Danse avec moi, loin de cet enfer || Le choix de Toya Todoroki

Chapitre 10 : Je crois que je suis amoureux

3535 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/05/2026 12:17

« Merci, Hawks. J'ai vraiment beaucoup de chance d'avoir fait ta connaissance. »


Quand le jeune homme lui renvoie un sourire chaleureux, Yumei ne peut s'empêcher de rougir légèrement. Elle réalise que c'est la première fois qu'elle a l'occasion de discuter avec lui dans un contexte serein, et donc, de véritablement le regarder. Elle le connaissait déjà, bien sûr. Son métier l'avait amenée à enquêter à plusieurs reprises sur lui, le très célèbre héros trop rapide pour son propre bien. Personne ne savait rien de son passé, de ses origines ou de sa vie privée tout court, et elle avait été déterminée à les découvrir.

Mais entre connaître une célébrité via la presse ou les réseaux sociaux et l'observer sourire face à soi, il y a un sacré monde de différence.


Et, oh, elle doit admettre que l'homme ailé ne la laisse pas facilement indifférente. Elle se perd un peu trop sur la courbe de ses lèvres qui forment une légère fossette sur sa joue quand il sourit. Sur ses cheveux désordonnés qui lui tombent parfois devant les yeux, sur les quelques poils de son menton qui lui donnent l'air un peu plus mature. Dans le doré de ses iris, soulignés par d'épaisses marques noires propres aux oiseaux de proie qui intensifient son regard.

Ce faisant, elle rougit davantage. Elle n'a jamais caché, ni à ses proches, ni à elle-même, qu'elle est une grande fan du héros Hawks. Elle avait même une photo dédicacée de lui accrochée au mur de sa chambre, offerte par l'une de ses amies qui avait eu la chance de le croiser en patrouille. Elle avait tant rêvé de le percer à jour quand elle travaillait encore chez Juzo News...

Et voilà qu'aujourd'hui, il se tient là, assis sur le même lit qu'elle, lui offrant un sourire adorable. Un sourire capable à lui seul d'atténuer son malaise et ses angoisses, malgré la scène de panique qu'elle vient juste de vivre avec Dabi.


« Tiens, Yumei ? Je me demandais... »

La jeune femme revient à elle. Même si elle a un grand besoin de se changer les idées, elle se sent soudain un peu bête d'avoir laissé son esprit vaquer à des rêveries aussi insignifiantes. Tous deux ont un tas de choses à se dire, bien plus importantes que ses fantasmes de jeune femme. Hawks doit se demander si elle a réellement eu l'intention de tuer son fiancé. Ou encore, la raison pour laquelle Dabi vient tout juste de l'agresser. Ou peut-être, ses premières impressions de la vie au Manoir. Il y a certainement plein de sujets plus importants que...

« Ce sont mes vêtements que tu portes, non ? »


Un silence gênant suit ses paroles. Yumei a désormais les joues bien empourprées et ses pensées qui commencent à s'emballer. Elle avait complètement oublié qu'elle portait toujours le pyjama du héros, et surtout, qu'elle le lui avait emprunté sans son autorisation. Elle s'est tellement préparée à entrer dans une discussion de haute importance qu'elle est maintenant totalement prise au dépourvu.

« Aah ! Je suis désolée ! »

Elle bégaie un peu sous l'effet de la confusion, puis se met à parler très vite.

« J'avais besoin de me changer, et je n'ai rien emporté avec moi, et on m'a dit que ça ne te dérangerait pas, et moi aussi je me suis dit que ça ne te dérangerait pas, et...

— Ha ha, t'inquiète ! J'étais juste un peu étonné. »

Il passe sa main dans ses cheveux, cherchant à cacher son embarras.

« Je te ramènerai d'autres vêtements demain, si tu veux. Il vaut mieux que tu ne sortes pas d'ici pour le moment. »

Calmée, elle lâche un petit soupir, baissant la tête, les deux mains sur ses cuisses.

« Oui... maintenant, je suis une criminelle recherchée... Comme Dabi, Twice, Himiko et Spinner. »


Un autre silence s'installe, encore plus gênant que le précédent. Yumei relève la tête : Hawks a l'air de tomber des nues, tout à fait surpris de ce qu'elle vient de lui apprendre. Mince... Est-ce qu'il n'a pas eu le temps de voir les dernières actualités ? Oh non... Évidemment, il travaillait et puis il a accouru ici. C'est pour ça qu'il est toujours aussi gentil avec elle ? En fait, il ne sait pas encore pour son crime...


Le cœur de Yumei se serre. C'était pourtant si évident... Une personne aussi bienveillante que lui ne pouvait pas graviter longtemps autour d'elle. Elle allait inévitablement finir par le repousser...

« Tu n'as pas regardé les infos... ? », demande-t-elle timidement.

Face à l'air perplexe et méfiant du jeune homme, elle se sent obligée de continuer pour se justifier. Elle baisse à nouveau la tête, la honte pesant très lourd sur ses deux épaules.

« Je suis désolée de te l'apprendre comme ça, alors... Hier soir, j'ai... j'ai fui de chez moi. Après avoir poignardé quelqu'un... Apparemment, il est entre la vie et la mort... »

Le héros ne dit rien. Il la scrute d'un regard insondable, et elle regrette déjà amèrement le sourire qui l'avait fait craquer il y a quelques minutes à peine. Après plusieurs longues secondes de tension, il se décide enfin à briser le silence.

« Cette personne, c'est celle qui t'a fait ces hématomes sur tout le corps ? Elle t'a frappée ? »

Les lèvres de Yumei se mettent à trembler. Elle fait ce qu'elle peut pour réfréner la vague d'émotions qui ressurgit à chaque fois qu'elle se remémore sa vie dans son ancien foyer.

« Oui...

— Tu étais en danger de mort, quand tu as fui ? »

Sa question la surprend. À vrai dire, elle n'avait pas pensé que cette donnée puisse être un facteur important dans la gravité de son crime. Elle n'avait pas réalisé...

« Oui, enfin... Je crois... Il était vraiment... furieux contre moi...

— Et la raison pour laquelle il t'a fait ça... c'est la même raison qui a poussé Dabi à t'attaquer ? »


Elle relève enfin la tête, plonge ses yeux dans les siens. Il a toujours l'air sérieux, mais elle peut déceler de la compassion à travers le regard qu'il lui lance. Serait-ce possible... qu'il ne lui en veuille pas ? Qu'il... cherche réellement à la comprendre ? Cette idée lui fait légèrement tourner la tête. Depuis les accusations de Spinner et les paroles d'Himiko, elle commençait à se faire à l'idée qu'elle était désormais une criminelle. Mais... était-ce réellement le cas ?

« Oui... c'est à cause de mon alter... »


Un silence s'installe encore, moins lourd cette fois. Cette dernière phrase a réussi à apaiser leurs cœurs à tous les deux. Yumei vient enfin de mettre un mot sur l'origine de tous ses malheurs, et Hawks de comprendre un peu mieux la personne face à lui. Il lui sourit à nouveau, timidement, tristement, et elle a l'impression d'être comprise. Elle aurait aimé le remercier, mais les mots restent bloqués avec l'émotion au fond de sa gorge.

De son côté, le héros a l'air plongé dans une profonde réflexion. Des tas de questions semblent lui brûler les lèvres, et il ouvre et referme sa bouche plusieurs fois, indécis. Au bout d'un moment, il décide de s'abstenir et se relève du lit, comme soudainement monté sur ressorts. Yumei ne saurait dire laquelle, mais une idée a l'air de subitement le démanger.

« Tu m'excuseras, mais j'ai un rendez-vous qui m'attend ! Je suis toujours supposé être en train de travailler, tu vois...

— Ah oui ! C'est vrai qu'il est encore tôt. »


Hawks se penche légèrement vers elle, lui offrant un sourire amical. Étrangement, ce dernier a beau être plus large que les précédents, elle ne parvient pas à le trouver aussi sincère.

« Je vais rester dormir à Musutafu ce soir, je suis fatigué et je n'aurai pas le courage de revenir après mes obligations. Si tu n'as toujours pas de chambre d'ici-là, n'hésite pas à rester ici, fais comme chez toi ! Je t'apporterai quelques vêtements de rechange demain. »

Il lui adresse un clin d'œil avant de rejoindre la porte avec précipitation.

« À demain, Yumei ! »

Elle lui répond par un signe de main hésitant. Sans même qu'elle ait le temps de prononcer un mot, il disparaît aussitôt, refermant la porte derrière lui. Décidément, son surnom de héros "trop rapide pour son propre bien" lui correspond très bien...



* * *



J'y crois pas... C'est beaucoup plus grave que ce que je pensais. Comment je n'ai pas réalisé plus tôt ?!


En plein vol vers Musutafu, Hawks ne peut s'empêcher de scroller à toute allure les nouvelles sur son téléphone, malgré le vent qui lui complique la tâche. Sasaki... Il a déjà entendu ce nom de famille. À vrai dire, ce même nom avait fait la une des journaux à peine quelques mois auparavant, annonçant une funeste nouvelle au reste de la population du Japon. Mirai Sasaki, alias Sir Nighteye, avait rendu l'âme suite à l'arrestation d'une bande de dangereux Yakuza dans la région.

Yumei Sasaki... Était-elle de la même famille que le défunt héros ? Possédait-elle un alter du même type que le sien ? Si oui, sa présence au sein du Front de Libération du Paranormal pose un véritable problème, et il lui faut urgemment trouver des réponses.


Faire des recherches dans le dos de la jeune femme ne l'enchante guère, mais il ne peut pas lui poser de questions librement à cause des micros placés sur ses ailes. À ce stade, il est probable que Skeptic s'interroge déjà quant à l'identité et l'importance de leur nouvelle recrue, et il doit à tout prix le devancer avant qu'il ne soit trop tard. Si Yumei possède effectivement un pouvoir de prescience, le Front n'hésiterait pas à s'en servir et sa mission d'infiltration risquerait bien d'être rapidement compromise.

De plus, la jeune femme semble avoir une réelle peur de ses dons. Si elle est bien une parente de Nighteye, il faut à tout prix que son alter reste secret pour son propre bien. Mais que sait déjà Dabi à ce sujet ? Pourquoi est-il autant perturbé depuis ces 24 dernières heures ?


Décidément, la situation est catastrophique et il s'en veut de ne s'en rendre compte que maintenant. Idiot, idiot, idiot.


Il a tout de suite songé à avertir ses supérieurs de ce danger potentiel, mais une autre idée lui a alors traversé l'esprit. Il n'a aucune assurance que la Commission voudra aider la jeune femme à vivre une vie normale, après son crime et avec un alter potentiellement aussi problématique. Surtout alors qu'elle a volontairement rejoint le camp des vilains en intégrant le Front... S'il leur demandait de la secourir, ce serait pour qu'elle se fasse enfermer, surveiller ou qu'ils se servent d'elle en retour. Et il ne souhaite pas ça pour Yumei, non... La jeune femme mérite d'être comprise, d'être mise à l'écart du monde dangereux des super-héros et des super- vilains. Pour ça, il faut lui trouver des alliés de confiance. Et ça tombe bien : il a déjà sa petite idée.


Hawks ralentit sa course et compose le numéro du professeur de UA avec lequel il a maintenant l'habitude de travailler depuis qu'il s'est établi à Musutafu. Ce dernier répond aussitôt à son appel, toujours aussi efficace.

« Yoo, Aizawa ! Comment ça va aujourd'hui ?

— Bonjour, Hawks. Une journée comme une autre. Que me vaut ton appel ?

— J'ai un peu de temps cet après-midi, et j'ai pensé que c'était l'occasion de planifier notre petite réunion de la semaine ! Tu es libre dans une heure ?

— C'est un peu inattendu, mais ça devrait pouvoir le faire... Ça ne peut pas attendre demain ?

— Oh, non ! Je serai beaucoup trop occupé demain, tu sais, je suis débordé ces derniers temps. »


Hawks serre les dents. Ce n'est vraiment pas chose facile de ne pas pouvoir parler franchement à son collègue. Il va devoir jouer de nombreux sous-entendus en espérant que le héros comprenne où il veut en venir. Mais il ne doute pas de l'esprit vif d'Aizawa : après tout, c'est une des raisons pour lesquelles il a décidé de le contacter lui en particulier.

« On se retrouve à ton bureau ? » demande le professeur.

Mais Hawks a une toute autre idée : 

« Désolé de te demander ça, mais est-ce qu'on pourrait exceptionnellement aller au centre commercial ? J'ai une course à faire avant que les magasins ferment, et c'est très, très important ! Si c'est pour planifier des patrouilles, on peut faire ça en même temps. »

Il n'entend pas directement de réaction de l'autre côté du téléphone. Allez, Aizawa... Fais-moi confiance...


« J'espère que tu réalises le manque de sérieux vis-à-vis de ton travail, Hawks... »

Hawks s'apprête à rétorquer, mais Aizawa continue, la voix comme vidée de toute énergie.

« Tu as intérêt à avoir une très bonne raison de me faire déplacer, parce que ça ne m'enchante pas vraiment d'aller faire du shopping avec toi. »

Hawks prend une inspiration, honteux du mensonge qu'il s'apprête à proférer.

« J'ai une très bonne raison, Aizawa... Je crois que je suis amoureux ! »

Il pourrait presque sentir la frustration de son collègue à l'autre bout du fil.

« Je te jure, c'est la fille la plus mignonne du monde ! Je dois absolument trouver un cadeau pour gagner son cœur ! Mais je suis un peu gêné d'y aller tout seul, alors ça tombe plutôt bien... »

Il se force à glousser au passage, désespéré lui-même de cette comédie de mauvais goût. Vraiment, s'il se voyait de l'extérieur en cet instant, il se serait donné une baffe.

« Sérieusement... ?

— S'il te plaît, senpai... Fais ça pour ton jeune collègue. Tu serais vraiment un héros à mes yeux. »


Un silence s'installe entre eux. Hawks prie intérieurement pour qu'Aizawa capte ses allusions et l'importance de sa demande. Il entend finalement un soupir agacé à l'autre bout du fil.

« On se retrouve au centre commercial dans une heure. Ça a intérêt à être efficace.

— Merci, merci ! Tu es vraiment une personne de confiance !

— C'est ça... À tout à l'heure. »

Le héros vétéran raccroche. Regonflé d'espoir, Hawks accélère son vol, prêt à s'entretenir avec son aîné. Il en est certain maintenant : si quelqu'un peut sauver Yumei, c'est bien cet homme.



Une petite heure plus tard, Hawks salue gaiement Aizawa à l'entrée du complexe. Ce dernier a, comme toujours, l'air de manquer cruellement de sommeil et semble peu enchanté de se retrouver au milieu d'une foule de passants pressés. Ils s'échangent quelques banalités, déambulant parmi les boutiques sans vraiment les regarder.

« Et donc, les patrouilles de la semaine prochaine ? », demande le professeur avec une voix lasse.

Hawks fait exprès d'ignorer son collègue, feignant d'être perdu dans ses pensées, changeant brusquement de sujet.

« Dis, Aizawa, je t'ai dit que la fille que j'aime est passée à la télé ?! »

Son aîné le dévisage avec un air très, très fatigué, les sourcils légèrement froncés en signe d'agacement.

« Non, tu ne me l'as pas dit. Mais je ne vois pas vraiment en quoi cette information nous fera avancer dans...

— Ça me gêne un peu qu'elle soit aussi célèbre, honnêtement... Imagine si quelqu'un essayait de me l'enlever ? Je ne sais pas si je pourrais m'en remettre. »

Suspicieux, Aizawa le laisse continuer, un sourcil levé.

« J'ai déjà vu comment les autres la regardent... De vrais loups ! Parfois je regrette que tu ne sois pas avec nous, ton regard perçant aurait pu les dissuader très vite, ah ah.

— Mmh-mmh. Vous vous êtes rencontrés où ?

— Hier soir, quand j'étais en déplacement à Gifu pour une autre affaire. On a fait la fête toute la nuit !

— Donc ça ne fait même pas vingt-quatre heures que vous vous connaissez... ?

— Hé hé, non. Mais je t'assure, c'est le coup de foudre absolu !

— Mouais... »


Leurs pas les mènent à un magasin de vêtements et de sous-vêtements féminins. Hawks sent ses joues s'empourprer et la gêne envahir tout son être en faisant signe à Aizawa qu'il souhaite entrer dans la boutique. Il ne peut s'empêcher de sentir peser sur lui les regards lourds de sous-entendus des employés et des clients autour d'eux, qui le reconnaissent très probablement et qui doivent se demander ce qu'il vient faire dans un lieu pareil.

« Ah pardon, j'en oubliais la patrouille ! Donc, à partir de lundi... »

Il enchaîne sur le boulot, de sorte à distiller les informations cachées qu'il essaie de communiquer à son collègue. De cette manière, les membres du Front obtiendront quelques informations importantes pour eux, et seront peut-être moins alertes à propos de ses fausses confessions amoureuses. En même temps, il choisit une petite quantité de boxers pour femme les plus neutres possibles. Après tout, il a promis à Yumei de lui ramener des vêtements de rechange, et ce geste permet également de faire savoir à Aizawa qu'il se trouve réellement au contact de la femme dont il lui parle. Il était satisfait de son plan sur le papier. Mais il est tellement honteux de l'exécuter qu'il se met de plus en plus à douter de son idée de génie.


« C'est comme ça que tu comptes conquérir le cœur de ta chérie ? Avec des culottes ? »

Aizawa n'a pas l'air de plaisanter, mais Hawks se retient très fort de rire de sa remarque.

« Oups, tu as raison, c'est pas très glamour ! Je vais lui trouver quelques vêtements aussi, tiens !

— C'est ça... Et donc, elle vit où, cette jeune fille ?

— En coloc ! Mais je rêverais qu'on s'installe ensemble, elle et moi.

— Ah donc... vous en êtes déjà à ce stade de votre relation ?

— Eh, que veux-tu... Je ne suis pas le brûleur d'étapes pour rien. Sa coloc est cool, mais j'aimerais pouvoir être auprès d'elle pour la protéger... Une déformation professionnelle de héros, très certainement. »

Il choisit quelques vêtements sobres et confortables. L'avantage de faire la même taille que Yumei, c'est qu'il n'a pas beaucoup d'hésitation quant à sa sélection. En même temps, il sent le regard de son collègue sonder son être tout entier.


Ils discutent encore un peu de travail, de UA, des nouvelles alertes dans leurs agences de héros respectives. Après un passage à la caisse (et de nombreux clins d'œil des vendeuses toutes excitées de le voir acheter des choses pour une fille), Aizawa lui demande finalement :

« Bon... Je suis ravi que tu aies pu trouver ce que tu cherchais... mais tu es sûr que j'étais la meilleure personne pour faire du shopping avec toi ? »

Hawks sourit. Il est de plus en plus convaincu qu'Aizawa a compris le double sens de leur conversation.

« Bien sûr ! Crois-le ou non, je me sens à l'aise en ta compagnie. Je n'aurais pas osé parler de mes sentiments aussi facilement avec tout le monde.

— Ben voyons...

— D'ailleurs, je peux te demander un conseil ? »

Aizawa lève à nouveau un sourcil.

« En fait, je ne sais pas comment aborder la discussion avec elle... mais je ne connais pas son alter, et j'ai peur de lui demander. Elle a l'air de ne pas trop aimer en parler.

— Et c'est important que tu le saches ?

— Évidemment ! J'aime tout savoir de la personne que j'aime.

— Je vois... Tu ne devrais pas la brusquer, je suppose. Attends un peu de mieux la connaître et tu auras rapidement la réponse à tes questions.

— Oui... Tu as sans doute raison ! Merci pour ton conseil, Aizawa. »


Les héros se dévisagent, soudain très sérieux tous les deux. Hawks est relativement sûr que son aîné a compris sa demande : enquêter sur une femme dont parlent les médias, qui est en danger, qu'il côtoie secrètement et qui possède un alter peut-être problématique au sujet duquel il cherche désespérément plus d'informations. Le héros vétéran lui adresse un petit signe de tête entendu avant de mettre ses mains dans ses poches, prêt à prendre congé.

« Bon, et bien... Si jamais l'envie te reprend de parler de tes émois... N'hésite pas. Tu sais où me trouver. »


Hawks lui renvoie un sourire reconnaissant et ils se saluent tous les deux, se promettant de reprendre contact très vite pour parler de sa "mystérieuse petite copine".

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