The Darkside

Chapitre 13 : The Darkside, par delà le miroir

3505 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 10/07/2026 11:21

- Mademoiselle, aurais-je l autorisation d entrer dans votre cellule ? Je suis ici sur ordre de l Intendant...

Qui cela peut il être ? Se demanda Ariane, méfiante.

Bien qu elle soit tout à fait libre de ses mouvements, son régime frugal et sa fatigue constante ne la feraient pas tenir très longtemps en cas de combat, même pas contre le plus faible des soldats. La voix féminine attendant toujours sa réponse, Ariane accepta. Elle savait pertinemment que la femme qui se tenait derrière cette maudite porte serait tout de même entrée sans son accord. Le battant de métal s ouvrit, avec un grincement si horrible que la jeune fille dût se boucher les oreilles. Ariane se crispa, et se mordit la langue. Le goût salé du sang ne tarda pas à se déposer sur son palais, menaçant de la faire vomir. Lorsque la prisonnière s autorisa enfin à redresser la tête, ses yeux bleu azur rencontrèrent la mine apeurée d une jeune femme, non d une jeune Ombre, se corrigea Ariane. L inconnue, vêtue d une simple tunique à manches longues nouée à la taille, tenait à bout de bras se qui semblait être une bassine, ainsi qu une petite brosse. Comprenant ce que cela signifiait, la jeune fille se recroquevilla un peu plus sur elle-même, tentant de mettre un maximum de distance entre elle et la servante indésirée. Ce n était pas qu Ariane détestait le contact physique... Simplement, s imaginer se faire laver par une personne qu elle ne connaissait pas, envoyée par son geôlier qui plus est, avait le don de mettre l adolescente un peu sur les nerfs. Une mèche de cheveux dorés, à présent ternis par la saleté, chatouilla le nez d Ariane quand la servante passa devant elle et posa sa charge sur le sol dallé de pierre. Ses cheveux d ébène, noués en un chignon strict, furent la seule chose que s autorisa à regarder la jeune fille pendant que l Ombre remplissait la bassine d eau glacée. Lorsque la servante eut terminé, elle toisa Ariane de ses yeux jaune-orangés.

- Ne crois pas que cette situation me plaise plus qu à toi, lâcha t elle, d un ton méprisant.

Je n en doute pas une seule seconde... Songea l adolescente.

Plus vite je serais lavée, plus vite cette Ombre sortira d ici, ajouta Ariane en pensée, en levant son haut poisseux de la sueur accumulée durant ces derniers jours. Elle s approcha ensuite de la bassine remplie à ras-bord, se déléctant déjà de la sensation de l eau claire sur sa peau nue. La servante attrapa à la volée une série de crèmes et de savons, avant de se mettre à frotter avec une étonnante délicatesse le crâne souillé de la jeune fille. Ariane ferma les yeux, savourant le moment hors du temps et du monde que lui offrait ce bain. Certes, sa compagne d infortune ne semblait pas très encline à engager la conversation ni à s attarder dans la cellule. Cependant, la prisonnière admit qu un peu de compagnie, au coeur de cet endroit si sordide, lui faisait du bien, même si la compagnie en question s avérait être une personne qui la détestait rien qu en la voyant.

Est ce donc cela que ressent Ulysse depuis tout ce temps ? Se demanda Ariane.

Elle s en voulait de ne pas s être mise à la place de son jumeau plus tôt. L Ombre continua sa tâche, passant au corps de sa " cliente ".

- Je peux le faire moi-même, merci bien ! S exclama Ariane, en arrachant l éponge des mains de la servante, qu elle s apprêtait à appliquer sur un endroit particulièrement sensible.

L Ombre, indignée, fulmina un instant en silence en se massant les tempes.

- Très bien ! Dans ce cas, faîtes vous plaisir ! Rétorqua la servante en tournant les talons. Sur ce, je m en vais !

L Ombre ouvrit la porte de la cellule à la volée, et la claqua tout aussi sec. Ariane se retrouva alors complètement seule, hébétée, l éponge imbibée d eau toujours à la main.


***


Malgré leur petite joute oratoire, la servante ne tarda pas à revenir, des vêtements propres pliés avec soin à la main. Ariane voulut la remercier, voir même s excuser pour sa véhémence de tout à l heure. L Ombre se contentait de faire son travail après tout. Mais la non-humaine déposa la pile de linges sur le lit de la prisonnière avant de s en aller, en ignorant superbement sa propriétaire.

- Et bah, la sociabilisation n est décidément pas mon truc, maugréa la jeune fille, en s emparant des vêtements.

Le tissu, si doux au toucher, semblait bien plus fin que n importe quel assemblage de fils humain. Ariane s empressa de se changer, en commençant par le bas, et termina en nouant une étroite lanière de cuir juste en dessous de sa poitrine. La tunique blanche, au décolleté généreux, lui allait comme un gant.

- Je ressemble à une femme grecque durant l Antiquité, commenta Ariane, en rassemblant ses mèches dorées derrière ses épaules.

Mais soudain, une pensée saugrenue se traça un chemin depuis les recoins de son esprit.

Pourquoi moi, prisonnière et étrangère à ce monde, ai-je droit à une tenue d aussi belle facture ? Cela doit simplement faire parti de leurs coutumes... Avança aussitôt la jeune fille, magré sa perplexité. Ariane n avait pas vraiment envie de s éterniser sur la question, cela ne lui ferait que gaspiller de l énergie, une énergie dont elle avait désespérément besoin pour s enfuir. Un sourire flottant sur ses lèvres joliment dessinées, la prisonnière ouvrit la bouche et en extirpa un mince morceau de métal glissé sous sa langue un instant plus tôt à l inssu de la servante. Heureusement qu après que l adolescente ait arraché l éponge des mains de l Ombre, celle-ci ait détourné le regard sur le coup de la colère. Ce court laps de temps avait été suffisant à Ariane pour plonger sa main dans la poche de la tunique de la non-humaine, en extirper la clé et la faire passer entre ses lèvres. Une mince lueur d espoir s alluma dans le coeur de la jeune fille, jusqu à la consummer entièrement. Elle avait réussi la première étape de son évasion et cela, en totale improvisation. Ariane souhaitait à présent avoir assez de temps pour songer à la suivante.


***


Ariane somnolait, sa clé salvatrice camouflée sous son décolleté. Elle priait pour que la servante n ai pas remarqué l absence de l objet ou alors, qu elle ne la remarquerait que trop tard, quand la jeune fille sera loin. Ariane était semi-consciente, à la frontière même de ce qui séparait les rêves de la réalité. Des images fugaces défilaient sous ses yeux, si floues qu elle n arrivait à distinguer que les rares éclats de ciel par delà une immense fenêtre. A l endroit où l adolescente se trouvait, derrière la paroi de verre, tout semblait chaleureux, réconfortant, comme si l assassinat de Maman, le passage au travers du miroir et la séparation avec son frère n avait jamais eu lieu. Ariane avait l impression de se trouver à la maison, une sensation qu elle avait pourtant perdu il y a bien longtemps. Trois coups secs frappés à la porte la tirèrent cependant de ce fugace instant de bonheur absolu. Ariane eut tout juste le temps d entrouvrir les paupières qu une silhouette claquait déjà le battant de métal. Le nouveau venu était essoufflé et ruisselait de sueur, comme si il venait d échapper de justesse à un prédateur particulièrement féroce. Après avoir cligné plusieurs fois des yeux, Ariane reconnut la peau bleutée de l Intendant, son fidèle sabre pendant toujours à sa ceinture.

- Que me veut il à une heure pareille celui-là ? Marmonna la jeune fille en se redressant.

Ses cheveux emmêllés retombèrent mollement dans son dos, tandis qu elle réprimait un baîllement. Ariane en voulait à l Ombre de l avoir tiré de son moment loin de tout. Au final, elle n étair guère aussi facile à tirer du lit que son frère...

- Que dites vous ? L apostropha le guerrier, en reboutonnant son haut défait.

Malgré son autoritaire et froid, Ariane discerna autre chose dans la voix de l Intendant : de la vulnérabilité.

Que pouvait il s être passé pour que cet Ombre si hautain se sente aussi acculé ? Songea la prisonnière, en ignorant superbement la question de son geôlier.

- Vous êtes vraiment bouchée ma parole ! Ah moins que cela vous fasse simplement plaisir de me faire perdre mon temps de la sorte ? Oh et puis, je n en ai que faire de toute manière...

Ayden mit fin à son monologue en s approchant de l adolescente, s accoudant contre le mur de pierre à l opposé de la porte. Ariane remarqua alors que les jambes du bras droit du monarque tremblaient anormalement, menaçant de le lâcher d une seconde à l autre. Ariane soupira, ne sachant comment faire face à la situation. Cependant, après quelques minutes de silence, la pitié la submergea.

- Venez vous asseoir au lieu de risquer de vous étaler sur le sol ! Déjà qu il n est pas très propre, si votre sueur se charge de le souiller davantage...

- Ça va j ai compris ! Inutile de me rappeler l état déplorable de ces geôles, merci bien !

Une étrange pensée germa dans la tête d Ariane. Elle se retenait de la poser, sachant pertinnement que l Intendant ne la verrait pas d un très bon oeil. Mais finalement, la curiosité de l adolescente l emporta sur sa sagacité :

- Insinuez vous que vous avez déjà séjourné dans l une des cellules, Intendant ?

Ayden était au milieu de la distance qui le séparait du lit de la prisonnière lorsque la question fusa. Une drôle de lueur s alluma dans son regard, faisant ressembler ses yeux à deux charbons ardents. Ariane crut durant un instant qu il allait dégainer son sabre afin de la tailler en pièces pour insubordination. Cependant, Ayden n en fit rien. L Intendant attrapa son visage à deux mains, des gouttes de sueur se mettant à perler sur son front. Il semblait lutter contre quelque chose qui le dévorait de l intérieur, qui le consummait, comme un feu s attaquant à du bois sec. Un hurlement déchirant s échappa des lèvres de l Ombre, lorsqu il s effondra au sol. Ariane resta pétrifiée devant l horrible spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Que se passait il ? Qu arrivait il à l Intendant ? Un clignotement, provenant de l extérieur, capta alors l attention d Ariane. Elle reconnut aussitôt le champ de force érigé par celui qui se tordait à présent sur le sol de la cellule, ivre de douleur.

La barrière s effrite et mon geôlier est à terre... c est l occasion ou jamais !

L adolescente se précipita sur le corps agonisant du bras droit de l Empereur, qui se débattait toujours contre cette force invisible. Des larmes se mêlaient à la sueur qui maculait son visage. Ses griffes étaient ensanglantées à cause des mèches de cheveux qu il s était arraché. Ariane retira l arme du fourreau qui pendait à la ceinture de l Ombre et la jeta à l autre bout de la pièce. Elle fouilla ensuite dans son décolleté, extirpant la clé qui lui rendrait sa liberté, qui lui permettrait de sortir de cet enfer... et de retrouver son frère.

J arrive Ulysse, je te rejoindrais bientôt, se promit Ariane, en s éloignant de l Ombre responsable de sa capture.

La jeune fille plaça alors la clé dans la serrure de la porte, la faisant tourner plusieurs fois avant d entendre le déclic salvateur. Elle s apprêtait à pousser le battant de métal, lorsque l Intendant hurla :

- Sors de ma tête ! Sors de là ! JE NE VEUX PAS ! LAISSE MOI !

Des sanglots remplacèrent alors les cris d Ayden, sa main se portant sur son torse comme pour se protéger du démon qui le tourmentait. Ariane se figea, incapable d esquisser le moindre mouvement. Une douleur sourde palpitait en elle, la faisant chanceler. L Intendant souffrait, il souffrait de quelque chose d invisible, qui semblait pourtant le ronger de l intérieur. Ariane retrouva soudain ses capacités sensorielles mais elle ne les utilisa pas pour actionner la poignée qui la séparait de la liberté. Ses pas martelèrent à la place le sol glacé de la cellule, conduisant Ariane vers son ennemi au supplice. La respiration d Ayden était hachée et son visage crispé laissait encore entrevoir les courbes et les traits si doux de l enfance. Chaque pas qu effectuait Ariane lui donnait l impression d en faire mille. Mais elle continua tout de même à avancer, comme si elle y était incité par une force extérieure.

L adolescente s agenouilla au chevet de l Intendant, qui ne cessait de murmurer :

- Laisse moi... Par pitié... Laisse moi...

Ariane s accroupit un peu plus auprès de l Ombre, qui ne semblait pas se soucier de sa présence. Ses lèvres s entrouvrirent alors, lâchant chaque mot comme si ceux-ci, aussi tranchants que des éclats de verre, lui écorchaient la langue.

- Il n est pas là... L Empereur n est pas ici... Il n y a que toi et moi, personne d autre ! Il n est que dans ta tête, il est incapable de te faire du mal !

Ariane cria ses dernières paroles, sur un ton impétueux. Pourquoi faisait elle cela ? La jeune fille l ignorait. Sa main glissa sur la nuque trempée de l Ombre, tentant de dénicher son pouls au travers de ses propres palpitations. Les doigts d Ariane parcoururent chaque centimètre carré de la peau exposée de son ennemi, glissant sur celle-ci avec une étrange précipitation. L adolescente avait l impression que son estomac se remplissait lentement d un feu brûlant, qu elle ne parvenait pas à interrompre. Ariane sentait qu elle était sur le point de découvrir quelque chose qui surpassait son propre entendement, qui surpassait les actes les plus méprisables qu elle n était jamais parvenue à vraiment accepter l existence. La main de l adolescente, se soulevant en rythme avec les inspirations laborieuses d Ayden, resta figée, évitant soigneusement une série de petites entailles qu elle aurait reconnues entre mille. Le coeur d Ariane manqua un battement, ses yeux s écarquillant sous le coup de la surprise. Sa respiration se fit de plus en plus haletante, tandis que la panique s emparait de son corps avec tant d ardeur qu Ariane crut se sentir sombrer. L Empereur, cet être infâme, il était bien plus dangereux que ce qu elle avait imaginé, pire que ce qu elle aurait pu concevoir dans ses pires cauchemars. C est donc pour cela, que l Intendant est entré, épuisé et à bout de souffle dans ma cellule. Il n est pas là pour me faire du mal, mais simplement pour échapper au désir insatiable de son supérieur. Qu avait il dû ressentir, seul, sans défense, face à ce monstre ?

Ariane ne pouvait le savoir et au fond, le souhaitait elle vraiment ? Elle s écarta brusquement du corps immobile de l Ombre, dont la respiration avait retrouvé un rythme stable. La jeune fille le contempla ainsi pendant de longues secondes, qui semblèrent s étendre à l infini. Le voir si serein en cet instant, même si cela ne durerait sûrement pas, eut le don de l apaiser. Ariane sortit cependant de sa transe, et reprit conscience de la situation. Elle avisa du regard la porte, où la clé y était encastrée, ne demandant qu à se montrer utile. Seulement quelques mètres séparaient l adolescente de celle-ci, de la délivrance. De son frère. Ariane commença à se rapprocher du battant de fer, ses pieds lui semblant de plus en plus lourds après chaque nouvelle impulsion. Son regard se figea un instant sur son geôlier, son ennemi, l être responsable de son malheur. Mais à présent, ce n était plus de la haine ni du dégoût qu elle ressentait à l égard de l Ombre. Seule se distinguait la compassion, à travers la tapisserie complexe que formaient les emotions d Ariane.

L Intendant n est pas si différent de moi au final... Lui aussi est prisonnier du monarque, n étant à ses yeux rien de plus qu un simple jouet.

Le coeur d Ariane lui faisait mal, comme transpercé par une aiguille chauffée à blanc. Aurait elle résisté, à la place d Ayden, où serait elle aussitôt tombée dans le désespoir ? La jeune fille espérait du plus profond de son être ne jamais obtenir la réponse, de quelque manière que ce soit.

Des bruits de pas résonnèrent soudain au bout du couloir, obligeant Ariane à prendre une décision. Ses mains tremblaient, des larmes qu elle ne pouvait réfréner roulaient sur ses joues. L image d Ulysse revint à l esprit de l adolescente, ses yeux bleu azur scrutant son visage lors de ses lectures intenses, son rire, si semblable à celui de leur mère, dont Ariane se languissait depuis bien trop longtemps. Elle ne pouvait se permettre de perdre son frère jumeau, son meilleur ami, le garçon pour lequel elle était capable de tout. Plus jamais. Ariane se saisit alors de la poignée de métal, qui sembla lui brûler la peau comme si elle était recouverte de braises ardentes. La prisonnière ouvrit la porte en grand, inspirant à plein poumon une bouffée d air pur, qu elle pensait inatégnable à jamais. Ariane effectua plusieurs pas sur le sol dallé d arabesques, murmurant pour une raison qui lui échappait :

- Désolée.

Cet unique mot se perdit dans le vent, car Ariane s était mise à courir. Elle ignorait à qui cette parole s avérait adressée, mais elle n en avait cure. Les priorités d Ariane, s était de sauver sa propre vie, de s échapper de cet enfer et d un jour redonner le sourire à Ulysse. C était la seule chose pour laquelle elle se battait depuis 6 ans, la seule chose à laquelle la jeune fille s autorisait à songer, avant de s endormir le soir. Ariane voyait cela comme une forme d égoïsme de sa part, en souhaitant à tout prix le bonheur de son frère avant le siens, avant celui des autres. Et si elle se devait de sacrifier qui que ce soit pour pouvoir à nouveau entendre Ulysse rire aux éclats en savourant la vie, elle le ferait sans hésiter. Ariane courut de plus belle, ses larmes s écrasant sur le sol comme autant de minuscules perles argentées. Mais hélas, une fois de plus, tout ses espoirs volèrent en éclats. Un mur invisible apparut sur le chemin de la jeune fille, lui bloquant le passage. Ariane n eut pas le temps d esquisser le moindre geste qu elle se retrouvait déjà à terre, le nez en sang.

- Alors, tu te croyais réellement plus maligne que nous, sale morveuse, en t en prenant à notre gouverneur ? Cracha un soldat au regard acéré, liant les mains d Ariane avec si peu de délicatesse qu elle entendit ses phalanges craquer.

Elle voulut se débattre, hurler ou simplement pleurer. Mais comme la première fois, elle en était tout bonnement incapable. Encore une fois, Ariane était trop faible et terriblement seule. Mais malgré son manque de puissance, son courage persistait, ce qui la poussa dans un dernier acte de bravour à marmonner :

- Ce n est pas moi qui est foutu votre Intendant dans cet état, mais votre put* de pédo* d Empereur, incapable de résister à la délicieuse envie de s en prendre à un enfant sans défense...

- BOUCLE LA ! Rugit le soldat, en frappant la jeune fille en pleine poitrine.

Ariane ne sentit même pas son corps heurter la pierre en sombrant dans l inconscience, plus anéantie que jamais.


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