L'argent ne fait pas le bonheur

Chapitre 32 : Le vengeance est un plat qui se mange froid

5529 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 08/09/2025 17:45


(Dimanche 08 mars 2009 : 16h40)



- Je te cherchais car j'avais quelque chose à te proposer pour jeudi soir, lança Takéo Takanawa. Cela te dirait d'aller à une soirée mondaine ?


- Non merci.



Cela avait été direct et le jeune homme en perdit le sourire.



- Allez viens, insistait-il. Je sais que tu ne travailles pas.


- Tu te renseignes sur mon emploi du temps maintenant ?


- Désolé, mais il fallait que je sache si tu bossais ou pas car je voulais vraiment t'inviter à cette soirée. Il y aura du beau monde.


- Justement, je ne suis pas du tout de ce monde ci, déclara la rose. Pourquoi ne demandes-tu pas à une fille plus... friqué ?


- C'est toi que je veux, et personne d'autre.



Sakura écarquillait les yeux devant ce franc parlé. Et ben dit donc, il ne mâchait pas ses mots.


 

- Tu es belle, intelligente, pleine de vie, je ne pourrai en trouver une autre que toi pour cette soirée.



La rose ne pouvait s'empêcher de sourire face à cette pluie de compliments. Qu'allait-elle faire ? Peut être que ça lui ferait du bien après la rupture d'avec Sasuke ''enfin pause''. Mais ne serait-ce pas pareil ? Il lui offrit un sourire ce qui fait craquer la rose.



- Ok, j'accepte.



Et voilà qu'elle accepta une nouvelle fois son invitation. Bon sang, elle ne savait plus où elle en était. Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire. Elle devait peut être écouter son cœur, mais ce dernier était comme elle, complètement perdu. Pourtant, elle aimait Sasuke, mais il fallait qu'elle sache, oui c'était un défit contre elle-même. Cependant, la scène de tout à l'heure était certainement un signe...



Flash back (Dimanche 08 mars 2009 : 10h00)


La rose s'était levée de bonne heure et avait décidé de passer chez Naruto pour faire une petite surprise à son petit ami. Elle avait acheté des croissants sur la route car elle savait que Sasuke en raffolait. C'était également pour se faire pardonner de son absence d'hier. Elle avait dîner avec Takéo uniquement parce qu'il avait insisté.



- Je renouvellerai mon offre jusqu'à ce que tu dises oui.



Elle avait accepté presque par obligation. Heureusement que Sasuke n'était pas au courant, il lui aurait fait une grosse scène de jalousie.



- Bonjour Naruto !! Disait la rose toute gaie.


- Bonjour Sakura !! Saluait le blond endormit ne portant qu'un caleçon et un tee-shirt. Qu'est ce que tu fais là ?


- Je suis venu apporté les croissants, répondait la rose en secouant le sachet.


- Ah merci !! Je pensais que tu étais avec Sasuke.


- Ben non, pourquoi tu me dis ça ?



Sakura fronçait les sourcils se demandant si Naruto était encore endormit.



- Je pensais qu'il avait passé la soirée avec toi. Enfin, c'était ce qu'il m'avait dit. Il voulait te faire la surprise.


- Mais non, je ne l'ai pas vu hier soir.


- C'est bizarre, disait l'Uzumaki en fixant la rose qui commençait à paniquer. Il est vrai que lorsque je suis rentré vers une heure du matin, je suis allé directement me coucher.


 

Intriguée et affolée, la rose donnait le sachet à son ami et se dirigeait vers le couloir. Mais, à peine avait-elle fait deux pas qu'elle aperçut le brun entrer dans le salon.



- Sasuke !!


- Qu'est ce que tu fais là Sakura ?



Sa question avait un ton froid, hostile, comme ci c'était un reproche qu'elle soit ici.



- Je... Je suis venu t'apporter des croissants, racontait-elle ayant un peu peur du comportement et du regard que lui portait Sasuke. Mais... Qu'est ce qu'il t'arrive ?


- Rien, déclara simplement l'Uchiwa en allant vers sa copine. Et toi, qu'est ce qu'il t'arrive Sakura ? Ajoutait-il en la regardant intensément dans les yeux.


- De quoi tu parles ?


- N'as-tu rien à me raconter Sakura ? Comment s'est passé ta soirée hier soir ?



Jamais Sasuke ne l'avait regardé avec une telle sévérité, elle n'y comprenait rien.



- Sasuke !! Intervenait Naruto. Je croyais que tu devais passer la soirée avec Sakura !! Tu as fais quoi toi hier soir ?


- Tu devais passé la soirée avec moi ? Répétait la rose perdu. Mais je pensais que tu devais aller à la fête de Suigetsu ?


- J'aurai peut être dû, cela m'aurait évité de te voir entrer dans la voiture de Takéo Takanawa.


 

Alors que Naruto tourna vivement sa tête vers la rose, celle-ci écarquillait les yeux, horrifiée d'être démasquée. Du coup, elle ne savait plus quoi dire alors qu'elle voyait bien que Sasuke se retenait de perdre son calme.


 

- C'est vrai Sakura ? Questionna Naruto.


- Oui, appuyait la demoiselle en soufflant ne voulant plus cacher ce secret qu'elle aurait voulu conserver.



Finalement, il les avait vu et il avait raison d'être fâché. Elle espérait seulement que cela n'aurait pas de conséquences sur son couple. Mais, en voyant le regard que lui portait Sasuke, elle doutait.


 

- Mais ce n'était qu'un dîner entre amis.


- Entre amis, répétait Sasuke qui commençait à s'énerver. Depuis quand es-tu amie avec lui ?


- Ne sois pas jaloux voyons !!


- Jaloux !! Ok, qu'est ce que tu dirais si j'invitais une jolie fille à dîner alors que tu avais prévu de passer la soirée avec moi ?



Elle ne trouva aucune parade et pensait même que si cela avait été le contraire, elle aurait réagit exactement comme lui.



- Je suis désolé Sasuke. Si j'avais su que tu venais me chercher, j'aurai refusé, disait-elle comme excuse.


- Tu aurais dû refuser tout court, s'emporta le brun.


- Et pourquoi aurai-je refusé ? S'emporta également la rose. Je fais ce que je veux, si un ami m'invite à dîner et bien j'accepterai. Tu n'as aucun droit sur moi.


- Et bien si justement, tu es ma petite amie et je t'ordonne de ne plus lui parler.


- Pardon !! Disait la rose choquée par l'ordre du brun.


- Sasuke, intervenait Naruto. Tu ne crois pas que tu exagères.


- Non j'exagère pas. Que dirais-tu si cela avait été Hinata ?


- J'aurai eu confiance en elle !! Et si elle m'aurait dit qu'il ne s'était rien passé, alors je l'aurai cru.


- Laisse tomber Naruto. Il n'a pas confiance en moi, continuait la rose. Et la confiance dans un couple et très important. Mais pour l'instant, il n'y en a pas dans le notre couple. Alors, le mieux que l'on puisse faire, c'est de prendre de la distance quelques temps.


- Quoi ? Tu n'es pas sérieuse Sakura !! Rétorqua le brun.


- J'ai besoin de réfléchir Sasuke... Toutes nos disputes ces derniers temps prouvent que l'on a besoin d'une pause. Ne crois-tu pas ?


 

Elle le regardait tristement dans les yeux, alors que le brun paniquait à l'idée de la perdre. Mais, n'avait-il pas allumé la mèche ?


 

- Ok, si c'est ce que tu veux, lança Sasuke la gorge nouée.


- C'est pas ce que je veux, mais je n'ai pas le choix, car si cela continue, nous allons vraiment nous séparer.



Elle se retourna et se dirigea vers la sortie. Elle savait qu'elle venait de prendre une décision importante pour sauver son couple. La main sur la poignée de la porte, elle prononça ses trois petits mots...



- Je t'aime Sasuke.



Elle sortit sans se retourner et une fois à l'extérieur, les larmes qu'elles avaient retenu jusque là, s'échappaient sur ses joues.

 

Fin du flash back



Dans quel guêpier s'était-elle encore mise ?



(Dimanche 8 mars 2009 : 16h50)


Suigetsu entra en trombe dans la demeure de son oncle. Il n'avait même pas prit la peine de sonner à la porte. De toute façon, il était comme chez lui ici. Un domestique entra en catastrophe dans l'entrée, en ayant entendu quelqu'un pénétrer dans la demeure. Il fut néanmoins surpris de voir le neveu de son patron.



- Bonjour, mon oncle est là ?


- Non, mais il ne devrait pas tarder, je croyais d'ailleurs que c'était lui.


- Je vais l'attendre dans le salon, répliqua Suigetsu en se dirigeant vers la dîtes pièce.


- Attendez, il y a monsieur...



Elle n'avait pas eu le temps de finir sa phrase que Suigetsu entra dans le salon où il aperçut son cousin, allongé dans le canapé, faisant des exercices de rééducation avec une jolie fille.



- Vas-y, fais comme chez toi, ironisa Hoshiro.


- Je suis chez moi, contre attaqua Suigetsu.


- Tu ne vis plus ici je te signale. Que fais-tu là d'ailleurs ?


- Je suis venu voir mon oncle.


- Pourquoi ?


- Cela ne te concerne pas.



Le Taka regarda en direction de l'entrée en priant pour que son oncle débarque tout de suite. S'amusant du comportement de son cousin, Hoshiro souriait et voulait en rajouter une couche.



- Comment s'est passé ta petite soirée ?


- Très bien, puisque tu n'y étais pas.


- Ce n'était pas sympa de ne pas m'avoir invité.


- Je ne voulais pas avoir d'embrouilles.


- Je n'en aurai pas fais, j'aurai juste invité ma rose à danser.


- Elle n'y était pas de toute façon.


- Ah bon !! S'étonna le brun. Pourquoi ?


- Je n'en sais rien, concluait-il cette conversation.



La kinésithérapeute annonça alors que la séance était fini et qu'elle reviendra demain après-midi. Alors que cette dernière était sortit. Suigetsu ne pouvait s'empêcher de faire la remarque qui le démangeait depuis qu'il était entré dans le salon.



- Depuis quand un kiné se déplace le dimanche ?


- Tant que tu as de l'argent, ils peuvent même se déplacer la nuit.



Alors que son cousin lui fit une grimace de dégoût et qu'il décalait sa tête vers l'entrée, priant pour que son oncle y entre à l'instant, Hoshiro étira ses lèvres, aimant voir son cousin dans cet état. D'ailleurs, pour l'énerver encore plus, il en remit une couche.


 

- Dis moi, comment va Karin ?


- Qu'est ce que cela peut te foutre ?


- Comme ça ! Comme tu es avec elle...


- Je ne suis pas av...



Suigetsu arrêta sa phrase car un éclair venait de le traverser. Il regarda son cousin, qui avait toujours le sourire. Pourquoi souriait-il ce con ? Maintenant qu'il y pensait, qu'il remettait toutes les pièces du puzzle en place, il n'y avait que Hoshiro, qui pouvait le balancer. Il sauta sur son cousin, l'allongeant sur le canapé.


 

- Espèce d'enfoiré !! C'est toi qui m'a balancé et qu'il l'a appelé, cria Suigetsu en l'empoignant par le col de la chemise.


- Tu dis n'importe quoi, je n'ai jamais appelé le père de Karin.


- Qui t'a dit qu'il s'agissait du père de Karin, abruti, continuait Suigetsu en mettant cette fois-ci une main sur le cou de son cousin.


- Je... je ne sais pas, j'ai deviné.


- Menteur, parle, appuyait-il encore plus sa main contre le cou du dominé.


- Ok, j'avoue, c'est moi, capitulait le fils du maire la voix étouffée.


- Comment as-tu su ? Demanda le Taka en enlevant sa main.


- Il y a une semaine, lorsque mon père est rentré, il avait le sourire. Je lui ai demandé ce qu'il avait et c'est là qu'il m'a dit qu'il t'avait vu pour te donner ton cadeau. Il t'avait dérangé par ce que tu étais en caleçon et qu'il avait découvert des vêtements de femme sur le canapé.


- Qui t'a fait croire que c'était Karin ?


- Qui d'autre que Karin pouvait avoir le mauvais goût pour coucher avec toi. Et puis, je vous ai observé durant les épreuves.



Suigetsu aurai voulu tuer son cousin car ce dernier le narguait en souriant. Il ne savait pas d'ailleurs ce qui le retenait de lui mettre un poing dans sa gueule.



- Alors, elle est comment au pieu ? Pas terrible, hein !! Remarque, vous faîtes bien la paire, tu es nul en baise. C'était pour ça que Yu t'avait lâché pour moi.



S'en était de trop, Suigetsu ne pouvait plus se retenir et avec cette remarque, sa raison le quitta. Il mit un coup de poing à son cousin qui fut assez surpris. Il poussa un ''aïe'' assez audible.



- Si Yu m'avait lâché, c'était pour le fric et le fait que ton père est maire. Sans ton père, tu n'es rien Hoshiro.



Cette phrase contraria ce dernier qui le fusilla du regard. Il en avait marre de lui, marre de vivre dans l'ombre de son cousin. Il le détestait à un point inimaginable qu'il ferait tout pour le nuire. D'ailleurs, il avait bien commencé en le balançant auprès du père de Karin. En repensant à cela, un autre sourire apparu sur son visage et pour enfoncer le clou, il continuait à verser son venin.



- Tu ne pourras jamais sortir librement avec elle Suigetsu. Elle épousera Sasuke et alors tu finiras ta vie tout seul.



Réunissant ses forces, Hoshiro repoussa son cousin qui s'asseyait au fond du canapé.



- Soit réaliste cousin, même si je ne t'avais pas balancé, tu n'aurais pas pu rester avec elle. Jamais le père de Karin consentira à annuler le mariage. Pareil pour Sasuke avec la rose et lorsqu'elle sera libre, elle tombera dans mes bras, elle sera mienne.



Suigetsu ne pouvait s'empêcher de rire devant la bêtise de son cousin. Par ailleurs, ce dernier arqua un sourcil n'aimant pas du tout que l'on se moque de lui.


 

- Elle te déteste, elle ne t'appartiendra jamais, laisse tomber, expliqua Suigetsu en se levant pour sortir de la villa.



A bout de nerf, Hoshiro se leva également et le suivit dans l'entrée.


 

- Je n'abandonnerai pas et elle finira dans mon lit coûte que coûte.


- Va te faire soigner Hoshiro, lâcha le Taka en sortant.



Alors qu'il allait mettre son casque, il aperçut la voiture de son oncle se garer et ce dernier y descendre.



- Suigetsu !! Tu pars déjà ?


- Oui mon oncle, l'air commençait à être irrespirable à l'intérieur, annonçait il en regardant le porche où Hoshiro s'y trouvait, les bras croisés sur sa poitrine.


- Quand reviendras tu ?


- Je ne sais pas, concluait Suigetsu en mettant son casque avant de démarrer son scooter.



Tandis que son neveu partit sur son deux roues, il se dirigeait vers son fils qui, en voyant son père arriver vers lui, se réfugiait à l'intérieur de la demeure.



- Tu ne crois pas que tu vas t'en tirer si facilement Hoshiro, disait le maire de Tokyo en voyant son rejeton emprunter les escaliers. Qu'as-tu fais à Suigetsu ?


- Rien !! Répondit le concerné en continuant son chemin.


- Arrête toi quand je te parle, s'énerva le paternel mais sans succès. Arrête toi, répétait-il en criant.



Cette fois-ci, il s'arrêta, se retourna et fixa son père, se pinçant la lèvre nerveusement.



- Qu'as-tu dis à Suigetsu ?


- D'aller se faire voir, cracha son fils. Là tu es content.


- Fais attention Hoshiro, l'école militaire te pend au nez.


- Et bien vas-y, envoi moi là-bas. Au moins, je ne vous verrez plus !!


- Bon sang !! Mais qu'est ce qu'il t'arrive ?


- Il m'arrive que tu préfères Suigetsu à moi, ton propre fils.


- Tu racontes n'importe quoi.


- En voici la preuve, déclara Hoshiro en montrant sa lèvre. Tu ne m'as même pas demandé où j'avais eu cette blessure.


- Ok, où as-tu eu cette blessure ?


- C'est Suigetsu qui me l'a faite.


- Pourquoi ? Qu'as-tu fais encore pour qu'il te frappe ?


- Tu vois, tu continues, tu penses que c'est moi qui lui ai fais quelque chose.


- C'est normal, tu ne fais que des conneries Hoshiro, alors excuse moi, mais tu comprendras que je sois de temps en temps de son côté.


- Tu es toujours de son côté.


- Change Hoshiro, ais un comportement moins puéril et plus responsable, et un jour je prendrai ta défense.



Sur cette conclusion, le chef de famille s'engouffra dans le salon, exaspéré par l'attitude de son fils. Ok il aimait Suigetsu, car oui il aurait voulu que Hoshiro lui ressemble. Pourtant, il ne comprenait pas l'attitude de son fils. Peut être fallait-il qu'il passe plus de temps ensemble ?


(Dimanche 06 mars 2009 : 17h00)


Un homme était dans son bureau, ses pieds sur la table se calmant un peu de ces deux heures passées. Il remerciait encore intérieurement ce jeune homme qui l'avait appelé.



Flash back (Dimanche 08 mars 2009 : 15h00)



Alors qu'Aaron Ryu était en train de remplir des papiers, assez urgent, son téléphone fixe se mit à sonner. Il décrocha attentivement, après avoir posé son stylo, curieux de cet appel.



- Allo ?


- Allo ? Monsieur Ryu, j'ai des révélations à vous faire.


- Des révélations, qui êtes vous ?


- Qu'importe qui je suis, le plus important est que vous apprenez que votre fille couche avec un garçon, et ce n'est pas Sasuke Uchiwa.


- Quoi ? Si c'est une plaisanterie, elle est de mauvais goût.


- Ce n'est pas une plaisanterie. D'ailleurs, vous savez où elle est en ce moment ?


- Elle est chez une amie.


- Faux !! Contredisait le voix au téléphone. Elle n'est pas chez une amie, mais chez un certain Suigetsu Taka.


- Suigetsu Taka, c'est qui lui ?


- Un camarade de classe et cela fait un moment qu'ils sortent ensemble.


- Vous délirez, elle est fiancée à Sasuke Uchiwa.


- Si vous ne me croyez pas, alors allez au quinze rue du temple au dernier étage et vous verrez bien que j'ai raison.



Son interlocuteur raccrocha et Aaron Ryu le fit juste après, totalement déboussolé. Non, cela ne pouvait pas être vrai, non il devait se tromper. Alors pourquoi un gros doute s'empara de lui ?



- C'est pas possible !! S'écriait le Ryu en se levant et en sortant du bureau.


 

Il entra dans le salon où il retrouva sa femme sur le canapé, en train de lire un livre.



- Kyoko, est ce que tu connais un certain Suigetsu Taka ?


- Je ne sais pas s'il s'appelle Taka, mais il y a un jeune garçon qui a raccompagné plusieurs fois Karin ici au nom de Suigetsu. Elle m'a dit que c'était le neveu du maire. Mais, pourquoi me demandes-tu ça ?



Sans répondre à sa femme, Aaron sortit en trombe de la maison, s'engouffra dans sa voiture et fonça à l'adresse que lui avait fourni ce jeune homme dont il ignorait toujours son identité. Arrivé à destination, il regarda les boites aux lettres et se statufia sur celle où le nom de Taka y était inscrit. Pour le moment, le jeune homme avait raison. Cependant, il ne pouvait faire un pas de plus, car la seconde porte était bloqué par un code.


Mais heureusement pour lui, une dame sortit et, en gentlemen, il la lui tenait avec un grand sourire, chose qu'apprécia la dame, même si elle ne l'avait jamais encore croisé dans l'immeuble. Monsieur Ryu emprunta alors l'ascenseur et appuya sur le cinquième et dernier étage. Les secondes de la montée étaient interminables et il n'arrêtait pas de réfléchir à ce qu'il allait faire s'il trouvait vraiment sa fille avec ce Suigetsu.



Le gong le fit sortir de ses songes et il sortit de la cage de fer pour se retrouver devant la porte. Il hésitait tout à coup à sonner, car si ce n'était pas vrai, de quoi aurait-il l'air devant le neveu du maire ? Il prit quand même le risque de sonner et quelques secondes plus tard, un jeune venait ouvrir, vêtu seulement d'un boxer. Mais ce qui attira encore plus son attention, était les chaussures à l'entrée, celles de sa fille. La rage s'empara de lui et il bouscula le garçon qui atterrissait sur le sol.



- Où est ma fille ?



Il regarda autour de lui et aperçut sa progéniture sortir d'une pièce, seulement habillée d'une chemise pour homme.



- Espèce de petite putain, alors c'était donc vrai !!



La raison le quitta et il se dirigea vers elle alors que cette dernière reculait pour se réfugier dans la chambre. Cependant, son père entra dans la pièce et la gifla violemment, la projetant sur le lit.



- Rassemble tes affaires et habille toi, cria Aaron Ryu en une colère folle. Dépêche toi !!



Le paternel sortit de la chambre, se représenta devant l'adolescent, qui était toujours sur le carrelage.



- Je vous préviens jeune homme, vous n'avez pas intérêt à raconter cette histoire à qui que ce soit, parce que je peux vous jurer que vous aurez des problèmes.



Même Hoshiro ne pouvait avoir un regard plus meurtrier que celui de cet homme à cet instant. Si jamais il bougeait, il pourrait le frapper, alors il faisait comme un lâche, il ne remuait même pas un petit orteil. Karin sortit de la chambre, toujours en pleurant avant de mettre ses chaussures en jetant un coup d'œil au garçon qu'elle aimait. Son père la traînait ensuite hors de l'appartement et, après être sorti de l'immeuble, la jeta dans la voiture.


 

Durant le trajet, c'était le silence et c'était mieux ainsi. L'homme regardait la route, préférant ne rien dire pour le moment et ce n'était pas non plus le bon endroit. Il contenait sa colère contre sa fille, mais elle ne perdait rien pour attendre. Alors, dès qu'ils furent arrivés, il l'attrapa par son poignée et la traîna jusque dans sa chambre, qui à partir de maintenant sera sa cellule.



- Tu resteras ici jusqu'à ce que j'en donne l'ordre. Et ne t'avise pas de parler à qui que ce soit, ajoutait son père en prenant son ordinateur portable et son téléphone. A partir de maintenant, tu feras ce que je te dirai... Sinon je peux t'assurer que tu finiras tes études dans une pension.


- Je ne veux pas me marier avec Sasuke, s'écriait-elle d'un coup, devenant suicidaire.


- Tu épouseras Sasuke Uchiwa de grès ou de force. Et ne t'avise plus de revoir ce Suigetsu Taka.


- C'est un camarade de classe, répondait Karin en le regardant dans les yeux.


- Fais comme s'il n'existait pas, ne lui parle pas.


- Tu n'as pas le droit !!


- J'ai tous les droits sur toi, fit remarquer le Ryu en frappant une fois de plus sa fille qui avait la joue rouge. Et ne t'avise plus de me répondre.



Contrainte à l'obéissance, Karin ne pouvait qu'accepter. Elle le fit savoir en hochant la tête, donnant satisfaction à son géniteur. Il sortit ensuite de la chambre et se dirigeait vers le salon où sa femme l'attendait, soucieuse de ce qui se passait.


- Alors Aaron ?


- J'avais raison, notre fille couchait bien avec ce Suigetsu Taka.


- C'est pas possible !! S'écria Kyoko horrifié.


- Et si, mais maintenant, elle est consignée dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre.



Aaron Ryu alla dans le bar et ce servit un bon remontant.


 

- Aaron... ne crois-tu pas que l'on pourrait faire une exception ? On pourrait la laisser avec ce garçon si elle l'aime. C'est le neveu du maire.


- Je m'en fiche Kyoko, que ce soit le neveu du maire ou même le fils du maire. Elle épousera Sasuke Uchiwa, point final. Ils sont déjà fiancés et leur mariage apportera un plus pour l'entreprise. Elle sera heureuse avec lui, ne t'inquiète pas.



Ne rajoutant rien d'autre, le chef de famille prit son verre pour aller se réfugier dans son bureau. Toute cette histoire lui avait fait mal à la tête et du silence lui fera le plus grand bien.

 

Fin du flash back



Cela faisait donc maintenant une bonne heure qu'il s'était cloîtré dans sa pièce et qu'il s'était finalement calmé. Il enleva ses pieds de dessus sa table et se redressait sur sa chaise. Il souffla un bon coup, se remettant de cette aventure. Puis, une enveloppe attitra son attention et il la prit, en enlevant le contenu à l'intérieur.



- Je l'avais presque oublié cette invitation. Cela me fera du bien d'y aller.



(Dimanche 08 mars 2009 : 17h30)



- J'ai été bête, j'aurai dû l'empêcher de l'emmener. J'aurai dû lui dire ce que je ressentais pour Karin.


- Ce n'est pas le genre d'homme a être sensible avec les mots, disait Sasuke assit sur sa chaise de bureau. Il se sert de sa fille pour son business. Et hélas, le mien aussi, ajouta Sasuke dépité.


- Peut être lorsqu'elle aura dix huit ans, elle pourra faire ce qu'elle voudra.


- On est pas en Europe, intervenait Sai appuyé contre le mur. Sa majorité, elle l'aura à vingt ans.


- Ils profiteront qu'on soit encore sous la tutelle des parents pour nous marier, soupira Sasuke. Peut être qu'ils le feront juste après le lycée.


- C'est fichu alors !! Prononça Sai mettant encore plus de la tension dans l'atmosphère.



Alors que Suigetsu s'allongeait sur le lit de son ami, complètement désemparé, Sai se déplaça jusqu'à ce dernier et se posait à ses côtés.



- Cela va s'arranger, il reste une année, il peut se passer plein de chose en un an. Il faut garder espoir, et c'est valable aussi pour toi, ajoutait-il en pointant du doigt son cousin. Ce n'est pas parce que tu t'es séparé de Sakura...


- On a fait une pause coupa Sasuke.


- Oui ben c'est pareil. Si tu ne fais pas quelque chose, elle va te glisser entre les doigts.


- Tu crois que je n'y pense pas, attaqua l'Uchiwa en se levant. Je n'arrête pas, elle est dans ma tête à chaque instant.


- Va la retrouver alors, conseillait Suigetsu. Vous au moins, vous pouvez encore vous voir.


- Non, Sakura avait raison. Cette pause va nous faire du bien, elle va encore plus renforcer nos liens.


- Renforcer ou détruire, souligna le Taka en le regardant dans les yeux.



Le doute s'installa dans les yeux du ténébreux et ses copains l'avait bien remarqué. Le silence plana alors entre eux tandis que Sasuke fixa son ami qui avait mit le doigt sur un éventuel problème.



- Si Sakura t'aime, alors elle reviendra dans tes bras, disait Sai pour le rassurer. Mais...


- Et si elle ne revient pas, alors c'était que notre couple n'avait pas lieu d'être, finissait Sasuke tristement.



Tout à coup, un toque à la porte se fit entendre et Sasuke, qui était à côté, l'ouvrit. Son père s'y présenta et y entra avec l'accord de son fils. Après tout, la chambre était un lieu sacré et personnel.



- Bonjour, je vois que je dérange, déclara le paternel en apercevant Suigetsu et Sai assis sur le lit.


- Non, pas du tout papa, c'est Suigetsu Taka, un ami de lycée.


- Enchanté de faire la connaissance d'un nouvel ami de mon fils.


- Et moi je suis enchanté de faire également votre connaissance, disait le Taka en voulant faire bonne impression.



Fugaku Uchiwa souriait avant de se tourner vers son neveu.



- Ton père vient d'appeler et il viendra te chercher demain à la gare.


- Entendu mon oncle.


- Sasuke, pourquoi ne pas partir avec lui ? Demandait Fugaku en se tournant vers son fils.


- Parce que je n'ai pas envi et je croyais que tu voulais que je vienne à cette soirée.


- C'est pour toi, pour ne pas que tu passes des vacances tout seul. A moins que Naruto reste en ville.


- Non, il va à Nagano avec Hinata rejoindre son cousin Neji.


- Bon ben, tant pis !! Est ce que vous restez dîner jeune homme ?


- Euh non, je vais rentrer chez moi.


- Reste, insista Sasuke. On passera un bon moment ensemble, je pense qu'on en a besoin.


- Alors d'accord !!



Tout sourire, Fugaku sortit de la chambre devant les regards des adolescents, qui ne comprenaient pas pourquoi il était de bonne humeur.



- Depuis quelques temps, il est bizarre, leur informait Sasuke. Il y a un peu plus d'un mois, je lui ai demandé encore d'annuler ce mariage. Il a refusé tout naturellement. Mais, lorsque je me suis énervé, il m'a dit calmement que l'on avait le temps et que je devais lui faire confiance.


- Lui faire confiance ? répéta Sai interloqué.


- Oui, et il a rajouté ensuite ''je ne peux rien te dire''. Il n'avait pas eu le temps de finir sa phrase qu'il avait reçu un coup de téléphone important. Je me demande si ce n'est pas en rapport avec ces mystérieux coup de téléphone s'il est devenu bizarre.


- Alors si je te comprend bien, disait Suigetsu. Si on veut annuler le mariage, ce serait du côté de ton père ?


- Je ne sais pas, peut-être.



A l'étage en dessous, Fugaku Uchiwa croisa Toru et lui disait de mettre un couvert de plus pour le soir. Puis, alors qu'il se rendait dans son salon, son téléphone portable se mit à vibrer dans sa poche. Reconnaissant le numéro, il souffla un bon coup avant de décrocher.



- Vous n'allez pas me laisser tranquille, s'énerva Fugaku.


- Du calme monsieur Uchiwa, nous voulions juste savoir si vous...


- Oui je l'ai fais, et j'ai pris de gros risque à cause de vous.


- Il le faut...



Toru passa devant lui et, pour avoir plus de discrétion, le maître de maison s'empressa d'aller dans son bureau.



- Je n'aurai jamais dû faire affaire avec vous, maintenant mon fils...


- Vous étiez d'accord, il me semble.


- Je le regrette maintenant. Et j'espère que cela s'arrangera, sinon j'arrête tout.



Sur cette dernière parole, Fugaku raccrocha et posa son téléphone sur son bureau. Il avait mit ses deux mains sur sa table et enrageait de s'être fait entraîner dans cette histoire. Sans réfléchir aux conséquences, il balança sur le sol, tout ce qui s'y trouvait. Il serrait assez fort le bord de son bureau et, la tête basse, laissait échapper une larme qui tombait sur un cadre photo, qui avait atterri à côté de son pied.



- Mikoto, que ferais-tu à ma place ?



(Lundi 09 mars 2009 : 10h30)


Assise sur son siège numéro vingt quatre, une blonde aux yeux bleus était terriblement stressée. Ses mains crispées sur ses jambes, la pauvre demoiselle appréhendait cette rencontre.



- Pas la peine de stresser, mes parents sont très gentils, disait Sai en prenant sa main dans la sienne.


- C'est plus fort que moi, et s'ils ne m'aimaient pas, demanda-t-elle inquiète en le regardant dans les yeux.


- Pourquoi il ne t'aimerait pas ? J'ai déjà parlé de toi et ils avaient hâte de te connaître.


- Vraiment ?


- Vraiment !! Répétait Sai en souriant. Ne t'inquiète pas, tout ce passera bien.



Plus détendu qu'il y avait quelques minutes, Ino embrassa son petit ami et posa sa tête sur son épaule en regardant défiler le paysage.



(Lundi 09 mars 2009 : 11h15)


Sur le quai de la gare, un homme d'une quarantaine d'années était assis sur un banc, attendant que le train de son fils arrive. Soudain, il le vit entrer en gare et il se leva. Une fois arrêté, il regarda à l'intérieur mais ne vit pas sa progéniture.



- Eh oh papa !!



Ce dernier tourna sa tête vers la droite et découvrit son fils cadet sortir d'un wagon, ses bagages à la main. Tout sourire, il se dirigeait vers lui et à peine avait-il fait quelques pas, qu'il découvrit une jeune femme blonde descendre également du train. C'était sans doute sa copine, Ino Yamanaka. Il serra son fils dans ses bras et posait ses yeux sur la charmante demoiselle.



- Papa, voici, Ino.


- Enchanté de vous connaître mademoiselle. Je m'appelle Madara Uchiwa, et je suis votre humble serviteur, se courba l'homme.


- Merci monsieur. Moi aussi je suis heureuse de vous connaître.



Pour le moment, elle avait fait un sans faute. Pourvu que cela dur !!



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