Spicilège en nuitée
Cent mots à glisser au fil du clavier,
Cent maux à oublier au creux de l’été.
Double trouble se profile sous l’horizon,
Et déjà monte une étrange pâmoison…
Tendre invasion !
Dur de s’attabler devant le plus modeste texte,
Quand l’esprit paresse au moindre prétexte.
Foule de sensations étrangères,
Érige moult distractions passagères.
Le cerveau détricote chaque phrase naissante,
Étouffe l’élan, retient la main hésitante.
Sous le tumulte et le vacarme du vide,
Une insubmersible envie persiste.
Elle veille et prospère entre les silences,
Sauvant quelques mots pour conjurer l’absence.
Au-delà du brouillard des aléas du corps,
L’inspiration bruisse encore.