Otages

Chapitre 9 : 15H

1231 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 07/07/2026 08:42

- Maintenant je crois qu’ils vont nous laisser tranquille.

- Il n’y a pas de temps à perdre, partons d’ici.

- Pas sans notre lot de consolation.

- Quel lot de consolation ?

Ashab active sa radio.

- Radel ?

- Oui chef ?

- Où en es tu ?

- J’ai terminé, je vous amène ça tout de suite.

- Beau travail.

Il éteint la radio.

- Mais à quoi tu joue ?

- Attends un peu et tu verra.

Radel ne tarde pas à arriver avec deux mallette à la main.

- Pose les sur la table.

- Mais qu’est-ce que c’est ? Demande Marek intrigué.

Ashab ouvre l’une des mallettes.

A l’intérieur, un tas de papiers uniformes.

- Ces deux mallettes renferment cent soixante millions d’euros en titres porteurs, cette somme était gardée ici en attendant d’être transférée, personne ne savait leur emplacement, à part moi.

- Alors c’était pour du pognon ?

- Exactement Marek, et le plan est parfaitement réussi.

- Et Islamabar ?

- Une belle diversion n’est-ce pas ? Grâce à lui, nous avons pû agir.

- Pourquoi ne m’a tu pas prévenu dès le départ ?

- Il n’était pas nécessaire que tu le saches.

- Mais toutes ces vies gâchées…

- C’était prévu. Maintenant nous allons reprendre la camionnette pour aller à l’aéroport où un avion nous attends.

- Et les otages ?

- Adieu vat’ !

- Sale enfoiré.

- Je te demande pardon ?

- Tu m’a bien entendu. Que va tu faire de ce putain de fric ?

- Il servira à nous offrir une retraite convenable, et ce sera notre immunité ainsi que notre instrument de vengeance. Nous achèterons des ogives nucléaires pour les lancer sur l’Europe et les États-Unis, ces salauds seront détruits par leur propre argent, leur propre cupidité et avarice.

Un homme arrive.

- Patron, il est temps de partir.

- D’accord, remballez tout on s’en va.

- Non ! Dit Marek en s’interposant devant eux arme brandie.

- Qu’est-ce que tu fais Marek ?

- Je ne te laisserai pas tuer tous ces innocents.

- Tu te soucie d’eux ?

Ashab va vers les otages terrorisés, derrière une jeune femme blonde.

- Tu te soucie de celle-là ?

Il lui tire une balle dans la tête et regarde l’homme à côté.

- Et lui ? Tu l’aime bien aussi ?

Il tire à nouveau et abat l’homme.

- Arrête !!

Ashab se met face à Marek, il le fixe intensément et lui décroche un coup de poing en pleine mâchoire.

- Pourquoi fais-tu ça Marek ? Tu aurais pu tout avoir ! Tu n’es qu’un sale traître !

Il pointe son arme sur lui.

- Je ne t’ai pas tué parce que tu étais un frère de sang, mais plus maintenant.

Il tire. Une balle, deux, trois, quatre. Marek s’effondre, les vêtements en sang. Inanimé. Mort.

Ashab regarde son ancien ami, ses sentiments sont en contradiction, les cinq autres hommes le regardent.

- On s’en va. Allez, on s’en va. Et prenez cinq de ces connards au cas où, dit-il en désignant les otages.

Ils prennent mallettes, armes et otages puis sortent après avoir verrouillé la salle, Daniel est avec le groupe de cinq otages.

L’ascenseur les ramène au sous-sol où attend la camionnette, ils embarquent dedans.

- Ouvre les grilles Ismar.

Les grilles autour du parking se soulèvent, libérant l’accès vers la surface. La camionnette démarre et quitte le parking.

- Tout est raccordé ?

- Oui.

- Bien.

Ashab sort une télécommande radio. Il insère une petite clé dans l’emplacement prévu.

- Que Allah nous pardonne.

Il tourne la clé.


Les fondations de la tour explosent en rafale. Un gigantesque «BOUM» assourdissant suivi d’un nuage de poussière et de fumée. La tour noire s’effrite et chute pour se briser et se consumer totalement.


C’est le chaos. Le chaos total.

On ne voit rien d’autre que ce voile de poussière grise.

On ne sent rien d’autre que l’odeur d’acier carbonisé.

Une fumée noire s’élève, et un silence de mort se fait entendre.

A cet instant, le monde semble s’être arrêté de tourner.

Là où se trouvait les véhicules des forces spéciales et de la police, il ne reste qu’un champ de débris épars. Olivier émerge des débris, il tousse et avance, sa jambe lui fait mal, elle doit être cassée.

- Il y a quelqu’un ? Hurle t’il.

Pas de réponse. Rien d’autre qu’un silence pesant et froid.

- Eh oh !!

- Par ici ! Répond brusquement une voix tremblante venant des décombres. Olivier voit une main émerger, il se précipite pour dégager l’homme.

- Ça va aller, c’est terminé, dit-il.

- Martinez, dit une voix derrière lui.

Il se retourne et voit six de ses hommes.

- Content de vous revoir les gars.

- Il y a d’autres survivants ?

Olivier hoche la tête négativement.

Des sirènes hurlent, d’autres pompiers arrivent ainsi que des ambulances.

- Occupez-vous des blessés et fouillez les décombres pour trouver des survivants.

- Il y a peu d’espoir Monsieur.

- Cherchez c’est tout !

Les hommes sont visiblement sous le choc. Olivier s’avance et contemple les débris d’acier.

- Combien d’otages ? Demande un homme près de lui.

- 85, répond Olivier.

- Et ces salauds ?

- Et ces salauds, dit-il en hochant la tête.


Les minutes passent. Le capitaine des pompiers revient avec un air abattu.

- Je suis désolé, nous n’avons trouvé aucun survivant.

Olivier fixe le capitaine les larmes aux yeux.

Un officier arrive.

- Chef, c’est pour vous, dit-il en tendant un téléphone à Olivier.

- Merci…Oui ?

- C’est Malbot, je sais.

- Nous savions tous que ça finirait comme ça non ?

- Je ne les en croyais pas capables.

- Vous auriez du.

- Le président va réunir un comité spécial.

- Pour entrer en guerre contre le terrorisme ?

- Cet évènement ne peut passer inaperçu Olivier. Il aura des conséquences.

- Je sais.

- Les terroristes sont morts ?

- Oui, tous.

- Bien. L’affaire est close, rentrez chez vous, c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

- Oui.

Il raccroche, désemparé.

Un officier arrive.

- Chef, il faut que je vous dise, j’ai vu une camionnette quitter la tour avant l’explosion.

- Quoi ?

- Elle quittait le parking souterrain. Une camionnette blanche, elle filait à toute allure.

- Vers où ?

- Quoi ?

- Vers où ?

- L’explosion m’a complètement perturbé, je ne sais plus.

- Prévenez les gares et les compagnies d’aviation, bloquez les rues.

- De Paris ?

- Oui ! Allez !!

- Mais où vont-ils aller ?

- Je ne sais pas.

- tu ferais mieux de rentrer chez toi Olivier.

- Chez moi ? Mais oui ! Ils rentrent chez eux ! A l’aéroport le plus proche vite !!

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