The Shadow Of Revenge
Chapitre 2 : Des Destinées Différentes
5101 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 27/10/2026 12:01
Chapitre 2: Des Destinées Différentes
Une navette de classe shuttle fila dans un corridor hyperspatial aux reflets irisés. Des traînées lumineuses glissaient sur la verrière du cockpit, projetant des éclats bleutés sur les commandes métalliques et clignotantes. Malgré le raccourci emprunté par le pilote, plusieurs heures de voyage les séparaient encore de leur destination finale.
Naen, installé dans son siège, croisa les bras contre sa poitrine avant de s’adosser confortablement. Le ronronnement régulier des moteurs lui offrait une des rares occasions pour se reposer. Il abaissa légèrement sa capuche, sans pour autant retirer son casque, puis il ferma les yeux. Après tout, il n’avait aucune intention de converser avec son passager.
Sur le siège arrière, Kalisto, le padawan recueilli ou l'otage de son ravisseur, semblait partager ce même besoin de tranquillité. Le jeune Jedi s’était installé à l’arrière du siège de Naen, les jambes croisées en tailleur, et tenait entre ses mains un petit holodisque brillant. L’objet avait appartenu à son maître par le passé. Mais depuis sa disparition, il constituait l’un des derniers liens matériels qui rattachait le padawan à son ancienne vie.
En bougeant faiblement, l'explorateur tourna la tête en direction du tunnel hyperspatial, ignorant son passager pendant l’espace d’un instant. Alors profitant du calme ambiant, le jeune padawan alluma d'une simple pression de son petit pouce l’interrupteur du petit appareil métallique. Une image en surgit brusquement, révélant un Weequay reconnaissable avec ces tresses à l'arrière de sa tête et ses rides sur son visage brun. Il portait également une tunique foncée, et une ceinture opale dont deux sabres laser étaient accrochés.
A ce moment paisible, Kalisto ferma les yeux, et se concentra sur ce qui l’entourait. Il sentit au premier abord le vrombissement des moteurs de la navette, des micro secousses qui venaient perturber la trajectoire du vaisseau et une odeur de métal usée saturait l’air qu’il respirait. Petit à petit, cela fonctionnait, il ressentait pleinement la force, lui parcourir son corps et calma son esprit. Mais progressivement, un léger frisson le gagna rapidement, et ses émotions se reporta sur un sentiment qu'il n'aimait pas. Une profonde peur dont Kalisto s’efforça à combattre au fil de ces récentes traversées. Cette frayeur se traduisait dans son esprit par un nuage noir qui l’enveloppa, et elle montrait également au jeune padawan des visions cauchemardesques. Par conséquent, il revit sans cesse ses craintes d’avoir échoué dans son devoir de jedi et la trahison qu'il a subi par le passé, qui torturait désormais cette méditation.
— Pas encore ! Je ne veux pas revoir cette séquence ! implora-t-il, en crispant ses yeux.
Puisqu’au loin, Kalisto apercevait plus nettement et plus précisément un lieu qu’il avait juré pourtant de ne jamais se souvenir.
Le jeune jedi ne se trouvait désormais plus dans la navette de Naen, mais il arriva spirituellement au abord d’une base séparatiste sur Ord Mantell. Il reconnut facilement le désert de Kob, un endroit pourvu de dune et de légère bourrasque de sable. Ce lieu aride ne pouvait pas être oublié, que cela soit les légendes d’une époque lointaine qui racontait comment les aventuriers aurait mystérieusement disparu ou simplement la guerre des clones où les séparatistes convoitaient les lieux pour une opportunités stratégique. Quoiqu'il en soit, l’étendu désertique laissa nostalgiquement un pincement douloureux dans le cœur du padawan. C’était, en réalité, sur ces terres, qu’il venait de réaliser sa troisième opération auprès de son maître et ils avaient combattu pendant des heures une indénombrable armée de droïdes. Mais son attention fut soudainement piquée par les plaines vallonnées derrière lui, là où devait se trouver, un bunker.
Kalisto décida d’avancer vers cette entrée, et au fil de sa démarche fantomatique, il croisa plusieurs cadavres de droïdes de combat et de soldats clones éparpillés sur le champ de bataille. Une délicate larme coula sur sa joue, en repensant progressivement à cet affrontement.
— Ils avaient donné leurs maximums… Et cela allait, malgré tout, leur sauver la vie… déclara précautionneusement le padawan en redoutant les événements à venir.
En détournant finalement le regard, Kalisto continuait à arpenter les ruines de ce vieux combat. Entre les débris d’un transport lourd républicain et des chars d’assauts blindés de l’alliance séparatiste, une muraille se dressa sur son chemin. Au centre duquel un bunker l’accueillait fièrement avec le corps d’un droïdeka plaqué contre la porte principale.
Après quelques secondes dans un silence angoissant, l’adolescent s’arrêta instinctivement devant le sas blindé de l’une des issus de l’installation séparatiste. Quand elle s’ouvrit brusquement, le padawan découvrit à l’intérieur, un Weequay qu’il connaissait bien, accompagné d’une escouade de clone qui sortit doucement de l’ombre d’un profond couloir. La douce lumière orangée du ciel éclaira partiellement les casques des clones et le visage du vieux jedi.
En comprenant l’urgence de la situation, et à ce moment-là, Kalisto tentait désespérément de faire des signes de la main afin d’attirer l’attention de son ancien maître. Il voulait éviter de nouveau ce traumatisme qu’il l'animait depuis toujours. Cependant, il n’en était rien, le vieux weequay le transperçait et continua de marcher dans une direction opposée à son apprentis avec le regard impassible. Ce même regard que Kalisto avait aperçu, juste avant la grande tragédie.
— Oh non… Pas encore… soupira-t-il, en réalisant l’impensable se produire devant lui.
Le jeune jedi remarqua à ses côtés que le mouvement des jambes des clones commençait à ralentir derrière son maître. Kalisto se retourna vivement vers son maître et déploya son sabre laser. Le tintement du sabre d’un vert pur balaya le sol, et cramera quelques herbes sèches. Malgré un coup rapide qui frôla la tête d’un soldat, ce dernier s'arrêta sans encombre.
En une demi seconde, Kalisto entendit un cliquetis familier, et ce mouvement sec qu’il redoutait tellement. Le padawan vit inévitablement et avec impuissance les quatre soldats qui allumèrent brusquement leur armes. A l'unisson, ils levèrent leurs carabines DC-15s en direction de leur général.
— Maître… Attention… Ils vo— ! Tenta d'avertir l'adolescent en hurlant de toutes ses forces et en donnant des coups en direction des soldats clones immobiles.
Sans succès, il cessa ses gestes, son sabre laser avait fendu l’air, et elle n’avait pas rencontré le moindre impacte, sa lame avait simplement transpercé les clones. Kalisto, essoufflé, constatait sans surprise l’événement se reproduire devant ses yeux recroquevillés. Son maître n’eut même pas le temps de réagir, et il n’avait même pas écouté son apprentie alors qu’il réalisa à peine la situation. Le Weequay se retourna subitement, vit la ligne de ses plus vaillants soldats devant lui et tenta de dégainer ses sabres laser. Un premier tir immobilisa le jedi, provenant d’un officier clone. Le maître de Kalisto recroquevilla ses yeux avec le regard errant en direction de l’entrée du bunker, tandis que ses jambes tremblaient. Puis rapidement, le peloton de l’officier clone se déchaîna brutalement sur le corps de leur ancien général Jedi. Chaque impact, chaque tir faisait grandir un traumatisme inédit à Kalisto. Le corps de son maître transperçait par seize fins rayons bleutés d’une précision froide et chargée d’une obéissance inébranlable.
Au loin de cette exécution, un adolescent observait, une simple ombre près d’un Eta 2 qui attendait depuis longtemps le retour de son maître. Kalisto porta un regard à ce dernier, et se souvint parfaitement de ce qu’il avait fait à cet instant. Le jeune jedi se revit à vouloir s'effondrer au sol, mais il préféra s’enfuir de ce massacre. Il fondit progressivement dans de profonds sanglots alors qu’il déploya immédiatement son sabre laser de cette même lueur verte. Le jeune jedi élimina les soldats qui tentaient de s’interposer sur son chemin, pendant qu'il se frayait un chemin vers un canyon escarpé. Pourtant, les clones finissaient par le rattraper, et ils étaient près à l’abattre quand ils en auraient l’occasion. Par chance, Kalisto finit par trouver une légère crevasse contre une parois, d'où le jedi pouvait silencieusement s’y glisser. Il laissa quelques secondes s’échapper. Des pas se rapprochèrent de lui, il coupa son souffle un instant. Puis, il entendit plus fortement le passage de ces poursuivants qui passaient sans ce rendre compte, devant le jedi en continuant leur course dans le canyon.
En espérant qu’il soit enfin sauvé, le padawan jedi osa poser un pied à l'extérieur du renfoncement. Mais, le sol se fissura, et Kalisto chuta lourdement dans une cavité d’un espace sans étoile. Par inadvertance, le jedi n’avait plus cette apparence fantomatique, il était désormais seul, entier et le cœur battant. Il réalisa rapidement qu’il ne pouvait pas se relever, son corps semblait être plaqué contre le sol d’un noir ténébreux. Dans un écho, Kalisto pouvait entendre fébrilement une voix lointaine, quelqu'un l'appelait visiblement. l’intonation calme faisait naître une pointe d’espoir chez le jeune padawan. Puisqu'il reconnaissait parfaitement cette voix, enfin il crut la reconnaitre. Le jeune jedi pensait à cet instant, à la dernière phrase de son ancien maître jedi, et elle l'aida grandement à retrouver sa connexion avec la force.
— Fait confiance en ton instinct, et tu accomplira de grand chose. déclara le défunt à son apprenti qui émergeait difficilement de sa méditation.
Quand il ouvrit brusquement ses yeux. Le jeune Jedi revenait brusquement à la réalité, il retrouva la cabine de la navette de Naen et les couleurs froides de l’hyperespace à travers la verrière. Il sentit également une douleur à son avant-bras, et quelque picotement lui traversa son corps. Kalisto gesticula et tenta de poser ces deux pieds sur le sol.
Entre-temps, Naen se réveilla soudainement et passa immédiatement un regard derrière lui. L’explorateur remarqua une silhouette holographique miniature d'un jedi avant de s'attarder sur son otage complètement en sueur et, selon lui, en panique. Naen se redressa correctement, s'appuyant contre l'accoudoir de son siège et leva une main en l’air en signe d’avertissement.
— Gamin… Range ta disquette, c’est un conseil… prononça-t-il, en gardant un air inexpressif à demi étouffé par l’écho de son casque.
En se remettant de son récent traumatisme, Kalisto entendit cet ordre, et il se détendit du mieux qu’il le pouvait. Il tourna brièvement ses yeux d’un vert apeuré, maintenant ouvert pleinement, vers la verrière du vaisseau laissant la lumière iridescente parcourir son visage. Il procura ensuite une réponse suffisante pour l'explorateur.
— Oui… Dira-t-il en ne bougeant plus.
En entendant cela, Naen dévisagea le jeune jedi pendant quelques secondes. Il n’arrivait pas à comprendre cet ordre Jedi qu’il s’était autrefois juré d'exterminer par le passé. Kalisto restait avachie misérablement, sa souffrance se lisait dans son regard et il n’avait pas l’air d’être un véritable hostile. A première vue, ce jeune padawan était simplement un martyr comme lui, très loin de l’ancienne image qu’il avait su se créer de ce vieux culte d'adepte de la force. Naen alterna alors ses yeux entre l’adolescent et le disque, puis finalement, il baissa sa main pour la mettre sur le tableau de bord pour mieux écouter son otage.
— Naen… L'ordre 66, je l'ai subi. Elle me tourmente depuis des jours alors que j'essaie de me protéger de la colère . Raconta Kalisto en fixant désormais le portrait de son ancien maître. Ensuite, il ajouta plus émotionnellement, en contenant un autre sanglot. … Je ne sais pas si je serais à la hauteur de surmonter cette épreuve.
Kalisto laissa échapper une autre facette que son masque bienveillant de Jedi devant Naen. Ce pilote soupira profondément dans un souffle rauque qui s'échappera de son casque, comme s' il avait déjà entendu cette histoire. Pourtant, cette simple expiration n’était en rien chargée de haine ou de rancune brute mais plutôt d’une fatigue contenue.
— Qu'est-ce que j'en ai à faire de ton chemin parcouru ? La république et plus particulièrement les jedis sont les responsables de ce foutoir. Alors s'il te plaît ne parle pas trop fort, j’ai besoin de me reposer. Prononça sèchement L'explorateur en se tournant de nouveau vers la verrière bleutée.
Kalisto ferma en retour ses yeux devant le petit hologramme. Une petite larme s'écoula le long de sa délicate joue, une petite gouttelette cristalline qui en disait long sur ce qu’il ressentait. Le désespoir, non, juste une grande terreur qui persistait à grandir en lui. Puis, plus bas et innocemment, il annonça un récit. Pas n'importe lequel, c'était ce qu’il avait subi sur Ord Mantell. Naen, quant à lui, commença à retrouver le sommeil.
— C'est venu si rapidement… Mon maître et moi devons partir pour réaliser des parlementer avec les habitants de… Ord Mantell. Nous avons emmené un bataillon de clones, de fidèle soldats qui avaient bravé les combats au côté de mon maître. Mais, à ce jour sans nom, le commandant Sight, un loyal soldat, avait exécuté mon maître alors qu'il revenait au côté de plusieurs soldats d’une base séparatiste. J'ai réussi à m'enfuir grâce à mon instinct mais je me demandais si mon maître n'avait pas anticipé sa chute et mon évasion jusqu'à Bilbringi après sa propre mort. Depuis ce moment, je me cache avec mes frayeurs et ma souffrance jusqu'à ce que quelqu’un comme toi me trouve.
Naen, mystérieusement intéressé, pencha la tête sur le côté gauche de son tableau de bord, principalement utilisé pour les communications. Il devait avouer que son otage avait connu l’enfer, et la naissance d’une galaxie que l’ordre Jedi avait aidé à faire naître. Un régime totalitaire et répressionnaire qui semblait étouffer la guerre des clones maintenant. Pourtant, l’explorateur vit autre chose chez ce jeune jedi. Certes, il avait peur, sa frustration de perdre son titre se laissait perceptiblement remarquer sur ses mains crispées autour de son disque, mais Naen se voyait clairement en lui comme dans un miroir. Préférant ignorer cette coïncidence, l’explorateur répondit de façon impassible et normale.
— D'accord … La fin de ce conflit a emporté tellement de vie… En quoi cela reste problématique à l'heure actuelle ? Jugea-t-il en croisant les bras sur son ventre.
Kalisto releva instantanément les yeux sur le siège du pilote en face de lui. Son regard ne trahissait aucune colère, ou de haine pure mais seulement une triste perplexité qui l'envahissait subitement. Naen restait complètement figé à attendre ce que son occupant en larme pourrait penser.
— As-tu seulement déjà eu des remords envers quelqu'un ? Une personne proche avec qui tu t’entendais bien.
Cette question de trop, laissa un vide silencieux dans le cockpit. Naen ne répondit rien pendant quelques minutes, profitant du calme pour réfléchir. Puisqu’à ce moment, le masque froid et impassible de l'homme commença à se fissurer et il repensa à son propre passé. Il ne pouvait clairement rien lui dire, surtout à un Jedi qui pourrait utiliser son récit pour pouvoir s’enfuir. Justement, il avait perdu un proche, ou plutôt une femme qu’il aimait tant. Elle lui avait montré autre chose que sa propre haine, un sentiment qu’il finira un jour par braquer brusquement pendant une bataille. Ensemble, ils appelaient ça, l’amour.
Naen sortit soudainement de ces pensés, et il dira plus directement
— Non, je ne sais pas de quoi tu parles, Jedi !
Naen se raidit simplement, il se replaça immédiatement sur son siège de pilote pour essayer de se reposer. Il essaya aussi de dissimuler la réponse. Une réponse fausse, qu’il devait absolument cacher et à tout prix. Un ennemi ne doit pas connaître son adversaire, c’est vrai, surtout si elle est liée à ces ambitions. Cette question l'avait certes profondément touchée mais une partie de lui savait qu’il ne pouvait plus rien y faire pour sauver une personne. Seule la survie comptait désormais à ses yeux, et il avait juré de servir ses intérêts. Dans un profond soupir, ses yeux se fermèrent doucement, laissant son équilibre retrouver cette paix mentale si rare chez lui, puis soudainement, le sommeil le gagna progressivement.
Derrière Naen, Kalisto sortit de la cabine, ses pieds traînaient sur le sol métalliques de la navette. Il accepta malgré une certaine peine, la réponse de Naen, et il s'installa sur un siège passager loin à l'arrière de la cabine de pilotage. Le jeune padawan garda soigneusement son holodisque sur ces cuisses tendues, ignorant l’avertissement du pilote et il laissa l’objet illuminer son propre visage de cette ombre bleutée. Le jeune padawan troqua sa tristesse et sa peur avec une grande fatigue. Il était fatigué de devoir affronter des visions tout aussi redondantes et traumatisantes. Mais également, la connexion avec la force commençait à s'accroître étrangement. Il entendit des voix lointaines le féliciter, ou encore des appels de détresse lui demandaient grâce. Cependant, il ignorait totalement leur origine exacte, ces murmures lui étaient à la fois inconnus et familiers. Pourtant, seul un point lumineux se laissa apercevoir dans l’une des connexions spirituelles, alors qu’il se concentra et faisait qu’un avec la force pour la troisième fois aujourd’hui.
Dans ses mains, l’appareil holographique projeta toujours son maître jedi. A cet instant, il ressentit doucement la présence de son maître à ses côtés. Kalisto n’écouta plus les autres voix lui donnant des conseils ou le haïssant profondément, mais il s’orienta vers ce lien que le défunt essayait d’établir entre eux.
— Maître, es-ce vous ? demanda naturellement l’adolescent avec hésitation, et en crispant légèrement ses yeux.
Le padawan sentit immédiatement une faible pression sur son épaule gauche après cette question. Il souffla faiblement pour apaiser ses craintes qu’il l’avait affrontées quelques secondes plutôt. Mais, dès lors, une voix lointaine lui parvenait à travers l’écho de plusieurs d’entre elles. Kalisto la reconnaîtrait entre mille.
— Mon apprentie, fait confiance en la force et soit patient, un jour viendra ou tu apprendras à connaître tes ennemies et tes alliés. commença-t-elle, en marquant une pause pour que le padawan assimile chaque mot prononcé. … Tu étais un bon padawan, tu as survécu à la purge et tu es maintenant un acteur de ta nouvelle vie, donc ne gâche pas ce que tu as appris en revenant en arrière. Cela te conduira à un chemin sans retour possible.
Kalisto inclina la tête vers le bas, son menton frôla son torse, avant qu’il ne le redresse immédiatement.
— Je comprends, Maître… dira-t-il avec un léger ton rassuré. … Et, suis-je vraiment sur la bonne voie ?
Un court silence s’imposa au padawan, seulement troublés par les petites secousses cosmiques et le bruitage des commandes dans le cockpit de la navette. Dans un écho inattendu, Kalisto ne broncha pas davantage, il resta droit et attentif sur l'intonation spirituelle qui se rapprocha désormais de lui.
— L’avenir est incertain, mon apprenti… Mais, le fardeau est un mal qui se partage, surtout avec d'anciens adversaires. dira sagement son maître avant que le ton ne disparaisse progressivement.
Kalisto rouvrit ses yeux instinctivement. Un sourire confiant illumina son visage, et s’accrocha maintenant sur ces lèvres mouillées par ses anciennes larmes. Il fixa son holodisque, l’éteignit soigneusement d’un simple geste et observa le mystérieux explorateur en haussant un sourcils.
— Naen… Il me cache beaucoup de choses, il n’est clairement pas un simple vagabond. songea l’adolescent avec certitude. Je dois continuer de paraître naïf et obéissant pour découvrir ses secrets. Et peut-être, j’aurais la chance de savoir ce qu’il me cache.
La navette, pendant ce temps, continuait sa route en direction d’un objectif toujours inconnu. Un endroit que seul Naen connaissait, et qui pourrait bien changer la perception de Kalisto. Pour l’instant, il ne ressentit qu’une légère perturbation dans la force à mesure que le transport se rapprocha de sa destination finale…
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>> ACCÈS À UN TERMINAL IMPÉRIAL PAR UN DATAPAD EXTERNE
>> AUTHENTIFICATION REQUISE…
>> ENTRER L'AUTHENTIFICATION: AGENT__04__BSI…
>> VALIDATION EN COURS…
>> ACCÈS AUTORISÉ
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[2] Dossiers impériales restreintes
[3] Éteindre le terminal
> _Option 1 sélectionné_
>> OUVERTURE DU DOSSIER : FER_DE_LANCE
>> NIVEAU D'ACCRÉDITATION : AGENT DU BSI
>> AUTORISATION : ACCORDÉE
[Émission du fichier “Fer de lance” ]
[Transmission des informations contenues dans le fichier terminée]
Information sur la flotte impériale: Le Fer de lance
Le Fer de lance est composé d'un destroyer stellaire impérial I, de trois destroyers de classe venator, de quatre croiseurs légers de classe Arquitens, de trois transports transgalactique de classe Acclamator MK II et de deux croiseurs de classe Gozantie.
A eux seules, plus de cent milles soldats TK sont actuellement en poste de garnison, et douze clones commando assurent la chaîne de commandement tactique pour le moment. Tandis que la marine de cette flotte est dirigée par des officiers compétents.
Dirigeant de la flotte répertorier:
L'amiral Vraxime Balnorr: Ancien capitaine de vaisseau de la guerre des clones, il est promu au grade d’Amiral de la flotte impériale après la bataille de Mirrin Prime. Il est né sur Coruscant et il arbore fièrement les couleurs de l'Empire galactique. Vraxime démontre une certaine haine contre la CSI, une explication peut être donnée avec sa relation particulière envers une cible séparatiste. Cependant, ce n’est pas le premier incident, au fil des opérations, il qualifiait d’anciens clones de remplaçable et d’inutile après chaque petite erreur que ces hommes faisaient. Une raison qui le poussa à adopter la nouvelle nomenclature impériale qui mettait obligatoirement en retraite les soldats clones pour les remplacer par des soldats TK.
Statut: Actif
La vice-amiral Lyra: Ancienne Lieutenante de corvette durant la guerre des clones, Lyra fut promue au rang de Vice Amiral après la bataille de Mirrin Prime. Elle est d’origine de Corellia, dans laquelle, elle servira avec conviction l’empire galactique. Lyra est une femme solitaire et n’a aucun relation avec son entourage, ce qui facilite son professionnalisme sur le terrain.
Statut: Actif.
Dernière position connue de la flotte: en attente autour de la station Bilbringi.
Objectifs de campagne: [Accréditation requise]
Destination de la flotte: [Accréditation requise]
Potentiel ennemi de la flotte: Force séparatiste et Rebelle de Saw Guerrera.
Cibles prioritaires: À capturer ou à éliminer.
Amiral de la délivrance: Ancien officier séparatiste en cavale dans la bordure extérieure. Nos recherches n’ont trouvé aucunes pistes mais nous suspectons que le meurtrier, le destroyer léger de classe récusant de l’amiral ennemi, aurait survécu de la bataille de Mirrin Prime. La cible doit être éliminée à vue et sans hésitation.
Saw Guerrera: Chef d’un groupe de rebelles, il aurait fomenté une insurrection sur plusieurs transports militaires sur les planètes de Lothal, Perithal VI, Ord Mantell, Onderon et Jedha. La cible devra être capturée pour obtenir des informations sur le groupement rebelle.
Toutes autres informations sont classées par le service de renseignement impérial ou le BSI.
[Fermeture du Datapad Demandée]
[Agent 04 = RECONNU]
[Tentative de Fermeture Accordée]
[FICHIER VERROUILLÉ]
[PROTECTION IDENTIFIÉE PAR CODE CHIFFRÉ]
>> CONNEXION INTERROMPUE
>> DATAPAD DÉCONNECTÉ
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A l’intérieur d'un chasseur stellaire luxueux, l'Agent 04 jeta son petit appareil numérique à l'arrière de son siège dissimulé dans la pénombre de l'espace. L'étude de ses alliés était importante pour cette agente, et elle en prenait un grand plaisir de connaître d'éventuelles failles qui pourraient l'aider à l’avenir. Son regard d’un beige perçant était caché sous un casque gris foncé, et il bascula instinctivement vers un levier. Une main se posa ensuite en direction de ce dernier, et elle s’apprêta à l'abaisser quand, une hésitation stoppa profondément son action. L’agent inclina la tête et resta complètement silencieux pendant un léger instant.
— Il m'a trahi, abandonné et laissé pour morte… se remémora-t-elle durant ce moment paisible.
L’agent entoura délicatement un levier avec ses doigts métalliques d’un noir profond, elle releva brusquement son casque avec une puissante résignation et elle contempla de nouveau les étoiles son visage masqué par les effets termes de la cabine.
— Décidément, tu t'ai bien caché, mais je vais enfin te retrouver. murmura-t-elle dans une intonation sinistrement déterminée. Et tu ne pourras plus regretter ton choix, Hanrick Viktor.
Sans perdre une seconde, l'agent tira sèchement le levier et instantanément, la verrière de son vaisseau s'étira face à plusieurs lignes blanches et bleues. Le petit vaisseau fut aussitôt englouti en hyperespace, emportant l'Agent 04 vers une destination où elle comptait enfin retrouver l'homme qu'elle traquait depuis si longtemps.
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Dans le secteur industriel de Coruscant, à 16 heures, heure de Coruscant, le bruit des motojets ou des transports aériens se faisait entendre dans des échos assourdissants à travers les diverses infrastructures et gratte-ciel. Au centre de ce déluge constant de locaux, l'ombre de l’un de ces bâtiments colossaux parut s'élever davantage.
Un seul individu se distingua progressivement, il se balada sur une passerelle métallique suspendue au- dessus d’une ruelle animée par les quelques passants. Une veste en fourrure de wampa occupait ses épaules, une ceinture avec des crocs de Gundark pendouillèrent au fur à mesure de ses pas et une lanière sur son torse retenait une DC15x, permettant d'identifier rapidement cette personne. Enfin, pour un autre homme qui arrivait à peine sur les lieux avec une escorte de soldats de choc, ce n’était qu’un voyou ordinaire. Cet homme était un officier impérial, d'où ces gallons étaient bien visibles et l'uniforme d’un blanc immaculé allait bien avec son plastron d'armure et son casque qui laissa paratire un visage inexpressif.
Lorsqu’ils franchissent le seuil d’une lumière jaunâtre crépitante, les deux hommes se stoppèrent soudainement l'un en face de l'autre, en se dévisageant mutuellement.
— Erik Talhorn, j'ai une mission à vous confier… l'officier marquait brusquement une pause, avant de lever sa tête de façon droite et carré dans l'ombre de l’unique lampadaire… Je sais que vous êtes plutôt réceptif à ce genre d'offres.
L'individu ne broncha pas, il observait en silence. Le mercenaire était connu pour être efficace dans ses contrats d'assassinats, tant qu'il était généreusement récompensé.
Il fit un pas mesuré, et tendit une main à son interlocuteur.
— La cible ? Demanda simplement L'individu en attendant une réponse rapidement.
L'officier lui confia un holodisque, qu'il sortit de son dos et l’activa aussitôt. L'image d'un homme âgé avec un plastron en cortose à son torse et un uniforme proprement disposé apparaît brièvement devant eux. Il devait avoir trente deux ans sur l’hologramme, et ses yeux d'un gris pur témoignèrent d'une farouche détermination.
— Très bien, voici le prétendu Alaak Barn, un fervent partisan séparatiste qui opérait dans la bordure extérieure.
Récemment, il a été aperçu dans une installation confédérée désinfectée et il était accompagné d’une flotte de sept vaisseaux. J'offre 100 000 crédits impériaux pour une disparition dont vous êtes le seul à en avoir le secret. Expliqua froidement l'officier en posant l'holodisque au sol.
L'individu avait parcouru les traits du visage de sa cible, une expression si provocatrice pour un simple fanatique confédéré et il ne ressemblait à aucune autre proie que le chasseur avait chassés. Il fixa de nouveau le regard glacial de son interlocuteur, et un léger sourire imperceptible passa sur les lèvres du mercenaire.
— 1 000 000 crédits et votre homme ne fera plus partie de cette galaxie. Réitéra-t-il l'offre proposée.
L'officier se tourna brusquement à l'opposé du mercenaire et il ria froidement à cette contre-offre.
— Marché conclu… S'exclama ce dernier en faisant un volte face à son tueur à gage. Aussi, si possible, désactivez moi cette flotte, et votre prime sera doublée.
Le mercenaire sortit un blaster, et le rechargea mécaniquement.
— Parfait… On se revoit très prochainement…
Sans attendre, il disparut dans la nuit en reculant vers l’ombre du gratte-ciel. A son exact opposé, les soldats accompagnèrent l'officier et un sourire sournois passa sur ses lèvres.
— Je n’ai plus qu’à traquer cette Amiral de la délivrance… pensa-t-il, en entrant dans un bâtiment fortement éclairé, ne permettant de constater plusieurs ombres s'effacer de la passerelle.