L'ombre du Camélia

Chapitre 42 : La confrontation des vérités

Chapitre final

404 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 30/09/2026 08:20

Le déclic de la porte qui se referma derrière eux résonna dans le bureau.

Personne ne bougea.

Naruto maintenait son arme braquée sur Hiashi Hyûga. En face de lui, Sasuke leva la sienne sans la moindre hésitation.

Entre eux, Hinata demeurait immobile.

Trois armes.

Trois volontés.

Un seul homme assis.

— Tu es en retard, Sasuke, lança Naruto, sans quitter le patriarche des yeux.

— Et toi, tu es toujours aussi prévisible, numéro sept.

Sa voix était calme.

Presque trop.

— Pose ton arme.

 

Hiashi inspira lentement avant de tourner son regard vers sa fille.

Pour la première fois, il paraissait vieilli.

— Hinata...

Sa voix n'avait plus l'assurance du chef de clan.

— Tu as choisi de marcher aux côtés de celui qui a exécuté nos alliés.

Elle ne détourna pas les yeux.

— Non.

Un silence.

— J'ai choisi de ne plus marcher derrière toi.

Les mots frappèrent plus durement qu'un cri.

— Tu n'as jamais signé le projet TERRA pour protéger cette ville. Tu l'as signé pour acheter le silence des Uchiha après avoir livré leurs anciens refuges.

Naruto eut un rire bref, sans joie.

— Elle connaît enfin l'histoire.

Son regard glissa vers Sasuke.

— Et elle sait aussi que ton clan a accepté ce marché. Les morts ont financé la reconstruction. TERRA n'était pas un traité de paix.

Il marqua une pause.

— C'était une entreprise bâtie sur des cadavres.

 

Le visage de Sasuke resta impassible.

Seuls ses doigts se resserrèrent imperceptiblement autour de son arme.

— Le pacte était le seul moyen de sauver ce qu'il restait des miens.

Sa voix demeurait égale.

— Kanda Hiroshi voulait rendre ces documents publics. Il aurait déclenché une guerre que personne n'aurait survécu.

Il soutint le regard de Naruto.

— Je l'ai empêché.

Hiashi redressa lentement le menton.

Un sourire fatigué effleura ses lèvres.

— Vous continuez tous à parler de trahison comme si le monde fonctionnait avec des idéaux.

Son regard passa de Sasuke à Naruto, puis s'arrêta sur Hinata.

— Des hommes sont morts.

Oui.

Parce qu'il fallait choisir qui survivrait.

La pièce sembla se refroidir.

— Vous me jugez aujourd'hui, poursuivit-il. Pourtant, vous profitez tous de la ville que ces décisions ont reconstruite.

 

Personne ne répondit.

Le silence retomba, plus lourd que les mots.

Quatre personnes.

Quatre vérités.

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