LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 237 : Un élastique, une promesse, un avenir

2271 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 13/05/2026 15:23

Chapitre 237 : Un élastique, une promesse, un avenir


Point de vue d’Hanako


La vie est douce à Konoha, les beaux jours reviennent avec le printemps qui s’installe et je suis actuellement chez Kakashi. Il nettoie sa salle de bain au centimètre carré près pendant que je vide ses tiroirs de table de nuit, parce que Nakama débarque dans quelques jours pour trois longues semaines à Konoha. Kakashi est heureux comme tout, Shin saute au plafond à l’idée de voir sa petite-amie aussi longtemps et je suis ravie de la revoir.

Shin ayant pris une colocation, ils passeront les semaines tous les deux chez Kakashi et nous sommes donc en train de préparer les lieux en suivant une organisation qui nous ressemble. Je passe dans un premier temps pour ranger, Kakashi passe ensuite pour nettoyer, et j’ai trouvé ça cohérent de libérer quelques tiroirs dans la salle de bain ainsi que dans la chambre pour que Nakama et Shin puissent installer leurs affaires comme il faut plutôt que de vivre avec des bagages au travers du petit appartement.

-         Si on m’avait dit que Shin Nibai habiterait chez moi un jour ! plaisante Kakashi depuis la pièce à côté.

-         Tais-toi et frotte ! l’embête-je.

Son beau rire résonne dans la salle de bain et je souris en ouvrant son tiroir de table de nuit. Il ne contient pas grand-chose, quelques livres, une photo de Rin et Obito, une photo de moi et un vieil élastique. Je suis à deux doigts de le jeter dans le petit sac poubelle que j’ai à côté de moi mais je m’arrête à temps.

-         Kakashi… ? demande-je en fronçant les sourcils.

-         Oui ?

-         Le… tu as…

Dès qu’il m’entend hésiter, il me rejoint pour me découvrir avec mon élastique dans la main au-dessus de la poubelle. Je n’ai pas le temps de cligner des yeux qu’il disparait et que Kakashi me regarde comme si j’avais tué l’Hokage.

-         Tu n’allais quand même pas jeter mon élastique ?!! s’écrie-t-il avec une panique évidente.

Il répond à la question que je n’ai pas réussie à poser et mes bras retombent le long de mon corps alors que l’émotion m’envahit :

-         Tu as gardé mon élastique ? Mon élastique de notre première nuit ensemble ? demande-je d’une petite voix.

-         Bien sûr que oui, je t’avais prévenu que je l’avais mis dans ma table de nuit… Bordel je ne peux pas croire que tu allais le jeter !! s’exclame-t-il d’une voix aiguë.

-         Calme-toi Kakashi, je ne l’ai pas fait, le rassure-je.

-         Heureusement, je t’en aurais voulu à mourir, c’est mon bien le plus précieux, je te l’ai déjà dit aussi !

-         Alors pourquoi as-tu arrêté de le porter ? m’étonne-je.

-         Je ne sais pas, parce que je t’ai toi désormais…, répond-il pensivement en caressant doucement l’élastique au creux de sa main.

Je me relève pour approcher et j’observe avec lui sa précieuse relique.

-         J’adorais quand tu le portais…, commente-je en souriant. Tu en portais même deux à un moment…

-         C’est celui-là l’originel, roucoule-t-il.

Je le prends au creux de sa main et je réprime un rire en voyant le regard qu’il me lance, qui me somme avec le plus grand sérieux de faire bien attention à mes gestes.

 Je le passe autour de mon poignet, que j’observe pensivement.

-         C’est le mien, commente-t-il rapidement du bout des lèvres.

Mais je ne l’écoute pas, je ne suis pas en train d’envisager de le récupérer, encore moins de la porter à mon poignet… En fait, je suis très pensive quant à notre relation, à toutes les étapes de notre couple, qui certes a été mouvementé, mais qui est pourtant solide. Ça fait des mois que nous sommes ensemble désormais, que nous sommes sûrs l’un de l’autre, de nos sentiments, de notre avenir… Je n’ai jamais eu le moindre doute et lui non plus…

J’aime passer du temps ici avec lui, passer du temps chez moi aussi, mais nous dormons désormais toujours tous les deux, nous ne faisons jamais une nuit l’un sans l’autre à moins qu’il soit en mission hors du village.

-         Et si on vidait ton appartement…, murmure-je.

-         Pour Nakama et Shin… ?

-         On pourrait peut-être faire des cartons, enlever tes affaires…

-         C’est un peu radical non ? Et où les mettrions nous ? Chez toi ?

-         Et si on vidait ma maison aussi ? continue-je de ma voix pensive.

-         Mon ange, tu te sens bien ? s’inquiète-t-il.

Je tiens mon poignet, auquel est toujours accroché mon élastique, et j’observe Konoha par la fenêtre de Kakashi.

-         Mon ange ? insiste-t-il en caressant ma joue doucement. 

-         Et si…, hésite-je.

J’attrape sa main sur ma joue, et je la maintiens devant moi en l’observant pensivement. Je ne sais pas ce qu’attend Kakashi, je suis pour ma part sûre et certaine de notre couple, je n’ai jamais douté et je ne douterai jamais… Je réalise que je ne veux plus être sa « petite-amie », ni avoir chacun un chez soi… Je veux l’étape suivante, toutes les étapes qu’il voudra bien m’offrir…

-         Mon amour, tout va bien ? reprend-il.

Je relève finalement le nez pour le regarder, en tenant l’élastique entre mes doigts :

-         C’est un élastique de demande de fiançailles, annonce-je d’une petite voix.

Ses yeux s’écarquillent, puis papillonnent, parce qu’il ne s’attendait visiblement pas à entendre ces mots. Il me tend tout de même sa main, à laquelle je passe l’élastique en rougissant.

-         Ça veut dire que tu viens de me demander en fiançailles ? demande-t-il prudemment.

-         Non… ça veut dire que je te demande de me demander en fiançailles…, murmure-je du bout des lèvres.

Il éclate de rire et ses bras se referment dans mon dos pour me tirer contre lui et me bercer :

-         Voilà qui m’étonne beaucoup moins de toi mon ange…, chuchote-t-il avec tendresse.

-         Je veux passer à la suite Kakashi, je veux devenir ta fiancée, je veux que nous emménagions ensemble…

-         Moi aussi mon amour… J’attendais simplement un peu de temps, un petit signe de ta part, quelque chose qui me donnerait l’impression que c’était ce dont tu avais envie… Bon, c’est assez clair cette fois…, rit-il.

-         Arrête de te moquer de moi ! glousse-je.

-         Mais c’est tellement toi Hanako ! Je ne peux pas croire ce qu’il vient de se passer… Tu aurais tout simplement pu me dire que tu aimerais qu’on se marie, mais non, il a fallu que tu me demandes de te demander en mariage…, s’esclaffe-t-il.

-         Et d’emménager, souligne-je.

-         J’adorerais emménager avec toi, confirme-t-il. Nous pourrions faire mes cartons et habiter chez toi…

-         Non, je ne veux pas que nous habitions chez moi, je veux qu’on se trouve une maison à nous, une maison qu’on choisira ensemble, dans laquelle il y aura plus d’une seule chambre, un beau jardin avec de grands arbres… Je veux trouver notre nid d’amour Kakashi, je veux qu’on visite des dizaines de maison, qu’on partage les coups de cœur que nous aurons et pour quelles raisons… Puis qu’on trouve la maison parfaite, qu’on discute pendant des heures de la couleur dans laquelle nous voulons repeindre le salon et les chambres, des arbres que nous aimerions planter dans le jardin… C’est ça que je veux, chuchote-je.

Il relève mon menton et je me plonge dans ses yeux remplis à ras bord d’amour :

-         Et bien ça mon ange… c’est exactement ce que tu auras, je te le promets, confirme-t-il avant de m’embrasser.

Finalement, nous faisons ses cartons en vidant toutes ses affaires pour les mettre chez moi. La place sera nette pour Shin et Nakama, et Kakashi habitera chez moi en attendant que nous trouvions la maison de nos rêves.

*

Les vacances de Nakama à Konoha sont comme un petit quotidien de rêve. Ce n’est que lorsqu’elle est dans le même village que nous que je sens Kakashi entièrement heureux et ça suffit à me remplir de bonheur.

Nous développons une jolie bande soudée, avec laquelle nous passons tout notre temps. Mei et Rinko, Nakama et Shin, Hokuto et Toru qui jouent toujours les amis… Les derniers maillons de cette bande sont Nanba et Jin, les meilleurs amis de Shin et de Toru que nous apprécions tous. Je n’aurais jamais imaginé avoir une bande d’amis, Kakashi encore moins, surtout en considérant qu’il les apprécie tous, et nous avons bien du mal à admettre qu’il n’est plus l’homme aux trois amis.

Il est de toute façon un homme nouveau, avec des meilleurs amis à la pelle, une petite-amie et même une demi-fille, puisqu’il est désormais indissociable de sa précieuse Kiyowa, à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux.

La seule ombre dans notre vie est Nakama, ou plutôt son retour à Suna, qui nous brise le cœur à tous maintenant qu’elle fait partie de nous. Mei et moi pleurons comme des fontaines, Kakashi est inconsolable et Shin n’est plus que l’ombre de lui-même. Heureusement que Rinko et Toru sont deux clowns ambulants, parce qu’ils arrivent à maintenir le moral suffisamment haut sur les deux derniers jours pour que nous ne gâchions pas le peu de temps qu’il nous reste tous ensemble et que nos aurevoirs ne soient pas trop dramatiques.

*

Les semaines suivantes, Kakashi m’offre ce qu’il m’a promis, nous commençons les visites de maisons, nous passons des heures à parcourir les annonces, à visiter des demeures toutes plus jolies les unes que les autres, jusqu’au jour où le coup de cœur opère sur l’une d’elle. C’est une grande maison en périphérie de Konoha, immense comparée à la mienne, avec un jardin sublime dans lequel je nous vois déjà lire pendant des heures. Être avec le second de l’Hokage offre des avantages, notamment le fait que la maison nous est réservée dès le jour de la première visite, où je déclare que ce sera celle-là et pas une autre. Kakashi est complétement d’accord avec moi, nous le sommes de toute façon toujours, et même si nous mettrons quelques mois à l’obtenir à cause de la paperasse, on nous autorise à y venir autant de fois que nous le désirerons pour nous projeter et la rénover à notre goût.

C’est donc là-dedans que je me lance pendant les mois suivants, je passe des heures à superviser les ouvriers qui s’occupent des gros travaux tandis que je peins les murs et jardine dans mon grand extérieur, en voyant avec bonheur la date de notre emménagement approcher, les pièces prendre forme, notre avenir posséder un lieu.

Laisser un commentaire ?