Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 38

1697 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 04/07/2026 09:52

Ils marchaient rapidement à travers la jungle, Indiana se fiait à la montagne comme repère tandis que Sophia exprimait sa colère.

- Et la prochaine fois qu’est ce que ce sera ? Une nuée d’insectes ? De la lave ? Une avalanche ?

- Arrête un peu tu veux ? J’essaye de me concentrer.

- Te concentrer ? Pour nous mener où ? Vers d’autres ennuis ?

- Il y a encore quelques heures de marche avant d’atteindre la montagne.

- Que va t’il se passer d’ici là ?

- Eh, je te protège.

- C’est plutôt moi qui te protège, tu es un vrai porte-poisse Indy.

- Je te retourne le compliment. Tu pourrais être un peu plus reconnaissante envers celui qui t’a tiré de ces rapides. J’aurais pu t’y laisser.

- Tu en avais envie avoue.

- Non, je m’en voudrais à mort si il t’arrivait quelque chose.

- Tu te soucie de moi maintenant ?

- C’est que je m’ennuierai tout seul.


Au bout d’une heure de marche, ils atteignirent un promontoire avec une vue imprenable sur la jungle et la pleine lune dominante.

- Nous camperons ici pour la nuit, dit Indy.

- Camper ? Avec quoi ?

- Tu a toujours ton briquet ?

- Oui.

- Parfait, donne-le moi.

- Tiens.

Elle lui remit l’objet, il alla chercher des branches et des brindilles et réunit le tout en un petit tas qu’il alluma.

- Voilà pour la lumière et le chauffage.

- On mange quoi ?

- Trop tard pour chasser, nous nous occuperons de ça demain.

- Demain ? Mais je meure de faim !

- Tu ne voulais pas maigrir ?

- Euh…oui mais je…

- Eh bien ton vœu est exaucé.

- Mais alors qu’allons nous faire ?

- Dormir.

- Tu a pensé aux insectes ?

- Oui, nous ne risquons rien.

- Pourquoi cette certitude ?

- C’est la plaine lune, trop de lumière pour les insectes, dors maintenant.

Sophia retira sa veste.

- Je suis trempée.

- Fais sécher tes vêtements sur une branche, tu les récupéreras demain.

- Bien sûr, pour être nue toute la nuit. Désolé Indy mais nous ne sommes pas encore assez intimes pour ça.

- Il y a quelqu’un dans ta vie ?

- Ça ne te regarde pas.

- Allez.

- Non.

- Et cet homme aux fouilles.

- Richard ? Non, sûrement pas, je n’ai que des amis, mon seul amour était au lycée, et il m’a quittée au bout de deux mois parce que j’étais plus intelligente que lui.

- C’est plutôt qu’il ne pouvait pas te supporter.

- Indy, quelle importance j’ai à tes yeux ?

- Tu es presque en tête du classement.

- Sérieusement ?

- L’amour est la plus grande aventure à mes yeux, aussi imprévisible que dangereuse.

- Quand tu m’a embrassée hier, tu a ressenti quelque chose ? Tu ressens quelque chose maintenant ?

- Sophia, il faut que tu sache que je ne suis pas prêt à vivre avec une femme, et encore moins à me marier.

- Pourquoi ? De quoi as-tu peur ?

- J’ai déjà été marié une fois, et ça c’est très mal terminé.

- Divorce ?

- Crash d’avion.

- Pardonne-moi, je ne savais pas.

- Ma vie n’est pas celle de n’importe qui, je voyage tout le temps, j’ai plus d’ennemis que d’amis, je frôle la mort à chaque heure qui passe.

- Tu peux te ranger.

- Non, je ne peux pas, c’est ma vie.

- Et qu’attends tu de cette vie ?

Il ne répondit rien.

- Tu n’a jamais rêvé de fonder une famille ? D’avoir un enfant que tu élèverais dans une maison située dans un quartier tranquille ? Tu n’a jamais rêvé de vivre une vie meilleure que celle-ci ?

- Je pourrais, mais mon choix a été fait il y a bien longtemps, et je ne compte pas revenir dessus.


Ils s’étaient endormis l’un contre l’autre, les heures passèrent. En pleine nuit, des animaux crièrent. Indy ouvrit les yeux, tout comme copia, le bruit était important.

- Qu’ont ils tous à hurler comme ça ? Demanda Sophia.

- Ils sont effrayés.

- Par quoi ?

Il y eut un vrombissement à l’horizon, il se rapprochait. Indy distinguait une vague silhouette.

- Ce sont des moteurs.

L’engin passa au-dessus de leur tête, un Messerschmitt

. Un autre passa, puis un autre, au total, ce furent six engins qui partirent vers la montagne.

- Ce sont les nazis, ils ont trouvé le moyen d’être plus rapides que nous.

- Ils vont trouver le manuscrit.

- Pas si nous le trouvons avant eux, ils sont incapables de trouver une croix sur une carte. Il faut nous remettre en marche dès maintenant.

- Je suis épuisée.

- Moi aussi, mais nous n’avons plus le choix, le temps joue contre nous à présent.


Avancer dans la jungle de nuit était plus pénible qu’effrayant pour Indy, pour Sophia, c’était l’inverse. Un cri d’animal se fit entendre.

- Tu a entendu ? Demanda Sophia.

- Oui, c’est proche.

Ils déboulèrent dans une clairière, une immense girafe se tenait là en train de brouter les végétaux.

- Oh mon Dieu, c’est magnifique ! S’exclama Sophia en voyant l’animal.

Elle s’approcha pour lui caresser le museau.

- Fais attention, elle pourrait de dévorer.

- Indy, je sais autant que toi que les girafes sont des herbivores.

- Vraiment ?

- C’est plutôt étrange de la trouver dans un endroit pareil.

- Elle a du s’acclimater, et puis, ce ne sont pas les feuillages qui manquent par ici, hein ma belle, dit-il en la caressant à son tour.

Mais à peine avait-il posé sa main sur le museau de l’animal qu’il détala à toute allure.

- Qu’est ce que j’ai encore dit ?

- Laisse tomber Indy, c’est ton charisme, tu n’y peut rien. Allez viens.


Ils arrivèrent au bord d’un immense bassin.

- Ce point d’eau tombe rudement bien, je meurs de soif ! S’exclama Indy.

Il alla plonger la tête dans le bassin.

- Tu devrais en profiter, dit-il à Sophia, je ne sais pas si nous trouverons encore de l’eau après.

Il la regarda, elle était figée. Il tourna la tête vers le bassin juste à temps pour voir un énorme serpent jaillir vers lui. Il s’agissait d’un python. Indy recula d’un bond et trébucha. Il prit son revolver pour tirer sur lui mais l’animal lui avait déjà bondi dessus pour commencer à l’étrangler. Indy suffoquait. Le python ouvrit sa gueule béante. Gueule qui se prit une balle de revolver et tomba inerte. Indy reprit sa respiration et se tourna vers Sophia qui tenait l’arme.

- Je t’ai encore sauvé la vie.

- Oui…merci…je hais…

- Les serpents, oui je sais. Sinon je t’aurais laissé t’en charger.


La montagne était en vue, toujours plus proche. A l’autre bout du bassin se trouvait une diversité d’animaux de la savane africaine.

- Ils sont en sécurité ici, rien ne peut leur arriver.

Il y eut alors plusieurs hurlements. Les animaux prirent la fuite. Des hyènes surgirent de la jungle pour aller les dévorer.

- Nous ferions mieux de partir avant de figurer sur le menu.

Ils coururent vers la jungle, une hyène les avait repéré, elle parti les traquer.

- Vite !

Ils coururent de tout leur souffle. Le chemin se terminait par un cul-de-sac, une pente rocheuse inaccessible par un simple saut. Indy la repéra et dégaina son fouet pour le lancer sur la branche de l’arbre le plus proche. Lui et Sophia s’élancèrent pour se rétablir sur le sommet de la pente, mais Sophia perdit l’équilibre et dégringola, Indy la retint in extremis par la main. La hyène était juste en bas, attendant de profiter du moindre faux mouvement. Mais un autre animal hurla. Toutes les têtes se tournèrent vers le rhinocéros qui venait d’apparaître. La hyène n’eut pas le temps de réagir car l’animal lui fonça dessus et la percuta de plein fouet contre le mur de roche. Indy en profita pour relever Sophia.

- Cette fois, c’est moi qui t’a sauvé.

- Oui, on peut dire ça comme ça.

La montagne n’était plus qu’à quelques kilomètres.

- Nous y sommes presque.

- Il serait temps.

Ils virent bouger le feuillage devant eux. Indy fit signe à Sophia de se mettre derrière lui, il dégaina son revolver et s’approcha. Lentement il écarta les feuilles. Il n’y avait rien derrière.

- Etran…

Quelque chose bondit brusquement de l’arbre derrière lui. Un homme au teint halé vêtu primitivement. Cinq autres apparurent des feuillages, brandissant des lances.

- Çà va aller, je range mon arme.

L’un d’eux parla dans un dialecte étrange, mais Indy répondit de la même façon.

- Tu comprends ce qu’ils disent ?

- Ce n’est pas la première fois que je viens en Afrique.

Ils discutèrent brièvement.

- Ils nous invitent à les suivre au village pour que nous parlions à leur chef. Ils sont très honorés de rencontrer des guerriers courageux.

- Des guerriers ?

- Ils ont dû admirer notre petite aventure.

L’indigène qui avait parlé à Indy montra le chemin, ils suivirent.

- Du moment qu’ils ont à manger, dit Sophia.

L’indigène continua de parler.

- Il te trouve très belle, il te prendrait bien comme huitième épouse.

- Dis-lui que mon cœur est déjà pris.

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