Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 26

1471 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 22/06/2026 10:18

- Ces maudites tablettes de Bouddha ont bien faillies me mettre hors-jeu, les japonais sont vraiment coriaces quand ils s’y mettent.

- Et quelle était cette aventure ou tu a trouvé cet artefact en forme d’œil ?

- L’Œil du destin, c’était il y a huit ans. Cet artefact avait le pouvoir de prédire l’avenir, je l’ai trouvé grâce à une pièce du bouclier d’or de Persée, dans une épave au large de la Grèce.

- Tu a trouvé tellement d’objets, des objets légendaires comme la pierre philosophale, et maintenant la lance du destin.

- Ma vie aura été bien remplie, et ma retraite bien méritée.

- Tu était déjà venu en Turquie auparavant ?

- Deux fois, la première était en 1927, pour trouver l’arche de Noé, les Russes me couraient après. La seconde en 1935, les nazis m’avaient capturé mais je me suis échappé, dans la ville d’Istanbul j’ai trouvé une mosquée enfouie sous la surface qui renfermait l’un des fragment du miroir des songes.


Ils se trouvaient assis sur les rives du Bosphore, Indy regardait le soleil couchant au loin.

- Tu a déjà été marié ? Demanda Henry.

- Une seule fois, elle s’appelait Déïdre. Nous nous étions marié en mars 1926 au Guatemala, je l’avais rencontrée alors que je cherchais le masque de Camozotz.

- Que s’est-il passé ?

- Elle avait du rester auprès des siens pour quelques temps, quand elle est enfin partie pour me rejoindre à New York, son avion s’est écrasé dans les montagnes.

- Je suis désolé.

- Nous avons tous les deux perdus ce que nous chérissions le plus au monde.

- Pas tout à fait, il y a Sophia.

- C’est une amie, rien de plus.

- Arrête, ne me ment pas, elle a autant besoin de toi que tu a besoin d’elle.

Leurs regards se croisèrent.

- Bon, je ne veux quand même pas que tu en fasse ma belle-fille.

Indy reporta son attention sur le soleil, Henry rajouta à voix basse :

- Enfin pas tout de suite.


Les rues d’Istanbul étaient bondées.

- Ça change de Venise, dit Henry.

- Pas étonnant, Istanbul est l’une des villes les plus peuplées du monde, elle a vingt-sept siècles d’histoire derrière elle.

- Elle a été crée en 658 avant Jésus Christ si je me souviens bien ?

- Oui, par des Grecs originaires de Mégare, ils se sont emparés du site qui était occupé par les Thraces afin d’abriter la colonie de Byzantion qui est devenue…

- Byzance.

- Exactement. La cité s’est enrichie grâce au commerce mais elle ne résista pas longtemps aux guerres et tomba aux mains de Rome. Le 11 mai 330, Constantin renomme Byzance, Constantinople, qu’il appelle également « la nouvelle Rome ». Le 29 mai 1453, la ville entre dans l’ère musulmane et devient Istanbul.

- Qui vient du Grec « Eis tên polis : dans la ville ».

Ils arrivèrent devant Sainte-Sophie.

L’immense basilique était impressionnante, ses coupoles la rendait majestueuse.

- C’est en réalité la seconde Sainte-Sophie, dit Henry. La première a été détruite par un incendie, Justinien a fait construire celle-ci de 532 à 548, elle a ensuite été transformée en mosquée après la chute de Constantinople. Maintenant, c’est un musée.

- Alors allons l’explorer.


Une visite guidée avait lieue. Le guide s’exprimait dans un anglais acceptable.

- La basilique a été construite sur les ruines d’un ancien temple païen, à l’origine elle était dédiée à la sagesse divine : Haghia Sophia. Puis à la sainte du nom de Sophie. Elle a été construite avec les matériaux les plus rares et le plus précieux. Les huit colonnes de brèche verte vienne du temple de Diane à Éphèse, les huit autres de Porphyre viennent de Rome. Les temples Grecs d’Athènes, Délos, Cyzique, et ceux d’Isis et d’Osiris en Égypte on aussi été mis à contribution. Dix mille ouvriers ont été employés. Le dôme a été crée avec des briques si légères qu’il en fallait douze pour avoir le poids d’une brique normale. A la fin de la construction, Justinien a dit en voyant l’œuvre achevée : « Gloire à Dieu qui m’a jugé digne d’accomplir cet ouvrage, je t’ai surpassé ô Salomon ». La coupole s’est écroulée trois fois, à chaque fois elle a due être intégralement rebâtie. A présent, suivez-moi pour aller explorer d’autres recoins de la basilique.


Ils approchèrent d’une mosaïque dessinée sur le sol.

- Cette mosaïque est le seul vestige restant de la basilique originale avant qu’elle ne soit transformée en mosquée. Elle représente une pointe noire au milieu du soleil, les bâtiments en-dessous sont de style Vénitien. Personne ne peut dire ni pourquoi cela est encore là ni ce que cela représente exactement. Chaque mosaïque a été importée de la ville de Trézibonde, à l’est de la Turquie.

Le groupe continua de suivre le guide, Indy et Henry restèrent.

- Une pointe noire au milieu du soleil, cela ne vous rappelle rien père ?

- Le fer de lance répandant l’obscurité.

- Cette mosaïque est un indice.

- Le fragment doit être en-dessous.

- J’espère que non, je n’aimerai pas casser cette œuvre d’art en présence d’autant de monde.

- Ce n’est pas cela qui te gêne le plus d’habitude.

Indy réfléchit, il regarda partout autour de lui puis se recentra sur la mosaïque.

- Dites-moi si quelqu’un arrive.

Il alla détacher l’un des petits plots doré servant de décoration et donna un coup bref mais bruyant au milieu de la mosaïque. Le coup fit écho dans toute la basilique tandis que tous les morceaux de la mosaïque volèrent en éclats.

- Ca devrait suffire.

- Dépêche toi vite avant que quelqu’un n’arrive.

Indy écarta le morceaux et vit une inscription :

« C’est Dieu qui l’a fondée, Dieu qui lui portera secours ».

Il vit un second fond sous l’inscription.

- Je vais encore devoir faire du bruit.

- Oh non.

Indy se racla la gorge, regarda autour de lui et refrappa.

La dalle avec l’inscription éclata sous la rudesse du coup porté, révélant un objet enveloppé dans du tissu blanc.

- Le voilà.

- Bien, partons vite.

Ils quittèrent la basilique, l’un des gardes les avaient vu. Ils accélérèrent le mouvement et réussirent à disparaître dans les rues de la ville. Ils retournèrent sur les rives du Bosphore. Indy déballa l’objet.

Ce n’était pas un fragment, mais un sceptre, un bâton d’environ trente centimètres de long, il était couvert d’inscriptions.

- Où est le fragment ?

Henry se contenta d’hausser les épaules.

- Oh non, ce n’est pas vrai !

- Il faut déchiffrer cet indice.

- Ce n’est pas un indice, c’est un sceptre, il n’indique rien de particulier.

- Et la mosaïque, et l’inscription ?

- « Dieu l’a fondée, Dieu lui portera secours ». Cela fait allusion à la basilique.

- La mosaïque venait de Trézibonde ?

- Oui.

- Alors il faut aller là-bas.

- Je commence à en avoir plus qu’assez.

- Pas moi, je trouve tout cela plutôt distrayant.

- Distrayant ?


Ils avaient pris le train jusqu’à Ankara puis Trezibonde, sur le chemin, Indy avait pris le temps de regarder plus en détail le sceptre trouvé à Istanbul.

- Quel rapport ce truc peut avoir avec la lance du destin ?

- Tu a remarqué les inscriptions ? Ce n’est pas de l’arabe, on dirait une écriture beaucoup plus ancienne.

Henry prit le sceptre, il réfléchit longuement en le manipulant.

- C’est de l’Araméen, dit-il.

- La langue de Judée.

- Je me souviens maintenant, ces inscriptions figurent dans le manuscrit épiscopal de Mathéas. Indiana…ce sceptre est le bâton qui tenait le fer de lance.

- Il n’est pas un peu petit pour cela ?

Henry effleura le sceptre.

- Il y a une étrange inscription là-dessus.

A peine l’avait il effleurée que le reste du bâton se déploya par le dessous.

- Woaw !

- Je ne vous le fait pas dire.

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