Jamais l'un, sans l'autre

Chapitre 1 : Jamais l'un, sans l'autre

Chapitre final

3251 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 06/09/2023 21:40

Cette fanfiction participe au Défi d’écriture du forum Fanfictions .fr : Le fil du destin - (septembre octobre 2023).




Petit agneau, raconte moi une histoire.

Il était une fois, un homme pâle aux cheveux bruns qui se sentait très seul.

Pourquoi se sentait-il seul ?

Tous doivent le rencontrer, c’est pourquoi, ils le fuyaient.

Les a-t-il tous pourchassés ?

Il prit une hache, et se fendit en deux.

Pour toujours avoir un ami.

Pour toujours avoir un ami.



Le héros de Demacia


Orlon regarda ses mains, celles-là même qui avaient bâti les fondations d'une nouvelle nation, un refuge pour les survivants des guerres runiques, étaient désormais faibles, fripées et rabougries. Voilà des jours qu'il se trouvait incapable de quitter son lit. Ses jambes ne le portaient plus, sa vigueur d'antan était perdue, il n'avait aucun appétit, et il se sentait si fatigué. Il n'aspirait plus qu'au grand repos, qu'il savait proche.

A son chevet se tenait sa grande amie. Grande, elle l'était par l'importance qu'elle représentait à ses yeux, mais elle ne l'était guère en taille puisqu'elle équivalait celle d'un jeune enfant. Le temps semblait sans emprise sur elle, elle paraissait identique au jour où il l'avait rencontrée. Toujours les deux mêmes couettes blondes, toujours la même canine proéminente, toujours les mêmes longues oreilles poilues, toujours le même enthousiasme débordant.

Sa propre vie devait paraître si brève pour elle, mais pour lui, elle avait été bien assez longue, pleine de sens et de satisfaction. Il n'avait aucun regret et il partait en sachant qu'il laissait la Demacia naissante sous la protection du meilleur héros qu'il aurait pu imaginer.

– Poppy.

Sa voix était fluette, et son amie Yordle dut focaliser toute son attention pour entendre ce qu'il avait à lui dire.

– Mon marteau, prends-le. Il revient au héros de Demacia, qui saura protéger et maintenir la cohésion de cette nation. Je peux compter sur toi ?

Orlon reprit sa respiration. Prononcer une phrase si longue avait achevé le peu d'énergie qu'il lui restait.

– Oui, Orlon. Je trouverai le héros de Demacia, celui qui sera digne de porter cette arme. Je te le promets, répondit Poppy en se fourvoyant sur la demande de son ami.

Le vieil homme rendit son dernier souffle, un sourire aux lèvres. Il sentit son essence s'élever et quitter son corps. Voir d'en haut son propre corps inerte se révéla une expérience troublante, sans pour autant atténuer son apaisement. Il était prêt, aussi l'apparition de Kindred devant lui ne le surprit pas. Les âmes jumelles et indissociables de la mort, Loup et Agneau. Cette dernière prit la parole.

– Ton heure est venue, Orlon.

– Je l'accepte.

La silhouette humanoïde, courbée sur ses pattes achevées par des sabots, couverte de fourrure d'un blanc immaculé et le visage dissimulé sous un masque sombre, banda son arc court et visa l'esprit. Une flèche rapide et précise marqua la fin de son existence terrestre et il s'envola vers le monde spirituel.



Le Mitard


La tentative de faire évader Graves de la sordide prison du Mitard s'était révélée être un fiasco encore plus grand que le braquage raté qu'il l'y avait conduit. Wallach et la Brique y avaient déjà laissé la vie et Kolt et TF essayaient désespérément de se sortir du pétrin dans lequel ils s'étaient fourrés. Toutes les issues étaient bloquées, les gardes étaient partout, en surnombre, rendant une confrontation directe inenvisageable. Ils détalaient dans les dédales de couloirs, à la recherche d'un miracle salvateur. Le bruit d'une détonation et une douleur intense au niveau du ventre mirent fin à la course poursuite. Kolt s'effondra. TF se stoppa net et tira son camarade dans une allée perpendiculaire, temporairement à l'abri du tireur.

Kolt était subitement devenu aussi blanc qu'un linge. Sa veste elle virait au rouge à une vitesse effrayante malgré ses mains compressées sur la plaie pour lutter contre la perte de son flux vital.

– TF, j'ai mal, souffla Kolt. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas mourir.

Ses yeux s'emplissaient de larmes et la panique s'emparait de lui. Son partenaire de crime posa une main compatissante sur sa plaie. Du coin de l’œil, Kolt vit que de l'autre, il avait tiré une carte à jouer de sa manche. Cet objet anodin pour n'importe qui, se révélait être une précieuse arme entre les mains de TF, lui permettant de nombreux coups d'éclats, dont celui de se téléporter en l'espace de quelques secondes.

Kolt quitta des mains sa plaie pour s'accrocher avec l'énergie du désespoir à celle de TF.

– Ne me laisse pas. Ne me laisse pas tout seul. J'ai peur, je ne veux pas mourir.

– Navré, Kolt.

TF repoussa les mains du mourant et exécuta son tour de passe-passe. L'instant d'après, il avait disparu, et seule resta sa carte tachée de sang.

Kolt s'éteignit juste après dans un dernier râle de douleur, seul dans le couloir. Son esprit se détacha de son corps alors qu'il luttait pour y rester accroché. Kindred apparut alors et intensifia encore sa panique.

– Ton heure est venue, Kolt, tonna Loup de sa voix grave.

– Non, non, c'est injuste, je suis trop jeune. Je ne veux pas mourir.

– Cours, si tu le veux, s'amusa Loup. J'aime la traque.

Kolt n'eut pas besoin de se faire prier. Abandonnant là son corps, il s'en fut le plus loin possible de Kindred. Loup n’avait de l’animal que la puissante gueule, le reste de son corps n’étant qu’une sombre traînée brumeuse, et ses yeux étaient couverts d’un masque clair. Il laissa quelques secondes d'avance au fugitif puis se précipita vers lui, le rattrapa en un rien de temps et le déchiqueta. Kolt rejoignit le monde spirituel dans un dernier cri de douleur.



Misfortune


– Ces pistolets ne sont pas pour toi. Ils sont beaucoup trop beaux pour le rustre que tu es, déclara Abigale Fortune. 

Debout derrière le comptoir de son atelier, l’armurière renommée tenait tête au redoutable pirate Gangplank. Elle avait passé des mois sur les pistolets jumeaux qu’il venait réclamer, tout en montrant chacune des étapes de fabrication à sa fille Sarah, et ils étaient les plus formidables qu’elle n’ait jamais réalisés, ce qui n’était pas peu dire. Ils étaient ses chefs-d’œuvre, parfaits en tout point, et elle refusait de les céder à l’homme brutal et cruel qui lui faisait face. 

Gangplank n’avait pas l’habitude de ne pas obtenir satisfaction et essuyer un refus le plongea dans une terrible rage. Il arracha les armes des mains de leur créatrice et les retourna contre elle. La douleur envahit Abigale, ses jambes flanchèrent sous son poids. Agonisante, elle se sentait partir mais elle lutta pour garder conscience, il lui fallait tenir bon, encore un peu. Elle s’accrocha assez pour voir Gangplank contourner le comptoir et enjamber son corps. La haine brûlait dans son regard et elle comprit qu’il ne serait soulagé qu’après avoir exterminé la famille Fortune au complet. Abigale puisa dans ses dernières forces pour crier ses ultimes paroles : 

– Cache-toi, Sarah ! Cache-toi !

Le pirate se retourna et acheva l’armurière de ses propres créations. 

Son âme fut arrachée à son enveloppe terrestre. Libéré des contraintes de son corps agonisant l’esprit parti à la poursuite de son meurtrier, ignorant totalement l’apparition de Kindred. 

– Ton heure est venue, Abigale, annonça Agneau. 

– Non ! Mon mari, ma fille, il va les tuer, je ne peux pas les abandonner ! 

L’esprit fantomatique vit avec horreur le pirate sanguinaire braquer ses armes vers son époux. 

– Ton heure est venue, répéta Loup.

Et il se jeta sur elle. 

Abigale fut extirpée brutalement du monde terrestre, avant d’avoir pu voir son mari tomber à son tour sous les tirs de Gangplank. 



Le trône d’Avarosa


Yrael s’était lancé sans l’ombre d’une hésitation dans le combat, sachant pertinemment que l’issue en serait mortelle. Il était tombé sous la hache de son assaillant et son corps reposait maintenant sur l’épaisse couche de neige, face contre terre. Il ne regrettait rien, il avait honoré son serment jusqu’à son dernier souffle et si son sacrifice avait pu permettre à Grena et Ashe de gagner ne serait-ce qu’une seconde sur leurs poursuivants, alors sa mort avait un sens.

Kindred fit son apparition. Le pelage de Loup, contrastait avec la blancheur du paysage, à l’inverse la silhouette d’Agneau elle, se fondait complètement dans la neige.

– Ton heure est venue, Yrael, déclara Agneau.

– Je suis prêt.

Une flèche le frappa et l’esprit s’évapora.

Kindred choisit de ne pas se retirer et de poursuivre la piste des fugitifs, flairant les âmes à envoyer dans l’au-delà. Agneau trouva sur leur chemin les esprits de deux autres protecteurs, Rorn et Grimshall, animés par le même sens de l’honneur et du devoir qu’Yrael. Tous deux acceptèrent leur sort.

Un peu plus loin Kindred trouva un nouveau cadavre dans la neige rougie. Grena était tombée également. Elle avait regardé venir la mort, les yeux grands ouverts, sans une once de crainte. Peu lui importait de sa propre vie, tout ce qui comptait était sa fille, Ashe. Elle devait accomplir son rêve et trouver le trône d'Avarosa, et elle lui avait donné le temps nécessaire pour qu'elle et ses protecteurs franchissent le pont de glace et le détruisent derrière eux, gagnant ainsi une précieuse avance sur les gardiens du givre à leurs trousses. Grena en était persuadée, Ashe réussirait sa mission et un grand destin l'attendrait. Sa fille avait toujours été sa plus grande fierté.

Elle accueillit l'arrivée de Kindred comme une évidence.

– Ton heure est venue, Grena.

L'esprit ouvrit ses bras, la flèche d'Agneau le faucha en plein cœur et il s'évanouit.



Appels à l’aide


Tedric montait la garde avec son camarade, sur les restes d’une bâtisse en ruine de la campagne demacienne. Le feu qu’ils avaient allumé repoussait les ténèbres de la nuit. Une nuée de corbeaux passa au-dessus d’eux, dans la clarté de la pleine lune.

– On devrait passer la soirée à la taverne, pas monter la garde.

– Tout le monde est à cran après ce qu’il s’est passé à Fossemont, argumenta Tedric.

– Ouais, satanés mages. S’ils se pointent ici, je les massacre tous jusqu’au dernier.

Dans l'obscurité, Tedric aperçut les silhouettes jumelles de la mort s’avancer vers lui.

– Ton heure est venue, Tedric.

– Kindred ? Mais… Mais ? Je ne suis pas mort.

Le rire lugubre de Loup résonna dans la nuit.

Le soldat demacien baissa le regard sur son propre corps. Il n’était plus qu’une enveloppe éthérée sans consistance. A ses pieds, roulait son heaume, tandis qu’à ses côtés, son camarade l’appelait.

– Tedric ? Hé, Tedric ?

Il était subitement devenu invisible à ses yeux. Que s’était-il passé ? Était-il mort ? C’était impossible, il n’avait rien vu venir.

– Acceptes-tu ton sort ? demanda Agneau.

– Non, non, il doit y avoir une erreur, je ne suis pas mort.

Tout en prononçant ses mots, l’esprit fouilla dans sa mémoire, à la recherche de l’information qui lui manquait. Qu’est-ce qu’il avait pu louper ?

Depuis les bois proches, parvenaient des appels à l’aide lancés avec sa propre voix. Tedric ne comprenait plus rien.

Soudain, lui revint l’instant qui lui avait échappé. La fraction de seconde qui avait fait basculer sa vie, si brève qu’elle avait à peine eu le temps de s’imprimer dans sa mémoire. L’horrible silhouette d'épouvantail, et la faux s’abattant sur lui. Une affreuse créature de légende dont, bien qu’il en ait été la victime, l’existence lui semblait toujours aussi inconcevable. C’était elle qu’il venait d’entendre avec sa propre voix.

Avec la compréhension vint la panique. Il était bel et bien mort et Kindred était venu pour lui. Sans plus tarder, l’esprit du défunt se mit à courir.

– Il est pour moi, se réjouit Loup avec un sourire carnassier.

Il rattrapa le fugitif sans effort et le dévora.

Au même moment, le compagnon d’arme du défunt s'engouffrait sous le couvert des arbres, suivant les supplications de la voix érayée.

– Restons ici, Loup. Il va encore y avoir du travail.



Le lot de la couronne


– Pour Noxus !

Le tranchant d’une lame s’enfonça le long de sa colonne vertébrale, tirant un cri d’agonie à Jarvan III. Son assassin lui parla mais tous ses sens étaient embrouillés par la douleur. Il bascula en avant et sa couronne roula par terre. Il mourut avant d’avoir atteint le sol.

Noxus. Évidemment. Son attention avait été trop accaparée par les problèmes internes de Demacia et il en avait oublié la menace représentée par leur belliqueux empire voisin.

Il devait sans doute s’estimer heureux d’avoir vécu aussi longtemps en tant que souverain. Nombreuses étaient les fois où il avait échappé à la mort, que ce soit sur le champ de bataille, ou bien par des tentatives d’assassinat, tel était le lot venant avec la couronne.

Cette fois-ci, il n’y avait pas coupé.

Il était inquiet de partir et d’abandonner le royaume en ces temps tumultueux, mais il devait bien avouer, non sans une pointe de culpabilité, que c’était également un soulagement que la mort vienne le décharger de cette pesante responsabilité. Il allait pouvoir reposer en paix et retrouver sa tendre Catherine, partie bien avant lui.

Demacia serait entre de bonnes mains. Bien que son fils soit encore jeune, Jarvan avait toute confiance en ses capacités d’être un bon souverain. Sans compter qu’il aurait le soutien de son meilleur et plus fidèle ami, à qui il avait remis le moyen de mettre un terme au conflit qui gangrenait le pays depuis bien trop longtemps déjà. Oui, tout irait pour le mieux.

C’est dans cet état d’esprit que le défunt roi accueillit la venue de Kindred.

– Ton heure est venue, Jarvan.

Il ne put s’empêcher de remarquer le spectacle qui avait lieu dans le monde matériel. Son assassin qui était venue le trouver jusque dans sa planque, tentait de ressortir du palais, et pour cela, elle affrontait à elle seule, les meilleurs soldats de la garde royale. Ils tombaient les uns après les autres sous ses lames. Sa danse macabre était redoutable de précision, c’était un massacre.

Jarvan ferma les yeux.

Cela ne le concernait plus.

– Je suis prêt.

Agneau exécuta l’esprit du roi, tandis que Loup fit un festin des âmes des soldats morts.



Pour la gloire de la Maison Du Couteau


L'explosion retentit sur les hauteurs du Bastion Immortel, imposante forteresse du dirigeant de Noxus, et réduisit l'enveloppe charnelle de Marcus en un petit tas de cendres. L'esprit hurla de rage. Non, ce n'était pas ainsi que c'était censé se passer. Pas après tous les sacrifices qu'il avait fait, toutes ces années passées dans l'ombre à comploter et à planifier la chute de cet usurpateur de Swain. Il avait été si près du but, si proche de supprimer ce dirigeant corrompu, pour rendre sa gloire à Noxus et à la Maison Du Couteau.

Tout était la faute de son incapable de fille, cette traîtresse de Katarina à la botte de Swain. Maudite soit-elle ! Son intervention lui avait fait perdre l’avantage de la discrétion et l’explosif qu’il comptait utiliser contre son ennemi s’était retourné contre lui.

Il refusait de mourir, il refusait de perdre face à Swain, c'était impossible.

– Ton heure est venue, Marcus.

L'apparition de Kindred surprit l'assassin. Il scruta les deux êtres qui lui faisaient face, Loup et Agneau. Cette dernière lui apparut aussi inoffensive que le suggérait son nom. Et Loup n'était pas aussi impressionnant qu'il se l'était imaginé. Il décida de leur tenir tête, ils ne l'emporteraient pas.

– Non. Je suis le grand général Du Couteau, je suis le meilleur assassin de Noxus, je ne peux pas mourir.

– Alors cours pour ta vie, suggéra Loup.

Marcus se mit en garde. Il avait beau avoir perdu son corps, il n'en demeurait pas moins un excellent combattant, il ne fuirait pas.

– Approche donc, Loup, je ne te crains pas.

– Tu devrais.

Loup se jeta sur sa proie, sans lui laisser une once de chance. Marcus poussa un hurlement de douleur alors que sa vie s'achevait sous ses crocs.



Une mort glorieuse


Olaf reposait dans la neige, le regard tourné vers le ciel, entouré de dizaines de cadavres de troll. Toujours à la recherche de sa mort glorieuse, le guerrier avait décidé de débarrasser Freljord d'autant de ces immondes créatures qu'il le pourrait. A l'aide de ses deux haches et de sa volonté sans faille, il avait réussi à en éradiquer une tribu entière à lui tout seul. Il ne s'en était pas sorti indemne pour autant. Les gourdins des trolls avaient enfoncé ses côtes, cassé son bras gauche et porté un violent coup sur le crâne, dont s'échappait du sang en quantité. Ces blessures lui seraient sans aucun doute fatales, et Olaf s'en réjouissait. Son heure était finalement venue. Il admirait le ciel en attendant avec impatience que Kindred vienne le chercher. Ses forces le quittaient et sa vision se brouilla, traversant temporairement le voile de la mort. Kindred lui apparut alors enfin et un sourire soulagé se dessina sur les lèvres d’Olaf. Loup, ravi de ce massacre, bondissait dans tous les sens, traquant les âmes des trolls, tel un chaton jouant avec un insecte. Agneau elle, faisait face au guerrier.

– Agneau, enfin te voilà, dit Olaf. Je te cherchais.

Elle le regarda en silence, sans amorcer le moindre mouvement, la tête penchée sur le côté.

Loup achevait sa tâche auprès des trolls et s'en retourna auprès de sa jumelle. Il s'étonna de la voir hésiter devant l'humain.

– Ne le prends-tu pas, Agneau ?

– Non, Loup. Son heure n'est pas encore venue.

– Quoi ? s'exclama Olaf. Mais si, je suis en train de mourir, je suis prêt. Emmenez-moi !

Avec stupeur, le guerrier vit les silhouettes de Kindred s'effacer à sa vue.

– Non, revenez ! Je suis en train de mourir, revenez !

Olaf frappa du poing dans la neige. Il était passé si proche. C'était encore raté. Que pouvait-il donc bien faire pour mériter sa mort glorieuse ? Exterminer une tribu entière de trolls était visiblement trop facile pour lui. Il lui faudrait relever un plus grand défi la prochaine fois.

– Ne t’en fais pas, mortel, nous reviendrons, dit Agneau avant de disparaître. Quand le moment sera venu.

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