Vétérans

Chapitre 16 : La première rescapée

3212 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 13/09/2026 18:28

L'aube se levait à peine, pourtant Dorian se tenait déjà prêt.

Il n'était pas parvenu à dormir de la nuit, l'excitation de la journée à venir l'avait tenu éveillé, pour lui, ce n'était plus seulement un moyen de trouver des survivants, c'était une fois de plus un nouvel espoir de retrouver sa mère.

Lorsqu'il entendit le grincement de la porte de la chambre d'André au bout du couloir, il se précipita rapidement sur la sienne et l'ouvrit franchement.

— Bonjour André !

Lança-t-il, son ton trahissant son enthousiasme.

— Salut gamin.

— On s'attaque au mini-bus ce matin ?

André acquiesça d'un mouvement de la tête avant d'ajouter :

— Laisse-moi le temps de boire un café et on s'y met.

— Ok. Allez-y, je vous attends là-bas... je vais commencer à préparer tranquillement.

André leva les yeux au ciel et disparut dans la salle commune, tandis que Dorian s'élançait déjà vers le mini-bus stationné devant le monastère.

Dorian recula de quelques pas, pour mieux visualiser le véhicule et tenter d'imaginer quel genre de modification pouvait les amener à plus de sécurité.

Roger Langouche s'avança vers lui, une corbeille de croissants entre les mains.

— Bah alors gamin, on ne prend même pas le temps d'avaler un p'tit quelque chose ?

Il lui tendit la panière.

— Merci, répondit Dorian, tout en attrapant une viennoiserie presque trop chaude et presque immédiatement, il se remit sur l'inspection du mini-bus.

Roger s'engouffra à travers la porte et monta la corbeille jusqu'à la salle commune, lorsqu'il la posa sur la table il ne put s'empêcher de remarquer André et Lucien qui observaient tous deux Dorian.

Il s'avança vers eux, un léger sourire aux lèvres.

— Quand il a une idée quelque part celui-là... dit-il en arrivant à leur hauteur.

— Le pauvre gamin... Si vous voulez mon avis, ce ne sont pas des survivants qu'il espère trouver... enfin si... mais avant toute chose, le môme cherche surtout sa mère. Il est malheureux comme les pierres depuis qu'il est arrivé ici... ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

La voix s'était élevée derrière eux, ils se tournèrent doucement et découvrirent Liliane Mercier, assise à un coin de table, le visage au-dessus de son bol de café au lait.

Tous échangèrent un regard presque coupable subitement.

Sans un mot ils se dirigèrent vers la porte, Marcel se tenait dans l'embrasure.

— À visage découvert, le cœur se révèle.

Ils l'ignorèrent, comme à chaque fois, pourtant, il se joignit à eux et ensemble ils descendirent rejoindre Dorian près du mini-bus.

— Alors gamin, par quoi on commence ?

Lança Roger.

— Je n’en sais trop rien... Je crois qu’on n’en fera pas un char d'assaut de toute façon... ce qu'il faudrait faire, c'est sécuriser les fenêtres. Pour éviter qu'elles se brisent et qu'ils entrent. Si on veut pouvoir transporter des gens là-dedans, il faut qu’on soit sûr de pouvoir le faire sans les mettre en danger.

— On va faire ça alors.

— Avec quoi ? Et par où on commence ? Enfin, ce que je veux dire c'est : est-ce que l'un d'entre vous a la moindre idée de ce qu'on doit faire en vrai ? J'ai que dix-sept ans... et je n’ai jamais fait un truc pareil. J'ai aucune idée de ce qu'on doit faire en vrai.

Son regard glissa tristement vers le sol.

Le boulanger s'avança à nouveau.

— T'inquiètes pas, nous on a déjà bricolé pas mal de choses à nos âges... André est un magicien, il va te faire un truc, aux petits oignons en un rien de temps.

André s'avança et insista un peu plus que d’ordinaire sur son air bourru.

— Ce n’est pas de la magie ! C'est un art, monsieur, un art ancestral qui se perd : la soudure au plomb !

Chacun tenta de dissimuler un petit rictus moqueur, pour ne pas le mettre en colère même Marcel qui ne tenta aucun dicton, les anciens se dispersèrent rapidement et revinrent bientôt, des outils et du matériel pleins les mains.

Trois heures plus tard, les modifications étaient terminées et à présent, le mini-bus semblait fin prêt.


Catherine ouvrit les yeux, la nuit avait été courte et la soif l'avait réveillée à maintes reprises.

Sa bouche était sèche, sa langue toujours plus épaisse et désormais ses lèvres étaient fendillées par la sècheresse.

La lumière trouva ses yeux et instantanément la migraine revint, sa tête lui sembla brusquement plus lourde et tous ses membres se mirent à trembler.

Elle tenta de serrer ses jambes dans ses bras pour atténuer les tremblements, la nacelle vibrait doucement et plus bas, les grognements s'intensifièrent.

Ils la savaient à présent réveillée.

Elle tenta de se redresser mais ses muscles furent pris d'une soudaine faiblesse et cédèrent sous son poids, elle s'écroula dans le fond de la nacelle, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, comme si elle venait de fournir un effort surhumain.

Ses yeux étaient creusés, sa peau lui semblait presque brûlante et pourtant, le soleil n'était levé que depuis quelques heures.

Elle lança un regard perdu vers la foule qui s'agitait sous elle.

— Putain... Je suis encore là... Non. Non, putain... c'est vous. C'est vous qui êtes encore là. Vous ne voulez pas vous barrer ? Je... je ne sais même pas si j'arriverai à quitter cet endroit de toute façon.

Catherine se mit doucement à sangloter et tandis qu'elle pleurait, son esprit dériva à nouveau jusqu'à Dorian, alors une évidence froide s'imposa à elle.

Elle allait mourir ici et jamais elle ne saurait si Dorian avait survécu.

"Tu veux crever ici ou tu veux retrouver ton fils ?"

Les mots de Jérémy résonnèrent subitement dans sa tête, comme s'il venait lui-même de les prononcer.

Catherine ouvrit de grands yeux écarquillés, elle aurait juré qu'elle venait de les entendre.

Essoufflée, elle tenta brièvement de se rasseoir mais déjà un nouveau vertige vint la faire chavirer, et avant même qu'elle ne touche le métal froid du fond de la nacelle, Catherine s'était évanouie.


Le mini-bus avait été méticuleusement préparé, et André avait mis à leur service, les plus ingénieuses de ses compétences.

Dorian, accompagné du garde champêtre, s'était élancé sur les routes alentours et ensemble, ils avaient arpenté les villages voisins au volant du véhicule aux fenêtres à présent condamnées par des grilles soudées à même la carrosserie.

Au cours de leur virée, ils n'avaient trouvé personne.

Seule la mort rôdait à présent dans les communes voisines et partout les marques du passage de ses envoyés n'avaient laissé que des morceaux et des débris qui jonchaient les rues autrefois animées de chacune d'elles.

Ils s'étaient doucement aventurés dans chaque recoin, sans jamais descendre de voiture et avaient traversé le paysage dévasté en silence.

Après quelques heures, Sylvestre avait choisi de rentrer.

Sylvestre assis près de lui, avait remarqué son air abattu, pourtant, il n'avait rien su dire, le monde l'avait laissé sans voix, lui aussi.

Ils rentrèrent et tous vinrent à leur rencontre, les yeux pétillants d'excitation.

Dorian avait doucement secoué la tête sans dire un mot et tous avaient fini par en faire de même avant de le suivre en silence.

Tous sauf Liliane Mercier.

Son regard devenu brusquement sévère, s'était abattu sur le groupe et personne n'y avait prêté attention, tandis qu'ils remontaient vers le monastère.

Elle avait jeté un regard noir à l'intérieur du véhicule et la sévérité s'était brusquement muée en une colère furieuse et manifeste.

Elle avait pénétré en trombe dans la salle commune et avant qu'ils ne l'aient vue venir, elle avait littéralement explosé de colère.

— On peut savoir ce que vous êtes partis faire dehors ?

— On... on... on est sorti ... sortis chercher des survivants. Qu'est-ce qui vous prend ?

Bafouilla le garde champêtre brusquement intimidé.

— Il me prend que vous n'avez ramené personne ! Pire encore... Vous n'avez ramené rien ni personne ! Et vous rentrez presque à midi pour la soupe ! Avec vos airs de chien battu ! La queue entre les jambes !

— Vous ne savez pas comment c'est vraiment... à l'extérieur.

— Non, je crois que c'est vous qui n'avez pas l'air au courant de ce qui se passe... Non mais franchement, vous vous attendiez à quoi ? Des petites pancartes ? "Attention cette promenade risque de heurter la sensibilité des promeneurs qui s'y risquent ?" ou "Danger, traversée de morts" ?

Les deux hommes baissèrent à nouveau la tête.

— Et puis vous pensez que le linge se lave tout seul ? Qu'on vit dans une bulle ? Ici aussi, on va avoir besoin de lessive. Si on doit accueillir plus de gens, il faut déjà les trouver et ensuite, il faut pouvoir les nourrir. Dehors il reste des choses dont on aura besoin.

— Mais... madame Mercier, il reste encore ici, au Bec-Hellouin pas mal de maisons que nous n'avons pas fouillées... on a encore de la ressource j'imagine.

— Ce qui est déjà ici n'a plus besoin d'être apporté. Mieux vaut grossir les réserves plutôt que de commencer à vider celles déjà présentes autour de nous. Il faut sortir de toute façon.

— Facile à dire, quand on reste ici.

Laissa échapper Dorian.

— Tu as raison, gamin.

La femme lui sourit doucement avant de se retourner sur André.

— Monsieur Chauveau, vous venez avec moi s'il vous plaît, on va montrer à ce môme et à ce vieux garde champêtre comment il faut s'y prendre.

— Mais... Madame Mercier... Je...

— Je ne vous demande pas votre avis. Dépêchons.

Elle le poussa rapidement vers la porte et embarrassé André s'exécuta non sans ronchonner.

Lorsqu'ils montèrent en voiture, il lui demanda finalement sur un ton presque contrarié.

— Et où est-ce qu'on va ?

— Roulons et nous verrons !

André souffla, à présent visiblement agacé.

— Bon madame Mercier, ça commence à bien faire... Votre petit numéro de mégère en colère...

— Mais taisez-vous monsieur Chauveau et roulez maintenant ! Qu'on soit rentré avant la nuit tout de même... vous aurez bien le temps de retourner pleurer dans votre grange ce soir. Ne vous en faites pas.

André se figea.

Son regard glissa nerveusement sur Liliane, immobile près de lui.

Il n'ajouta plus un mot, démarra le véhicule et tous deux quittèrent à leur tour le village au volant du mini-bus.


Le soleil commençait doucement à prendre des teintes roses mourantes dans le ciel de Normandie.

Depuis la fenêtre du poste de surveillance, Dorian n'avait pas quitté la rue des yeux attendant patiemment le retour d'André et de Liliane.

Près de lui, confortablement installées à leur nouvelle place, Maria et Jeannine attendaient elles aussi le retour de leurs consœurs.

Durant toute l'après-midi, elles n'avaient cessé de commenter l'altercation matinale, commérant de bon cœur sur leur fidèle amie momentanément absente ainsi que sur les autres.

Sans réelle méchanceté, juste comme ça, au travers de quelques moqueries.

Pourtant, ils étaient rentrés.

Le mini-bus était subitement apparu au loin sur la route et tous avaient presque bondi de joie, tant les heures leur avaient paru interminables depuis leur départ.

Ils s’étaient précipités en bas et bientôt ils étaient arrivés.

Accompagnés.

Et bien chargés.

Ils avaient traversé la campagne, par des petites routes qui avaient su malgré tout rester tranquilles, sur leur chemin ils avaient fait de multiples arrêts.

Dans des hameaux déserts, des villages endormis et des coins qu'ils avaient bien connus.

Lorsqu'ils avaient finalement décidé de faire demi-tour, André avait emprunté un chemin différent et après quelques kilomètres, elle leur était apparue.

La petite maison au bord de la route.

— Arrêtez-vous ! Monsieur Chauveau, arrêtez-vous !

Avait crié Liliane en désignant la petite demeure plus loin, André n'avait pas compris tout de suite mais elle avait fini par lui faire remarquer les volets soigneusement fermés.

Ils s'étaient présentés à la porte et elle était là, seule livrée à elle-même.

La femme sortit doucement du véhicule et tous découvrirent cette survivante qui leur ressemblait.

La petite grand-mère s'avança d'un pas vers le groupe, un sourire rayonnant sur le visage.

— Bonjour, je m'appelle Germaine Couderc. Je suis très heureuse de me joindre à vous. Merci beaucoup.

Sa voix tremblait, la solitude venait enfin de la quitter et Germaine peinait encore à croire ce qui venait de lui arriver.

Quelqu'un était finalement venu la chercher.

Ils remontèrent ensemble jusqu'à la salle commune et lui servirent un verre d'eau fraîche tirée du puits, alors Germaine commença à leur raconter son histoire.

La mort de son mari, la vie seule dans cette petite maison vide, l'absence de ses enfants... et puis le début de la fin du monde.

Le silence après ça.

Et l'arrivée de cette femme, celle qu'elle avait hébergée une seule nuit seulement, celle qui avait soigneusement fermé chaque volet, qui avait renforcé la sécurité des portes...

Celle qui cherchait son fils au cœur de cet enfer.

Tous se tournèrent vers Dorian.

Germaine le remarqua immédiatement et se tourna doucement vers lui à son tour.

Devant elle, Dorian tremblait de tous ses membres, il n'avait pas rêvé.

— Comment elle s'appelait ?

Ses yeux brillaient sous le poids de l'émotion.

La femme l'observa un instant, elle posa doucement sa main sur la sienne et avec la même douceur qu'elle avait eu pour sa mère elle lui répondit.

— Elle s'appelait Catherine, et c'est vraiment une femme formidable.

Dorian s'effondra brusquement en larmes et la serra tout contre lui, incapable de réprimer le soulagement qu'il éprouvait à cet instant.


La nuit commençait tout juste à tomber quand Richard, Ruby et Jacquie arrivèrent finalement devant un petit hameau abandonné.

La nuit précédente avait été compliquée, ils avaient trouvé refuge sur la route à l'intérieur d'un vieil entrepôt agricole désaffecté.

À tour de rôle, chacun avait monté la garde, puisque le bâtiment ne disposait d’aucune porte, seulement d'un toit, soutenu par de longs poteaux en bois marron usés.

La journée non plus ne les avait pas épargnés, ils avaient marché à travers champs sur des kilomètres, jusqu'à finir bloqués par un interminable quillage qu'ils avaient longé une bonne partie de l'après-midi.

Alors, ils étaient parvenus sans le vouloir à rejoindre la route, devant eux un embranchement et là, à cet embranchement un minuscule hameau de seulement trois maisons.

L'endroit semblait irréel, les petites maisonnettes étaient intactes et impeccables.

Devant chacune d'elles, des parterres de fleurs et autres décorations florales habillaient le coin, une brouette débordant de végétaux siégeait non loin d'elles.

Tous semblait beau, tout semblait paisible, ils eurent presque du mal à y croire et lentement, ils avancèrent vers les maisons.

Toutes les habitations semblaient tenues de la même façon, les fenêtres de cuisine étaient toutes dégagées et laissaient entrevoir l'ordre à l'intérieur, celles au centre face à la rue avaient toutes leurs rideaux tirés.

— Qu'est-ce qu'on fait ?

Demanda Ruby.

— Tu fais ce que tu veux ma grande, perso je dors à l'intérieur... pas moyen que je passe une nuit de plus à la belle étoile. Hier merci bien... j'ai eu ma dose.

— Comme si on avait eu le choix !

rétorqua sèchement Ruby.

Richard avança sans un mot et vint doucement abaisser la poignée de la maison au centre du trio.

La porte s'ouvrit doucement et ils découvrirent la maison, comme plongée dans une obscurité volontaire, partout les portes avaient été fermées.

Ils entrèrent éclairés par la lumière mourante du jour qui déclinait à l'extérieur, ils avancèrent vers une porte double sur la droite.

Au fur et à mesure qu'ils s'en rapprochaient, ils commencèrent à déceler une odeur étrange et difficile à identifier, Richard adressa un regard inquiet aux filles derrière lui, puis doucement il ouvrit la porte.

Tous couvrirent simultanément leur nez et leur bouche.

L'odeur qui s'échappait de la pièce était presque insoutenable.

Un mélange de fleurs et de pourriture.

Partout, d'énormes bouquets de fleurs fraîches avaient été déposés dans des vases.

Et sur les murs...

Des têtes humaines.

De différentes tailles, de différentes ethnies, de différentes couleurs, de peau ou de cheveux...

Différents humains, monstrueusement exposés.

Richard referma brusquement la porte.

— On se barre d'ici.

cria-t-il, paniqué.

Ils se dirigèrent rapidement vers la sortie mais avant même qu'ils n'aient pu poser le pied dehors un tir retentit depuis l'extérieur.

La balle frôla légèrement Richard, il recula subitement et referma la porte.

Tous s'accroupirent.

Richard appuya fermement sur la plaie qui commençait à saigner sous son pull.

— C'est quoi ce bordel ?

paniqua Ruby.

Jacquie vint se mettre près d'elle, et lui prit la main pour tenter de la calmer.

— Bien le bonjour à vous... erreurs de la nature !

Des rires retentirent derrière les mots, tous échangèrent un regard de plus en plus inquiet.

— On ne veut pas d'histoire...

Tenta Richard sans conviction.

— Laisse tomber mon vieux. C'est pas des histoires qu'on cherche, nous non plus, c'est du divertissement ! On est chasseurs tu comprends ?

Les rires reprirent, couvrant la voix.

— Vous avez vu notre petite collection ? On a commencé ça récemment mais je trouve qu'on a déjà un beau petit paquet de têtes collectors... Y'a un peu de tout. Du bicot, du négro, du pédé, de l'écolo... un peu de tout. Il nous en manque encore quelques beaux spécimens... il nous faudrait un curé, une gouine ou deux, un aveugle... ou encore mieux... Un borgne ! Enfin bref... tout ça pour dire... Qu’on n’a pas encore de Mac ni de tramelots.

Il marqua une pause.

— On va vous débusquer... Et ensuite, on ajoutera vos têtes aux murs du salon avec les autres. Que la châsse commence !

Sur ces mots, des fumigènes brisèrent les vitres aux quatre coins de la maison, répandant leur fumée nauséabonde doucement dans tout le rez-de-chaussée.

Richard agrippa Jacquie par le bras, qui en fit de même en saisissant Ruby à son tour et tous trois tentèrent de se frayer un chemin dans le brouillard poivré jusqu'à l'escalier.

Ils montèrent à l'étage en toussant et se réfugièrent rapidement dans l'une des chambres.

À l'extérieur, des silhouettes s'agitaient de toutes parts nettement plus vives que celles qu'ils avaient eu l'occasion d'affronter jusque-là.

Ils étaient encerclés.

Laisser un commentaire ?