God of One : Fantôme du passé
Chapitre 60 : Glace et feu ! Le roi avec le touché d’or
3540 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 05/04/2026 16:07
Alors qu’il s’apprêtait à s’éloigner du temple d’Arès, Ace se protégea avec son nouveau bouclier contre des tirs provenant des falaises sur lesquelles se tenaient deux archers. De plus, le passage était gardé par deux guerriers revenants :
- Bien, cela me sera un bon entrainement pour le maniement de mon nouvel équipement, pensa le dieu de la guerre.
Il chargea les deux guerriers morts-vivants et les empala aisément. Cependant, il ne savait comment atteindre les tireurs car il n’avait pas d’arme de jet. Il regarda sa lance et même s’il regrettait de s’en séparer, il allait devoir l’utiliser pour supprimer au moins l’un des deux archers s’il voulait passer. Il y parvint et il s’apprêtait à courir lorsqu’il constata avec stupeur que l’arme était réapparue dans sa main :
- D’accord ! Je comprends maintenant pourquoi Calliope voulait que j’ai ces armes, se dit Ace.
Il évita une flèche tirée par le second revenant puis il l’acheva en lançant son arme et pu poursuivre aisément sa route jusqu’à un pont en bois à l’extrémité duquel d’autres archers morts-vivants. Il fonça vers eux tout en se protégeant de son bouclier pour bloquer leurs tirs. Lorsqu’il fut tout près d’eux, il cria :
- Barrage d’Arès !
Un enchainement d’estocs avec sa lance perfora les revenants. Peu après, il pénétra dans un tunnel où il trouva un ascenseur qu’il actionna pour monter d’un étage. En observant les parois et en sentant la température glaciale des lieux, il devina qu’il était à nouveau dans les monts d’Aroania. Se souvenant des dangers qui infestaient ces montagnes, Ace resta sur ses gardes. Arrivant sur un pont en bois, il fut attaqué par une bande d’harpies des glaces et d’autres tireurs morts-vivants. Il utilisa son fluide royal pour les neutraliser sans avoir à combattre. Il trouva à quelques pas un pont délabré et eut une idée : il enduisit sa lance de fluide offensif puis la lança contre le pont pour le fracasser et se servir de l’éboulement pour grimper jusqu’à une plateforme. Un ascenseur lui permit de continuer son ascension jusqu’à un autre pont gardé par une drague de Borée. Il la provoqua en frappant son bouclier avec sa lance. La créature enragée l’attaqua mais Ace stoppa sa charge puis la poussa dans le vide. Tandis qu’il se déplaçait contre la paroi, il remarqua au loin le volcan qui crachait toujours son souffle infernal, obscurcissant le ciel. Il reprit sa route jusqu’à un précipice qu’il franchit en se balançant à l’aide des lames du chaos. Plus loin, il vit le corps figé d’un soldat grec et sentit un souffle glacial. Il comprit que quelque chose ou quelqu’un lançait des bourrasques gelées qui figeaient quiconque osait s’aventurer sur ce chemin. Ace se sentait prêt à courir n’importe quel danger si cela devait lui permettre de rejoindre Deimos et Sabo. Il enduisit son bouclier de fluide offensif pour le rendre plus résistant puis il le plaça devant lui. Dans un immense effort, il avança jusqu’à atteindre la cause de la tempête, une énorme structure gelée, et la détruisit. Il se trouva face à un immense porche fermé par une grille et encadré par deux statues de drags. Au sol, il vit une conque liée à une chaine. C’est cet objet contenu dans la structure détruite qui avait généré ces vents glaciaux. Il le ramassa avant de constater que certains guerriers morts-vivants figés par le froid dégelaient et retrouvaient toute leur agressivité :
- Bon, ce sera peut-être un bon moyen de voir comment fonctionne cet artefact, se dit le dieu de la guerre. Tempête hurlante !
En tenant la chaine de la corne, Ace tourna sur lui-même et généra un cyclone de froid, figeant à nouveau ses ennemis. La grille qui obstruait le passage s’abaissa. En pénétrant dans le tunnel, notre héros vit un livre sur lequel il était écrit :
« Le sanctuaire de Borée, dieu du vent du nord. Surnommé le vorace, il est originaire des montagnes du nord et refroidit l’air de son souffle glacé. Borée porte une conque géante qui canalisait le pouvoir du vent du nord. »
Ace était donc dans le sanctuaire de Borée et détenait l’un des artefacts du dieu. Il avança d’un pas vif et arriva dans un canyon dont le sol était jonché de cadavres. Il avança prudemment et se mit en garde lorsque l’un des corps entouré d’une aura sinistre s’éleva. Ses yeux s’illuminèrent d’un jaune maladif et une voix grave sortit de sa mâchoire disloquée :
- Je te préviens, « fantôme des mers ». Ne suis pas cette voie, les dieux l’interdisent.
- Thanatos, même indirectement, nous nous rencontrons enfin, constata le dieu de la guerre. Pourquoi ne viens-tu pas me parler en face sans te cacher derrière ce cadavre ? Est-ce que tu aurais peur de moi ?
- Prends garde, tueur de dieux, tes actions auront de lourdes conséquences.
- Tes vaines paroles ne m’effraient pas ! Par ailleurs, je suis surpris que tu parles au nom des Olympiens, toi qui es plus ancien qu’eux. Mais qu’importe, ils n’ont aucun pouvoir sur moi. Et si tu ne veux pas rejoindre la liste de ceux que j’ai déjà terrassés, tu me diras où se trouve Deimos et Sabo !
- Uhmah ah ah ah ah, si tu t’obstines, pas même les Moires ne pourront m’empêcher d’en finir avec toi. Arès a eu tort de penser que tu serais à son service.
- Bien que je sois d’accord là-dessus, tu te trompes lourdement à mon sujet. Je n’ai pas besoin de protection, et surtout pas émanant de ces fameuses sœurs du destin. Tu te montres d’un orgueil démesuré et c’est la plus grande faiblesse des dieux. Preuve en est qu’Erinyes m’a beaucoup sous-estimé. Et où est-elle, à présent ?
Cette dernière remarque fit crier de rage le dieu de la mort qui jeta son réceptacle contre la paroi. Même si Ace était satisfait de sa provocation, Thanatos fit apparaître des spectres auxquels il devait faire face :
- Oh non, les filles ! Ne croyez pas que je vais me laisser faire ! Néant éternel !
A l’aide du fléau d’Erinyes, notre héros lança une boule d’énergie qui piégea les femmes spectrales, lui permettant de les tuer rapidement. Un peu plus loin, il glissa sur une pente puis enchaina une suite de sauts au-dessus de la lave jusqu’à atteindre l’entrée d’une grotte gardée par deux satyres et deux archers situés sur des échafaudages. Ace éjecta d’abord les hommes-boucs dans la rivière en fusion avec les lames du chaos. Pour les revenants, il les élimina avec la lance de Kratos. Il s’engouffra ensuite dans la caverne et ne tarda pas à trouver la statue en or d’une jeune femme allongée au sol. Il avait l’impression qu’elle était vivante ce qui l’inquiéta. Soudain, il entendit des bruits au-dessus de lui et vit un homme en train de grimper. Notre héros pouvait seulement distinguer qu’il portait une couronne et que ses mains brillaient d’une teinte dorée :
- Fiche-moi la paix ! cria l’étranger avant de fuir.
Le dieu de la guerre ne voulait pas s’en prendre à cet inconnu mais il pressentait que, tôt ou tard, ils se recroiseraient. Il escalada la paroi et rejoignit l’endroit où se trouvait auparavant l’étranger. Il remarqua que ce qu’avait touché l’homme présentait des traces d’or. Il comprit alors à qui il avait affaire. Il s’agissait de Midas, le roi de la Macédoine. On disait qu’il régnait sur un royaume prospère et qu’il était le plus riche des souverains. Il aurait été béni par le satyre Silène, permettant à Midas de changer tout ce qu’il touchait en or. Mais ce don devint bientôt une malédiction pour le roi. Par exemple, il ne pouvait plus se nourrir lui-même et la folie grandit peu à peu en lui. Ace comprit d’où venait la statue en or et se montra navré pour la jeune femme. Mais ce déplorable évènement ne concernait en rien sa mission. Il reprit sa route jusqu’à atteindre une immense salle où il vit un soldat revenant changé en or, prouvant que Midas était passé par là. En cherchant sa route, Ace fut importuné par des harpies qui foncèrent droit sur lui. Il utilisa le bouclier de Kratos pour stopper leur charge puis cria :
- Barrage d’Arès !
Une série de coups de lance perfora les femmes ailées. Finalement, le « fantôme des mers » grimpa à une échelle et découvrit au sommet une grille. Cherchant la manivelle permettant de la relever, il aperçut un mur fissuré qu’il pouvait le détruire à l’aide de ses lames embrasées par le fléau de Théra. Il découvrit alors le levier qu’il cherchait et le poussa. La grille désormais relevée mais deux obstacles entravaient encore sa route : un pont au-dessus du fossé qu’il devait franchir était détruit mais ce n’était pas un obstacle insurmontable car il pouvait sauter par-dessus. Mais au bout, deux arachnides cracheurs d’acide l’attendaient.
Il projeta sa lance sur ses ennemis afin de les éliminer et put traverser le passage ouvert. Avançant d’un pas sûr, il arriva devant un précipice au fond duquel coulait grande rivière de lave. Sur l’autre rive, Midas était en train de se morfondre. Lorsque le vieux roi aperçut notre héros, il lui cria :
- N’approche pas ! N’approche pas ! Je suis maudit ! N’approche pas ! Es-tu aveugle ? tout ce que je touche se transforme en… or
Pour prouver ses dires, Midas palpa un rocher qui se changea en or :
- Je connais ta malédiction, roi Midas ! répondit calmement Ace. J’ai pu observer ce qu’elle a causé sur mon chemin !
- Je… je ne voulais pas, je pensais… Com… comment aurais-je pu savoir qu’elle allait… Oh, ma fille…Ma belle petite fille…
Notre héros ne put que compatir à la douleur d’un père qui avait perdu son enfant. Le roi en pleurs eut tout à coup une hallucination. La lave de la rivière fut remplacée par de l’eau. Midas pensa reconnaître le lieu :
- Le Styx… suis-je chez Hadès ? Oui, c’est sûrement ça !
- Quoi ? dit Ace ne comprenant pas les dires de Midas.
- Enfin ! Je sais ce que je dois faire ! ajouta le vieil-homme alors qu’il tendait sa main pour la plonger dans la rivière.
- Midas ! Non !
Hélas ! Trop tard ! La lave dévora la main du roi qui hurla de douleur :
- Aaaaaaaaah !!!
Alors que sous le coup de la souffrance, le roi courait en délirant, la lave se changea en grande partie en or, formant ainsi un passage pour notre héros. Ce dernier se sentait concerné par les désordres provoqués par Midas ; il ne pouvait le laisser toucher qui que soit et le changer en or aussi poursuivit-il le roi. En chemin, il ramassa un anneau qui appartenait sûrement à Midas. Il perdît bientôt sa trace mais il trouva une corde qui lui permit de descendre jusqu’à une manivelle gardée. Mais en hauteur, des archers malfaisants veillaient. Ace chargea sa lance puis la projeta en criant :
- Revanche d’Arès !
En projetant son arme vers le plafond, cette dernière se multiplia ce qui créa une pluie de projectiles qui tua sur le coup les tireurs. Notre héros appréciait de plus en plus ses nouvelles armes même si les lames du chaos gardaient sa préférence. Il activa la manivelle ce qui ouvrit un passage mais sa route fut vite bloquée par un nouveau contingent de guerriers morts-vivants. Ace usa de son fluide royal pour les assommer et continua son chemin. Plus loin, il trouva un cyclope changé en statue d’or ce qui prouvait que Midas était passé par là. Il tenta d’ouvrir un coffre lui aussi couvert d’or mais en vain :
- Non, il n’y a rien à faire, c’est bloqué, constata-t-il. Je ne vais pas m’acharner dessus.
Il continua sa poursuite du roi de Macédoine et parvint à une nouvelle plateforme sous laquelle se tenaient deux guerriers revenants. Notre héros bondit et les décapita grâce à son attaque surprise. Une utilisa une corde comme tyrolienne pour traverser une coulée de lave. De l’autre côté, Ace grimpa à une autre corde puis sauta sur des rochers flottant sur la lave en fusion qui s’enfoncèrent sous son poids. Finalement, en atterrissant sur le sol ferme, il entendit Midas pleurer la perte de sa fille. Lorsque notre héros s’approcha, le roi tendit vers lui sa main comme une menace :
- Je te préviens…, dit le vieil-homme mais il fut interrompu par une gifle venant du « fantôme des mers ».
- Suffit, Midas ! Je comprends que le fait que ta fille soit désormais une statue d’or t’ai gravement bouleversé ! Cependant, tu dois aussi comprendre que tes actions pourraient affecter d’autres victimes innocentes si tu ne te ressaisis pas ! N’es-tu pas un roi qui a le devoir de protéger son peuple ?! Que dirait ton enfant si elle te voyait à présent ?!
Les paroles d’Ace firent mouche et permit au vieux roi de reprendre ses esprits :
- Vou…vous avez raison. Merci.
- Pas de quoi. Bon, maintenant que vous êtes à nouveau vous-même, il faut…
Soudain, une meute de loups surgit des crevasses et les bêtes semblaient affamées :
- Restez derrière moi, ordonna notre héros. Je vais m’occuper d’eux.
- Nulle crainte pour moi, rassura le roi. On peut dire que c’est le seul avantage que j’ai avec cette malédiction.
Comprenant les dires de Midas, Ace passa à l’action. Alors qu’il massacrait la majorité des loups, le vieil-homme les changeait en or. Ainsi, tous deux purent revenir sur leur pas devant une cascade de lave :
- Dites-moi, pourquoi êtes-vous venu ici ? demanda Midas
- Je recherche le moyen de rejoindre mes compagnons. Ils sont dans un port pour armer un navire qui doit nous mener là où se trouvait autrefois l’Atlantide. Notre rencontre n’est due qu’au hasard.
- Je vois… mais je doute que vous puissiez les rejoindre. Ce volcan est un vrai labyrinthe et les ennemis sont nombreux.
- Cela ne m’arrêtera pas.
- J’en suis certain. Néanmoins, je voudrais vous aider pour vous remercier de m’avoir remis les idées en place.
- Eh bien… même si je pense que cela n’est pas nécessaire, je vous en remercie. Mais comment comptez-vous faire ?
- Juste au-dessus de cette cascade de lave se trouve un passage qui vous permettra de sortir du volcan.
- J’apprécie cette information, mais je ne vois pas comment on pourra… Ace s’interrompit lorsqu’il comprit l’idée de Midas. Vous êtes sérieux ?
- Plus que jamais.
- Vous avez conscience que cela va vous coûter votre seconde main ?
- Depuis que j’ai eu ce don, ma vie a tourné au cauchemar. Cette action sera pour moi un acte de pénitence.
- Je comprends.
- J’ai toutefois une requête à formuler.
- Laquelle ?
- Je veux que vous trouviez un moyen de briser le sort qui a transformé en or les gens que j’ai touché et surtout ma fille.
- Entendu, je ferai tout mon possible pour résoudre cela.
- Je vous en remercie.
Ainsi, le roi de la Macédoine plongea sa main dans la roche en fusion. Il serra les dents alors que la lave se changeait en or. Voyant qu’il pourrait désormais escalader la cascade, Ace se retourna vers Midas et s’accroupit :
- Grimpez sur mon dos, ordonna notre héros.
- Quoi ?
- Maintenant que vous avez perdu vos mains, il n’y a plus de risque pour moi.
- Mais pourquoi voulez-vous vous encombrer de moi ?
- Je veux que vous puissiez retrouver votre enfant si je parviens à la délivrer. Je ne veux pas qu’après avoir subi une telle torture, votre fille soit éplorée par votre mort.
Touché par la bonté du dieu de la guerre, le roi s’accrocha de son mieux à Ace qui grimpa. Ils atteignirent un couloir qui les mena vers l’extérieur, comme avait dit Midas. Toutefois, notre héros savait qu’avant d’atteindre le navire, de multiples dangers l’attendaient.
Dans le prochain chapitre :
Narrateur : Ace devra affronter de nouveaux défis tout en protégeant le pauvre Midas. Même s’ils parviendront à atteindre Calliope et les autres Spartiates, la route menant vers l’Atlantide ne sera pas de tout repos.
Ace : Prochainement dans God of One « Tous à bord ! Cap sur la cité engloutie ! » j’aurai ma vengeance.