Annexes : D'Eau et de Feu

Chapitre 3 : Glacier : Partie 2

3233 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 10/08/2026 19:03

Chapitre 2


Glacier ouvrit les yeux, il reconnut leur chambre, petite mais confortable avec ses peaux de bêtes et des coussins. Il se leva et s’étira, la maison était silencieuse quand il entendit un rire provenant de derrière, à l’extérieur.


Il sortit de la chambre, prit un petit morceau de viande séchée dans une sacoche et sortit.


Suivant le chemin de pierre qu'ils avaient mis en place, il arriva dans leur jardin où Moraine, Brume et Fagne avaient dégagé deux grands carrés de terre pour la mettre à nu.


La dragonne était assise et dessinait dans la terre pour expliquer à ses enfants comment ils allaient procéder. Sa compagne le remarqua et lui fit un signe de la patte. 


  • Chéri, Brume a eu une idée brillante ! On va fabriquer un coffrage autour des carrés pour protéger les plants des fouisseurs.


Le petit bomba le torse vers son père. 


  • Quelle superbe idée, mon grand ! Continue, je suis sûr que vous allez rendre le potager magnifique. Mon amour ? Je vais chasser. À tout à l’heure !


Il commença à s’éloigner quand Moraine le rattrapa en courant.


  • Papa ! Je peux venir avec toi ? J’aimerais encore apprendre à chasser.


Glacier hésita, et fixa le jeune dragonnet. 


Ça reste dangereux… je ne sais pas si c'est une bonne idée. 



Après quelques instants, il céda. 


  • Bien. Mais tu fais exactement ce que je te dis, et sans discuter. Ok ?


  • Promis, répondit le dragonnet en arborant son air le plus sérieux. 


Se dirigeant vers la forêt, il voyait Moraine courir pour garder son rythme et donc ralentit pour permettre au petit de le suivre sans difficultés.



Ils marchèrent en silence, guettant chaque bruit, chaque mouvement, se dirigeant vers l’endroit où il avait repéré les cerfs. 


Du coin de l’œil, il observait Moraine, qui lui-même observait tous les mouvements de son père.


Il est très doué ! 


Un sentiment de fierté parcourut l’échine de Glacier. Son museau flairant l’air, il repéra une odeur familière. 


  • Suis-moi sans bruit, chuchota Glacier.


Et il suivit la trace… Après un moment, ils arrivèrent à l'orée d'une petite clairière avec en son centre une vingtaine de cerfs et de biches. Il s’apprêtait à s’élancer vers eux mais se ravisa.


  • Ok, c'est toi qui gère. Mais comme je t’ai appris, d'accord ? 


Le dragonnet leva vers lui un museau angoissé mais des yeux pétillants, avant d’hocher la tête en silence. Il fit quelques pas hésitants, puis se reprit et accéléra l’allure sous les yeux attentifs de son père.


C’est bien… continue comme ça, en silence. Non, attends, pas par ici.


Comme s’il avait entendu ses pensées, Moraine s’arrêta, renifla l’air puis changea de direction.



Parfait, ne reste pas dans le vent. Bien, tu as ciblé le bon.


Le jeune hybride s'avançait à plat ventre et rampait vers sa proie, choisissant avec soin le chemin emprunté pour se camoufler entre les flaques de boue et la neige.


Ce petit a un don, c'est pas croyable. 


Il arriva à une longueur de queue d’un grand cerf, presque aussi haut que lui, qui broutait les quelques plantes assez fortes pour percer la neige.


Il se ramassa sur lui-même, et sauta, toutes griffes dehors. Le pauvre animal eut juste le temps de pousser un cri avant que le jeune dragon ne le tue, faisant fuir toute la harde.


Glacier se précipita vers son fils et le prit dans ses pattes.


  • Tu es un chasseur né ! Je suis très fier de toi !


Moraine souriait jusqu'aux oreilles, rayonnant de fierté.


  • Allez mon grand, je te laisse t’en charger. Rentrons à la maison, il est tellement gros qu'on a de quoi manger pour deux jours faciles.


Le dragonnet hissa le corps de sa proie sur son dos, et tous deux s’éloignèrent vers leur maison.



À mi-parcours, Glacier s'arrêta et renifla l’air avec intensité. 


Je… je connais cette odeur… 






Une odeur de sang mêlé avec autre chose régnait dans l’air environnant.


  • Papa ? 


  • Chut ! 


Le dragonnet renifla l'air à son tour. 


  • C’est juste du sang. Probablement du cerf. 


Glacier se tourna vers lui, la mine grave. 


  • Rentre à la maison ! 


  • Mais je…


Un râle étrange résonna parmi les arbres, Glacier tentait de savoir d'où précisément.


  • Maintenant ! Ne discute pas. 


Moraine replaça le cerf sur ses épaules et s'éloigna en courant pendant que Glacier regardait dans toutes les directions, ses pics dorsaux hérissés.


Un nouveau râle, plus faible, se fit entendre et Glacier put enfin déterminer sa provenance. Marchant avec agilité et rapidité, il se précipita vers la source, toujours aux aguets.


L'odeur de sang se fit de plus en plus forte, et celle qu'il semblait connaître s’amplifia également. Un gémissement tout près de lui le fit s’arrêter net, là-bas, à quelques longueurs de queue, Glacier repéra une forme étrange entre les arbres.


L’odeur devint assez claire dans son esprit maintenant qu’elle occupait l’air environnant.


Un Aile de Sable ! Ici ? 


Avec la plus grande prudence, il s'avança entre les troncs d'arbres jusqu'à le voir clairement.


Le dragon était allongé au sol, les yeux fermés. La neige qui l’entourait s’était teintée de rouge, il était couvert de plaies plus ou moins profondes et qui saignaient abondamment.


Il doit sortir d’une bataille pour être aussi amoché. 


L’Aile de Sable tenta de se relever, avant de s’écrouler de nouveau, tremblant comme une feuille.


Il va mourir, par le froid ou l’hémorragie…



Un élan de pitié lui assaillit le cœur, il resta un moment à regarder le dragon trembler de plus en plus fort.


Je… Je ne peux pas le laisser mourir comme ça.


Il fit un pas en avant, puis s’arrêta et recula aussitôt.


Mais apporter un combattant dangereux et potentiellement hostile à la maison… 


Qu’est-ce que ferait Fagne ?


Il imagina sa compagne et sut directement ce qu'il lui restait à faire. Se déplaçant pour s’approcher du dragon face à lui, il sortit de sa cachette et s'avança vers lui en essayant de se montrer le moins hostile possible.


L’Aile de Sable ne le remarqua qu'au dernier moment, quand Glacier se trouvait à portée de patte. Il releva faiblement sa tête et grogna en essayant de dissuader Glacier d’approcher.


  • Du calme. Je ne te veux aucun mal. Je vais essayer de t’aider. 


  • Laisse-moi, répondit le blessé.


  • Si je te laisse, tu mourras avant l’aube.


  • Qu’est-ce que ça peut te faire… répondit l’Aile de Sable, la voix devenant de plus en plus faible.


  • Arrête de faire l’idiot. 


Glacier s’approcha et s'accroupit pour aider le dragon à se relever. Il le plaqua fermement contre son flanc afin de le stabiliser, et avec son aile, le retint.


  • Allez, essaye de marcher doucement. 


Les deux dragons avancèrent péniblement, lentement, entre les arbres en laissant une traînée de gouttes de sang dans la neige blanche.





Quand ils sortirent de la forêt, Glacier remarqua que Fagne se trouvait devant la porte de leur maison, immobile comme une statue dont seule la tête était en mouvement. Elle vit les deux dragons et se précipita vers eux en courant. Sans hésiter, elle se plaça de l’autre côté de l’Aile de Sable pour le soutenir, et tous trois se dirigèrent vers la maison.



Moraine ouvrit la porte et s'écarta pour les laisser rentrer, tenant son frère à distance de l’étranger tandis que ses parents accompagnaient le blessé jusqu'à la cheminée. Ils le lâchèrent et le dragon s’affala sur le parquet, dégoulinant d'eau et de sang, inconscient.


Fagne se mit à inspecter le blessé, renifler ses plaies, évaluant l’ampleur des dégâts.


  • Il a de nombreuses blessures mais elles ne semblent pas trop profondes. Moraine, apporte-moi mon onguent et ma sacoche de feuilles.


Le petit se précipita dans un coin de la pièce et revint avec un sac fait en peau de bêtes et un petit bocal en terre fermé d'un couvercle pour les donner à sa mère en fixant l’étranger.


Glacier s’écarta pour laisser de la place à sa compagne, et s’assit, droit comme un pic de glace à surveiller le dragon pendant que Fagne s’activait autour de lui. 


En quelques battements de cœur, le dragon se retrouva couvert de grandes feuilles d'un vert jaunâtre sur pratiquement tous ses membres.

 

Fagne s’assit à côté de Glacier, et regarda l'inconnu. 


  • Tu sais ce qu'il s’est passé ?


  • Non, mais j’ai l’impression qu'il revient d’une bataille.


  • Un déserteur ? s’étonna Fagne.


  • Possible… je ne sais pas. 


  • Bon. J'ai fait au mieux, attendons de voir la suite. 


Glacier s’allongea en ne quittant pas des yeux l'Aile de Sable qui dormait, son museau inexpressif.


Pourvu que je n'ai pas fait une erreur… 


Moraine et Brume s’approchèrent de leur père et s’asseyèrent devant lui. 


  • C'est qui lui ? demanda Brume.


  • Je ne sais pas, mais écoutez-moi bien. Vous avez interdiction de vous approcher de lui, ni même de lui parler sans l’accord de votre mère ou de moi.


Brume ne répondit pas mais Moraine hocha la tête, l’air grave et soucieux. 


  • Allez jouer dehors, ça va vous faire du bien.


Les deux dragonnets sortirent en chuchotant entre eux, Fagne les suivit puis s'arrêta sur le palier pour se tourner vers Glacier.


  • Tu veux que je reste avec toi ? 


  • Non, ne t’inquiète pas. Merci, répondit le dragon avec un sourire reconnaissant.


Elle sortit à la suite de ses petits, laissant seul Glacier avec l’Aile de Sable qui respirait bruyamment. 



















La matinée et une partie de l'après-midi s'étaient déjà écoulées quand l’Aile de Sable ouvrit les yeux. Il mit quelques instants à réaliser où il était, et releva sa tête, observant la pièce. Son regard tomba sur Glacier, qui le fixait sans bouger.


  • Où suis-je ? 


  • Chez moi. 


L’Aile de Sable le défia du regard. 


  • Pourquoi m’as-tu sauvé ?


  • Tu aurais préféré que je te laisse te vider de ton sang et mourir de froid ?


Le dragon détourna le regard. 


  • C'est ce que beaucoup auraient fait…


  • Eh bien pas nous. Tu as faim ?


Le dragon le regarda, méfiant, avant d’hocher la tête. 


Glacier se leva et prit quelques morceaux de viande séchée, et un bocal contenant de la neige fondue, puis les donna au blessé.


Il avala l’eau d'un seul trait, et commença à manger avec appétit, comme s’il n'avait pas mangé depuis des semaines. 


  • Que s'est-il arrivé ? demanda Glacier.


L’Aile de Sable avala péniblement sa bouchée. 


  • Mon escouade a été prise en embuscade. Ils nous ont massacrés, les survivants se sont dispersés. Ça faisait plus d'un jour que je volais quand j'ai été forcé d'atterrir.

 

Glacier continuait de fixer le dragon, cherchant à interpréter chacune de ses réactions.


Dans quel camp est-il ?


  • Comment t'appelles-tu ? demanda Glacier.



  • Cactus… et toi ? répondit le dragon d’un air méfiant.


  • Moi c’est Glacier. Tu es ici en sécurité tant que tu ne tentes rien de stupide. Une fois que tu seras rétabli, tu pourras partir.


Cactus hocha la tête, puis souleva délicatement un de ses pansements.


  • Je veux juste rentrer chez moi. Je ne ferai rien contre toi, ni les tiens.


Glacier se leva pour prendre le bocal d’eau et se dirigea vers la porte. 


  • Je vais te chercher davantage d’eau. Tu dois être déshydraté.


  • Merci, dit Cactus alors que Glacier était sur le pas de la porte.





Dehors, les deux dragonnets jouaient à leur jeu favori, cache-cache, sous l’œil attendri de leur mère. Glacier s’approcha d'elle et s’assit, glissant son aile sur le dos de sa compagne.


  • Il est réveillé. 


  • Qu’est-ce qu'il a dit ? demanda Fagne, les oreilles dressées.


  • Rien de sûr. Il s'appelle Cactus. 


  • Il va lui falloir plusieurs jours pour se rétablir. Il faudra le garder à l’œil… tu penses qu’il est dangereux ?


  • Oui, comme tous les guerriers… mais je ne sais pas… il a l’air reconnaissant. Cependant, tu as raison, il vaut mieux le garder à l'œil.


Glacier se leva, et alla remplir le bocal de neige qu'il récupéra sur les branches basses des arbres.


Il rentra dans la maison, et alla offrir le récipient à Cactus qui finissait de grignoter son dernier morceau de viande séchée. Après ça, il alla dans le coin qui leur servait de cuisine et entreprit de dépecer le cerf attrapé par Moraine, un silence lourd pesait dans la maison. 



Après un long moment, les deux dragonnets entrèrent en riant dans la maison, le soleil pénétrant par la porte grande ouverte. À peine entrés, ils se turent en voyant Cactus qui les regardait, l’air surpris.


  • Euh… Bonjour, dirent en cœur les deux petits d’une voix timide.


Fagne entra à son tour et ferma la porte derrière elle. 


  • Je vois que tu es réveillé. Comment tu te sens ?


L’Aile de Sable resta un instant interdit, puis regarda ses pansements.


  • Mieux… m-merci. 


La dragonne le fixa un instant, puis poussa légèrement ses enfants. 


  • Allez, c'est l’heure de manger. 


Tous s’asseyèrent à proximité de Cactus, qui les regardait faire en silence. 


Alors qu'ils étaient tous installés et que Glacier avait apporté le repas, Fagne lança un regard chaleureux au blessé.


  • Tu veux te joindre à nous ?


Le dragon détourna le regard, puis, se levant avec précaution et en grimaçant, fit quelques pas hésitants avant de s’asseoir à leurs côtés.


Entre deux bouchées, Brume articula à l’attention de Cactus.


  • Tu viens d'où ? 


  • Laisse-le manger tranquille, Brume, répondit Fagne avec un regard sévère.


  • Je… je viens d’un petit village côtier au Royaume de Sable, dit Cactus avec hésitation.


  • T'as une famille ? continua le dragonnet en ignorant sa mère.


L'Aile de Sable sourit faiblement. 


  • Oui… j'ai une compagne… et bientôt un dragonnet. 


Hum… intéressant. 


  • Coooool. Et ils te manquent ? Ouille ! Moraine ! 


Le dragonnet regarda son frère, qui venait de lui donner un coup de coude, avec colère. 


  • Oui. Tous les jours. 


Un nouveau silence s'installa entre eux. 


Fagne et Glacier échangèrent un regard lourd. 


Peut-être qu'il est moins dangereux que ce que je pensais… qu'il veut réellement retrouver sa famille. 





Fagne réveilla Glacier en lui secouant doucement l’épaule.


  • Chéri, viens voir. 


L’Aile de Glace encore ensommeillée se tourna vers elle.


  • Quoi, un problème ? 


  • C’est Cactus. 


En un instant, il se mit sur le qui-vive, se leva d’un bond, ses pics dorsaux dressés.


  • Calme-toi. Et viens voir.


Elle lui fit signe depuis l'entrée de leur chambre, regardant vers le salon. Glacier s'avança et vit Cactus qui parlait avec leurs deux enfants. Depuis qu'il avait débarqué dans leur vie, trois jours auparavant, l’Aile de Sable avait établi de bonnes relations avec toute la petite famille. Il aidait à la préparation des repas, plaisantait avec les enfants.


Mais Glacier n’avait pas réussi à baisser toutes ses défenses, et même s’il commençait à apprécier leur invité de fortune… il restait méfiant.



La dragonne s'avança vers eux et s'accroupit auprès du blessé.


  • Voyons voir si elles guérissent bien. 


D’une griffe attentive, elle retira un à un les pansements qui recouvraient les écailles du dragon, inspectant chaque plaie. Après un long moment, elle se redressa et regarda Cactus en souriant.


  • Elles sont toutes en bonne voie, la cicatrisation a pris forme. Niveau santé, c'est mieux ?


Le dragon hocha la tête. 


  • Oui, beaucoup mieux. Tu penses que je peux partir aujourd'hui ?


  • Pourquoi pas après le déjeuner ? Que tu puisses faire un dernier repas avec nous avant ton départ. 


Il balaya du regard la famille, et leur fit un sourire timide. 


  • Oui, merci. J’adorerais ça. 



En fin d'après-midi, Glacier et sa famille se trouvaient à l’extérieur de leur maison avec Cactus qui leur faisait face.


  • Prends soin de toi, et j’espère que tout se passera bien pour ta famille et toi, lui dit Fagne.


  • Merci, merci à vous tous. 


Il se tourna vers Glacier qui lui fit un signe de tête poli. 


L’Aile de Sable s’envola vers le sud dans le ciel couvert de nuages blanchâtres tandis que Moraine et Brume lui faisaient de grands signes de leurs pattes.


Les muscles de Glacier se relâchèrent enfin depuis des jours, il poussa un soupir rassuré.


Fagne se tourna et posa sa tête contre le front de son compagnon et ils restèrent immobiles ainsi quelques instants.



La famille fit le tour de la maison pour se rendre dans leur jardin. Pendant que Fagne et Glacier commençaient à tailler des planches dans le bois de grands hêtres, les deux dragonnets entreprirent de creuser un sillon entourant la parcelle pour placer le coffrage.


Moraine attrapa une grosse poignée de terre et un rictus malicieux apparut sur son museau. Sans hésiter davantage, il tendit la patte et propulsa sa boule de boue sur son père qui la reçut en plein sur le torse.


Glacier releva la tête pour faire les gros yeux à son fils qui s’était déjà armé d’un autre projectile.


  • Moraine ! Tu n’as pas intérêt, gronda sa mère en pointant une griffe vers lui. Je te conseille de…


Et la seconde boule atterrit droit sur le museau de la dragonne. Quand elle releva son museau boueux, elle arborait une expression furieuse.


Sans hésiter, elle se jeta sur son fils et le jeta au sol en riant et grondant tout à la fois. 


  • T’as osé ! T’as vraiment osé ? Petit chenapan.


Mais elle se retrouva sous l’assaut furieux de Brume qui lui jeta sans s’arrêter de petits projectiles de terre en criant. Glacier fut forcé de sauter dans la mélée pour assister sa compagne, et une terrible bataille s’ensuivit, où boules de neige et de terre volaient en tous sens au milieu des éclats de rire.



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