Le lys et le lion : le tournoi des 3 sorciers (fleurmione)

Chapitre 26 : Bonus : La colère de Madame Maxime

Chapitre final

1124 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 26/07/2025 00:41

Dans le carrosse de Beauxbâtons, quelques minutes avant le bal…

Le carrosse de Beauxbâtons vibrait d’une excitation presque palpable. Partout, les jeunes sorcières s’affairaient, ajustant les derniers détails de leur coiffure, appliquant du maquillage scintillant, échangeant des conseils vestimentaires. L’événement tant attendu du Bal de Noël était sur le point de commencer, et l’effervescence montait à son paroxysme.

Dans la chambre de Fleur, pourtant, l’ambiance était plus mesurée. Amélie et Catherine, ses amies les plus proches, l’aidaient à finaliser sa tenue.

— Fleur, tu es absolument divine, déclara Amélie en reculant pour admirer son amie sous un nouvel angle.

— Divinement scandaleuse, oui, ajouta Catherine avec un sourire complice. Madame Maxime risque de faire une attaque.

Fleur, occupée à ajuster les boutons de sa veste bleu nuit brodée d’or, haussa un sourcil amusé.

— Ce n’est pas mon problème si certains ont une vision étriquée de ce qu’une femme peut porter.

Elle jeta un dernier regard à son reflet. Tout était parfait : la coupe impeccable du pantalon blanc, les bottes cirées à la perfection, la chemise immaculée rehaussée par le veston bleu clair et la veste d’apparat militaire qui portait fièrement les couleurs et les insignes de ses héritages familiaux.

Ses doigts effleurèrent l’épinglette en forme de fleur de lys accrochée à son col. Ce soir, elle représentait bien plus que Beauxbâtons.

— Hermione va tomber à la renverse, murmura Amélie en lançant un regard complice à Catherine.

Fleur sourit doucement, ses pensées déjà tournées vers sa cavalière.

— Alors je serai là pour la rattraper.

Mais avant que Catherine ne puisse renchérir, la porte de la chambre s’ouvrit violemment dans un claquement tonitruant.

BOUM !

L’onde de choc fit sursauter les trois jeunes filles, et Amélie eut juste le temps de s’écarter avant que la haute silhouette imposante d’Olympe Maxime ne remplisse l’encadrement de la porte, son visage un masque de fureur contenue.

— Mademoiselle Delacour !

Sa voix résonna comme un coup de tonnerre, et un silence assourdissant s’abattit dans la pièce.

Amélie et Catherine échangèrent un regard paniqué. C’était pire que prévu.

Fleur, elle, resta impassible, se retournant lentement vers sa directrice avec toute la dignité d’une reine en pleine audience.

— Madame Maxime, salua-t-elle d’un ton posé.

— EXPLIQUEZ-MOI IMMÉDIATEMENT POURQUOI JE VIENS D’ENTENDRE QUE MA CHAMPIONNE COMPTE SE PRÉSENTER AU BAL EN… EN… EN CECI !

Elle agita violemment la main vers la tenue de Fleur, comme si elle pointait une abomination impensable.

Derrière elle, une élève, visiblement tremblante, se cachait partiellement derrière le cadre de la porte. Fleur reconnut Louise, une élève de sixième année, connue pour être très respectueuse des traditions et du prestige de l’école.

— Elle… elle m’a dit que… que vous refusiez de porter une robe, Madame, balbutia Louise, lançant un regard incertain à Fleur. Et je me suis dit que… enfin… il fallait que vous le sachiez…

— TRÈS BIEN, MERCI Mademoiselle Desjardins, VOUS POUVEZ DISPOSER ! tonna Maxime sans même la regarder.

Louise fila sans demander son reste.

Un silence pesant tomba dans la pièce.

— Une cavalière était déjà une chose, reprit Maxime en avançant de deux pas dans la pièce, sa haute silhouette dominant Fleur, mais ça ?! UNE TENUE D’HOMME ?!

Elle souffla bruyamment, comme si elle tentait d’expulser son indignation.

— Vous vous moquez de moi, Delacour ?!

Fleur ne recula pas d’un centimètre.

— Pas du tout, Madame.

— Vous représentez Beauxbâtons ! s’exclama Maxime en jetant un regard désespéré vers Amélie et Catherine, qui baissèrent aussitôt les yeux. Une école d’élégance, de raffinement, de tradition ! Toutes les championnes avant vous ont honoré cette institution en portant des robes magnifiques, et vous…

Elle s’arrêta net, scrutant la veste aux broderies sophistiquées.

— Vous vous habillez en soldat ?!

Fleur retint un soupir.

— Non, Madame.

Elle planta son regard bleu perçant dans celui de la directrice.

— Je choisis de porter l’uniforme de mon père. Un uniforme qui représente l’honneur, le devoir, et l’histoire de ma famille.

Maxime ouvrit la bouche, prête à répliquer, mais Fleur continua, implacable.

— Mon père, un né-Moldu, a dû se battre pour être reconnu dans un monde qui le méprisait. Il m’a toujours appris à ne jamais me plier aux attentes absurdes des autres. Ce soir, je ne vais pas me cacher derrière une robe pour satisfaire ceux qui pensent savoir ce qu’une femme doit porter.

Le silence tomba.

Les lèvres de Maxime tremblèrent un instant sous l’émotion, mais elle se reprit, croisant les bras.

— Vous croyez que votre petite déclaration va me convaincre ? gronda-t-elle.

— Ce n’est pas une question de convaincre, Madame, répondit Fleur calmement. C’est une question de respect. Je suis la championne de Beauxbâtons, et ce soir, je vais être vue par toute l’école et par le monde magique. Je préfère que l’on me voie telle que je suis plutôt que comme une version acceptable de ce que l’on attend de moi.

Maxime inspira, expira lentement, et ferma les yeux un instant, comme si elle tentait de calmer la rage qui bouillonnait en elle.

Puis, soudainement, elle explosa :

— TRÈS BIEN ! FAITES COMME BON VOUS SEMBLE !

Elle recula d’un pas, puis pivota vers la porte.

— Mais ne venez pas pleurer quand tous les regards seront braqués sur vous pour autre chose que votre danse ! cracha-t-elle avant de claquer violemment la porte derrière elle.

Le silence qui suivit fut assourdissant.

Amélie souffla bruyamment.

— Eh bien… elle a pris ça mieux que prévu.

Catherine, toujours collée au mur, secoua la tête.

— On a frôlé la catastrophe. Elle était à deux doigts de te transformer en crapaud, Fleur.

Fleur roula des yeux et se tourna à nouveau vers le miroir, rajustant calmement sa veste.

— Elle finira par comprendre, dit-elle avec assurance. Ou alors, elle s’étouffera avec sa propre indignation avant la fin de la soirée.

Amélie et Catherine éclatèrent de rire.

Fleur leur adressa un sourire complice avant de prendre une profonde inspiration.

— Allez, les filles. Il est temps. Hermione m’attend.

Et sans un regard en arrière, elle ouvrit la porte et sortit avec toute la prestance d’une héritière Delacour, prête à affronter le bal… et le monde entier s’il le fallait.



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