Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 58

1530 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 24/07/2026 08:56

Ce fut un énorme « plouf » qui acheva leur chute.

Indiana fut le premier à émerger, il se rendit vite compte que le bassin dans lequel ils étaient tombés était bouillonnant. L’eau elle-même n’était pas bleue mais rougeoyante, des bulles éclataient à sa surface.

- Que tout le monde qui quitte ce bassin immédiatement ! Ordonna Indy.

Tout le monde obéit, le dernier fut trop lent et se retrouva piégé. Son corps se convulsa brusquement et se couvrit de cloques, devenant rouge comme le sang. Il chercha à avancer, ses mains se détachèrent de son corps. Il regarda ses membres inertes en train de fondre, lui-même suivit quelques instants plus tard.

- Mais où sommes-nous encore tombés ? Demanda Henry.

- Ça ressemble à l’enfer, répondit Indy.

- Un tel endroit ne peut exister ici.

- Et pourtant il existe. Et Longinus y a vécu.

- Je lui tire mon chapeau.


Un seul chemin partait vers ce qui semblait être des catacombes, Stratner s’y engagea le premier. Il n’y eut nullement besoin de torches car ils débouchèrent bientôt sur une salle d’où s’écoulait de multiples fleuves et cascades de lave.

- Incroyable ! S’exclama Indy. La nature m’a toujours impressionnée mais là !

- Ce n’est pas la nature.

- Vous avez une explication à cela docteur Jones ?

- Aucune, je peux juste dire que lorsque ce feu sera remonté à la surface, les glaciers vont en prendre un sacré coup.

- Ces canaux n’ont pas été crées naturellement je me trompe ? Demanda Kurt.

- Non, la lave à été déplacée.

- Comment ?

- Longinus seul en a le secret, mais il a trouvé là un bon moyen de se chauffer, voir de se protéger des intrus.

- Je pense que nos combinaisons ne nous serons plus utiles ici, dit Stratner.


Le chemin continuait à travers les fleuves et se prolongeait dans une caverne dont le plafond était parcouru par de la lave piégée dans un matériau inconnu, l’éclairant totalement.

- Le peuple de Longinus était malin, terriblement malin.

Ils arrivèrent à un croisement.

- Alors ? Demanda Indy.

- A droite. Il fait plus frais, dit Stratner.

La lumière n’était plus présente de ce côté.

- C’est mauvais signe, dit Indy.

Il sentait un étrange souffle contre son dos.

- Allumez les torches, ordonna Stratner.

Il y eut quatre éclairs de feu et la lumière fut. Indy comprit alors à cet instant que le souffle qu’il venait de sentir provenait des cinq loups blancs derrière le groupe.

- Ne faites plus un seul mouvement. Ordonna Indy dans ses dents.

Mais les loups n’attendirent pas pour bondir sur les soldats. Un à un leurs visages furent arrachés, leurs membres lacérés. Stratner tirait avec son pistolet automatique sur les loups bondissant sur lui, Indy faisait de même avec Kurt.

Mais tous furent renversés par les loups qui bondirent sur eux sans être blessé par les multiples balles qui avait perforé leur chair. Stratner parvint à reprendre son arme mais la gueule béante du loup au-dessus de lui le dissuada de l’utiliser. Quand à Indy et Kurt, ils ne purent reprendre leurs armes, les loups les traînant brusquement par leurs vestes. Les corps de tous les soldats morts disparurent dans les ténèbres.


Stratner, Sophia, Kurt, Indy et Henry se retrouvèrent tous dans une cage faite en os et sans forme précise.

- Ces bestioles sont intelligentes, ce ne sera pas facile de leur échapper, dit Indy.

- Allons Jones ! Dit Stratner. Après toutes ces évasions miraculeuses, une cage d’os devrait être un jeu d’enfants pour vous !

- Je n’ai encore jamais été piégé par des animaux.

- Tu vieillis mon fils.

Il resta un moment muet et réfléchit.

- Stratner, votre arme.

- N’y compte pas mon gars.

- Alors trouvez une autre solution pour briser ces os.

- Tous ensemble.

Ils poussèrent tous sur le même os et parvinrent à le décrocher, créant une brèche suffisante. Ils sortirent un à un. Les loups arrivèrent, alertés par le bruit, Stratner ouvrit alors le feu sur eux, touchant le loup qui lui sauta dessus. Il se débattit et lui tira dans la gueule. Pour les autres, Indy fit claquer son fouet. Tous les loups reculèrent.

- Allez-y ! dit-il.

Tout le monde courut, les loups avancèrent d’une patte, Indy fit claquer son fouet, il vit à nouveau les animaux reculer. Il aurait du faire du cirque. Cette idée le fit sourire. Mais ce sourire devint vite une grimace lorsque les loups avancèrent pour de bon.

Il prit alors ses jambes à son cou et déambula dans la galerie jusqu’à tomber dans une pente qui lui fit retrouver les autres.

- Rien de cassé fils ?

- Non, heureusement, j’en ai vraiment assez de ces chutes.

- Et moi donc, que devrais-je dire à mon âge ?

- Où est Stratner ?

- Il est parti seul.

- Mieux vaut le rejoindre au plus vite avant qu’il ne trouve quelque chose.

Ce fut vite fait, Stratner était devant eux au milieu de la galerie éclairée.

- Vous comptiez nous semer ?

Il se retourna.

- N’avancez pas !

- Ce n’est pas comme ça que vous nous arrêterez.

Ils le rejoignirent, une goutte de lave tomba près d’Henry.

- Je vous avais prévenu, dit Stratner. Toute cette partie est en train de s’écrouler, il ne faut surtout pas créer de vibrations.

Le matériau au plafond se fissura, des gouttes de laves tombèrent à plusieurs endroits.

- Avancez lentement.

Tout tomba brusquement derrière eux.

- Courez !!!

Le torrent de lave les poursuivit. Ils coururent jusqu’à l’autre bout de la galerie où se trouvait une faille. Ils sautèrent par-dessus, la lave alla s’y engouffrer.

- C’est plus de mon âge, dit Henry essoufflé.


Le chemin les fit émerger sur une salle où se trouvait un autre bassin, normal cette fois.

- De l’eau enfin ! S’exclama Stratner, il était temps, ma gourde était à sec.

- Je n’y toucherais pas à votre place, dit Indy, avec tout ce souffre autour.

- Je me moque de vos opinions Jones !

Il déboucha sa gourde et la remplit d’eau, au contact de cette dernière, elle gela et se brisa.

- Mais que…

Le bassin se figea lui aussi dans la glace, tout comme les murs.

- Mauvais tout ça, fit Indy.

Ils coururent vers la sortie, un mur de glace s’y créa.

- Pas question de rester piégé ici ! Sautez !

Ils bondirent sur le mur de glace, le brisant ainsi, ils retombèrent de l’autre côté, un courant d’air frais passa.

- Ne me parlez plus jamais de glace, dit Indy.

- A moi non plus, dit Henry.

- Moi ça va, dit Sophia.


De multiples bruits de souffle attirèrent leur attention.

- C’est quoi ça encore ? Dit Stratner.

Le passage menait à une galerie tout en longueur d’où s’échappait des jets de vapeur brûlants.

- Ce sont des geysers, mettez une main là-dedans et vous pourrez lui dire adieu, dit Indy.

- Passez le premier Jones.

- J’étais sur que vous diriez ça.

- Non je vais y aller.

- Kurt…

- Il suffit de calculer la fréquence des jets.

Il passa le premier sans difficulté.

- Sept secondes.

Le second fut tout aussi facile.

- Onze secondes.

Le troisième demanda plus de précision.

- Neuf secondes.

Kurt resta figé devant le quatrième.

- Que se passe t’il ?

- Il ne s’arrête pas.

Stratner regarda en l’air où se trouvait accroché une multitude de stalactites. Il tira sur l’une d’elle qui recouvrit le geyser.

- Maintenant il s’arrête.


Enfin le chemin s’arrêta devant un lac de lave sans aucune autre issue qu’une immense double-porte noire de l’autre côté.

- Le voilà votre sanctuaire, fit Indy, trouvez un moyen de l’atteindre maintenant.

- Savez-vous nager docteur Jones ?

- Oui mais pas dans de la lave.

- Ce n’est rien, vous allez apprendre.

Il le poussa dans le bassin.

Mais aucun « plouf ».

- Quoi ?

Indy était couché à deux centimètres de la lave, il se releva et fit un pas, il ne tomba pas, il était au-dessus, sur une sorte de passerelle invisible.

- Doux Jésus ! Fit Stratner.

Indy rejoignit ainsi l’autre côté, totalement subjugué par ce qu’il vivait.

Les autres arrivèrent.

- Vous avez vu cela père, c’est miraculeux.

- C’est la foi mon fils, comme dans l’antre du chevalier du Graal, c’est ta foi qui te fera accéder au sanctuaire, seulement ta foi.

La porte noire s’ouvrit devant eux.

- Enfin ! S'exclama Stratner avec un large sourire.

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