MIRACULOUS : Les liens du néant

Chapitre 7 : Les vérités écrites

781 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 23/09/2025 15:48

🐾 POV Adrien


Le carnet rose à pois noirs reposait sur mon bureau.

J'avais l'impression qu'il me fixait, qu'il attendait que je cède.

À la place, j'avais lancé au moins dix fois le message du yo-yo.


"Je n'ai confiance qu'en toi."


Sa voix me caressait et m'écorchait.

Plagg roula des yeux depuis l'oreiller.


— Elle te dit qu'elle a confiance en toi, minou. Et toi, tu n'as pas confiance en elle. Pas vraiment. Sinon tu aurais déjà ouvert.


Je crispai mes poings.


— Et si je découvre quelque chose qui détruit tout ce que je crois ?


Plagg croqua dans son fromage.


— Dans la vie, ce n'est pas la vérité qui détruit. C'est le mensonge.

Je descendis, incapable de rester seul avec ce poids. Nathalie était dans le salon, feuilletant des dossiers.


— Nathalie... si quelqu'un vous confiait un secret trop lourd... est-ce que vous l'accepteriez ?


Elle leva lentement les yeux vers moi. Son regard se durcit, mais il y avait une pointe de tendresse.


— Tu parles de Marinette. De Ladybug.


Je déglutis. Elle savait.


Nathalie posa ses papiers, inspira longuement.


— Adrien... il est temps que tu saches. Ton père... Gabriel... il était Monarch.


Je me figeai, glacé.


— ...Non.

— Oui. J'ai été à ses côtés. J'ai vu son obsession grandir, sa douleur le ronger. Mais à la fin... ce n'est pas un monstre qui s'est dressé face à Ladybug. C'était un père. Un père qui a choisi de renoncer.


Mes jambes tremblaient.


— Il... il a choisi ?


Nathalie hocha la tête.


— Il aurait pu tout détruire avec la souffrance qu'il éprouvait, son délire inconscient de vouloir ressusciter ta mère, mais il a préféré donner à Marinette la mission de te protéger. De te laisser une vie meilleure. Et il lui a demandé une chose : que tu te souviennes de lui comme d'un homme qui t'aimait... pas comme de Monarch.


Je reculai, le cœur en feu.


— Vous me l'avez caché... Vous, lui, Marinette... Vous avez décidé à ma place !


Nathalie eut un léger tressaillement, mais elle soutint mon regard.


— Oui. Parce que nous voulions t'épargner.


Je sentis la colère me submerger.


— Je n'ai rien demandé !


Je tournai les talons, incapable d'encaisser plus, et claquai la porte derrière moi.



⚔️ Combat – Paris


L'alerte retentit. Un nouvel akuma.

Sans réfléchir, je sautai dans la nuit.

Mais tout fut bancal.

Mon Lucky Charm fit apparaître un simple foulard. J'improvisai, mal.

On gagna, oui, mais de justesse. Les dégâts furent énormes.

Je réparai tant bien que mal avec le yo-yo, mais l'énergie me résistait, comme si elle me testait.

Rena, les bras croisés, lâcha d'un ton sec :


— Tu vois ? On y arrive sans elle.


Je sentis son amertume, mais ne répondis pas. Dans mon cœur, je savais : rien ne sonnait juste sans Ladybug.




Je rentrai, vidé. Je m'allongeai, les yeux perdus dans le vide.

Plagg surgit, tenant le carnet rose. Il me le lança à la figure.


— Assez de tourner en rond, minou. Lis.


Le carnet s'ouvrit sur ma poitrine. Mes yeux tombèrent sur les pages griffonnées de Marinette


"Ce soir-là, j'ai affronté Monarch. Jusqu'au dernier instant, j'ai supplié Gabriel de renoncer. Je lui ai dit que nous pouvions trouver une autre solution, que Paris avait besoin de lui, mais surtout... qu'Adrien avait besoin de son père. J'étais prête à disparaître, à porter seule ce fardeau, tant que cela pouvait lui donner une chance de rester à ses côtés."

"Mais Gabriel a choisi autrement. Il a refusé mes paroles. Son dernier acte n'a pas été pour lui, mais pour Adrien. Il m'a confié une mission : veiller sur son fils, et faire en sorte qu'il se souvienne de lui comme d'un père... pas comme d'un monstre."


Mon souffle se bloqua.

Papa...


"Je n'ai pas eu de répit. À peine Monarch tombé, Chrysalis est apparue. Je suis seule..."


Ma gorge se serra.

Je refermai brutalement le carnet.

Oui, j'étais en colère. Contre mon père, contre Nathalie, contre Marinette.

Mais derrière ma rage, une douleur encore plus vive naissait.

De la tristesse. Et une admiration désespérée.

Je regardai une photo de Marinette accrochée à mon mur.


— Tu n'aurais jamais dû porter ça seule...


📖 POV Global



Adrien serra le journal contre lui, les yeux brillants. Il était déchiré entre colère et compassion. Mais une certitude s'imposa : il devait porter ce fardeau avec elle.




//NOTES DE L'AUTEUR//

Merci pour vos lectures, j'ai vu que certains/certaines d'entre vous ont téléchargé les chapitres.

J'espère que la suite vous plaira autant


Laisser un commentaire ?