Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide

Chapitre 30 : Le pouvoir de la pierre

842 mots, Catégorie: K+

Dernière mise à jour 15/10/2026 08:56

— Rendez-vous, roi Kanzar ! S’exclama fièrement Vadys. Mais... Où est-il ?

— Il est parti, répondit Vana qui se tenait devant lui. Vous arrivez trop tard !

— Parti ? Mais où ?

— Au nouveau royaume de Kézadram, hors de votre portée.

— Alors... Il ne veut pas nous condamner ?

— Non, tout le monde va évacuer et vous devriez en faire de même.

— Toi, tu es l'Élue. Tout cela est de ta faute. Je vais...

— REGARDEZ ! Interrompit un soldat en pointant du doigt le ciel.


Il virent une lueur insolite. Pas une étoile, pas une comète. Un astéroïde.


— Nous y sommes, dit Vana. La fin de l'Atlantide. Il faut atteindre l'église, c’est notre unique chance.

— Très bien. Allons-y sans perdre de temps alors, dit Vadys.

— Merci.


Et ils coururent vers l'église.


Sur le chemin, les soldats du général s'arrêtèrent.

— Qu’y a-t-il ? Demanda Vadys, dans l’incompréhension.

— Vous avez trahi le Maître des Ténèbres a qui vous avez juré allégeance ! Vous allez mourir !

— Xénis, réfléchit ! Même si tu me tues, tu mourras ! Satan se moque de nous ! Il ne veut que la pierre de pouvoir et rien d'autre ! Alors choisis : Veux-tu vivre ou mourir ?

Xénis rengaina son épée.

— Je suis avec vous.

— Bien.


Des villageois arrivèrent ensuite, bien décidés à éliminer les soldats rebelles.

— Vous avez tué nos familles et nos amis ! Mourrez à votre tour !

— Non ! Ne faites pas ça !

— Vana ? Mais...

— Ne les tuez pas ! Ils agissaient sous emprise. Ils sont revenus à la raison et vont nous aider à présent.

La femme à la fourche regarda Vadys dans les yeux d’un air profondément hostile. Mais elle rebroussa chemin et les autres avec elle.


En poursuivant leur périple vers l’église, Vana et les soldats virent les animaux fuir également.


Chats et chiens avaient oublié leurs querelles.


Araignées, cafards et autres nuisibles, partaient se cacher sous terre.


Insectes et les autres volants battaient furieusement des ailes vers d'autres contrées.


La cité, jusqu’ici prospère, se vidait à jamais.


La lueur dans le ciel devenait de plus en plus énorme.


Il restait très peu de temps.


L'église était enfin en vue.


— Prudence ! Un maléfice garde ce lieu, dit Vadys. Regardez !


Il essaya d'entrer, mais fut aussitôt repoussé.

— Attendez… Dit Vana en approchant la porte.

Elle tendit la main qui traversa l’entrée. Elle pouvait passer. Elle seule.

— Allez-y, dit Vadys. Faites ce que vous devez faire.

— Sauvez autant de personnes que vous le pourrez, dit Vana.

— Merci de nous avoir libéré

— Merci d'avoir cru en moi.

Et elle entra.


L'église était plongée dans l’obscurité. La seule lumière provenait de la flamme rouge qui brûlait silencieusement dans le tabernacle, sur l’autel sacré.


L'autel.


La ligne directe vers Dieu.


C'est ici que tout allait se jouer.

Le monde verrait la fin du mal ou celle d'une civilisation entière.


L'astéroïde se rapprochait dangereusement.


Vana s'approcha.


Plus que quelques secondes avant la collision.


Vana sortit la pierre et la posa sur le réceptacle sacré.


Il y eut un séisme puissant.


De la pierre, surgit un rayon blanc qui frappa l'astéroïde et le dissipa intégralement dans le néant d’où il était apparu.


Vana soupira de soulagement.


Mais un nuage rouge apparut autour d’elle et la saisit.


C'était Satan qui tentait de la posséder, dans un ultime effort désespéré.


Vana convulsa et lutta. Le démon luttait également, intérieurement.


Finalement, elle l’expulsa de son être. Elle n’eut que le temps de le voir, petit, laid, affaibli et défait, avant qu’il ne disparaisse. Il n'était pas détruit, mais retardé. Il aurait sa vengeance, tôt ou tard.


Elle avait réussi. A empêcher l’anéantissement du monde, mais pas de l’Atlantide.


Le volcan de la Montagne Divine s’était réveillé et se mit à cracher de la lave qui glissait en torrent vers la cité.


Vana se concentra et usa de son pouvoir pour bloquer la coulée impressionnante.

— Fuyez ! Criait-elle aux derniers habitants présents. Je ne tiendrai pas !

— Venez avec nous !

— Non, je ne peux pas. Partez !

Ils obéirent et inclinèrent la tête pour la remercier avant de courir vers les derniers bateaux.

Les embarcations atlantes s'éloignaient.

Quand ils furent loin, Vana sourit et arrêta de lutter. Ses forces l’avaient abandonnée.

Alors, la lave la prit.


Son corps ne fut plus, mais son esprit vola, intact, jusque dans la pierre qui trembla et se brisa alors, en quatre morceaux.


L’âme de Vana rejoignit le paradis, Hati et les siens, pour reposer, enfin, en paix.


Elle avait mis fin au mal, pour l'instant. Elle n'était plus l'Élue. Elle était un ange. Elle était une déesse.


Ainsi finit-elle. Sans gloire, sans joie, mais avec l'illumination.


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