God of One : Fantôme du passé
Chapitre 56 : Héraklion en feu ! L’ombre planant de la mort.
5751 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 25/12/2025 15:55
Traversant en Crête, Héraklion en feu, Ace et Calliope cherchèrent leur chemin vers la citée de Sparte. Ils empruntèrent une échelle pour grimper sur un toit et contemplèrent la cité vidée de ses habitants. Le dieu de la guerre était pensif :
- Ça va ? demanda la jeune Spartiate à notre héros.
- Oui, ne t’en fais pas. J’imaginais juste ce qui serait arrivé à ces gens si toi et les autres ne les aviez pas secourus.
- C’est surtout grâce à toi qu’on a pu agir à temps, même si je pense qu’on n’a hélas pas pu sauver tout le monde.
- Ce qui est fait est fait. A présent, trêve de spéculations et de doutes, il faut continuer.
Ils traversèrent une poutre tels des funambules puis escaladèrent un mur au sommet duquel ils se trouvèrent nez à nez avec un groupe de soldats morts-vivants :
- Eh… ça m’avait manqué, dit ironiquement Ace.
- On fait comment ? demanda Calliope.
- Vu leur nombre dérisoire, chacun fait comme bon lui semble.
S’ensuivit alors un combat violent mais rapide. En effet, tandis que la jeune guerrière tranchait méthodiquement ses ennemis avec son glaive, le dieu de la guerre démembra promptement les revenants. Une fois le massacre terminé, tous deux remarquèrent deux échelles. L’une était proche mais ne menait à nulle part tandis que l’autre, plus éloignée, permettait de se rendre vers le toit d’un bâtiment. Si notre héros put aisément atteindre cette dernière d’un formidable bond, la Spartiate dut emprunter la première afin de passer vers l’autre en sautant. Une corde reliait leur toit à un autre. Ils s’y suspendirent afin de franchir le vide enflammé. Le « fantôme des mers » avait ouvert le pas car il avait pressenti des ennemis non loin. Ainsi, alors qu’il s’occupait d’eux, la cheffe des « spectre de Sparte » couvrait leur arrière. Ils franchirent un pont sur lequel ils tuèrent une autre garnison de revenants puis s’engouffrèrent dans une bâtisse à travers un trou. Ils virent un bloc de pierre juste à côté d’eux et Ace décida de le pousser, pensant que ça allait servir. Plus loin, trois archers morts-vivants tirèrent sur nos deux héros. Une chance que la jeune cheffe eût son bouclier et le dieu de la guerre sa charge. Calliope élimina un archer situé à son niveau et Ace sauta pour éliminer ceux se trouvant en hauteur. La jeune Spartiate utilisa le bloc comme appui pour bondir et le rejoindre. Ils arrivèrent devant une nouvelle corde qu’ils utilisèrent comme tyrolienne et atterrirent dans un bâtiment en construction. Nos deux compères devinèrent qu’il s’agissait d’un temple. D’ailleurs, ils virent à quel dieu il était dédié… ou plutôt à quelle déesse :
- Athéna… évidemment qu’on la verrait ici, dit d’un ton haineux Calliope.
- Même si elle pourrait nous donner beaucoup d’informations, je sais qu’elle n’en fera rien, intervint Ace, lui aussi en colère contre la déesse. Viens, on a des choses plus importantes à faire.
Tandis que les deux cherchaient à poursuivre leur route, la sculpture bougea :
- Je t’en conjure, Ace, renonce à ce que tu souhaites faire.
- Tiens donc, tu te décides à venir nous voir parce qu’on t’ignore, fit remarquer le « fantôme des mers ». Quelle maturité !
- Il y a tant de choses que tu ignores et …
- Ignorer ?! interrompit la guerrière. Tu emploies le mot parfait Athéna puisque moi et surtout mon père ne savions pas que mon oncle Deimos était toujours en vie !
- Mon enfant, cette discussion ne te regarde absolument pas.
- Tu as tort Athéna ! réprouva Ace. Elle a toute sa place dans cette histoire puisqu’un membre de sa famille a été piégé depuis longtemps dans le domaine de la mort ! Et je t’interdis de l’appeler « ton enfant » ! Tu n’as pas droit à ce genre de condescendance !
- Enfin Ace…
- Et en plus, j’ai appris que Sabo était en vie ! Mon frère est en vie et se trouve lui aussi dans le royaume de Thanatos ! Pourquoi les dieux m’ont-ils caché ça ?! Qu’est-ce que Sabo a fait pour subir un tel sort ?!
- …
- Tu ne réponds pas… cela prouve une fois encore que l’Olympe ne m’offre que tromperie et trahison, dit notre héros sur le point de partir.
- Ne laisse pas la colère t’aveugler. Méfie-toi, ils essaieront tous de s’en prendre…
Mais le dieu de la guerre en avait assez de ces mises en gardes creuses. Il dégaina l’une des lames du chaos et détruisit la statue. Calliope demanda :
- Ça va ?
- Je vais bien. Désolé de te faire que tu assistes à mes excès de colère.
- T’inquiète, je suis bien contente que tu l’aies fait taire. Moi aussi, j’en avais assez de ces paroles vides.
- Ouais… allons-y.
En observant attentivement le temple décrépit, nos deux compagnons virent une porte gravée d’un casque de chaque côté :
- Incroyable, c’est l’une des fameuses portes de Crète, dit la Spartiate émerveillée.
- Que peux-tu me dire d’elles ? demanda Ace.
- D’après ce que j’ai appris, seule une clé spéciale permet leur ouverture. Elle est sans doute quelque part dans la cité.
- On n’a rien à perdre, partons à sa recherche.
Ils utilisèrent une corde pour grimper sur des échafaudages. Ils trouvèrent un ascenseur que Calliope activa. Arrivé au sommet, ils furent désappointés par l’absence de route. Ils escaladèrent alors un mur et trouvèrent au sommet un tunnel dans lequel ils s’engagèrent. Un peu plus loin, ils se cachèrent en voyant une meute de loups près d’une broyeuse de pierres en rotation. Ne voyant aucune autre issue, Ace eut une idée :
- Ecoute, petite fleur, il va falloir jeter ces molosses dans cette broyeuse.
- Entendu.
Profitant de l’effet de surprise, nos deux héros bondirent sur la meute et chacun attrapa un loup afin de le balancer dans la broyeuse qui écrasa les bêtes dans une gerbe de sang. Les autres loups s’enragèrent et foncèrent sur Ace et Calliope. Même s’ils étaient nombreux, ils n’étaient pas de taille face à nos héros. Après un long moment de massacre, la broyeuse finit par exploser. Cela dévoila un nouvel ascenseur qui permit à nos héros de descendre. Néanmoins, leur route s’acheva une fois encore sur le vide et en bas, une autre broyeuse tournait inlassablement. Par chance, ils virent une manivelle que Calliope tira. Une prise qui se déplaçait latéralement surgit. Ace pourrait s’y accrocher avec ses lames mais il savait qu’elle se rétracterait dès que la jeune Spartiate lâcherait prise. Cela demandait un timing parfait. Aussi, dès que Calliope lâcha la manivelle, elle courut vers Ace et s’accrocha à lui tandis qu’il attrapait la prise en mouvement. Suspendu dans le vide, ils attendirent que le mécanisme les menât vers le sol ferme. Tous deux purent reprendre leur chemin mais se trouvèrent bientôt face au même obstacle. Ils répétèrent la même manœuvre et atteignirent enfin la sortie. Ils trouvèrent une grue qui supportait un bloc de pierre. Au-dessus, un passage était bloqué par une grille. Ace réfléchissait au moyen de l’ouvrir lorsqu’il constata que sa jeune amie observait un mur en feu :
- Que t’arrive-t-il ?
- Ce n’est rien, répondit la Spartiate. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai imaginé qu’il y avait quelqu’un de coincé ici.
- Curieux, ç’aurait été très problématique.
- Surtout si une personne avait décidé d’utiliser la grue pour abattre la pierre sur lui.
- Non mais enfin ! Calliope ! Ça va pas de dire une chose pareille ! Qui serait assez cruel pour faire ça ?!
- En tous cas, pas toi. Je sais que même si tu as fait pas mal de choses répréhensibles, tu as toujours un code d’honneur envers ceux qui sont sans défense.
- Eh… merci.
- Il n’empêche qu’on ignore comment on pourra ouvrir cette grille.
- A mon avis c’est lié à cette plaque de pression là-bas, dit notre héros en la pointant du doigt. Mais puisqu’on n’a pas de charge assez lourde à poser dessus, on va faire ça à la façon bourrin.
- Ça, c’est la méthode que j’aime le plus.
Ace monta sur la grue afin d’actionner le levier, permettant ainsi d’abaisser le bloc pour un court instant que nos deux compères utilisèrent comme un ascenseur. Dès leur arrivée devant la grille, Ace embrasa ses lames avec le fléau de Théra et son fluide offensif ce qui fit fondre l’obstacle. Quelques pas plus loin, ils virent plusieurs statues figurant des gens en détresse et qui semblaient vivantes. Nos deux héros comprirent aussitôt le danger :
- Bande tes yeux Calliope et reste sur la défensive, ordonna Ace.
- Entendu, répondit son alliée. C’est dommage que je n’ai pas appris l’art du fluide comme toi.
- Quand tout cela sera terminé, je vous entrainerai toi et les autres. Après tout, si Arès a pu y faire appel durant notre combat, pourquoi pas vous.
Notre héros pris la jeune guerrière sur son dos jusqu’à une corde à laquelle il se suspendit pour bondir à travers la fissure d’un bâtiment. Soudain, ils entendirent le sifflement désagréable d’une gorgone qui tenta de griffer le dos de Calliope. Mais c’était oublier Ace qui l’intercepta et la repoussa. Il provoqua ensuite la femme-serpent qui tenta de s’enrouler autour de lui. Bien qu’il eût les yeux fermés, son fluide le prévint du danger et il l’esquiva. Il asséna ensuite des coups de poing sur la tête de la gorgone puis enroula les chaines des lames du chaos autour de son cou. La créature se débâtit pour se libérer mais Ace tira d’un coup sec afin de la décapiter. Ne sentant plus aucun danger, il dit :
- Tu peux retirer ton bandeau, il n’y a plus de gorgone pour le moment.
Calliope fit glisser le tissu sur sa tête au cas où d’autres de ces vils monstres seraient dans le coin. Ils cheminèrent jusqu’à un immense bassin dans lequel ils s’immergèrent. Le « fantôme des mers » décida de plonger puisqu’il avait encore la capacité de respirer sous l’eau. Il trouva un mur fragile et le défonça. Il fit ensuite signe à la Spartiate de le suivre. Ils nagèrent jusqu’à une autre piscine puis en sortirent. Ace ouvrit une grille qui bloquait le passage lorsqu’ils entendirent une voix :
- Ohé, qui va là ?!
Ils cherchèrent d’où venait l’appel et tombèrent sur une véritable boucherie : un groupe de Spartiates avaient été abominablement massacré. L’un d’eux était miraculeusement en vie mais on lui avait arraché les yeux. Il tenait dans ses bras l’un de ses camarades :
- Tiens bon, Dominus, on a gagné ! Tiens bon ! dit le soldat en sanglotant sur le corps inerte.
- Que vous est-il arrivé ? demanda Calliope.
- Ho… générale Calliope… vous êtes là… (Toux, toux) … Nous les avons provoqués… Les dieux… ils ont envoyé un message à ceux qui les ont défiés. Nous… nous avons survécu. Elle nous a épargné…elle…
- Dis-moi qui a osé s’en prendre à vous, demanda Ace.
- La fille… un message… pour le « fantôme des mers ». Le travail commence… la mort… attend le « fantôme ». Il n’obtiendra jamais le crâne… Le crâne…
- Repose-toi. Tu as tenu bon malgré tes souffrances. Je jure de faire payer au centuple la déité qui s’en est prise à vous.
- Mer… (toux, toux) … merci…
Et ce fut dans ce dernier souffle que le soldat périt. Calliope fit une prière à ce pauvre guerrier tandis qu’une fois encore, la rage gagnait notre héros :
- Pourquoi les dieux doivent-ils toujours faire souffrir les mortels ? s’interrogea Ace face à ce spectacle morbide. J’ai beau avoir causé la destruction et je ne le nie pas, mais faire des actes aussi brutaux juste pour m’atteindre…
- J’espère qu’ils pourront trouver leur place en Elysée.
- Je le crois fortement. Allons-y.
- Bien.
- Oh… j’aillais oublier. Si nous croisons la messagère qui a assassiné nos hommes, je t’ordonne de fuir.
- Je comprends, seul un dieu ou un mortel formé par eux peut en tuer un autre. Je suis consciente que je serai une gêne s’il y a une confrontation.
Nos deux héros s’apprêtaient à avancer lorsqu’ils virent un groupe de morts-vivants, au grand déplaisir du dieu de la guerre :
- Lame de feu ! Cyclone du chaos !
Le tourbillon de lames embrasées par le fléau de Théra repoussa les revenants. Alors qu’ils s’apprêtaient à riposter, les monstres qui n’avaient pas remarqué qu’ils portaient une marque de feu, explosèrent instantanément. Ace et Calliope virent une autre porte de Crète mais là encore, ils ne purent pas l’ouvrir. Décidant de chercher ailleurs, ils trouvèrent une corde qu’ils usèrent comme tyrolienne. Ils glissèrent à travers des bâtiments en flammes surplombés par de la lave en fusion puis atterrirent sur un chemin. Devant eux, se trouvaient d’étranges corbeaux et une lumière sinistre brillait dans leurs yeux. Le dieu de la guerre supposa qu’il s’agissait de serviteurs comme les scarabées de Mégère. Aussi foncèrent-ils rapidement sur les rapaces afin de les exterminer. Le combat fut de courte durée grâce à l’effet de surprise. Nos deux compagnons purent ensuite grimper sur le toit d’une maison puis avancèrent prudemment sur des poutres au-dessus d’un feu ardent jusqu’à un bâtiment. Un cyclope en armure sauta à leur rencontre. Le poids de l’imposant monstre fit effondrer le sol, les faisant chuter au rez-de-chaussée. Face à cette bête, Ace eut une idée :
- Je vais l’affaiblir puis tu l’achèveras.
- Entendu, dit Calliope.
La jeune demoiselle resta en retrait et notre héros fonça sur le cyclope afin d’enchainer des taillades enflammées par le fléau de Théra. La bête tenta de riposter mais elle était bien trop lente face au dieu de la guerre. Lorsque la dernière pièce de son armure se brisa, la Spartiate l’attaqua par derrière et transperça son œil jusqu’à atteindre son cerveau. Ace profita que ses armes soient en feu pour détruire un mur fissuré révélant un passage. Avançant avec prudence dans la bâtisse endommagée, ils montèrent un escalier tout en évitant les débris en feu. Ils découvrirent une nouvelle corde à laquelle s’agripper mais aussi un problème : des archers prêts à tirer. Ace usa de son fluide royal pour assommer les ennemis. Ils arrivèrent devant un pont brisé. Calliope s’accrocha au dos d’Ace qui sauta mais le poids supplémentaire de la Spartiate les empêcha d’atteindre l’autre côté. Ils heurtèrent un mur qui s’éboula et atterrirent un étage au-dessous infesté par des morts-vivants et un minotaure. Notre héros pouvait facilement gérer la situation avec la jeune guerrière mais il constata que le plafond était prêt à s’effondrer. Il leur fallait sortir rapidement. La seule issue se trouvait derrière une grille :
- Ouvre le passage pendant que je les retiens, demanda le « fantôme des mers » à son alliée.
Hochant la tête avec détermination, elle se hâta de relever la grille pendant que notre héros défendait leur position. Dès qu’ils quittèrent la pièce, le plafond s’écroula en écrasant les monstres. Après tant des péripéties, nos deux amis prirent le temps de souffler. C’est alors qu’Ace vis un livre dans lequel il était écrit :
« Héraklion, qui tient de son nom d’Hercule, est la capitale de la Crète et la principale base commerciale pour l’Atlantide. »
Cela ne servait pas d’indice et nos deux amis reprirent la route. En marchant dans le forum en ruine, ils remarquèrent un groupe de gorgones et de harpies. Silencieusement, ils se mirent en position pour les prendre en embuscade :
- Œil du cyclone !
Le trait d’éclair azuré transperça le crâne des femmes-serpents alignées tandis que Calliope découpait les femmes ailées. Ace détruisit un mur fissuré à l’aide du fléau de Théra puis grimpèrent à une échelle. Pour poursuivre leur chemin, ils durent franchir en funambule des poutres juste au-dessus d’une coulée de lave. Ils pénétrèrent ensuite dans un nouveau bâtiment dont le sol était fissuré. Notre héros prit une décision :
- Ecarte-toi, Calliope.
Lorsque la jeune Spartiate fut assez loin, Ace détruisit le sol en y plantant les lames du chaos ce qui révéla une salle. Rejoint par sa jeune amie, ils s’apprêtaient à continuer lorsqu’ils entendirent la voix d’une vieille personne :
- Oh… Quels idiots ! Quels idiots ! dit le vieil homme qui raclait le sol avec une pelle. Mais toi, tu l’es encore plus, Ace.
- Tiens, tiens, tiens… ne serait-ce pas mon vieil ami le fossoyeur ? Encore en train de gagner ta croute dans les lieux les plus dangereux ? plaisanta amèrement le « fantôme mers »
- L’heure n’est pas à la plaisanterie. Tes hauts-faits s’allongent avec le temps mais certains sont peu louables.
- Comment ça ? demanda Calliope au vieillard.
- Voyons… le « fantôme des mers », le tueur d’Arès et maintenant, le destructeur de l’Atlantide.
- Bien, j’admets que la cité est perdue mais son peuple est toujours en vie. Et puis tout cela ne serait pas arrivé si Poséidon avait accepté de prendre au sérieux ma mise en garde, rétorqua notre héros.
- Certes, mais n’est-ce pas toi qui est allé contre la volonté de l’Olympe ? Et pourquoi ? Simplement pour découvrir des choses qui ne doivent pas être dévoilées. Prends garde à toi, mon jeune ami. La destruction du royaume du dieu de la mer ne présage rien de bon.
- Ce que je cherche ne regarde que moi ! Ce que pensent les dieux, je m’en moque !
- Et pourtant tu es un des leurs ?
- Le trône d’Arès n’a jamais été ce que je convoitais et tu le sais ! Durant tant d’années, j’ai servi sans rechigner l’Olympe et en retour, je voulais obtenir vengeance contre mon ancien oppresseur mais aussi être libéré de mes cauchemars et ça, on ne me l’a pas accordé. On m’a ensuite empêché de trouver le repos dans la mort et on m’a mis à la place de mon pire ennemi !
- De ce fait, tu as le privilège de marcher auprès des dieux mais tu craches sur l’honneur qui t’a été fait.
- Que vaut l’honneur des dieux quand on bafoue sa parole, vieillard ! intervint Calliope. N’as-tu donc pas entendu ce qu’Ace a dit ?! Et tu prétends être son ami ?
- Ceci ne te regard en aucun cas, jeune fille.
- Cela la regarde parfaitement ! répliqua Ace. D’autant plus que celui que je recherche est aux côtés de son oncle présumé mort.
- Aaaaah oui… eux…
- Et pourquoi mon frère se trouve-t-il dans le domaine de Thanatos ?! demanda Ace.
- C’est ainsi, son destin est scellé même si sa situation est regrettable.
- Scellé ?! Comment oses-tu dire cela ?! Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter un tel supplice ?! Ça, tu vois, c’est une autre raison de haïr les dieux. Et toi, je t’ai ajouté sur ma liste.
- Ta liste ?
- Celle de ceux qui m’ont trahi ! Teach, Arès, Athéna… et toi… Je t’avais considéré comme un compagnon en qui j’avais toute confiance. Or, je découvre tu n’es pas un mortel et maintenant ça ! Je me fiche que tu sois un esprit ou bien un dieu, une chose est sûre, c’est que j’en ai plus qu’assez de tes conseils d’hypocrite.
- Soit, soit, va et tente ta chance pour retrouver ton frère et l’autre. Mais c’est peine perdue, tu ne les retrouveras jamais. Et par toute cette destruction, tu as supprimé le seul chemin de ton salut. Ceci… est tout ce qui t’attend à la fin de ton voyage, dit le fossoyeur en montrant Héraklion en proie des flammes.
- Allons, vieillard, tu oublies à qui tu as affaire ? interrogea la Spartiate. Après tout, Ace est l’homme qui a triomphé des épreuves les plus redoutables. J’ai foi en lui.
- Merci, petite fleur, dit Ace. Je ne renoncerai pas tant que je n’aurai pas retrouvé Sabo et Deimos.
- Sois prudent, mon enfant… et rebrousse chemin. Ne cherche pas le domaine de la mort… Hé hé hé ha ha ha ha, ricana le fossoyeur.
Alors qu’il retournait à son activité en chantonnant, nos deux amis remarquèrent un levier doré à terre. Il s’agissait sans aucun doute de la clé de Crète. Notre héros le récupéra et l’utilisa pour ouvrir une porte de Crète à proximité. Alors qu’ils descendaient un chemin, ils constatèrent que les os autour d’eux se mettaient à bouger avant de se réassembler en guerriers squelettes maniant épée et bouclier. Nos deux héros arrivaient à les détruire mais ces monstres se reformaient à chaque fois. Ace réduisit alors leurs os en poussière afin de les anéantir une bonne fois pour toute. Tous deux reprirent la route en montant sur le toit d’un bâtiment qui s’enfonçait dans la lave. Ils franchirent une rivière de roche en fusion et pour ce faire, le « fantôme des mers » jeta la jeune Spartiate de l’autre côté tandis qu’il prit son élan et sauta. Ils marchaient d’un pas sûr lorsque soudain, Ace poussa rudement Calliope ; une entité venait en effet de surgir des ombres pour les attaquer. Son apparence faisait à la fois penser à un spectre et à une sirène. Elle fut bientôt rejointe par une autre femme spectrale. Chacun de nos héros affronta une ennemie. Ace anticipa aisément les attaques surprise du spectre puis il le jeta au sol avant de lui transpercer le torse avec ses lames. De son côté, Calliope se défendait au mieux jusqu’à ce que son adversaire fasse surgir des geysers d’énergie jaunâtre avant de sauter sur elle. La jeune guerrière parait ses coups de griffes jusqu’à ce qu’Ace parvint à lui faire une prise qui lui brisa la nuque. Il aida son alliée à se relever puis ils pénétrèrent dans une maison en flamme. Ils virent que l’effondrement du sol se rapprochait dangereusement d’eux :
- COURS ! cria Ace alarmé à Calliope
Ils se précipitèrent mais au loin, des débris bloquaient le chemin. Le dieu de la guerre usa de son fluide offensif afin de les détruire. S’ensuivit une course contre la montre, enchainant glissades, sauts et destruction d’obstacles jusqu’à ce qu’ils puissent enfin sortir du bâtiment. Reprenant leur souffle, nos deux amis virent deux grandes statues de guerriers Grecs s’affrontant à la lance. Pour Calliope, cela lui rappelait ses entrainements avec ses camarades lorsqu’ils avaient quitté Sparte. Pour Ace, cela évoquait les combats avec ses frères lorsqu’ils remplaçaient les lances par des tuyaux récupérés dans Grey terminal, le bidonville à proximité de Goa. Puis il se souvint du jour où le père de Sabo l’avait séparé d’eux puis de sa prétendue mort causée par un dragon céleste. Finalement, le « fantôme des mers » fit signe à la jeune guerrière ; ils devaient continuer avant d’être pris dans les flammes. Ils trouvèrent une peu plus loin un ascenseur que la Spartiate activa. Ils parvinrent directement dans le temple d’Athéna dont ils purent sortir en passant par la porte de Crète. Cependant leur chemin fut bientôt barré par un colosse qui tenait entre ses quatre bras une immense boule générant de l’électricité :
- Qu’est-ce que c’est ?! demanda Ace en sortant ses lames.
- Un Géryon, répondit Calliope qui se mit en position. C’est un gardien de l’Atlantide. Pourquoi est-il ici ?
- Ne perdons pas d’énergie à chercher une réponse, occupons-nous de son cas.
Le colosse balança sa boule et nos deux héros l’évitèrent. Ace lança alors un enchainement de coups, blessant le Géryon lorsque ce dernier disparut avant de réapparaitre ailleurs :
- Génial, un monstre qui peut se téléporter, constata le dieu de la guerre agacé par cette situation. Lames de feu !
En enflammant les lames avec le fléau de Théra, il déchaina contre le colosse des attaques violentes tandis que Calliope portait des coups précis. Tous deux devaient en même temps esquiver les attaques de foudre générées par le Géryon. Finalement, Ace asséna un violent coup de poing au ventre du colosse qui lâcha sa boule. Ace la souleva et écrasa la tête de son ennemi. Ils reprirent leur route et entrèrent dans un bâtiment, ouvrirent une porte derrière laquelle se trouvait un contingent de morts-vivants et de harpies. Ace usa du fluide royal afin d’éviter un combat de plus. Nos deux amis atteignirent ensuite la zone où les Spartiates avaient été massacrés et, à proximité, la porte de Crète qu’ils déverrouillèrent. Par chance, elle menait vers l’extérieur de la cité. Au loin, ils virent une montagne enneigée :
- C’est le mont d’Aroania ! cria Calliope de joie. Sparte se trouve juste derrière !
Mais elle se souvint soudain des mots du fossoyeur et un sombre présentiment l’envahit non pas pour elle mais pour son idole même si elle connaissait sa force. Après tout, les mises en garde faisant référence à Thanatos lui faisait craindre le terrible destin qui attendait notre héros. Elle sursauta lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule. C’était Ace qui avait senti son inquiétude et voulait la rassurer. Le regard empli de détermination de notre héros fit comprendre à la jeune fille que rien, pas même le dieu primordial de la mort, n’arrêterait le dieu de la guerre. Il délivrerait son frère et l’oncle de Calliope.
Dans le prochain chapitre :
Narrateur : Cherchant leur voie dans la montagne pour rejoindre la cité de Sparte, Ace et Calliope devront affronter de multiples dangers et en particulier, la messagère de Thanatos.
Ace : Prochainement dans God of One « Le mont glacé d’Aroania. La fille de la mort. » j’aurai ma vengeance.