisation.
- La présidence ne vous à pas donnée la parole sénateur Dod ! Lança furieusement Mas Amedda.
- Chancelier, sénateurs, j’annonce solennellement le ralliement de Cato Neïmodia et de toutes les planètes sous le contrôle de la Fédération du commerce, à la Confédération des Systèmes Indépendants du Comte Dooku.
Palpatine se leva pour rejoindre Mas Amedda à l’avant de sa capsule et répondit :
- La République ne reconnaît pas cette organisation.
- Elle le devra alors !
- Cette décision pourrait entraîner un conflit à échelle galactique, j’espère que vous vous en rendez compte ?
- Parfaitement, Chancelier. Et je maintiens : Tout individu Républicain posant le pied sur l’une de nos planètes, sera immédiatement exécuté !
- Vous déclarez donc la guerre à la République ?
- Nous vous avons donné notre premier et unique avertissement. Cette République a fait son temps. Elle est maintenant totalement dépassée et corrompue. Vous êtes le passé, Chancelier. L’avenir, chers sénateurs, c’est nous, désormais !
Un brouhaha général éclata. Mas Amedda tempêta de la voix pour ramener le silence, pendant de longues minutes, sans succès.
Le sénateur Mot-Not Rab s’avança alors à son tour.
- Apparemment une révolte a éclatée au sein du Sénat. Cette crise est vouée à s’intensifier. Nous devons soutenir notre Chancelier qui est le seul à pouvoir y faire face !
Lott Dod s’interposa :
- Qu’à fait Palpatine depuis 8 ans ? A part montrer son visage partout sur l’Holonet pour parler de rien ?
Le brouhaha repartit de plus belle. Dod poursuivit sur sa lancée, confiant :
- Il n’est plus Chancelier pour longtemps ! Les élections approchent. Il ne sera bientôt plus qu’un tout petit homme ordinaire qui devra répondre de ses actes !
Les sénateurs s’agitaient dans tous les sens en s’invectivant. L’ambiance était plus électrique que jamais.
- Cela suffit, sénateur Dod ! Vous êtes exclu de cette Assemblée !
- Très bien. Je vais de ce pas rejoindre le Comte Dooku. Sénateurs, le nouveau monde vous attend. Faites le seul choix qui compte si vous voulez offrir un avenir à votre peuple, conclut-il tandis que sa capsule s’éloignait vers le bord de la salle.
- Il a raison, lança le Sénateur Nix Card, représentant du Clan Bancaire Intergalactique. Palpatine n’est pas de taille à affronter une telle menace !
Il devait prendre des mesures radicales pour que notre République reste forte, contre le poison de la corruption et toute autre menace, il n’en a rien fait en 8 ans.
- Jugez vous que je suis incompétent, Sénateur Card ? Répondit alors directement Palpatine.
- Oui, Chancelier.
Tout le monde retint son souffle dans la salle, le silence se fit.
- Vous outragez le Chancelier Suprême ! Tonna Mas Amedda.
- Je ne fais que dire la vérité ! Quelqu’un doit oser la dire à un moment ! Et je la dis ! Par conséquent, je demande la mise aux voies d’une motion de censure à l’encontre du chancelier Palpatine !
Le sénateur, se pensant triomphant, attendait les applaudissements nourris de ses collègues en soutien, comme cela avait été lors de la censure de Finis Valorum. Mais, seule une minorité se fit entendre dans l’imposante rotonde. Les sénateurs n’étaient pas favorables à un tel acte. Pas cette fois. Palpatine ne put retenir un rictus de satisfaction.
- Cette Assemblée désire-t-elle mettre aux voix une motion de censure ? Demanda solennellement Mas Amedda.
Il y eut une explosion de non. Défait et humilié, Nix Card se retira. Palpatine jubila intérieurement et déclara :
- Sénateurs, soyez assurés que je met toute mon énergie à disposition de notre République. Mais le temps me manque désormais et la menace grandit.
Le sénateur de Malastare, Ask Aak intervint alors :
- En ce qui me concerne, je préfère encore me fier à celui qui a fait ses preuves en gagnant l’expérience nécessaire pour gérer cette situation. Il a toujours œuvré à préserver les valeurs de la République, là où Finis Valorum les a laissé se déliter sans réagir ! Palpatine défendra la République contre cette Confédération des Systèmes Indépendants. Lui seul le peut. Mais, pour cela, il doit avoir les coudées franches pour le faire, jusqu’à ce que ce péril de premier ordre soit vaincu. Vous savez tous que j’ai raison !
- Que proposez-vous donc ? Demanda le sénateur Grebleips.
- A situation extrême, mesure extrême, sénateur. Je demande la mise aux voix d’un amendement de la constitution permettant au Chancelier Suprême Palpatine de se maintenir tant que cette crise n’aura pas été résolue.
Un nouveau brouhaha s’ensuivit, mais il fut différent des précédents, moins envenimé. Les sénateurs ne s’attendaient pas à une telle proposition. Mais ils ne s’étaient pas attendus à voir des systèmes entiers s’émanciper de la République et partir ouvertement en guerre contre elle.
Palpatine ne dit rien de plus, il se contenta de rester solennel face aux politiciens à qui son sort avait été confié. Il entendit alors les mêmes mots qui l’avaient fait accéder au pouvoir suprême, il y a 8 ans : « AUX VOIX ! ». Ce qui le fit sourire intérieurement.
- La proposition d’amendement de la Constitution du Sénateur Aak de Malastare est retenue et mise aux voix, annonça alors Mas Amedda.
Le silence envahit enfin le bâtiment. Après ce qui sembla être une éternité dans le temps politique, les résultats furent annoncés officiellement :
OUI : 82,21 %
NON : 17,79 %
- L’amendement est adopté à la majorité absolue des voix, proclama Mas Amedda.
Il y eut un tonnerre d’applaudissements de la part des sénateurs rassurés et confiants envers Palpatine qui s’avança fièrement.
- Votre confiance m’honore, Sénateurs. Je mesure, pleinement et avec gravité, la charge que vous me confiez. Ensemble, nous réussirons à faire triompher notre République contre ce grand danger séparatiste qui œuvre pour nous faire disparaître. Je serai sans concessions et n’aurai de cesse de lutter pour protéger nos systèmes. Seule la chute attend les Séparatistes. Elle sera rapide et sans aucune pitié. A l’issue de quoi, je remettrai mon sort entre vos mains, rassuré et en paix. Je sers la démocratie, la République et je suis fier de servir.
L’Assemblée lui fit un triomphe. Il leur avait dit tout ce qu’ils voulaient entendre. Une bien modeste concession par rapport à ce qui lui avaient offert en retour sur un plateau :
Une guerre dont il serait l’unique arbitre et qui le propulserait, enfin, à la tête de l’Empire éternel des Sith.