Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide
Vana arriva au palais. Le roi Kanzar II fut surpris de la revoir.
— Oh, tu es revenue ?
— Oui, j'ai survécu !
— Fort bien ! Je vais convoquer le conseil immédiatement pour discuter de la suite à donner.
— D'accord, mais avant, j'ai une question à vous demander : Pourquoi Firenze ?
— Il a insisté pour se proposer. Il s’est joué de moi.
— Sauf votre respect, Majesté, votre naïveté a failli nous coûter à tous.
— Je sais. Je t’en demande pardon.
— Il y a plus grave à présent. Le grand astronome a vu un rocher venir des étoiles. Il va s'écraser sur la cité.
— Non !
— Hélas, si. Les citoyens commencent à évacuer, vous devez ordonner l’alerte générale.
— Dieu du ciel. N’y a t-il donc aucun moyen d’empêcher cela ?
— En utilisant la pierre. Et je pense savoir où, Sire.
— Où donc ?
— À l'église occupée jusqu’ici par Firenze.
— C’est évident, mais... L'entrée de l'église est bloquée désormais.
— C'est Firenze. Il a fait ça en partant, pour que la pierre soit inutilisable. Sire, Nous devons faire vite et débloquer l’entrée !
— Je vais réunir le conseil pour mettre en place tout ce qui doit l’être. Mais avant, je voudrais te dire combien je suis désolé pour tes parents.
— Merci, mais il n'y a pas que eux.
— Comment ? Qui d'autre ?
— Mon navigateur, Hati Kadys. Il est mort en me défendant.
— Je suis désolé de l’entendre. Avant le conseil, j'organiserai les funérailles qui s'imposent.
Ainsi, l'après-midi, on put voir trois cercueils traverser la cité d'Atlantis.
Le cortège s'arrêta près de la rive de la mer.
Toute la ville était présente.
Le roi parla.
— Nebura et Tezu Zalys étaient de grands citoyens de cette cité, en plus d’être d’honnêtes et dévoués travailleurs, appréciés de tous. Quant à Hati Kadys, c'était un brave homme. Le destin l'avait choisi pour qu'il suive les traces de l'élue. Il a sauvé la vie de notre Vana plusieurs fois. A partir d’aujourd'hui, il sera connu de tous sous le nom de Hati le Brave. Maintenant, je cède la parole à Vana Zalys.
— Merci. Mes parents et Hati étaient tout pour moi. Sans eux, j'ai failli tout abandonner, mais j'ai découvert que j'aimais autre chose : Le peuple auquel j’appartiens et que je refuse de perdre. Aussi, prenez les bateaux et fuyez avant le cataclysme. Ainsi, l’Atlantide perdurera à travers vous.
La foule acquiesça et se dispersa.
Vana et le roi se rendirent à la salle du conseil.
Les conseillers arrivèrent un peu plus tard.
— Nous sommes en accord avec l'élue et approuvons l’évacuation, mais il y a un autre danger qui nous menace. Certaines colonies Atlantes se sont rebellées, par crainte ou fausses promesses de la part de l’Ennemi.
— Où envoyer nos citoyens, alors ?
— La colonie de Talomé représente l’endroit le plus sûr.
— C'est tout ? S’étonna le roi.
— C'est tout ce qu’il nous reste...
— Il y a un autre moyen.
— Lequel ?
— Je peux utiliser le pouvoir ancestral qui m’a été confié pour voyager entre les mondes et nous trouver un refuge.
— Mais, Majesté, vous n’avez jamais fait appel à ce pouvoir, ni aucun de vos prédécesseurs ! Nous ne savons pas ce que cela peut occasionner !
— Avez-vous une autre solution ?
Le conseiller resta muet et soupira.
Le roi se concentra intensément et... Disparut…
… Pour réapparaître trente minutes plus tard.
— J'ai trouvé ! Dit-il. Rassemblez tous ceux que vous trouverez, je les emmènerais. Plus nous serons divisés et répartis dans le monde et moins nos ennemis auront de chance de nous retrouver.
Plus tard, le roi s’adressa aux citoyens rassemblés, qui formaient à peu près la moitié des habitants de la cité.
« Mes amis, vous allez quitter cette cité à jamais. Vous me suivrez au Royaume de Kézadram. Allez, sans crainte, vers votre nouvel avenir. Avec moi !
Kanzar II se tourna vers Vana et le passage ouvert sur la dimension qui les attendait.
— Adieu, Majesté, ce fut un honneur de vous servir.
— C’est toi que nous servons tous, Vana Zalys. Accomplit ton destin et sauve-nous tous.
Et ils disparut avec les siens derrière lui.
Le soleil se couchait sur l’Atlantide, peut-être pour la dernière fois.
Vana discutait avec l’un des membres du conseil, inquiet.
— Nous sommes faibles maintenant que Kanzar n'est plus ici. Et il y a les rebelles.
— Rassurez-vous, ils ne sont pas encore ici.
De violents coups se firent entendre dehors. Les rebelles étaient là.