Entre les vies
3, Nouvelles et Départ
Bogoslav et Serge arrivèrent dans la ville en silence, un silence total. Le paysage défilait sous les yeux du psychologue : des arbres millénaires au désert, puis à nouveau un paysage ordonné, des jeunes arbres et des maisons gothiques en briques rouges.
Une fois qu’ils furent arrivés devant un établissement à deux étages en pierres grises, Serge demanda :
— Monsieur Rasputin, je vous héberge. À l’étage au-dessus du restaurant, il y a une chambre libre. Cela vous convient ?
— Oui, je suis seul, donc pas besoin de beaucoup d’espace. Cela m’arrange tout à fait !
— Très bien ! Prenez l’escalier à votre droite, montez au premier étage, première porte à gauche. Nous nous reverrons à 15 h 00.
Serge s’éclipsa, alors que Bogoslav alla dans sa chambre. C’était une petite pièce aux murs blancs, un lit en son centre, une table de chevet branlante et une armoire sans porte au fond. La fenêtre, orientée au sud, apportait une douce lumière. Elle était décorée uniquement par une peinture à l’huile d’un aristocrate inconnu. Le psychologue rangea ses maigres affaires et garda son carnet dans la poche de son pantalon. Puis, il s’allongea sur le lit et ferma les yeux. Il s’endormit d’un sommeil sans rêve.
***
Quelques heures plus tard.
Bogoslav sortit de la chambre pour descendre au restaurant. Serge l’accueillit poliment, lui indiqua quelques tâches qu’il avait à accomplir et lui remit un uniforme : chemise blanche, pantalon et gilet bleu marine. Serge le présenta à ses collègues, Jean et Wolfgang. Le premier, un grand et maigre quarantenaire taciturne aux yeux marron et aux cheveux noirs ; le second, un petit homme d’une cinquantaine d’années aux yeux bleus et cheveux blonds.
— Bogoslav, l’informa Wolfgang, si vous le voulez vraiment, je pourrais vous apprendre le métier de barman, mais avant, à vous de prouver votre intérêt.
— Et moi, de serveur, ajouta Jean. Mais tout dépend de vous !
Le nouveau collègue approuva et commença son travail : ramasser les plats terminés, servir les desserts et les salades, nettoyer les tables et s’assurer que de l’eau et le pain soient toujours sur les tables.
Et ainsi passa sa longue soirée avant de revenir dans la chambre à minuit passé. Il s’assit au bord du lit et relut ses notes dans son calepin.
« Pourquoi cette étrange vision chez ma patiente ? Moi, une femme ? Impossible ! Je sais bien que je suis Bogoslav Petrovitch, le fils unique de Piotr Nikolaïevitch. Serais-je devenu fou ? Ou une manifestation de mon Anima pour reprendre une terminologie jungienne ou d’un désir inconscient ? Que dois-je comprendre ? La nuit porte conseil, l’homme est plus sage le matin que le soir ! Je vais dormir. »
Il plongea dans les bras de Morphée pour sombrer dans un cauchemar.
***
Le lendemain matin, au lever du jour.
Bogoslav se réveilla, incapable de se rendormir. Il sortit son calepin et nota son rêve. Puis, le psychologue commenta :
— Rêve bien particulier ! Pourquoi ces armes et ces munitions ? Pourquoi être dans les tranchées ? Contre qui je me bats ? Pourquoi des soldats autour de moi portent les uniformes des temps passés ? Est-ce un rêve, à l’instar de mon expérience de mort imminente de ce salon, de cet homme étrangement familier duquel je…
Il se leva et lança rageusement le calepin au sol.
— Non impossible !… et pourquoi cet homme en noir me semble étrangement familier ? Je dois récupérer cette bague que Jora m’a demandée. Je suis certain qu’elle m’aidera à comprendre… À relier toutes ces bizarreries qui semblent si importantes.
Il ferma les yeux et les rouvrit rapidement. Il se leva et s’approcha de la fenêtre.
— Mais à quoi je pense ? C’est vraiment stupide, soupira-t-il en portant sa main à son front… Mais cette bague est la clef ! Je dois la retrouver… Puis je dois comprendre ces rêves et… comment les qualifier ? Visions, fantasmes, délires ? Si je me rappelle bien de ce que maman m’a raconté… Une légende familiale… J’ignore où c’est… perdu quelque part dans une cache secrète… Une bague aux propriétés fabuleuses insoupçonnées, dit-on.
Il se retourna et énuméra les options en repliant ses élégants doigts.
— Concrètement, comment quitter le pays sans passeport, sans document ? Je ne peux pas monter à bord d’un avion sans qu’un agent de sécurité ne m’intercepte… Si je pars en voiture, la garde frontalière aussi demandera des papiers ! Que faire ? Comment faire ? Première étape, accumuler suffisamment d’argent pour payer le voyage et loger à mes frais pendant sept mois. Deuxième étape, comment obtenir une manière pour obtenir des papiers valides…
Bogoslav ne vit pas derrière le cadre du portrait une lueur bleue briller avant de s’éteindre.
— Troisième, retrouver cette bague mythique aux pouvoirs extraordinaires et quatrième, ordonner ces rêves et enquêter sur ces visions.
Le psychologue rangea son calepin et se rendit au restaurant, travaillant comme un automate sans trop se préoccuper l’esprit de sa situation.
Quelques heures plus tard, au restaurant.
Bogoslav nota les commandes du couple assis à une table éclairée aux chandelles dans un calepin de poche. L’apprenti serveur ressentit un regard insistant sur lui. Il se retourna et remarqua assis à une des tables un homme qui le fixait d’un regard froid. Il était tout de noir vêtu et souriait machiavéliquement. Bogoslav devint livide, ses mains tremblèrent et il détourna le regard pour se concentrer sur les clients. Dès qu’il se dirigea vers le comptoir, l’homme à qui personne ne prêtait attention semblait léviter tellement il arriva rapidement. Il lui murmura :
— Bogoslav Petrovitch Bogatyrev, bien vivant ! Nous savons qui vous êtes ! Vous ne pouvez nous échapper !
L’interpellé blêmit et murmura :
— Qui êtes-vous ?
Le psychologue, apprenti serveur, serra fermement son calepin de travail entre ses mains, puis se retourna pour faire face à son interlocuteur.
— Vous qui devriez le savoir ! ricana-t-il. La forêt a eu un effet sur vous !
Et l’inconnu sortit tout aussi mystérieusement qu’il était arrivé, sous les regards indifférents des autres clients et sous celui, éberlué, de Bogoslav.
« Comment ? Pourquoi ? »
Les tables et les gens semblèrent tourner autour de lui. Il courut jusqu’à la salle voisine, qui était réservée pour les grands événements, et s’assit lourdement sur une chaise. Se massant les tempes, il chuchota :
— Je dois me dépêcher… Le temps m’est compté ! Et si…
Un frisson parcourut son échine à la pensée qui traversa son esprit.
« Que Dieu me protège de tout mal ! »
Il se redressa, inspira et expira plusieurs fois avant de reprendre son travail, les jambes flageolantes. Il demeura sur le qui-vive, ne cessant de se retourner à intervalles réguliers lorsqu’un client le fixait, mais sa journée se termina sans incident. Avant d’aller dormir, il rédigea une lettre de démission la main tremblante.
***
Le surlendemain matin.
Bogoslav, encore allongé dans le lit, pensait :
« Si l’homme en noir qui veut me tuer m’a retrouvé, je dois fuir ! Je vais trouver un autre restaurant où travailler. C’est non négociable ! J’ai encore beaucoup d'argent à cumuler avant de revenir dans mon coin natal ! »
Il se leva d’un bond et sortit de la chambre pour aller faire des commissions au marché à ciel ouvert. Le psychologue acheta de la viande, du poisson et des légumes et autres biens nécessaires, en plus des journaux. Il consulta les petites annonces. Ses yeux clairs brillèrent de joie en lisant le texte de l’annonce. Il revint chez lui, rangea les courses et rédigea un curriculum vitæ qu’il porta au restaurant Ivan et Vassilissa.
« Et Ivan Tsarévitch est celui qui a tué Kochtcheï l’Immortel dans les contes ! C’est vraiment intéressant ! Moi, Ivan ? Quelle étrange idée ! Kochtcheï, l’homme en noir ? Je suis devenu fou avec ces associations ou quoi ? Cacherais-je des pulsions autodestructrices ? » songea–t-il en entrant dans l’établissement en pierres aux portes de fer et aux grandes fenêtres. « Il est encore tôt pour conclure quoi que ce soit… Et je ne connais toujours pas l’identité de l’homme en noir… » conclut-il.
Il zigzagua entre les serveurs empressés et les clients impatients et bavards pour aboutir au comptoir du bar.
— Mademoiselle, pouvez-vous m’indiquer où et à qui puis-je donner mon CV ?
La petite blonde lui sourit et répondit d’une voix mélodieuse :
— Oui, c’est au patron… Ou bien au chef d’équipe. C’est cet homme là-bas.
Elle désigna un grand homme musclé aux cheveux noirs et aux yeux marron vêtu d’un complet gris qui se déplaçait d’un pas assuré au milieu du restaurant, passant entre les tables.
— Jean De la Rochefort. Sinon, quel cocktail voulez-vous, jeune homme ? lui demanda-t-elle en battant excessivement des cils.
— Aucun. Je veux travailler ! répliqua-t-il sèchement.
Bogoslav pivota et s’éloigna de la jeune femme et s’avança vers l’homme pour lui donner le résumé. Le psychologue revint chez lui.
***
Le lendemain matin.
Bogoslav soupira et pensa :
« Encore ces étranges rêves ! Cet homme richement vêtu des temps anciens et l’homme en noir semblent être de connivence, avoir une affinité que je dirais tendre, amoureuse… Et je les connais, j’en suis certain… Mais comment ? Où ? Quand ? Je ne me rappelle pas qu’ils ont été mes patients… Ni même de les avoir croisés dans la rue… »
Il se leva d’un bond et fit les cent pas avant de s’arrêter devant la fenêtre.
— Je dois aller au travail pour porter ma lettre de démission !
Et il quitta précipitamment sa chambre. Le reste de la journée se déroula sans incident ou présence étrange.
***
Quelques jours plus tard, à la demeure des Angelo pour la séance prévue.
Confortablement assis dans un fauteuil, son calepin de thérapie ouvert sur la table, Bogoslav prenait des notes de ce que Marie lui disait, un geste automatique sans qu’il prêtât vraiment attention aux paroles. Puis un silence s’installa, lourd et oppressant. Le psychologue murmura :
— Marie D’Angelo, puis-je me confier à vous ?
Déconcertée, l’interpellée le regarda fixement et bougea ses lèvres sans parvenir à sortir un son.
— Je prends cela pour un oui ! soupira le psychologue qui referma le calepin pour sortir son carnet. Je fais des rêves de plus en plus bizarres !
Son cœur se serra dans sa poitrine, ses mains tremblèrent malgré lui et sa voix hésita.
— Et, tout étrange que ceci peut paraître, vous et moi, mon ex-femme et l’homme en noir, sommes liés… J’ai comme une impression de déjà-vu. Cet homme aristocratique, cet homme en noir qui me poursuit…
Le psychologue se leva et marcha nerveusement dans la pièce.
— Et cette femme en robe d’une mode passée qui ressemble, non pas physiquement, mais par l’attitude, à vous ! Qui est cette Señora ?
— Je ne le sais pas qui est cette femme, ni tous ces hommes que vous mentionnez, lui répondit Marie, les yeux étincelants. Mais avez-vous songé à la réincarnation ?
La question immobilisa le psychologue. Son cœur se desserra et battit plus fort.
— Non, bredouilla-t-il. Je n’y ai pas pensé… Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? Je ne suis pas prêt à le croire ! Pourquoi ?
Il lança un regard rempli d’espoir à sa patiente.
— C’est la seule explication possible à mes yeux.
— Hum, ce n’est pas une explication rationnelle ou logique, Madame D’Angelo !
— Est-ce qu’il vous semble que vous connaissez cet homme ? Non ?
— Oui, répondit-il avec méfiance.
— L’avez-vous croisé un jour dans la rue ? Ou bien eu comme patient ?
— Non, je ne pense pas… Mais j’ai l’étrange pressentiment de l’avoir rencontré… Je ne sais pas où ! s’emporta Bogoslav en serrant ses poings à blanchir les jointures.
— Justement, ce je ne sais où serait l’une de vos vies antérieures, voire plusieurs vies antérieures.
— J’y réfléchirai ! Hypothèse qui mérite que je la considère ! Sinon, je reviens à mes soucis ! Je dois retourner dans mon coin natal, loin, très loin d’ici, traverser monts et vaux… Mais comment faire si je n’ai aucun papier d’identité valide ?
— Bonne question, commenta Marie perplexe. Mais sachez que je vous aiderai ! Dites-moi seulement ce que je peux faire : me rendre quelque part, vous seconder… Je peux également convaincre mon mari de se joindre à moi !
« L’indice est dans ton nom, mon descendant ! Rien n’est dû au hasard ! » résonna la voix de Jaroslav dans la tête du psychologue.
« Merci grand-père, mais ça ne m’avance à rien ! » songea-t-il avec ironie.
Un bref silence plana, puis le psychologue le rompit calmement :
— Je vous remercie pour votre soutien et votre aide, Marie D’Angelo. Je vous informerai en temps voulu de ma décision… Notre prochaine et dernière rencontre sera la semaine prochaine, même heure, même journée.
Bogoslav se leva et sortit. Il quitta la ville, un aigle royal volant au-dessus de lui.
***
Un mois plus tard, au restaurant Ivan et Vassilissa dans lequel il avait été engagé depuis peu.
Bogoslav, derrière le comptoir du bar, polissait des verres. Un homme s’assit de l’autre côté, main gauche sur laquelle brillait une alliance en argent posée sur le comptoir, main droite dans la poche de son manteau sombre. Le psychologue reconnut en lui l’homme en noir : ses traits figés en un rictus, ses yeux noirs sans vie et ses cheveux en bataille noirs, tout lui était familier, et il fut secoué d’un frisson. Bogoslav serra fermement le verre entre ses mains, son sang battit fort dans les tempes. L’homme sortit un papier de la poche de son manteau, le déposa sur le comptoir et quitta le restaurant d’un pas léger. Le suivant du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse, le serveur desserra son étreinte du verre et ramassa le papier qu’il lut à voix haute.
— Svetlana Sergueïevna Orlova est ma femme depuis votre épreuve dans la Forêt.
« Quoi ! ? Déjà ? Un mensonge ? Une réalité ? »
Des sueurs froides coulèrent le long de son échine. Il se frotta les yeux, mais les lettres demeuraient bien écrites. Il déposa d’une main tremblante le papier sur le comptoir. Il termina sa journée sans rien laisser paraître. Personne ne remarqua le propriétaire et Serge qui l’observaient à travers une baie vitrée avec un sourire narquois. Serge s’éclipsa quelques instants plus tard.
Le soir, allongé dans le lit, Bogoslav pensait :
« Mon ex-femme s’est remariée à mon meurtrier… Si l’homme en noir est le même qui me traque… et qui m’avait traqué… dans mes vies antérieures… Moi, une femme, une Espagnole noble… Señora, c’est un titre de noblesse ?… Ça explique… Oui ! Mais quoi encore ? Jara m’a mentionné mon nom ? Bogatyrev… Un signe ? Une réponse ? Comme un bogatyr, illustre et fort héros slave des temps anciens… Je suis loin d’être un héros… Loin d’être fort, loin des exploits grandioses… Sauf celui de résister à la Forêt Zabveniya, si les mythes sont vrais, bien sûr ! Ce dont je doute un peu… Les bogatyrs ont combattu des monstres et des dragons… Moi rien ! Maman m’a souvent raconté le conte de Dobrynia Nikititch et de Zmeï Gorynytch… Mais je suis loin de sa bravoure ! »
Il ferma les yeux et s’endormit.
***
Deux jours plus tard.
Bogoslav se rendit au marché. Un homme aux cheveux blancs et à la longue barbe de même couleur le suivait de son regard délavé, en avançant à petits pas en s’aidant d’un bâton. Il s’arrêta près du psychologue et chuchota :
— La foi fait des miracles ! Ne l’oubliez pas, petit !
Se retournant, le trentenaire scruta minutieusement le vieil homme : son ample manteau bleu marine flottait autour de lui au gré de ses pas et du vent.
— Grand-père, je vous remercie bien du conseil !
Les yeux clairs s’affrontèrent brièvement. Et Bogoslav recula, baissant la tête.
— N’oubliez pas les contes, jeune homme, il y a du vrai là-dedans(1)!
Le psychologue cligna des yeux et fixa le dos de son interlocuteur qui disparut en se fondant dans la foule. Il fit les courses et revint chez lui pour être accueilli par le facteur qui lui remit une lettre cachetée. Bogoslav rentra, déposa les commissions et lut la lettre : un licenciement. Ses mains tremblaient, ses yeux s’affolaient dans leurs orbites. Il fit les cent pas dans la pièce.
« Je n’ai pas d’autre choix que de quitter la ville maintenant ! Mais comment ? » pensa-t-il amèrement.
Il s’écrasa sur le lit.
— Je n’ai même pas assez de sous pour tenir deux mois de voyage ! se lamenta-t-il. Comment ? Ma foi ? Il y a bien des bogatyrs qui pouvaient comprendre le langage des animaux et des oiseaux et un autre se métamorphoser en animal ! Et moi ? Rien !
Il tomba à genoux, au bord des larmes. Il joignit ses mains sur sa poitrine, ses genoux appuyés contre le sol froid :
— Que Dieu m’assiste dans l’épreuve ! s’exclama-t-il en mettant toute son âme dans ce cri sincère. Pour que je puisse accomplir ma mission, pour quitter ce pays et revenir dans mon coin natal. Envoie-moi un signe, Amen !
Il s’effondra sur le sol et ressentit un changement en son être. Ses muscles se détendirent, sa vue devint plus acérée et il se sentit plus léger.
— Que m’arrive–t-il ? cria-t-il.
Il essaya de se relever et voulut porter sa main à son front. Il remarqua un plumage jaune vif à la place. Bogoslav marcha dans la chambre et agita ses ailes. Il s’éleva au plafond avec aisance, malgré l’étrangeté de la situation.
— Est-ce possible ? Je… J’ai trouvé ! Je dois l’informer !... En espérant que ce ne soit pas permanent !
Malgré le tournis qui le prit devant sa nouvelle situation des plus étranges, il vola à travers la pièce sans tomber une seule fois. Confiant, il sortit de sa chambre et s’envola. Il ne remarqua pas que Serge, depuis l’entrée du restaurant, les yeux rivés sur des jumelles, suivait le canari que Bogoslav était devenu.
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(1)Allusion à une strophe d’Alexandre Pouchkine dans Le Conte du coq d’or (1834) : « Le conte est un mensonge, mais il contient une allusion : une leçon pour les braves garçons. »