Le tombeau des Jedi
Chapitre 16 : Partie 3 - Le tombeau des Jedi
3379 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 19/07/2026 15:36
Ils étaient en stationnement autour de Malachor. Beaumont demanda les coordonnées précises du tombeau.
— Les Jedi ne te les ont pas encore données, supposa Palpatine, hésitant à laisser sa place à Rey. Ma… puissance les entrave. Je n’ai pas le choix, je vais leur laisser un peu de place.
Il y eut un moment de latence, puis Rey leva les yeux, en pleine possession de son corps.
— Je suis désolée, dit-elle avec émotion en posant une main sur son ventre.
— Tu n’es pas responsable.
Un fantôme apparu presque immédiatement surprenant Blue.
— Kiera ! s’exclama Obi Wan, je me faisais un sang d’encre ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
— Je sais pas par où commencer, répondit Kiera en se déplaçant pour que son grand-père puisse voir Rey.
— Vous avez fini par vous retrouver, fit Obi Wan soucieux. Qu’est-ce qui t’es arrivée ? La Force est… différente.
— D’accord, donc toi non plus, tu n’es pas surpris qu’elle soit enceinte. Il y a vraiment que moi qui soit passée à côté de l’information.
— J’ignorai que tu… ignorais.
— C’est pas grave. Y a plus important.
Rey se leva avec difficulté.
— J’ai échoué, dit-elle en larme. Quand je l’ai combattu, je croyais avoir gagné. Mais j’ai eu tort. Il est en moi.
— Je ne comprends pas, fit Obi Wan en fronçant les sourcils.
— Palpatine à prit possess…
Rey n’eut pas le temps de finir sa phrase, qu’elle fut à nouveau prise de douleur et se prit la tête entre les mains. Le malaise passa rapidement et elle se releva, les yeux rouges. Le Jedi comprit immédiatement.
— Bonjour, maître Kenobi.
— Chancelier.
— Comme c’est offensant. Je comprends que la défaite des Jedi ait blessé votre égo, mais c’est le Sénat, en toute légitimité, qui m’a nommé Chancelier Suprême et m’a permis de devenir Empereur.
— Peut-on être juste quand on est manipulé ? Vous avez orienté le vote du Sénat à coup de mensonges et de faux-semblants.
— Vous me prêtez trop de crédits. Ils étaient parfaitement conscients du choix qu’ils faisaient. Je n’ai mis le couteau sous la gorge de personne. En revanche, vous avez mis un sabre sous la mienne. Du moins, vous avez essayé. Heureusement qu’Anakin était là.
Obi Wan resta de marbre. Kiera n’était pas sûre qu’il soit aussi calme à l’intérieur. Il semblait aussi avoir des difficultés à maintenir sa présence.
— Vous avez raison, il est souvent là au bon moment. Comme sur la seconde Étoile de la mort, par exemple.
— J’ai sous-estimé l’importance de l’amour paternel, je le reconnais. Si nous revenions au présent. Nous avons besoin des coordonnées du tombeau.
— Je ne peux pas prendre cette décision seul.
Le fantôme disparu sans laisser le temps à l’Empereur d’ajouter quoi que ce soit.
Ils restèrent un instant dans le silence.
Obi Wan réapparut enfin devant le droïde protocolaire.
— Maître Obi Wan ! s’exclama C-3PO. Je vous croyais mort.
— 3PO, ça me fait plaisir de te voir en bonne forme.
Rey et Kiera attendaient. Obi Wan leur transmit les informations qu’ils souhaitaient.
— Posez-vous n’importe où sur la planète. Je vous guiderai une fois en bas.
Obi-Wan disparut sans rien ajouter.
Beaumont haussa les épaules et se tourna vers les commandes de pilotages. Ils entamèrent le dernier voyage.
« Il faut que je fasse parler Rey », pensa Kiera.
La jeune femme se saisit vivement des mains de Rey et l’aida à repousser violemment l’Empereur au plus profond d’elle.
— Il faut que tu me dises ce qu’il veut faire. Maintenant !
— Je crois… Je crois qu’il veut être dans plusieurs corps à la fois, fit Rey, déboussolée. Il ne sait pas comment pour le moment, mais il pense à ses corps, ses clones, dans lesquels il mettrait son âme… il veut mon...
— Assez ! fit l’Empereur à nouveau au contrôle. Je n’apprécie pas que l’on me mette de côté. Si tu voulais connaître mes intentions, il fallait me le demander.
— Vous m’auriez répondu la vérité ? dit Kiera avec un sourire sarcastique.
— Tu me prends pour ton ennemi, mais j’ai toujours travaillé dans l’intérêt de la galaxie et des peuples qui l’habitent. Pour l’ordre et la sécurité.
— Vos méthodes sont terribles, mais je suis plus effrayée par votre conviction.
— J’ai maintenu la paix dans la galaxie.
— Vous avez maintenu la terreur.
— Il n’y avait plus de guerre.
— Mais il y avait autant de morts. De la main de vos soldats. Pour quelqu’un en paix, vous en aviez beaucoup.
— Le calme s’installe par la force.
— Il s’installe durablement lorsqu’une société est saine, pas lorsqu’elle est oppressée.
— Si la société était saine, pourquoi les Jedi étaient-ils toujours présents ?
Kiera ne savait pas quoi répondre.
— Aucune société n’est saine. La force écrase le mal qu’il y a en elle.
Le vaisseau subit une légère secousse, signe qu’ils venaient de pénétrer l’atmosphère de la planète.
— Voilà enfin le sanctuaire des Jedi, dit Palpatine avec une pointe d’avidité dans la voix.
Kiera observa en retrait pendant que Beaumont amorçait l’atterrissage. Ils se posèrent en douceur sur un territoire largement recouvert d’une forêt dense. La planète n’avait aucun dénivelé et paraissait sombre, comme si le soleil était sur le point de se coucher.
Kiera prit les devants et descendit la première, Blue sur les talons :
— Vous avez raison, aucune société n’est parfaite. Les Jedi sont là pour empêcher que des gens méprisables ne profitent de son mal et essaient de gangrener ce qui est encore sauf.
— Kiera…
La jeune femme se retourna. Rey avait repris le contrôle.
— Rey, est-ce que ça va ?
— Je ne me sens pas bien du tout.
— Remonte, on va s’asseoir quelques minutes.
Les deux jeunes femmes firent demi-tour.
— Que se passe-t-il ? demanda Beaumont.
— Rey ne se sent pas bien.
Blue sembla inquiet.
— Ça va aller, c’est normal d’avoir quelques vertiges dans son état, le rassura Beaumont.
— Je pense cependant que perdre les eaux est plus inquiétant, dit C-3PO.
— Quoi ?!
Tout le monde se tourna vers Rey. Pas de doute, il fallait l’emmener aux installations médicales.
Beaumont aida la jeune femme à se déplacer et à s’allonger sur le lit.
— J’espère, cette fois, ne pas voir la mère nous quitter, dit C-3PO tristement.
Un droïde sortit d’une cache et poussa tout le monde dehors. Ils furent surpris, car personne n’était au courant de la présence de ce robot médical. Ne pouvant rien faire de plus que le droïde, ils obéirent à l’ordre.
— Qu’est-ce qu’on peut faire ? demanda Beaumont en regardant autour de lui. C’est peut-être le moment de s’éloigner un peu pour monter un plan, contacter les autres.
— Tu as entièrement raison. On a quelques heures de libres. Palpatine ne peut rien faire pour le moment, il faut en profiter pour contacter les fantômes.
— Si seulement on avait l’autre clé.
— Il ne nous laissera jamais la prendre. Il sait qu’il est en position de faiblesse, il doit être sur le qui-vive.
— Alors, allons-y. C3PO reste ici et surveille ce qu’il se passe. Au moindre problème, tu nous contactes.
— Alors, BB, qu’est-ce qu’on a ?
Le droïde s’activa à transmettre les informations à la base. L’état des destroyers d’Exegol était capital pour mettre en place la bonne stratégie d’attaque.
— 59 vaisseaux actifs en état de marche, annonça Lando. Ça va pas être une partie de plaisir, mais c’est à notre portée.
Chewie réagit bruyamment.
— Moi aussi, j’espère que c’est la dernière, lui répondit son ami. Je me fais trop vieux pour ces batailles.
Le Wookie émit un long cri.
— L’un de mes meilleurs partenaires ! Ça me fait plaisir de savoir que tu seras à mes côtés jusqu’au bout, mon vieil ami.
Poe s’attendait à ce qu’ils se fassent une accolade émouvante, mais la télécommunication les interrompit.
— Général Dameron, nous avons bien reçu les informations. Vous êtes sûr qu’il n’y a que 59 vaisseaux en état de marche ?
— Ça fait des mois que le ciel d’Exegol fracasse les épaves et ils n’ont certainement pas assez de soldats pour réparer des milliers de vaisseaux en moins d’un an. Vous imaginez le chantier ?
— Vu comme ça, ça paraît plus réaliste. Nous commençons à préparer la flotte. Le contrebandier nous a ramené des charges soniques à balancer près des ponts de commandement.
— C’est génial ! Il commence à me plaire ce type.
— Comment se déroule votre mission ?
— On a repéré les Chevaliers dans le vaisseau principal et Rose est partie les espionner. Ça s’annonce pas très bien de ce côté-là, il semble qu’on ait un ennemi en plus. On vous dira quand partir de la base. Avez-vous des nouvelles de Beaumont et Kiera ?
— Aucune mon Général.
— Y a rien qu’on puisse faire. Rassembler-vous, on va mettre au point notre plan d’attaque.
Différents membres de la Résistance rejoignirent l’espace holographique et les plans des emplacements des vaisseaux dans le ciel d’Exegol s’étalèrent devant eux. Chewie s’assura que les officiers qu’ils avaient capturés étaient bien enfermés et ligotés avant de revenir participer à la mise en place de l’assaut.
D’après le plan, les Chevaliers se trouvaient trois étages plus bas. Rose commença à repérer le chemin du retour pour s’enfuir le plus vite possible après avoir placé le micro. Il fallait qu’elle les repère et trouve un moyen de passer près d’eux sans que cela paraisse suspect. L’ennui, c’est qu’il était fort probable que tout le monde s’écarte sur leur passage… Mais si elle était sur le point d’entrer dans une pièce dont ils sortaient, le temps de faire un pas en arrière, leur cape passerait suffisamment près d’elle. Il fallait tenter le coup.
Rose rejoignit l’étage visé et demanda simplement où étaient les Chevaliers, prétextant une communication urgente de la part du Sergeant Greval. On lui indiqua une salle plus loin et elle alla se poster dans un couloir à deux pas de la porte. Dès qu’elle entendrait l’ouverture, elle se précipiterait sur le chemin. Elle espérait ne pas attendre des heures, mais comme ils étaient dans une salle d’officiers, il y avait peu de chance qu’ils restent longtemps.
Après quelques minutes, le bruit du mécanisme de la porte se fit entendre. Micro à la main, Rose se précipita devant la porte comme si elle s’apprêtait à entrer. Elle fit immédiatement face à un haut personnage habillé en noir. La jeune femme baissa les yeux et s’écarta dans la seconde. Ils ne firent pas attention à elle et s’élancèrent droit devant. Le manteau d’un Chevalier avec une hache mandalorienne la frôla. Une pression rapide sur le tissu et le micro adhéra. Parfait.
Rose fit demi-tour. Pas question de s’attarder, il fallait rejoindre la sortie le plus vite possible et quitter ce vaisseau. Seule dans l’ascenseur, elle en profita pour contacter Junn et Finn.
— Les gars, vous me recevez ?
— Un instant, chuchota Finn.
Rose attendit.
— Désolé, on était un peu exposé. Tu as réussi à trouver les Chevaliers ?
— Oui. J’ai vu leur chef. Enfin… j’ai vu qu’il était grand. Ce qui nous donne pas grand-chose. En tout cas, le micro est en place.
— Génial, Rose !
R2D2 la félicita et Junn lui rappela de ne pas faire trop de bruit.
— Merci. Je file vers notre vaisseau.
— On y est presque, autant qu’on parte ensemble. On t’attend là-bas.
— Reçu. Je vous envoie l’identifiant du micro.
Ils coupèrent leur communicateur et s’engagèrent dans la zone en réparation par laquelle ils étaient arrivés. En quelques minutes et ils retrouvèrent leur vaisseau prêt à partir.
Finn et Junn purent s’arrêter un instant pour écouter la conversation des Chevaliers :
« …autant qu’on peut », fit une voix.
— Combien en avez-vous construit ?
— Une dizaine environ.
— Sur le modèle du Supremacy ?
— Nous avons fait passer les qualités du traceur à un niveau supérieur. Nous pouvons désormais suivre de petits vaisseaux plus difficiles à repérer.
— Avez-vous fini de monter celui du Buzzard ?
— Non-madame. Mais cela sera fait d’un instant à l’autre.
— Nous rejoignons le sanctuaire dès qu’il sera prêt, hâtez-vous.
— Oui, Madame. »
Ils entendirent des bruits de pas et une porte s’ouvrit puis se ferma.
« Ap’lek, fais charger les clones et ne les quitte pas. »
Le Chevalier sembla s’éloigner et rien ne se fit entendre pendant quelques minutes.
Puisqu’ils avaient décidé de rester silencieux, autant contacter Rose pour qu’elle les aide à récupérer un précieux outil :
— Rose, où est-ce que tu es ?
— Je vous ai presque rejoint
— Tu vas faire demi-tour.
— Pourquoi ? On ne retourne plus au destroyer ?
— Non. Ils sont en train de monter des traceurs comme celui qui nous a pistés dans l’hyperespace sur des cargos légers. Si on en vole un, on pourra suivre les Chevaliers où qu’ils aillent.
— C’est de la folie. On va se faire repérer dans la seconde s’il leur manque un traceur. Ils doivent être surveillés.
— Crois-moi, les garages sont les endroits les plus chaotiques des vaisseaux du Premier Ordre. Avec le boulot qu’ils ont, ils nous verront même pas traverser.
— Qu’en pensent les autres ?
— On ne les a pas encore informés, mais promis, on s’en occupe.
— OK, j’essaie de rejoindre le garage.
— On va passer par l’extérieur, fais attention.
Finn, Junn et R2D2 montèrent dans le speeder et sortir du vaisseau sans attirer l’attention. Ils se posèrent un peu plus loin face à la rampe d’accès aménagée pour atteindre le garage. Ils se postèrent en attendant que Rose les contacte et tâchèrent de joindre leurs camarades.
— Poe ? Vous nous recevez ?
— 5 sur 5 mon ami. Vous en êtes où ?
— On vous rejoint plus tard. On a pu écouter les Chevaliers.
— Pas très bavard, fit remarquer Junn, mais très utiles. Ils montent des traceurs sur des vaisseaux dans le destroyer principal.
— Et bien sûr, vous voulez en prendre un, compris Lando.
Chewie protesta.
— Il a raison, on est en stationnaire en plein milieu du camp ennemi, souligna la Lieutenante Connix. Si on pouvait se faire discret le temps que la Résistance arrive, ça serait bien.
— Et si on attendait le dernier moment ? proposa Junn. On reste en poste et, dès que nos vaisseaux arrivent, on s’empare d’un traceur. On peut même se permettre d’en prendre un déjà monté sur un bâtiment de guerre léger.
— Ça me semble déjà moins risqué comme approche, dit Poe.
R2 acquiesça.
— Vous avez un plan d’attaque ? demanda Finn.
— On va y aller à coups de bombes soniques.
— C’est l’approche la plus pacifique qu’on aura jamais eue, dit Junn en souriant.
— Tant que ça nous permet de gagner une bonne fois pour toutes.
— Il faut qu’on prévienne Rose. On reste en position. Terminé.
Finn, Junn et R2D2 se retirèrent un peu plus loin. Pas besoin de surveiller le garage et de risquer de se faire repérer.
— Rose ?
— Oui, les gars ? Je suis au garage. C’est pire que le casino de Canto Bight, je n’entends même plus les éclairs.
— Je te l’avais dit, sourit Finn. On a parlé aux autres. On s’est mis d’accord pour attendre que la bataille commence pour intervenir. Reste à couvert.
— OK, je vais en profiter pour trouver un vaisseau facile à voler.
— D’accord.
Finn réfléchit. Les Chevaliers et leur maître allaient partir rejoindre le Tombeau. Comment savoir où était Kiera et si elle avait besoin de son aide ? Est-ce qu’ils avaient réussi à retrouver Rey ? Est-ce qu’elle allait bien ? Et la clé, est-ce qu’ils l’avaient ?
Il aurait préféré y aller avec elle. Il n’y avait pas que le côté obscur qui le taraudait. Un mauvais pressentiment lui nouait l’estomac...
— Finn ! On a reçu un message d’Obi Wan. Il dit qu’il y a urgence à aller au Sanctuaire et qu’il te guidera. De quoi est-ce qu’il parle ?
— Pas le temps de t’expliquer.
R2D2 s’agita bruyamment pour attirer l’attention de ses compagnons.
— Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda Junn en se levant vivement.
Le droïde agité se tourna vers le garage.
— Finn ! Les Chevaliers.
Trois silhouettes noires se déplaçaient rapidement et commencèrent à monter la rampe d’accès.
— Parfait. On va pas avoir besoin de guide, on va les suivre.
— T’es sûr de ce que tu fais ?
— Pas du tout, j’improvise, dit Finn en courant vers le garage sans se soucier d’être vu.
Le droïde et Junn le suivirent au pas de course, conscients d’attirer l’attention. Dès qu’ils furent à l’intérieur, ils entendirent le bruit des moteurs du Night Buzzard. Il fallait se dépêcher.
— Hey, vous ! Qu’est-ce que vous faites ici ? leur demanda un stormtrooper de garde.
Les trois compagnons se décalèrent vers un coin plus sombre.
— Arrêtez-vous, les somma le garde en posant la main sur son blaster. Vos numéros d’identification.
Ils voyaient le vaisseau-prison s’élever et se diriger vers la sortie. Il fallait se débarrasser du trooper et prendre immédiatement un des vaisseaux. Finn allait sortir son sabre quand le garde s’effondra au sol. Rose venait de l’assommer.
Le Night Buzzard se dirigeait vers la sortie.
— Allez-y, je distrais tout le monde, leur dit Junn en sortant les fioles de son sac. Je sais pas où vous devez aller Général Finn, mais je sais que c’est plus important. Partez.
Finn, Rose et R2D2 se regardèrent. Pas de temps à perdre. Ils prirent rapidement une mécanicienne en otage et la firent monter dans l’un des vaisseaux équipés. Finn se mit aux commandes pendant que Rose pointait son arme sur leur nouveau copilote.
— J’espère pour toi que tu sais faire fonctionner ce traceur, lui dit-elle. Parce que sinon, ta vie ne nous est d’aucune utilité.
— Oui, oui, répondit l’otage avec empressement.
— Alors, vas-y.
— Quel vaisseau vous voulez suivre ?
— Le Night Buzzard, répondit Finn.
— Vous… vous voulez suivre le vaisseau des Chevaliers ? Vous êtes fou !
— Fais ce qu’on te dit, la menaça Rose.
La mécanicienne commença à pianoter sur le tableau de bord quand deux explosions se firent entendre. C’était le moment.
Finn fit décoller l’engin dans le garage et sorti en trombe du destroyer. Il repéra le Buzzard et se mit à sa poursuite. Leur otage marqua le vaisseau dans le système du traceur.
— Vous allez nous faire tuer, dit-elle.
— Maintenez-vous à distance, il ne faut pas qu’ils nous repèrent lorsqu’on arrivera.
— Tu sais où est-ce qu’ils vont, Finn ? demanda Rose.
— Ouais, j’ai une idée. Et je te garantis pas qu’on reviendra.