My Hero Academia Lightning Sound
Chapitre 25 : L'invasion de la Commission
2129 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 13/07/2026 17:28
Les quatre intrus progressent dans un couloir sombre, leurs armes au poing, guidés par un plan thermique des sous-sols. Mais alors qu'ils franchissent l'angle menant aux dortoirs, les lumières du couloir s'allument d'un coup sec.
Devant eux, immobile, Shota Aizawa les attend, les bras croisés, ses écharpes flottant déjà autour de ses épaules comme des serpents prêts à mordre.
L'Agent de tête (paniqué, levant son arme) : « C'est Eraser Head ! Tirez, ne le laissez pas utiliser son... »
Trop tard. Les yeux d'Aizawa s'illuminent d'un rouge écarlate. Les Alters des intrus, l'un capable de liquéfier les murs, l'autre de devenir invisible sont instantanément annulés.
Avant même qu'ils ne puissent presser la détente, une silhouette massive descend du plafond. Dark Shadow rugit dans les ténèbres du couloir, balayant deux des agents d'un seul coup de griffe monumental, les projetant contre le mur opposé. Tokoyami atterrit calmement aux côtés de son professeur, sa cape noire se repositionnant d'un geste fluide.
Les deux agents restants, pris de panique, tentent de rebrousser chemin, mais le couloir derrière eux se scelle instantanément. Un mur de glace massif, épais de plusieurs mètres, surgit du sol dans un craquement glacial. Shoto Todoroki s'avance hors de la pénombre, sa main droite encore fumante de froid.
Todoroki (la voix glaciale) : « Vous pensiez vraiment que Yuei dormait ? »
Acculés, les intrus lèvent leurs armes vers le fils d'Endeavor, mais un sifflement aigu déchire l'air. Kyoka Jiro surgit derrière Todoroki, ses jacks audio connectés aux amplificateurs de ses poignets. Elle projette ses appendices vers l'avant.
Kyoka : « Heartbeat Distortion ! »
L'onde de choc sonore frappe les deux agents de plein fouet. Les vibrations font exploser les vitres des lampes tactiques de leurs casques et les font s'effondrer au sol, se tenant les oreilles en hurlant de douleur, totalement neutralisés.
En moins d'une minute, l'escouade d'infiltration est entièrement ligotée par les bandes de capture d'Aizawa, privée de ses armes et de ses outils de communication.
Izuku et Bakugo déboulent à leur tour, les poings encore fumants, presque déçus que le combat soit déjà terminé. Bakugo shoote dans le pistolet d'un des agents au sol avec mépris.
Aizawa s'accroupit devant le chef de l'escouade, lui arrachant son masque d'un geste brusque. Il ramasse la radio cryptée de l'agent, appuie sur le bouton d'émission pour parler directement aux supérieurs qui écoutent à l'extérieur des remparts.
Aizawa (la voix sombre et menaçante) : « À tous les chiens de la Commission qui écoutent... Vos hommes viennent de tomber. Si vous pensiez que le blocus allait nous affaiblir, vous venez d'avoir votre réponse. La prochaine fois que vous envoyez quelqu'un franchir nos murs, ne vous attendez pas à ce qu'on vous les rende conscients. Yuei ne pliera pas. »
Il détruit la radio sous son talon. Kyoka regarde les intrus neutralisés avec un sentiment de victoire. Pour la première fois depuis le début de cette crise, ce n'est pas la 1-A qui recule, c'est la Commission qui commence à saigner.
Le bruit sourd du verre brisé résonne soudain dans les étages supérieurs. Ce n'est plus une infiltration discrète, c'est un assaut punitif. Acculés par l'échec de leur première escouade, les agents de la Commission restés à l'extérieur ont décidé d'employer les grands moyens.
À travers les fenêtres brisées des couloirs périphériques, une pluie d'objets métalliques cylindriques est projetée à l'intérieur du bâtiment.
Clang. Clang. Clang.
Aizawa (hurlant) : « À COUVERT ! GRENADES ! »
L'attaque est massive et coordonnée. Ce ne sont pas des grenades fragmentaires destinées à tuer (la Commission veut encore éviter des cadavres d'adolescents trop visibles), mais des grenades assourdissantes à forte puissance (Flashbangs) et des grenades à gaz lacrymogène et incapacitant CS.
En une fraction de seconde, le couloir Nord-Ouest devient un enfer blanc et irrespirable. Des détonations à 170 décibels s'enchaînent, aveuglant les systèmes optiques et terrorisant les sens des élèves.
Pour Kyoka Jiro, c'est le pire des scénarios. Ses jacks audio, ultrasensibles aux vibrations, captent le bang supersonique de plein fouet. Elle lâche un cri de douleur pure, plaquant ses mains contre ses oreilles saignantes, terrassée par l'onde de choc acoustique.
Malgré la fumée toxique qui envahit rapidement les couloirs, la 1-A ne panique pas. L'entraînement intensif contre les vilains porte ses fruits.
Momo Yaoyorozu, le visage protégé par un masque qu'elle vient de créer, réagit à la vitesse de l'éclair.
Yaoyorozu : « Todoroki ! Bloque les entrées d'air ! Iida, évacue Jiro vers les sous-sols ! »
D'un geste large, Shoto Todoroki dresse d'immenses vagues de glace pour sceller les fenêtres brisées et stopper l'arrivée de nouvelles grenades. Simultanément, il utilise son côté gauche pour générer une onde de chaleur intense, dilatant l'air pour repousser les nuages de gaz toxique vers l'extérieur.
Tenya Iida, les moteurs de ses jambes hurlants malgré la fumée, glisse sur le sol, attrape Kyoka Jiro par la taille et fonce à une vitesse supersonique vers les escaliers de l'infirmerie souterraine, la mettant à l'abri du chaos sonore.
Au milieu de la fumée blanche et épaisse, deux silhouettes refusent de reculer. Les grenades de la Commission n'ont fait qu'attiser leur fureur.
Katsuki Bakugo s'élance à travers le nuage de gaz, utilisant les explosions de ses paumes pour dissiper la fumée autour de lui. Ses yeux injectés de sang fixent les silhouettes des agents de la Commission qui tentent de s'engouffrer par les brèches de la fenêtre.
Bakugo : « Vous croyez que des petits pétards vont m'arrêter ?! Vous allez bouffer vos propres grenades ! »
Avec une précision chirurgicale, Bakugo déclenche une onde de choc inversée, attrapant au vol deux grenades qui venaient d'être lancées et les renvoyant d'où elles venaient, directement dans les rangs des agents à l'extérieur. Les explosions retentissent dehors, suivies par les cris des assaillants pris à leur propre piège.
À ses côtés, Izuku Midoriya passe en Full Cowling. Les éclairs verts déchirent le brouillard de gaz. D'un coup de pied surpuissant dans le vide (Delaware Smash : Air Force), il crée une bourrasque de vent si violente qu'elle nettoie instantanément tout le couloir, expulsant les restes de gaz toxique à l'extérieur du bâtiment.
À l'extérieur, les commandants de la Commission voient leurs hommes reculer, toussant et aveuglés par leurs propres gaz renvoyés par la 1-A.
Dans le bunker de l'infirmerie, Kyoka est allongée, les oreilles bandées par Recovery Girl, mais ses yeux sont ouverts. La douleur est là, mais la peur a disparu. Elle entend, à travers les vibrations du plafond, que ses camarades sont en train de repousser l'armée de l'État.
La Commission vient de franchir un nouveau palier dans la violence. Ils n'utilisent plus la loi, ils utilisent des armes de guerre. Mais en faisant cela, ils ont définitivement transformé les élèves de Yuei en soldats d'élite prêts à tout pour défendre leur maison.
L'attaque aux grenades à l'étage supérieur n'était qu'une immense diversion. Pendant que Bakugo, Midoriya et Todoroki repoussent l'assaut principal dans les nuages de gaz lacrymogène, la véritable unité d'élite de la Commission — l'escouade "Black-Out" — s'est infiltrée par les sous-sols profonds, utilisant les plans techniques dérobés au ministère.
Leur objectif est chirurgical, cruel et définitif : débrancher Denki Kaminari. Sans ses machines pour stabiliser son système nerveux en surcharge, le garçon mourra d'un arrêt cérébral en moins de trois minutes, et le secret de la Commission sera enterré avec lui.
La porte blindée de l'infirmerie souterraine est soudainement découpée au chalumeau à plasma. Dans un fracas de métal, trois agents en armure lourde pénètrent dans la pièce close. Leurs yeux sont fixés sur les moniteurs cardiaques qui bipent régulièrement au-dessus du lit de Denki.
L'Agent en chef (la voix modifiée par son casque) : « Cible repérée. Coupez l'alimentation principale du caisson de soin. Pas de quartier. »
Avant qu'un seul agent ne puisse faire un pas vers le lit, une ombre massive se dresse. Eijiro Kirishima s'interpose, son corps entier basculant en Red Riot Unbreakable. Sa peau de pierre est si dure qu'elle étincelle sous les néons.
Kirishima (hurlant de rage) : « Vous n'approcherez pas de Kaminari ! Vous croyez qu'on va vous laisser tuer un de nos frères sous nos yeux ?! »
Le premier agent tire à bout portant avec un fusil à impulsion électrique. Les décharges s'écrasent sur le torse de Kirishima sans même le faire reculer d'un millimètre. D'un coup de poing dévastateur, Red Riot fracasse le bouclier tactique de l'assaillant et le propulse contre le mur.
Simultanément, Mezo Shoji déploie ses multiples bras pour former un bouclier charnu et puissant devant le lit de Denki, protégeant le corps inerte du garçon et les machines des balles perdues.
Sur son lit de convalescence, Kyoka Jiro a les oreilles bandées, le sang tachant encore ses compresses à cause des grenades de tout à l'heure. La douleur est atroce, mais en voyant ces hommes s'en prendre directement à la vie de Denki, quelque chose se brise en elle. Ce n'est plus de la peur, c'est de la pure fureur noire.
Elle arrache ses perfusions. Ses jacks audio, vibrant d'une intensité meurtrière, se connectent directement aux amplificateurs de ses bottes héroïques qu'elle avait gardées près d'elle.
Le deuxième agent de la Commission contourne Kirishima et tend la main vers le câble d'alimentation du respirateur de Denki.
Kyoka (les yeux injectés de sang, hurlant de toutes ses forces) : « TOUCHE-LE ET JE TE SOUFFLE ! »
Elle plaque ses mains au sol. L'onde de choc de son Heartbeat Distortion ne se propage pas dans l'air cette fois, mais voyage à travers le métal des lits et des structures médicales. Les vibrations à haute fréquence frappent les articulations de l'armure de l'agent. Le plastique et le métal de sa combinaison se tordent, et l'homme est soufflé en arrière, ses tympans explosant sous son casque blindé.
Même face aux armes, la famille ne recule pas. Le père de Denki, s'armant d'une béquille métallique qui traînait, se tient debout devant sa femme et celle de Kyoka, prêt à mourir pour protéger son fils.
Monsieur Kaminari : « Espèces de monstres ! Vous êtes censés être la justice ! »
Le dernier agent valide, acculé et voyant ses camarades à terre, pointe son arme directement sur Kyoka, dont l'épaule blessée vient de se rouvrir sous l'effort.
Mais la porte de l'infirmerie est soudainement arrachée de ses gonds restants. Aizawa entre dans la pièce, ses yeux rouges brillant d'une lueur démoniaque. En une fraction de seconde, l'Alter de l'agent est effacé, et les écharpes de capture du professeur s'enroulent autour de son cou, le soulevant du sol avant de le fracasser lourdement sur le carrelage.
Le silence revient dans l'infirmerie, brisé seulement par le bip... bip... bip... régulier et intact des machines de Denki. Le respirateur tourne toujours. Le cœur du garçon bat toujours.
Kyoka s'effondre sur ses genoux, à bout de forces, mais ses yeux ne quittent pas le visage de Denki. Kirishima, reprenant sa forme normale, se précipite pour la soutenir.
Kirishima (le souffle court) : « C'est fini, Jiro. On les a eus. Les profs sécurisent les tunnels. Ils ne l'auront pas. »
Aizawa regarde les trois agents inconscients au sol, puis se tourne vers la famille Jiro et Kaminari.
Aizawa : « Ils ont tenté le tout pour le tout. Ils sont désespérés. Mais Kaminari est vivant, et tant qu'il y aura un élève de la 1-A debout dans ce bâtiment, il le restera. »
Le bip... bip... bip... des machines médicales est soudainement couvert par un bruit terrifiant.
CRACK.
Le verre blindé de la lucarne supérieure de l'infirmerie, pourtant renforcé par les structures de Nezu, explose en mille morceaux. Une balle à haute vélocité, tirée depuis un hélicoptère ou un toit éloigné à travers les conduits de ventilation brisés par l'assault précédent, traverse la pièce à une vitesse supersonique.
Le père de Denki, qui se tenait encore fièrement devant sa femme avec sa béquille métallique, est projeté en arrière sous l'impact. La balle l'atteint en plein thorax. Il s'effondre lourdement sur le sol de l'infirmerie, sa chemise se teintant instantanément d'un rouge écarlate.