SS ou le mensonge des fondateurs - traduit de russe - Auteur Zaraza Takaja
P.O.V SALAZAR SERPENTRD
Pendant deux semaines, je m’occupai de jeune homme trouvé, en oubliant et le médaillon, et le reste des Horcruxes. Je fus complètement obnubilé par ce travail. Je compris immédiatement que la stase avait été produite par mon médaillon. Mais je ne découvris pas pourquoi.
Je n'avais jamais aimé quand on touchait à mes affaires. Par conséquent, beaucoup de mes possessions furent protégées des voleurs et des curieux grâce au sortilège « l’œil du basilic ». Ce sort plongeait l'indiscret dans une stase dès qu'il tendait la main pour toucher l'objet, le figeant ainsi jusqu'à ce que je libère cette personne stupide. Une protection supplémentaire fut placée sur le médaillon avec une activation à la demande.
L’usage de ce médaillon fut essentiellement réservé à l’entraînement. Je le confiais souvent aux étudiants lorsque j’avais besoin de mettre rapidement certaines connaissances dans leurs têtes. Alors, pourquoi la défense se mit-elle en fonctionnement ? Et d’une façon si étrange que même moi, je n'arrivais pas à enlever la stase du premier coup.
Je regardai attentivement le jeune homme allongé au centre de l’octaèdre noir : La pose tendue, mais pas douloureuse, le corps raidi mais le visage calme, dont seules les lèvres étaient pincées avec détermination. Ses vêtements étaient de bonne qualité et coûteux, il portait des artefacts de protection sur le cou et les bras. Le plus probablement que ces artefacts étaient responsables de l’état de l’inconnu. Quelque chose dans leur fonctionnement entra en conflit avec le médaillon, le mettant en fonctionnement et renforçant même son effet. Eh bien, je vérifierais cette hypothèse.
Obéissant à mon geste, le corps s'éleva au-dessus du sol et se retourna. Avec précaution, en essayant de toucher les artefacts uniquement avec les griffes noires du nécromancien, insensibles à la magie nocive, je commençai à les ôter : deux chaînes avec pendentifs, un bracelet, quatre bagues et une boucle d'oreille.
Les artefacts étaient assez puissants, conçus spécifiquement pour protéger contre les nécroémanations. Seulement, ils étaient complètement déchargés. Je cherchais autre chose sur lui. Je débarrassai donc le corps des vêtements, mettant en évidence un tatouage : un crâne et une main tenant l'épée. Le tatouage était parfait et l'emplacement avait été judicieusement choisi, sur l'épaule débordant sur la poitrine.
« Un Collègue ! En voilà une bonne nouvelle ! »
Il avait activé le médaillon et celui-ci s'était défendu. Les artefacts ancestraux et la protection familiale avaient retenu son agressivité pendant un certain temps. C'était pour cela qu'il n'avait pas été figé immédiatement. Apparemment, il s'était senti mal et s'était caché dans une cavité, tout en transmettant le médaillon à son compagnon. Et là, le sortilège l'avait atteint.
Super, maintenant je savais quoi faire !
Il était, bien entendu, possible de reporter la tâche à plus tard. La stase durait depuis de nombreuses années et aurait pu rester en place encore quelque temps. Mais je voulais vraiment communiquer avec le seul nécromancien de cette époque, si pauvre en talents. Je le désirais à tel point que même l'idée des horcruxes était passée au second plan.
Je sortis le jeune homme de la stase le dixième jour. Pendant cette période, je m'étais donné beaucoup de mal avec la préparation des potions et la réalisation des rituels. Eh bien, maintenant il dormirait une journée et après, nous parlerons.
Le sortilège diagnostic que j'avais suspendu au-dessus du lit de ma « trouvaille » m'alerta le lendemain.
En entrant dans la pièce, je le trouvai déjà entièrement habillé.
— Vous vous êtes dépêché pour rien, jeune homme, vous devez encore garder le lit.
— Bon après-midi monsieur ! Désolé, j’ai dû vous causer beaucoup de problèmes. Laissez-moi me présenter. Regulus Black, il baissa poliment la tête, attendant une réponse de ma part.
— Salazar Serpentard.
— Plaît-il ? Il haussa les sourcils de surprise.
— Oui, Monsieur Black, c'est moi, le Fondateur de Poudlard. Attendez, Black ? Dites-moi, connaissez-vous un certain Sirius Black ?
— Eh bien, oui, c'est mon frère. Qu'a-t-il encore fait ?
— Oh, alors c'est son comportement habituel !
— Hélas, Sirius est une grande déception pour notre famille. Je ne sais pas ce qu’il a fait cette fois-ci, mais ma mère l’avait prévenu à plusieurs reprises qu’un jour ses pitreries le mèneraient à Azkaban. Monsieur Serpentard, puis-je vous poser une question, si vous êtes vraiment l'un des fondateurs, alors comment ça se fait que nous nous parlions aujourd'hui ?
— C'est très simple, Monsieur Black. Je suis une victime du temps, tout comme vous.
— Désolé, j’ai peur de ne pas bien comprendre.
— En quelle année sommes-nous maintenant, M. Black ?
— 1979.
— Vous avez tort, maintenant c'est Yule * 1993.
— C'est impossible ! Regulus se rassit sur le lit sous le choc.
— Hélas, jeune homme. Je comprends combien il est difficile pour vous de croire cela. J’en ai fait l’expérience moi-même. Mais je pense que je sais comment vous convaincre.
Je griffonnai quelques lignes sur le parchemin posé sur la table.
Je n'aimais pas les messages vocaux, car on ne savait jamais qui serait à proximité du destinataire. Un léger clic et, le papier disparaît pour apparaître immédiatement sous les yeux de celui à qui il était destiné.
— Eh bien, en attendant, ayez la gentillesse de répondre à ma question. À qui avez-vous donné mon médaillon ?
— Je vous demande pardon ? prononça Black qui ne comprit pas immédiatement la question.
— Le pendentif que vous avez pris près du lac aux infernaux. Où est-il ?
— Détruit.
— Mensonge. Je le sentirais. À qui l'avez-vous confié ?
À ce moment-là, la porte s'ouvrit et Rogue se précipita dans la pièce, aussi rapidement que d'habitude.
— Maître Serpentard, dans la note vous avez écrit, que vous avez un problème urgent.
— Oui, connaissez-vous ce jeune homme ?
Rogue s'approcha et regarda ma trouvaille avec incrédulité.
— Reg ? Mais comment ! Tu as disparu depuis de nombreuses années !
— Sév ? Severus, que se passe-t-il ?
— Beaucoup de choses, Reg... Maître Serpentard, cela ne vous dérangera-t-il pas, que j'emmène Monsieur Black ?
— Emmenez-le. Il lui faut du temps pour réaliser ce qui s'était passé. Mais ce soir, je veux lui parler, et il devra être en mesure de comprendre les réalités actuelles !
— Bien sûr, Maître Serpentard. Reg, allons-y !
FIN DE P.O.V SALAZAR SERPENTRD Maître Rogue reprend le récit.
***
Un appel urgent de Serpentard me trouva dans le laboratoire. Je dus mettre la potion sous stase. Puisque le Maître avait écrit « de toute urgence », cela signifia qu'il fallait y aller de suite. Le sortilège qui montrait la direction, attaché à la note, me conduisit dans une pièce ressemblant un peu à une chambre d'hôpital.
— Maître Serpentard, vous avez écrit, que vous avez un problème urgent.
— Oui, connaissez-vous ce jeune homme ?
Maître Serpentard montra Regulus Black, disparu quatorze ans plus tôt, qui était assis sur le lit en regardant autour de lui en pleine confusion. C'était lui, ou non ?
— Sév ? Severus, que se passe-t-il ?
« Non, C'était bien lui ! Mais comment ? Eh bien, pourquoi suis-je aussi surpris ? À côté de Maître Serpentard tout devient possible, même les choses les plus incroyables. », pensai-je avec un certain ébahissement.
— Beaucoup de choses, Reg... Maître Serpentard, cela ne vous dérangera-t-il pas, que j'emmène Monsieur Black ?
— Emmenez-le. Il lui faut du temps pour réaliser ce qui s'était passé. Mais ce soir, je veux lui parler, et il devra être en mesure de comprendre les réalités actuelles !
Après avoir traversé les appartements de Serpentard, je conduisis Regulus dans mon bureau.
— Entre, installe-toi.
— Bureau de Doyen ? Et si Slughorn venait d’entrer ?
— Il ne viendra pas
— Pourquoi ?
— Parce que j'occupe cette fonction depuis douze ans maintenant.
— Depuis quand ?!
— Douze ans, Reg. Je suis le doyen de Serpentard depuis 1981.
— Alors, tu as trente-trois ans maintenant ? Waouh ! Et tu as meilleure mine qu'à tes dix-sept, rigola nerveusement Regulus.
— Ne me le rappelle pas ! grommelai-je.
— Que je ne te rappelle pas quoi ?
— Mon apparence ! J'en ai assez d'en entendre parler ! Excuse-moi c'est la nervosité ! Tu ferais mieux de me raconter où étais-tu tout ce temps ?
— Je ne le sais pas moi-même. J'ai perdu connaissance lorsque j'ai remplacé le médaillon que Lord avait caché, par un faux, et je me suis réveillé ici... Severus, est-ce que cela fait vraiment tant d'années ? Ma pauvre mère, elle a dû me chercher tout ce temps ! Je dois la voir !
— Désolé, Regue, Lady Walburga est morte.
— Comment, pourquoi ?
— Toi disparu, Sirius à Azkaban. Elle a essayé longtemps de faire au moins quelque chose... C'étaient des moments difficiles, Regulus. Veux-tu un café ? Ou quelque chose de plus fort ? Ce sera une bien longue conversation.
En deux heures, nous avions vidé un gallon de café, dévoré une assiette de sandwichs et descendu trois bouteilles de « sédatif ». Quand j'eus terminé mon récit, Regulus se contenta de laisser échapper un soupir.
— Donc, Lord a été vaincu, et la plupart de ses fidèles croupissent à Azkaban ? Tu sais, je trouve que c'est mérité. Les Malefoy s'en sont sortis, comme toujours. Mais toi, comment as-tu réussi à t'extirper de ce « bourbier » alors que tu portais déjà la marque ?
— C'était dur, extrêmement dur. Mais c'est du passé maintenant. Toi, en revanche, tu n'as pas eu l'occasion d'accepter la marque. Tu n'as même pas fini ta scolarité à Poudlard, tu étais en septième année quand tu as disparu.
— Effectivement, il ne me restait que quelques mois avant les examens.
— Il faut que tu retournes à Poudlard... Je vais t'inscrire en septième année, le second semestre va bientôt commencer.
— Tu te moques de moi ? Avec tout ce qui se passe ici, tu me parles de retourner étudier ?
— C'est justement pour cette raison que je te le suggère. Regulus, beaucoup de choses ont évolué au cours des années. Tu ne possèdes même pas une fraction des informations nécessaires. Et ta formation reste incomplète. Si tu n'achèves pas tes études, comment occuperas-tu ton temps ?
— Je retournerai dans ma demeure et gérerai les affaires de la famille. D'ailleurs, qui est le Lord de ma famille maintenant ? Sirius ?
— La famille Black n'a plus de Lord. De toute la lignée, il ne reste que les branches déjà coupées.
— Et Siri ?
— Pareil. Lady Walburga a brûlé son nom sur la tapisserie familiale.
— Mais, alors, qui s'occupe des affaires de la lignée ?
— Personne, Reg. Certes, il y a un Garant de famille, mais Potter a accepté ce titre uniquement pour faire sortir Sirius de l’Azkaban.
— James est le Garant de la famille Black ? ! Ce n'est même pas drôle !
— Non, pas James. Il est mort. Harry, son fils.
— Quelle m.... !
— C’est bien pour ça, que je te dis, retourne à Poudlard. Tu perdras six mois, mais à la fin tu auras un diplôme et une nouvelle vie. N'oublie pas que tu devras également te légaliser. Après tout, tu es officiellement déclaré mort.
— Personne ne m’autorisera à rester !
— Reg, tu as un bon ami, qui est le doyen de Serpentard. Tu as étudié dans cette faculté dans le temps.
— Pfft, Severus, je suis désolé, mais je ne peux, tout simplement, pas t'imaginer doyen. Et Dumbledore ? Penses-tu pouvoir le convaincre ?
— Dumbledore est en fuite. McGonagall a pris temporairement la relève en tant que directeur. Mais cela ne durera pas longtemps. Le conseil d'administration n'est pas du tout satisfait par sa candidature. Ainsi, pendant que l'incertitude règne, personne ne trouvera rien à redire à une telle bagatelle, que la présence d'un nouvel étudiant.
— Eh bien, eh bien... J'en ai la tête qui tourne. Severus, je veux rentrer à la maison. Parler à ma mère, ou du moins à son portrait. Voir Sirius.
— Faisons-le demain. Il se fait tard, l’heure du dîner approche et Maître Serpentard souhaite te voir. Et demain matin, je t’accompagnerai. Et en plus, je te présenterai le Garant de ta famille. Alors, restes-tu pour terminer tes études ?
— On dirait que je n’ai pas le choix. Tu as raison, je dois obtenir un diplôme.
— Viens, je vais te présenter aux étudiants. Mais je te supplie, Regulus, ne parle pas trop.
— À qui fais-tu cet avertissement ? Je suis un Serpentard tout comme toi !
Pendant les vacances, seuls sept étudiants demeuraient dans la maison Serpentard. Mais un seul captait vraiment mon attention.
— Flint ! lançai-je en pénétrant rapidement dans le salon.
Marcus leva les yeux et ferma avec empressement le livre qu'il consultait. Son enthousiasme me sembla louche, considérant que Marcus Flint n'avait jamais manifesté une grande passion pour la lecture. Et l'inhabituel rimait souvent avec problèmes.
— Monsieur Flint, débutai-je de mon ton habituel, puis-je vous demander ce que vous lisez avec une telle concentration ?
— Euh, un livre sur les potions, Doyen Rogue.
— Faites-moi voir.
Mais Flint ne se précipita pas pour me montrer l'ouvrage. Au contraire, il l'éloigna davantage.
— Il n'est pas à moi, je dois le rendre...
— Vous le rendrez ! Et maintenant montrez-le-moi immédiatement !
Il me tendit le livre en inclinant la tête. La couverture était bien celle des Potions Avancées, mais à l'intérieur... En l'ouvrant au milieu, je découvris un magazine pour adultes particulièrement explicite.
— Monsieur Flint, déclarai-je en refermant l'ouvrage. Je vous avais clairement signifié que je ne tolérerais pas ce genre de publications dans la salle commune !
— Oui, Monsieur...
Je laissai tomber le magazine au sol et sortis ma baguette.
— Evanesco ** ! Si je retrouve encore une fois ce type de contenu, vous, Monsieur Flint, prendrez la place de Potter pour récurer les chaudrons ! Est-ce suffisamment clair ?
— Oui, Monsieur.
— Bien, passons. Je vous présente Regulus Black, un nouvel élève. Il suivra les mêmes cours que vous pendant les six prochains mois. Trouvez-lui une chambre et informez-le des règles ! Monsieur Black, voici Marcus Flint, capitaine de l'équipe de Quidditch. Il sera responsable de vous jusqu'au retour des préfets. Regulus, installe-toi, je t'attends dans mes appartements après le dîner.
En quittant la pièce, j'entendis Regue ricaner.
— Flint ! On t'a pourtant bien expliqué qu'il ne fallait pas garder ces trucs dans la SALLE COMMUNE...
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Notes
*Yule - fête païenne du solstice d'hiver, fêtée par les sorciers à la place de Noël
** Evanesco – Sortilège pour éliminer les saletés