L'argent ne fait pas le bonheur
Chapitre 36 : J'ai joué... j'ai perdu.
6205 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 26/03/2026 22:10
Pov normal (vendredi 13 mars : 12h35)
Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était devant la porte de Suigetsu. Peut-être qu'il était le seul qui pouvait l'aider, le seul qui pouvait répondre à ses questions.
- Sakura ?
- Je te dérange Suigetsu ?
- Non, bien sûr que non !
- On peut parler ?
- Oui, bien sûr que oui.
Il la fit entrer et elle se déchaussa pour enfiler des pantoufles plus confortables. Suigetsu remarqua que la rose avait un grand sac cabas avec elle. D'ailleurs, elle le posa au pied de la table avant de prendre place sur le canapé. Dans la cuisine, ce fut aussi la stupéfaction d'entendre la voix de la rose. Il ouvrit légèrement la porte pour la voir, mais surtout l'entendre.
- Alors dis-moi, de quoi veux-tu me parler ?
- Tu étais au courant de la soirée d'hier soir ?
- Oui, tu étais invitée ? Demandait Suigetsu faisant l'ignorant.
- Oui, par Takéo Takanawa, le fils du directeur de l'hôpital, répondait-elle d'une petite voix. Il m'avait tellement pris la tête pour l'invitation que j'avais fini par accepter. Avec Sasuke, on avait fait une pause et je devais avoir des réponses à toutes les questions que je me posais.
- Quelles questions ?
- Est-ce que j'aimerait un autre garçon que Sasuke si j'en côtoie un ? Est-ce que j'avais un avenir avec lui ? Tu sais, il va peut être épouser Karin et moi... Qu'est-ce que je vais devenir ? Je ne vais pas être dans l'ombre toute ma vie, j'ai le droit aussi au bonheur. J'ai le droit d'avoir une vie, une famille.
- Je me suis posé la même question tu sais, intervenait le Taka. Moi aussi j'aimerais faire ma vie avec Karin, et moi aussi je me dis que peut-être ils vont se marier, mais je veux y croire, je ne veux pas baisser les bras et je veux qu'un jour aller chez elle et dire à son père ses quatre vérités et...
Il se rendit compte qu'il s'était égaré, certainement envahis par ses émotions. Dans la pièce d'à côté, la jeune demoiselle était toute rouge. Une petite gêne s'était installée en elle et Sasuke ne pouvait s'empêcher de sourire avant de se reconcentrer sur la conversation.
- Dis-moi Suigetsu, qu'est-ce que cela te ferait de voir Karin dans les bras de Sasuke ?
- Quoi ! Comment ça ?
- Je... je ne devrais peut-être pas le dire, mais je veux en avoir le coeur net. Je les ai surpris dans les bras l'un de l'autre hier soir. Et comme simple excuse, Sasuke m'a dit qu'il la consolait. La consoler de quoi ?
- Tu n'es donc pas au courant !
- Au courant de quoi ? Demanda la rose en le regardant dans les yeux.
- Le père de Karin est au courant pour elle et moi.
- Oh mon dieu !! S'écria Sakrua en mettant une main sur sa bouche, horrifié par ce qu'elle venait d'entendre.
- Il est venu dimanche matin alors qu'elle était dans mon lit et enfin, je lui ai ouvert en caleçon. Il a vite compris que l'on n'était pas entrain de jouer au scrabble.
- Je... je suis désolé, compatissait la demoiselle.
- Et depuis dimanche, elle reste enfermée dans sa chambre sans lien extérieur. Elle en sort simplement pour les repas.
- Oh la pauvre !
- A mon avis, il la consolait pour cette raison.
- Je suis stupide, déclarait-elle en mettant ses mains sur son visage. Moi qui pensait qu'ils... Il faut que j'aille le voir... Oh non il va me jeter... Surtout après ce que j'ai fait.
- Ce que tu as fait ?
Dans la cuisine, les deux fiancés se regardaient puis tendirent encore plus l'oreille. Sasuke était nerveux, ses mains tremblaient, et son coeur battait à cent à l'heure. Elle allait donc lui dire son péché.
- Ben oui, je l'ai envoyé balader. Pire encore, je suis monté dans une chambre avec Yuki Sôma.
- Tu es monté dans la chambre avec Yuki Sôma, répétait Suigetsu qui jouait bien la comédie. Vous avez couché ensemble ? Ajoutait-il sachant à cinquante pour cent la réponse.
- Non !!
La rose s'était levée pour faire face à son ami. Cela se voyait bien dans ses yeux qu'elle était choquée de l'insinuation de Suigetsu. De leur côté, Sasuke et Karin étaient également surpris de la réponse de la rose mais aussi très soulagés. Cependant, que s'était-il réellement passé ?
- Je suis partis peu de temps après, expliqua Sakura. Demande à Hoshiro, il était là lorsque je suis revenu, il s'est même proposé de me raccompagner car il disait que les rues n'étaient pas sûres. J'ai refusé sachant que c'était lui le danger. Mais Sasuke lui, il n'était plus là !!
- Il ne s'est donc rien passé entre Yuki Sôma et toi ?
- Rien, le néant. J'ai même oublié mon petit châle dans la précipitation. Oh bon sang !! Je l'adorais ce châle. J'ai réalisé que je ne pouvais plus me passer de lui, que je l'aimais comme une dingue.
Des larmes, retenues jusqu'ici, glissèrent sur les joues de la demoiselle.
- Et à cause de ma bêtise, je l'ai complètement perdu.
Elle s'écroula sur le canapé en pleurant assez fort. De son côté, Sasuke sortit de la cuisine, une mine assez triste sur le visage. Il regarda Suigetsu qui lui fit signe d'agir. Oui, il allait le faire, il voulait que toute cette histoire se termine, il voulait lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur.
Ne le voyant pas s'en aller, Sakura pleura encore ne pouvant s'arrêter. Elle avait beaucoup de chagrin qui jusqu'ici était contenue, mais avec toute cette pression, elle avait fini par craquer. Tout à coup, elle sentit une main sur ses cheveux et une autre sur son genou. Elle leva sa tête surprise que Suigetsu la touche ainsi.
Mais ce n'était pas Suigetsu, c'était, et à sa plus grande surprise, Sasuke qui était devant elle, accroupit à sa hauteur. Pourquoi était-il là ? Depuis quand ? Avait-il entendu sa conversation ? Qu'allait-il lui dire ? Tant de questions qui auront, elle espérait, des réponses.
- Sasuke !!
- Sakura, je suis désolé.
- Non, c'est moi, agitait-elle la tête négativement. J'ai complètement merdé avec mes conneries. Tu dois me détester maintenant.
- Jamais de la vie, je t'aime Sakura, je t'ai toujours aimé depuis le premier jour où nous nous sommes rencontrés. C'était le destin et il était écrit que l'on devait s'aimer. Arrêtons cette histoire et retrouvons-nous Sakura, d'accord ! Ajoutait le ténébreux en s'asseyant sur le canapé à ses côtés.
Elle se jetta dans ses bras et pleura encore contre son torse tout en lui disant combien elle l'aimait.
- On ne se quitte plus !
- Oh oui ! Approuva la fleur. Je t'aime tellement.
Ils s'embrassèrent tendrement, redécouvrant cette sensation magique et indescriptible. Dans la cuisine, Karin avait été rejointe par Suigetsu qui leva son pouce pour signaler que le problème était résolu.
- Tant mieux ! Souffla Karin le sourire aux lèvres. Je rajoute alors un couvert pour ce midi.
Quelques secondes plus tard, Sasuke et Sakura entrèrent dans la pièce, bras dessus bras dessous.
- Je peux alors savoir le pourquoi du comment ? Demanda la rose.
- On a cru que c'était le père de Karin, expliqua Suigetsu. Et ils se sont planqués dans la cuisine.
- Je suis désolé Karin, j'ai appris pour toi et Suigestu.
- Oui, confirma la roussa en baissant la tête, le regard triste. Heureusement, Sasuke m'a fait sortir de la maison, ajoutait-elle en relevant la tête, le sourire aux lèvres.
- Je me suis comporté comme une idiote. J'aurais dû vous écouter au lieu de monter avec Yuki Sôma.
- Mais dis-moi, intervenait Suigetsu. Si tu n'étais pas avec lui la nuit, qui était sous la douche lorsqu'on est allé dans sa chambre ?
- Vous êtes allés dans la chambre de Yuki ? Répétait Sakura surprise.
- Ben... on voulait savoir si tu étais là, expliqua Sasuke. Et il nous a dit que tu avais couché avec lui et que tu étais entrain de te doucher car vous aviez passé une nuit très torride.
- Ce n'est pas vrai !! Rétorqua Sakura. Je suis parti quelques minutes après. Il a insisté pour que je reste, mais je suis parti quand même pour te retrouver, continua la rose en regardant son amour dans les yeux. Et si vous ne me croyez pas encore, on va aller à l'hôtel et le mettre devant le fait accompli.
- Mais je te crois ma puce !
- On va y aller, je vais comme ça, récupérer mon châle.
- Attend Sakura, l'interpella Suigetsu. J'ai une meilleure idée. On va la jouer plus subtile.
Pov Yuki Sôma (Vendredi 13 mars 2009 : 13h00)
Quelle matinée épuisante ! Tout d'abord cette fille qui m'avait pris la tête pour que l'on sorte ensemble. D'ailleurs je lui avais bien dit que ce n'était que l'histoire d'une nuit. Elle était partie ensuite énervé de ma chambre, tant mieux ! Je n'avais aps été très sympas avec elle, mais je ne voulais pas jouer avec ses sentiments, je voulais que cela soit clair dès le début.
Je me levais et me dirigeais vers le grand balcon. J'attrapais mon paquet de cigarettes et en allumais une. Si mon paternel me voyait entrain de fumer, il me passerait un de ces savons ! Pourtant cela me faisait du bien, pas à mes poumons, car c'était clair que j'étais entrain de me ruiner la santé, mais plutôt à mon moral qui en avait pris un coup hier soir. Bon sang alors ! Je n'en trouverai jamais une autre comme elle.
Tout à coup, le téléphone de la chambre retentissait et, après avoir éteint la clope dans la terre d'une plante, où se trouvaient déjà d'autres mégots, je me précipitais vers le combiné et décrochais.
- Allo Yuki ! C'est Sakura Haruno.
- Sakura ! Souriais-je en entendant sa voix.
- Je suis en bas de l'hôtel et je voulais savoir si tu étais là pour reprendre mon petit châle que j'ai oublié hier soir.
- Oui, je suis dans ma chambre, je t'attends !
- J'arrive tout de suite.
Et voilà que c'était la dernière occasion que je pouvais avoir et je ne la manquerais pas. Je me préparais un peu en me recoiffant et en mettant un peu de parfum dont les filles ne résistaient pas. Deux petites minutes plus tard, on sonnait à la porte et je m'y dirigeais presque en courant pour l'ouvrir.
- Sakura ! Lachais-je joyeux de sa présence.
- Bonjour Yuki.
Elle avait remplacé sa rose blanche par un jean bleu, une petite doudoune blanche et des bottes noires arrivant aux mollets. Elle était belle à en pleurer.
- Entre Sakura, l'invitais-je en ouvrant plus la porte.
- Je ne préfèrerais pas. Je voudrais juste que tu me donnes mon châle.
- Allez entre ! Tu veux manger ou boire quelque chose ?
- Non, je veux juste mon châle.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu as peur que je te viole ?
- Qui sait ?
- Je ne suis pas comme ça Sakura, je n'emploie jamais les manières fortes.
- Mouais, je ne te connais pas très bien encore.
- Si tu ne t'étais pas sauvé hier soir, on aurait pu mieux se connaitre Sakura. Je te l'ai dit hier, je voudrais que tu sortes avec moi.
- Et moi je t'ai dit hier que c'était impossible. J'aime Sasuke et je ne le tromperais jamais.
- Il va te rendre malheureuse.
Soudain, une silhouette apparut derrière elle. C'était Sasuke ! Alors là, je ne savais plus quoi dire, j'avais été piégé. D'après son regard qui me lançait, il n'était pas très heureux et me reprochait de lui avoir menti. J'allais passer un mauvais quart d'heure.
- Uchiwa, souriais-je fébrile. Qu'est-ce que...
- Qu'est ce-que je fous là ? Et bien disons que j'ai appris que tu m'avais raconté des cracks pour pouvoir me voler Sakura.
- Mais non... enfin si... mais j'avais une bonne raison.
- Ok, alors dis-la-nous.
Il força le passage et me passa devant, suivit de Sakura, de Karin et d'un type que je n'avais encore jamais vu. C'était qu'il y en avait du monde ! Je refermais derrière moi me disant que j'avais était mis devant le fait accompli. Dans le salon, Sakura récupéra son châle qui était resté sur le canapé et ils se retournèrent tous vers moi.
- Bon alors, tu me dis toute la vérité, ou j'emploie la manière forte, disait l'Uchiwa en tapant son poing droit dans sa paume gauche.
- Ok d'accord, il est vrai que je t'ai menti. Je n'avais pas le choix si je voulais la récupérer. Et maintenant que j'y pense, c'était salaud de ma part, mais j'aurai faits n'importe quoi pour pouvoir être avec elle.
- Tu ne me connaissais que depuis quelques heures, intervenait la rose.
- J'ai... j'ai eu le coup de foudre, avouais-je en la regardant dans les yeux. Tu m'as plu dès le premier coup d'oeil. Tu n'es pas une fille comme les autres Sakura et... même la fille avec qui j'ai couché cette nuit n'a rien changé. J'avoue qu'elle m'a un peu aidé pour vous faire croire que c'était Sakura sous la douche, souriais-je nerveusement en me grattant le derrière du crâne. Je suis désolé.
- Excuses acceptées, allez on y va, disait Karin en commençant à partir. Je n'ai pas très envi de rencontrer des gens que je connais ici.
- Oui, c'est préférable, approuva Sasuke.
La rousse et le garçon inconnu se dirigèrent vers l'entrée et ouvrirent la porte, suivi de Sasuke tenant la main de Sakura.
- Eh Uchiwa !
Le petit couple se retournait et j'avançais vers eux m'arrêtant à deux mètres. Je regardais Sasuke dans les yeux, le fixant sérieusement. D'ailleurs, il afficha le même regard et pendant un court moment, on aurait dit que l'on jouait à qui avait le regard le plus meurtrier.
- Je sais de source sûr que votre relation est cachée Sasuke. Que personne n'est au courant à part votre petit groupe d'amis. Même ton père ne sait rien.
Son expression de meurtre laissait place à la crainte. Peut-être pensait-il que j'allais le menacer de tout révéler. Mais non, je n'étais pas une balance.
- Je ne dirais rien et garderais le secret. Mais crois-moi Sasuke, si j'apprends que vous vous êtes séparés ou que tu l'as rendu malheureuse, alors je peux t'assurer que je retenterai ma chance.
- T'inquiètes pas là-dessus, j'ai retenu la leçon, lâchait-il avant de reprendre son chemin vers l'ascenseur qui était déjà ouvert avec les deux autres les attendant.
Je regardais une dernière fois cette belle rose s'engouffrer dans la cage de fer, sa main dans celle de l'Uchiwa. Je retournais à l'intérieur de la suite, prit la poignée de la porte et ne fit aucun geste pendant quelques secondes sentant la rage monter en moi. Puis, j'explosais de colère et la claquais violemment. Putain, j'avais perdu !
Pov Sasuke (Vendredi 13 mars 2009 : 17h00)
Nous avions passé une très bonne après-midi. Après l'hôtel, nous étions retournés chez Suigetsu et nous avions mangé dans la bonne humeur. J'avais retrouvé ma rose et j'étais heureux. Nous avions aussi décidé d'aller au cinéma ensemble pour voir un bon film. Et franchement pour tout vous dire, je ne le suivais pas trop, préférant les lèvres de ma rose, au héros de l'histoire.
J'avais vu quelques scènes, pour savoir de quoi racontait le film... C'était pas mal ! Nous étions donc devant le cinéma, nous dirigeant vers nos scooters, il faisait presque nuit.
- Je vais raccompagner Karin chez elle, disais-je en enlevant l'antivol.
- Tu vas me manquer, déclara Suigetsu en la prenant dans les bras.
- Moi aussi, commençait à pleurer Karin.
Après des au-revoirs difficiles, elle prit le casque et s'installa derrière moi.
- On se retrouve chez moi, m'informait Suigetsu en montant aussi sur son scooter, suivit de Sakura derrière lui.
- D'accord !
Je démarrais et l'on prenait deux chemins différents. Quelques minutes plus tard, je laissais donc Karin devant la propriété. Elle me remerciait encore une fois, toute heureuse de cette journée. Elle monta ensuite les marches du perron où l'on aperçut sa mère qui sortait de la villa. Elle me fit un grand sourire et un signe de la main. Je le lui rendis, pas vraiment sincère et je repartis pour retrouver ma fleur. Durant tout le chemin, je réfléchissais à ce que j'allais faire durant la soirée. Puis, une idée perverse me venait à l'esprit. Naruto, j'étais assez content que ce soir tu n'étais pas chez toi !
Pov Normal (Vendredi 13 mars 2009 : 20h00)
Elle était nerveuse et il y avait de quoi ! Elle ne connaissait pas ces gens, qui d'après Sai, étaient des gens simples mais extrèmement bizarres. Mais, ce qui l'ennuyait le plus, était de voir cette fille dont avait parlé la mère de Sai, cette Kyoko. Et d'après elle, cette jeune fille était devenue magnifique. Mais, était-elle plus belle qu'Ino ? Sai, tomberait-il sous son charme ? Bon sang ! Elle avait tellement peur qu'il la laisse tomber pour cette Kyoko.
- Ino ! Tu es prête ?
- Oui, tu peux entrer.
Sai fit son apparition dans son pantalon noir à pince et chemise bleu nuit, il était sublime. Elle lui fit un fin sourire et remit une petite mèche rebelle en place devant son miroir. Elle sentit ensuite deux bras l'entourer et des lèvres se poser dans son cou. Elle ferma les yeux et profitait de ce petit moment, assez rare cette semaine.
- Tu es magnifique ma chérie !
- Merci, souriait-elle heureuse de ce compliment.
Elle se retournait et cette fois-ci, elle lui offrit un énorme sourire qui remplissait de joie, le coeur du jeune homme.
- Et toi, tu es sublime.
- Je sais, je fais toujours fureur dans ce genre de vêtements.
- Vantard, ironisait la demoiselle.
Il lui fit un chaste baiser avant de lui prendre la main et de l'emmener au rez-de-chaussée. Mais, à peine descendaient-ils les escaliers, qu'ils virent le majordome ouvrir la porte pour laisser entrer un homme d'environ vingt sept ans, portant un petit garçon d'à peine âgé d'un an dans ses bras. Puis, une jeune femme apparût juste derrière lui, portant un sac dans ses mains.
- Obito, Rin ! Disait la maitresse de maison en allant vers ce couple. Oh mon petit Akio ! Tu as manqué à mamie tu sais, une semaine sans voir mon petit fils, ça m'a paru très long.
- N'exagère pas non plus maman, intervenait son ainé en lui donnant son fils. Sai, ajouta ce dernier en voyant son frère descendre les escaliers.
- Bonsoir Obito !
Les deux frères se serrèrent la main avant de se faire une petite acolade amicale.
- Tu m'as l'air en pleine forme ! Tu te plais à Tokyo ?
- Oui, je me sens très bien. Surtout que j'ai maintenant Ino avec moi, continua Sai en prenant la main de sa copine pour la présenter à son frère. Obito, je te présente Ino.
- Enchantée mademoiselle, lâchait poliment Obito avant de lui faire la bise.
- Moi de même, souriait la blonde.
- Je vous présente aussi ma femme Rin.
Les deux jeunes femmes se saluèrent avant que Sai ne prenne son neveu dans ses bras.
- Et bien ! Tu grandis vite toi, la dernière fois que je t'ai vu, tu avais à peine huit mois.
- Ce n'est pas de sa faute si tu es à Tokyo, rétorqua Obito.
- C'est pour mes études ! Eh Ino, tu as vu comme mon neveu est mignon.
- Oui, il est trop chou, souriait la Yamanaka.
Le petit Akio souriait à la jeune femme et tendit les mains vers elle. Cette dernière le prit alors dans ses bras sous le regard d'une assemblée assez surprise.
- Et ben dit donc, profitez Ino, il ne fait pas ça à tout le monde, disait Rin en s'approchant d'eux. D'habitude, il n'aime pas les étrangers et il pleure.
- Il m'a déjà adopté, appuyait Ino toute heureuse de ce compliment indirect.
- Et bien il y en a du monde ici. Vous n'allez quand même pas passer la soirée dans l'entrée, fit une voix en les rejoignant dans la dîte pièce. Bonsoir fiston.
- Bonsoir papa, salua son aîné.
- Eh Akio ! S'extasiait Madara en l'apercevant. Comment va le petit-fils à son papy ?
Le petit souriait et tendit les bras vers son grand-père. Ce dernier le prit dans les siens et l'emmena dans le salon.
- C'est un vrai papy gâteau, informa Sai à Ino.
- C'est clair, appuyait Rin. Dans sa chambre, on dirait l'arche de Noé.
Le petit groupe entrait dans le salon et au moment où ils s'assirent sur les canapés, ils entendirent la sonnette de l'entrée. Madara redonna Akio à sa mère et alla accueillir ses autres invités.
- Hashirama ! S'écriait-il de joie.
- Madara !
Les deux amis de longue date se prirent dans leurs bras avant de se séparaient et de se sourirent.
- Alors quoi de neuf à Osaka ?
- Oh la la c'était la galère ! Répondait Hashirama les épaules basses et le visage dépité.
- Tant que ça !
- Mais non, se reprit le Senju en se redressant d'un coup. C'était génial, ajoutait-il avant d'éclater de rire.
- Hashirama ! Je n'aime pas quand tu fais ça !
- Tu devrais le connaître pourtant, disait la femme du Senju en essayant de calmer son mari.
- Oui, mais je m'y ferai jamais.
- Bon trêve de plaisanteries, se reprit Hashirama redevenant sérieux. J'ai une proposition à te faire.
- Ah, ce soir ? Cela ne peut pas attendre demain ?
- Non, je te le dirais tout à l'heure dans ton bureau. Mais, en attendant, j'ai soif, j'espère que tu as du bon saké Madara ?
- Oui oui, comme d'habitude.
Son ami de lycée entra dans le salon et aperçut la maitresse de maison, il la salua ainsi qu'Obito, Rin, Sai et une demoiselle qu'il n'avait encore jamais vu. D'ailleurs, le cadet la lui présenta.
- Ma petite amie, Ino !
- Enchantée mademoiselle, ravi de vous connaître.
- Moi de même, rougissait la Yamanaka.
Sai savait qu'Ino descendait d'une famille bourgeoise et savait donc les manières qu'ils employaient. Il n'avait donc aucun souci de ce côté-là. Puis, ses yeux s'arrêtèrent sur une demoiselle, Kyoko, son amie d'enfance. Ses longs cheveux noirs descendaient jusqu'en bas du dos, sa peau était blanche et fragile comme de la porcelaine, ses yeux noisette étaient envoutants et son sourire lorsqu'elle le vit, éclairait son visage. Dans une magnifique robe noire moulante, son amie d'enfance était devenue encore plus belle que dans ses souvenirs. Cela faisait un an qu'ils ne s'étaient pas vu.
A côté de lui, Ino avait remarqué les yeux brillants de son petit ami. Elle regarda cette jeune fille qui, elle devait l'avouer, était très belle. Et c'était ce qui lui faisait peur. D'ailleurs, après avoir salué un à un les autres membres de la famille, elle se présenta devant lui.
- Bonsoir Sai !
- Bonsoir Kyoko, souriait-il en la regardant intensément. Cela fait... longtemps !
- Oui, un an, avant que je ne parte au lycée de jeunes filles.
- Et comment cela se passe ?
- Très bien, merci. Et toi, à Tokyo ?
- Bien, très bien. Mes cousins sont très chouettes.
La fille de Hashirama lui souriait et détournait ses yeux vers la fille qui se trouvait à côté de son ami d'enfance. Leurs regards se croisèrent et elles se fixèrent durant quelques secondes, la tension était vraiment palpable.
- Kyoko, je te présente Ino, c'est ma petite amie.
- Enchanté de faire ta connaissance, disait la brune n'en pensant pas un seul mot.
- Moi aussi, mentait également Ino.
Les deux filles ne s'aimaient pas, c'était clair, même si elles venaient à peine de se rencontrer. Entre elles, Sai était assez mal à l'aise de la friction qui régnait entre sa petite amie et son amie d'enfance. Ce dîner risquait de promettre.
Pov Ino (Vendredi 13 mars 2009 : 21h00)
Hashirama éclata encore de rire. Décidément, je le trouvais très sympathique cet homme. Il pouvait dire quelque-chose de très sérieux et quelques secondes rigoler à en pleurer. D'après ce que Sai m'avait dit, c'était un homme d'affaires redoutable mais qui était quand même cool, d'où ces crises de fous rires qu'il pouvait avoir.
- Et il a grimpé dans l'arbre pour l'espionner. Mais le hic, c'était qu'il ne pouvait plus redescendre, éclata de rire Hashirama. La tête du père de la fille lorsqu'il l'a découvert perché sur le cerisier.
- Tu n'étais pas obligé de raconter cette histoire, désapprouva le père de Sai.
- Ne t'inquiète pas Madara, on la connaissait tous, cette histoire, disait madame Senju. Il l'a raconté un million de fois.
- C'est parce qu'elle est drôle, se défendait son mari. A chaque fois que je la raconte, elle me fait rire.
- Passons à autre chose tu veux ! S'empressa de demander Madara.
- Oui, ok... bon, dis-moi Sai, cela se passe bien ton lycée à Tokyo ? Interrogea Hashirama.
- Très bien, je m'entends à merveille avec mes cousins et mon oncle.
- Ah ce bon vieux Fugaku. Et comment va-t-il ?
- Très bien, répondit Sai.
- Mouais, mon frère s'est allié avec Aaron Ryu, ajouta son père en buvant une gorgée de liquide alcoolisé.
- Quoi ! Je le croyais plus intelligent. Au lycée, je me rappelle qu'il était assez jaloux de Fugaku. Je me demandais d'ailleurs pourquoi ils étaient encore amis.
- Va savoir ! Il y a des fois, je ne le comprends pas, mais une chose est sûre, c'est que j'ai un mauvais pressentiment, continuait le père de Sai. Mais bon, c'est son problème !
- Changeons de sujet s'il vous plaît, intervenait Haruko. Pas de travail ce soir, parlons d'autre chose comme... Dis moi Kyoko, tout se passe bien à ton lycée ?
- Oui, très bien merci.
- Et tu vas faire quoi l'année prochaine ?
- Je vais à l'université de Kyodai.
- Oh comme Sai, disait la mère Uchiwa en souriant.
Et voilà où je ne voulais surtout pas y venir, le sujet des universités. D'ailleurs, elle me regarda avec un grand sourire narquois en me disant qu'elle avait gagné.
- Excuse moi maman, mais je n'ai pas encore choisi, intervenait mon chéri.
- Ah oui ! Et je peux savoir laquelle ?
- Todai !
- Todai ! Répéta sa mère effarée par ce qu'elle venait d'entendre. Mais... mais...
- Oui, je veux aller avec Sasuke à Todai...
- C'est une très bonne université, appuya son père.
Mon coeur se remplissait de joie alors que Kyoko avait la rage et que la dame Uchiwa était toute chamboulée. Todai ! Alors il voulait rester à Tokyo, j'étais si heureuse.
- Non ! Intervenait une voix. Non, il ne peut pas y aller, c'est à Kyodai qu'il ira.
- Haruko ! S'il veut aller à Todai et bien...
- Non, répétait-elle. Il ira à Kyodai.
- Je n'ai pas envi d'aller à Kyodai, lâcha mon petit ami en regardant sa mère.
- Tu iras à Kyodai, insistait-elle très froide.
- Maman ! Essayait de parler Obito.
- Ton frère est allé à Kyodai, disait-elle en pointant du doigt son fils ainé.
- Ce n'est pas parce qu'Obito a été à Kyodai que je devrai aller à Kyodai, haussait-il le ton. C'est mon avenir et cela ne regarde que moi.
- Attention Sai, n'oublie pas que c'est à ta mère que tu parles et je n'aime pas ce ton-là.
- Cela suffit vous deux, tapa du poing le chef de famille. Ce n'est pas convenable devant des invités.
Sai baissa la tête alors que sa mère se tairait dans le silence. D'ailleurs, on pouvait entendre une mouche voler, tellement il n'y avait plus un bruit.
- Je... je suis désolé, lâcha Haruko Uchiwa envers ses invités.
- Ce n'est pas grave, disait son amie Mito.
- Oui, approuva Hashirama. Alors dis-moi Obito, comment va ton petit bonhomme ? Demandait-il en voulant change de sujet.
- Très bien, il a eu un an le mois dernier.
- Ca grandit vite, appuya sa femme.
- Et comment va Tobirama ? Demanda à son tour Madara.
- Bien, d'ailleurs il va être encore père.
- Encore, cela fera le quatrième...
D'après ce que Sai m'avait raconté, Tobirama Senju était le jeune frère de Hashirama. Il avait déjà deux garçons, l'un âgé de douze ans et le deuxième de huit ans. Puis, une petite fille qui avait à peine quatre ans.
- Il peut se le permettre, sa société fonctionne aussi bien que la mienne.
- Oui mais quand même !
- Moi j'ai eu deux enfants et cela me convient très bien.
- Akito était content de revoir son cousin ? Interrogea Madara.
- D'après toi ! Ils vont encore faire les quatre cents coups ensemble, répondait Hashirama avant d'exploser de rire.
- Cela me rappelle de bons vieux souvenirs, souriait le père de Sai.
- Oh oui ! On en a fait des conneries tous les deux, ajouta Hashirama.
- Tel père, tels fils, intervenait Haruko. Obito et Sai aussi, surtout Kyoko et Sai, ajoutait-elle en me regardant. Un jour, ils sont revenus couverts de boue et on a dû les nettoyer ensemble de fond en comble dans le même bain.
L'eau, que j'étais entrain de boire, fut rejeté par mon nez. Je toussais fortement alors que Sai me tapotait dans le dos.
- Ca va ma puce ?
- Oui, j'ai avalé de travers.
- Ils étaient tellement mignons, rajouta Haruko avec un grand sourire. J'ai d'ailleurs une photo...
- Maman, on n'avait que cinq ans.
- Oui, mais vous en aviez que seize lorsque je vous ai surprise...
- MAMAN !!
- Surprise à faire quoi ? Demanda la mère de Kyoko, en regardant tour à tour sa fille et Sai qui, apparemment n'était pas au courant.
Prise à son propre piège, la mère de Sai baissa la tête, contrairement à moi, qui regardait Sai avec de grands yeux.
- Surprise à faire quoi ? Demandais-je à mon tour.
- Rien ! Disait mon petit ami.
- Sai, réponds-moi, insistais-je.
- J'ai dit rien, le sujet est clos.
Devant son regard réprobateur, je me taisais sachant qu'il ne fallait pas insister, surtout devant les invités. Mais il ne perdait rien pour attendre. Hashirama repartit sur un autre sujet, devinant que cette soirée allait finir en dispute.
Pov Sai (Vendredi 13 mars 2009 : 22h30)
Bon sang ! Quelle soirée horrible ! Entre les histoires de ma mère et les reproches d'Ino, j'en avais pleins les bottes. Heureusement que Hashirama m'était de l'ambiance. J'adorais cet homme ! Il était certes un homme d'affaires important, mais il était simple et ne faisait jamais de chichis.
- Madara, il faut que l'on parle, disait-il sérieusement.
- Ok, allons dans mon bureau, accepta mon père en se levant.
- On va y aller nous, expliqua Obito en se levant également. Rin est fatigué.
- Ok, bon retour fils, disait mon père en le saluant de la main. Apportez deux cafés s'il vous plait, ajoutait-il à la domestique alors que celle-ci débarrassait la table.
- Au revoir Obito, ce fut un plaisir, disait à son tour Hashirama en lui serrant la main. Au revoir Rin.
- Au revoir monsieur Senju.
Alors que mon frère et sa femme franchirent la porte d'entrée, avec le petit Akio dans les bras de sa mère, mon père et son ami allèrent dans le bureau tandis que le silence régnait encore à table.
- Dîtes moi, interrompait madame Senju. Est-ce que vous voulez venir pour le thé demain ?
- Oh oui ! Ce serait avec plaisir, approuva ma mère avec un grand sourire. Sai ?
- Pourquoi pas ! Adhérais-je appréhendant quand même ce thé.
Besoin d'une envie pressante, je m'excusais auprès de ces dames et me dirigeais vers les toilettes quand tout à coup, lorsque je passais devant le bureau de mon père, j'entendis une conversation très intéressante.
- Je n'arrive pas à croire ce que tu me dis, lâchait mon père.
- Si et il faut absolument lui en parler, sinon c'est la banqueroute assurée, continuait Hashirama.
- Buté comme il est, il ne voudra pas m'écouter. C'est un Uchiwa et nous sommes tous obstinés.
- Je l'appèlerais et il m'écoutera peut-être.
- Si tu connaissais mon frère comme je le connais, il te raccrochera au nez avant même que tu finisses ta phrase.
Alors il parlait de mon oncle Fugaku. Cela se trouve, c'était en rapport avec Aaron Ryu.
- Il va vivre un enfer s'il ne nous écoute pas et ce sera aussi les enfants qui en patiront.
- Ouais, approuva mon père. Et je pense que je vais écouter Haruko et inscrire mon fils à Kyodai.
Oh non ! Et voilà que mon père se mettait maintenant du côté de ma mère. Dès que j'arrive à Tokyo, j'en parlerai à Sasuke. Soudain, mes yeux tombèrent sur la silhouette de Kyoko qui s'avançait vers moi, une tâche de thé sur sa robe.
- Qu'est ce que tu fais Sai ?
Pour la discrétion, elle repassera ! Elle l'avait dit tellement fort, qu'ils avaient dû l'entendre.
- Il y a quelqu'un derrière la porte !
Aie ! Si mon père me découvrait entrain d'espionner à sa porte, j'allais passer un sale quart d'heure. Je pris la main de Kyoko et nous franchissions la porte de la salle de bain. Une fois celle-ci fermée, j'entendis celle du bureau de mon père s'ouvrir.
- Il n'y a personne, disait Hashirama, avant de la refermer.
Ouf j'avais eu chaud, je me calais contre la porte en soufflant un bon coup.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive Sai ?
- Rien rien ! Tu as tâché ta robe ? Ajoutais-je en la voyant frotter.
- Ouais, malheureusement !
- Tu sais Kyoko, je suis vraiment content de te revoir, disais-je sincèrement en souriant.
- Moi aussi.
Elle se retournait et me fit face avant de s'approcher de moi.
- Je n'ai pas arrêté de penser à toi dans ce lycée de jeunes filles. Tu m'as énormément manqué.
Que répondre a ça ? Il était vrai qu'après notre moment passé tous les deux, j'avais souvent repensé à elle. Jusqu'en été, où j'avais rencontré Ino, elle m'avait fait oublier Kyoko.
- Sai, est-ce que tu crois que l'on pourrait recommencer ?
- Que veux-tu dire ?
Elle continua jusqu'à ce qu'elle se retrouve collée à moi. Elle me fixa de ses beaux yeux noisette qui m'avaient toujours fasciné. Elle posa sa main sur mon visage et je la laissais faire. Sans que je puisse réagir, elle se mit sur la pointe des pieds et m'embrassait tendrement. Je ne répondais pas vraiment mais je ne trouvais pas cela désagréable non plus.
- Je t'aime encore ! M'avouait-elle.
Mon coeur fit du tam-tam dans ma poitrine et tout était chamboulé dans ma tête.
- Sai ! Reviens-moi !
Elle approcha encore une fois ses lèvres contre les miennes et je les laissais les rencontrer une nouvelle fois. Cette fois-ci, ayant complètement perdu la boule, j'y répondis avec ardeur, mettant mes bras autour de sa taille et en la plaquant contre le mur de la salle de bain. Qu'étais-je en train de faire ?