Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 74 : Les aveux de Kai

4333 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 14/03/2026 11:35

Chapitre 74 : Les aveux de Kai


Lorsque je me réveille, il fait grand jour et je saute sur mon téléphone pour constater qu’il est huit heure et demie. J’ai malheureusement raté Hunter, et Kai n’est toujours pas réveillé. J’envoie un petit message pour lui dire que Kayla ne s’est pas réveillée et que je lui souhaite une bonne route avant de me lever pour m’étirer un peu.

En plein jour, la zone de son appartement ne me fait plus si peur. Tout parait moins inquiétant et j’arrive donc à prendre la voiture pour aller nous acheter de quoi prendre un petit-déjeuner. Lorsque je rentre, je pose le tout sur la table avant de me décider à secouer Kai, puisqu’il est temps qu’il me donne des informations et surtout, que j’arrête de jouer les nounous.

Il se réveille enfin et dès qu’il voit mon visage penché au-dessus de lui, il s’illumine sous la plus vibrante des joies. J’essaie de ne pas me faire avoir par ses yeux tendres, mais c’est déjà très mal parti.

-         Mon bébé…, chuchote-t-il d’une voix douce.

Il m’attrape pour me tirer contre lui et je faiblis de seconde en seconde alors qu’il se blottit au creux de mon cou :

-         Je suis désolé… je suis vraiment désolé pour la soirée de merde que je t’ai fait passer… je n’en reviens pas que tu sois encore là…, souffle-t-il.

Il n’y a rien de pire pour mon petit cœur que le Kai tendre et doux. Alors j’essaie de toutes mes forces de rester sèche :

-         Je n’allais pas te laisser pour mort dans ton canapé Kai… Je ne savais même pas si tu étais fatigué, bourré, drogué… j’avais peur que tu fasses un arrêt cardiaque ou je ne sais quoi.

-         Mais non mon petit bébé, il ne faut pas t’inquiéter comme ça pour moi…

Je me retire de son étreinte pour le fixer avec mon regard le plus dur, mais ses yeux gris brillent de centaines d’étoiles. Quel enfer.

En voyant mon air pincé, il se redresse, mais lorsque ses yeux tombent sur son appartement, il les écarquille avant de les frotter :

-         Je suis toujours chez moi ? demande-t-il bêtement.

-         J’ai mis cinq heures à tout nettoyer ! siffle-je. Je peux te dire que tu n’as pas intérêt à refaire une soirée ici ou je te jure que je t’en colle une !

Il rit bêtement en se levant pour observer son appartement et vu sa joie, je parierais qu’il ne l’a pas vu comme ça depuis qu’il a emménagé malgré son histoire de soirée… Ça ne participe pas à me garder énervée contre lui, encore moins lorsqu’il m’attrape pour me faire tourner dans ses bras en me remerciant et en embrassant ma joue avec force.

-         A table ! bougonne-je avec mauvaise humeur.

-         Ce n’est pas vrai ?! J’ai un petit dej’ en plus ?! s’exclame-t-il d’une voix encore plus heureuse.

-         J’avais faim, je l’ai surtout acheté pour moi…, ronchonne-je.

Il m’offre un sourire éblouissant avant de s’installer sur une chaise, mais dès qu’il me tire pour m’assoir sur ses genoux, je me détache pour prendre celle d’en face alors qu’il attrape ma main sur la table :

-         Merci pour tout bébé, merci de prendre soin de moi comme ça, dit-il d’une voix douce.

Il y a définitivement quelque chose qui me gêne depuis que je suis avec Hunter, j’ai vraiment l’impression que ce n’est pas correct pour lui alors je retire ma main de la sienne avant de croiser les bras.

-         Il va falloir me parler Kai, m’expliquer un peu les choses cette fois. Je me suis occupée de toi parce que tu étais dans les vapes, mais je refuse de te revoir si tu ne me donnes pas des informations.

-         Ouai… je m’en doutais…, soupire-t-il. J’aurais préféré que tu ne saches rien mais… Bon, je t’ai impliquée hier soir alors …

-         Impliquée dans quoi ? Où étais-tu hier soir ? Qu’as-tu pris ? Qui sont ces gens à qui tu dois de l’argent ? Pourquoi autant ? Pourquoi ton appartement était dans cet état ? le mitraille-je immédiatement.

-         Calme-toi…, tempère-t-il.

-         Non je ne me calmerai pas ! m’exclame-je en sautant sur mes pieds. Si tu ne m’avoues pas rapidement les faits alors je te jure que je passe cette porte et que tu ne me revois plus jamais !

-         Ce n’était pas vraiment une soirée où tu es passé me prendre, c’est plus un endroit où ma bande traine tous les soirs…

-         C’est ta bande mais certaines personnes veulent t’éventrer… ?!

-         Bon… assied-toi et ne panique pas.

Son ton est tellement sérieux que j’obéis et il met visiblement de l’ordre dans ses pensées :

-         Il faut que tu comprennes que lorsque je suis sorti de prison, je n’avais rien, je n’avais nulle part où aller et pas un rond en poche. Il me fallait un travail et j’ai cherché, je t’assure, je me suis présenté à des entretiens mais personne ne voulait d’un ex-taulard.

-         Pourtant tu as un travail … ? demande-je sans comprendre.

-         J’ai un travail mais… écoute je ne vais pas y aller par quatre chemin, je vends de la drogue.

J’ai encore l’impression que le ciel me tombe sur la tête alors qu’un blanc monstrueux s’installe entre nous.

-         Tu n’es pas sérieux Kai ?

-         Je suis très sérieux.

Je saute sur mes pieds pour la seconde fois, je deviens littéralement dingue, j’explose complétement et Kai se lève à son tour pour me canaliser et surtout m’empêcher de partir alors que je lui hurle dessus comme une hystérique. Il est même obligé de m’enfermer à clé chez lui tant la panique me submerge et que je cherche à m’en aller en courant.

-         Je n’avais pas le choix Hestia ! Personne ne voulait m’engager ! Qu’est-ce que j’étais censé faire ?! Continuer d’habiter sous les ponts ?! s’énerve-t-il.

-         Tu es sorti de prison il y a quoi ?! Quatre mois ?! Tu as cherché un travail pendant combien de temps avant de retomber dans tes travers ?!! hurle-je.

-         Je vivais à la rue Hestia ! Tu sais ce que c’est de ne pas savoir où tu dormiras le soir ?! Ne pas avoir un endroit à soi ?! Devoir marcher toute la nuit pour éviter de geler et t’endormir au petit matin sur un banc dès que le soleil se lève ?! Tu n’en sais rien ! Tu ne peux pas me juger ! Tu n’en as pas le droit putain !

Ses mots sont vrais, même si je suis complétement horrifiée, je ne peux pas nier que je ne sais pas ce que ça fait, mais tout ça ajoute à la situation catastrophique, à l’ambiance malsaine et terrifiante dans laquelle il me plonge depuis peu.

-         Mais tu n’as pas des aides ?! Des gens qui sont là pour ta réinsertion ?! crie-je avec désespoir.

-         Bien sûr que si ! Ce sont eux qui m’ont envoyé à ces entretiens où je n’ai pas été pris ! Tu ne comprends pas ? Tout le monde s’en fou ! Ce monde n’est pas fait pour les gens comme nous ! Toutes les personnes qui ont eu des vies compliquées, qui sortent des orphelinats, des foyers, de la rue… ils trempent tous dans la drogue bébé, ouvre les yeux !! Il n’y a que ça pour s’en sortir ! Tu te retrouves pris dans leurs réseaux et tu ne peux plus en partir !!

-         Mais pourquoi ?! Pourquoi tomber dans leurs réseaux ?!

-         Parce que c’est facile Hestia ! Tu passes de dormir sous un pont à une vie confortable ! Simplement en t’associant à ces gens, en vendant leur cam, tu peux soudain te nourrir, t’acheter une bagnole, louer un appartement !

-         Mais qui donc a bien pu te louer quoi que ce soit ?! Ça m’étonnerait que tu aies inscris dans ton dossier que tu vendais de la drogue pour le payer ! hurle-je en partant dans les aigus.

-         C’est le réseau Hestia ! Tous les types au-dessus de moi, mes supérieurs, ils ont tous des filons !

-         Mais comment est-ce possible ?!

-         Parce que ces bâtiments leurs appartiennent ! Tu n’imagines pas le pognon que se font ces types-là ! Tu commences comme un chien en bas de l’échelle et tu as déjà une vie confortable ! Les mecs intelligents grimpent les échelons du réseau, ils deviennent les fournisseurs puis les patrons, ils n’ont même plus à trainer dans la rue mais simplement à faire tourner la machinerie ! Ils ont des thunes à ne plus savoir quoi en faire, ils achètent des immeubles, roulent dans des bagnoles de luxes et ne finissent jamais en taule ! Ce sont eux qui font vivre les gens comme moi, qui nous fournissent des appartements et des secteurs à couvrir ! C’est comme une immense toile d’araignée Hestia ! Je suis passé de rien à un toit au-dessus de ma tête, de la nourriture dans le frigo et une voiture sur mon parking ! Comment peux-tu me juger alors que j’essaie simplement de survivre ?!

Je secoue la tête, complétement à bout cette fois. Je me plante dans sa cuisine pour observer le ciel par les fenêtres, le cerveau au bord de l’implosion. Il se tait, il me laisse intégrer ce que je viens d’apprendre et heureusement, parce que j’en ai rudement besoin.

Je mets un bon quart d’heure à calmer mes nerfs. Je reste complétement opposée à son travail bien sûr, mais j’arrive enfin à comprendre, parce qu’il a raison. Je ne sais pas ce que ça fait, je ne peux pas savoir ce que j’aurais choisi à sa place… j’ai eu une bourse, une chambre étudiante, une super coloc… Kai a fait des années de prison et dormi sous un pont… Qui suis-je pour le juger ? Comment pourrais-je le juger alors qu’il essaie de « survivre » comme il dit… ?

Je respire plusieurs fois et lorsque je retourne m’assoir vers lui, il m’observe avec les traits tendus mais le regard ouvert. L’heure n’est pas à la leçon, il sait de toute façon très bien que ce qu’il fait est mal et illégal. Je ne suis pas là pour le juger mais pour le soutenir, comme nous le faisons depuis que nous sommes gamins.

-         Tu devais cinq mille euros à un des types au-dessus de toi, c’est ça ? demande-je calmement.

-         Oui, j’ai perdu sa cam à cause de l’humidité et je n’ai donc pas pu la vendre…

-         Comment vas-tu faire ? Je ne peux pas te prêter une somme pareille Kai, je ne l’ai pas.

-         Il me faut juste du temps, un autre fournisseur de mon réseau me filera sa cam, que je vendrai deux fois plus cher pour rembourser l’autre et tout sera réglé. Je l’ai déjà fait mais il s’est impatienté et voulait me faire la peau hier soir.  

Je cligne des yeux pour absorber l’information, mais c’est compliqué.

-         Il voulait te tuer pour… cinq milles euros ? articule-je.

-         Ouai, ces mecs-là ne font pas dans la dentelle bébé. Mais ça va aller, je m’en sors toujours.

Je pose une main sur mes lèvres en hochant la tête lentement, prenant conscience que la vie de Kai était réellement en danger hier soir maintenant que je sais dans quoi il trempe. Je pense à Hunter, je me demande s’il aurait une somme pareille à me prêter mais c’est tellement élevé que je n’en suis pas sûre et je me vois encore moins la lui demander sans lui expliquer le pourquoi… Ceci dit, je me vois mal laisser Kai en danger sans rien faire.

-         Quand auras-tu le… « matériel » à vendre deux fois plus cher ? demande-je d’une petite voix.

Il a un petit rire et ses yeux s’attendrissent. Je sais qu’il trouve ça mignon que je ne prononce pas les termes, mais je ne comprends pas comment il peut s’attarder là-dessus vu l’urgence de la situation.

-         Je l’aurai dans les prochains jours, ne t’en fais pas, me rassure-t-il.

-         Mais combien de temps vas-tu mettre pour vendre cette cochonnerie ? Qui te dit qu’il ne va pas te tomber dessus avant pour te tuer… ? m’inquiète-je.

-         Ça me prendra un rien de temps, quelques semaines de boulot…, répond-il.

-         Tu vas te faire cinq mille euros en quelques semaines ? demande-je en ouvrant des yeux ronds.

-         Je vais me faire bien plus, puisque je rembourserai le premier, je donnerai sa part au deuxième et il me restera de quoi vivre. Mais il faudra que je charbonne.

-         Mais comment est-ce possible ?! m’exclame-je.

-         Je crois que tu n’as pas conscience de l’ampleur du trafique Hestia… Tu ne te rends pas compte de la somme que tu peux te faire en passant une heure à une soirée étudiante ou dans une boite de nuit qui craint…

Je pose les coudes sur sa table pour poser mes deux mains sur mes lèvres en le regardant alors que l’inquiétude me déchire toujours le ventre en deux.

-         Ça ne sert à rien d’avoir peur pour moi bébé, c’est moi le mec louche dans l’histoire…, souligne-t-il.

-         Oui, si tu élimines les types qui veulent ta peau !! réplique-je en riant nerveusement.

-         Ce n’est rien je te dis, ça arrive tout le temps.

-         C’est pour ça que tu es armé ? demande-je.

-         Tuer un supérieur ? Tu es cinglée ? Le flingue c’est pour les rivaux.

-         De mieux en mieux…

Je me redresse dans mon dossier et je commence à avoir une nausée fulgurante. C’est beaucoup trop d’informations, beaucoup trop de tout. Je ne sais plus comment agir, si je veux lui hurler dessus, le secouer ou juste m’en aller…

Je prends encore quelques minutes pour me calmer, alors qu’il mordille son croissant en me lançant des coups d’œil inquiets. C’est insupportable pour moi de le voir afficher une petite tête aussi mignonne alors qu’il vient de m’annoncer la couleur de son quotidien.

-         Je vais te sortir de là, je ne sais pas encore comment mais je vais le faire…, murmure-je.

-         Non arrête. Ne commence surtout pas à te mêler de ça bébé, c’est hors de question et je ne te laisserai pas faire. Si tu m’aimes, alors accepte-moi comme je suis, avec ce que je fais… C’est comme ça. Je suis toujours ton Kai, c’est moi… tu m’as aimé quand je tabassais des gens, quand je suis parti en prison, alors aime moi maintenant aussi. Tu n’auras rien à voir dans tout ça.

Un petit rire hystérique m’échappe :

-         Facile à dire, tu m’ordonnes de venir te chercher pour te sauver la vie hier soir mais « je ne suis pas impliquée » selon toi !

-         Oui, j’ai merdé. Là je l’admets. Mais ça n’arrivera plus et je te promets d’essayer de m’en sortir. Laisse-moi juste le temps de retomber sur mes pattes, de rembourser les sommes que je dois aux uns et aux autres, de régler tout ça… et après je te jure que je reprendrai sérieusement une recherche de travail normal.

-         Tu me le promets ? Vraiment Kai ? chuchote-je.

-         Je te le jure sur ma vie, si tu me laisses gérer tout ça sans t’en mêler, alors j’essaierai sincèrement d’en sortir.

J’hoche la tête et il reprend son petit déjeuner alors que je réfléchis à tout ça encore un moment.

-         Comment es-tu rentré là-dedans ? demande-je finalement.

-         Tu as vu ma tronche ? Un type m’a approché dans la rue, tout simplement.

-         Un dealer ou un fournisseur ?

-         Un fournisseur, il cherchait à monter sa propre « équipe ». Il m’a demandé si je voulais me faire de la thune rapidement… je savais bien ce qu’il me proposait sans le dire, j’ai accepté tout de suite. Je lui ai dit que je m’appelais Doka et c’est resté. Tout le réseau imagine que c’est un genre de pseudo que je me suis donné, alors je garde mon anonymat.

J’ai encore un rire hystérique :

-         Quel bel anonymat ! Ton nom de famille, alors là vraiment, me voilà rassurée Kai ! m’étrangle-je. 

-         Ne panique pas, qu’est-ce que tu veux qu’il se passe même s’ils comprenaient que c’était mon nom… ? Que je suis allé en taule ? Ils le savent. Qu’ils menacent ma famille ? Je n’en ai pas. La seule chose qu’ils pourraient menacer, c’est toi. Et dieu merci, nous n’avons pas de lien de parenté alors aucune chance qu’ils te tombent dessus puisque j’ai largement convaincu la bande avec qui j’étais que je ne te connaissais pas le jour où je t’ai pointé mon flingue entre les deux yeux.

Je réalise enfin à quel point il m’a sauvé ce jour-là et je choisis de m’en sentir un peu réconfortée, parce que toute cette histoire est tellement grave que je ne sais plus où donner de la tête et qu’il me faut bien un peu de baume au cœur.

Kai vient alors vers moi, il s’agenouille à mes pieds pour prendre mes mains, les yeux suppliants :

-         Ce n’est que moi, ton Kai… Je suis le même, passe à côté de tout ça, tu n’auras jamais à être en lien avec ces conneries… Ce sera juste nous deux, on se fera des bouffes et des soirées télé… comme à l’orphelinat, rien ne changera. Je serai simplement plus occupé mais tu as ta fac, tes études…

-         Tu vois... Tu disais que tous les gens comme nous finissaient là-dedans… tu te trompais, souffle-je.

Il m’offre un sourire magnifique, empreint d’émotion et d’amour alors qu’il cale sa main sur ma joue avec douceur :

-         Pas toi mon petit bébé, tu es l’exception qui confirme la règle… Tu es une perfection, un petit ange qui n’est pas tombé à la bonne place… Tu es la fille la plus intelligente du monde, tu réussiras tout, tu brilleras, tu deviendras quelqu’un… Tu es … je n’ai même pas les mots pour te décrire. Je me souviens encore du jour où nous nous sommes parlé pour la première fois… tu étais toute petite, tu avais cette énorme peluche toujours avec toi… dès que je t’ai vu, j’ai su. J’ai su que tu serais toute ma vie, que je donnerais la mienne pour la tienne, que je devrais te protéger quoi qu’il m’en coûte…

-         Kai…, murmure-je.

-         Et je t’ai vu grandir, devenir une superbe femme exceptionnelle… Bordel j’aurais tué à mains nues les abrutis qui se foutaient de ta gueule…

-         Tu as essayé, souligne-je en souriant faiblement.

Il me sourit en retour :

-         Ils ne voyaient pas en toi ce que je voyais et pourtant regarde-toi aujourd’hui… La petite première de sa classe d’études supérieures compliquées… Notre future avocate, tu n’imagines pas comme je suis fier de toi… 

-         Je ne te sortirai pas de la panade quand je serai avocate, dis-je en haussant un sourcil.

-         Bien sûr que si, tu l’as toujours fait, réplique-t-il en se redressant un peu pour embrasser ma joue. Tout comme je tuerais à mains nues aujourd’hui encore les gens qui te voudraient du mal.

Il m’attrape dans ses bras pour me tirer de ma chaise et me poser sur son genou relevé alors qu’il est toujours sur le sol devant moi. Je me laisse faire pour me blottir contre lui, pour retrouver mon Kai, comme avant, celui qui pouvait faire preuve d’une gentillesse infinie lorsqu’il était seul avec moi… Le premier qui m’a donné un vrai sentiment de sécurité dans ma vie… la première personne sur laquelle j’ai pu compter pour de vrai…

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