Fallout Rooster.

Chapitre 7 : La Charge du Colosse.

984 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 13/04/2026 23:20

Note de l’auteur : Notre procédé d’écriture sortant de l’ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d’éviter toute confusion dans la lecture.


Pour rappel :

Paragraphes en italique : Le narrateur est l’un des personnages. (Le plus souvent Orson)

Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S’applique aussi dans les dialogues.

Dans les dialogues :

Phrase entre des astérisque : exemple * J’ai l’impression qu’on m’observe * : Le personnage réfléchit ou pense.

Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé.

Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Coq (téléphone) : Donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Coq parle au téléphone.

Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Je vous souhaite dès à présent un agréable moment en compagnie de mes personnages.

Leakee/Skymailleur.

Chapitre 7 : La Charge du Colosse.

La forêt des anciennes Ardennes était devenue silencieuse.

Pas un silence naturel d’un sous-bois paisible, mais celui qui précède une catastrophe. 

Au milieu de ce décor figé, Orson et la créature se faisaient face.

Woinic.

Le sanglier géant respirait lentement, ses flancs énormes se soulevant. Chaque souffle expulsait une vapeur radioactive qui s’éparpillait dans l’air.

Ses yeux rouges observaient le chasseur.

Orson, lui, tenait son Classic 10mm à hauteur de poitrine. Son doigt reposait sur la détente, mais il ne tirait pas encore.

Il soupira.

Orson : Bon… « Dit-il calmement. » Je pensais tomber sur une créature telle que toi aujourd’hui… mais j’imagine que la nature a décidé de m’échauffer avant d’affronter les boîtes de conserves… 

Le sanglier gratta le sol avec une patte massive.

La terre trembla.

Orson : « Inclina la tête. » Ah. Donc t’es du genre impatient.

Woinic souffla.

Puis la forêt explosa.

Le colosse chargea.

Le bruit fut celui d’un train lancé à pleine vitesse. Les arbres vibraient, la terre se fissurait sous les sabots monstrueux.

Orson tira. Les balles de 10mm frappèrent la bête, ricochant sur les plaques osseuses avec un bruit sec.

Orson : Bordel… « Grogna-t-il. »

La créature était déjà sur lui.

Le chasseur de primes plongea sur le côté juste avant que les défenses gigantesques ne transpercent le tronc derrière lui. L’arbre explosa comme une allumette.

Il roula dans la boue, se redressa aussitôt et vida encore deux cartouches.

Cette fois, une balle frappa l’œil gauche de la créature… mais seulement en surface. Le projectile éclata sur une couche épaisse de peau mutée.

Woinic poussa un rugissement. Un rugissement qui n’avait rien d’animal.

Orson : Très bien… 

Il recula de quelques pas, dégaina son lance-grenades d’un mouvement fluide.

Orson : On va jouer dans ta catégorie.

Le sanglier chargea de nouveau.

Orson tira.

La grenade explosa juste devant la tête du monstre.

Une gerbe de terre et de feu jaillit, secouant toute la clairière.

Quand la fumée retomba, Woinic était toujours là.

Blessé.

Mais vivant.

Un morceau de plaque osseuse s’était détaché de son flanc, laissant apparaître sa chair sombre et fumante.

Orson : « Siffla. » Ah… voilà une ouverture.

Le colosse poussa un hurlement furieux. Puis il chargea encore, cette fois, Orson ne bougea pas.

Il attendit.

Trois secondes.

Deux.

Une.

Il tira une deuxième grenade.

L’explosion projeta le sanglier sur le côté, déracinant un arbre dans sa chute.

La forêt entière trembla. 

Mais Woinic se releva. 

Toujours. 

Le monstre était maintenant couvert de blessures. De la vapeur radioactive s’échappait de ses flancs comme d’un moteur surchauffé.

Ses yeux brûlaient d’une rage primitive.

Orson : T’abandonnes jamais, hein… !

Il jeta un regard autour de lui.

La clairière.

Les arbres tombés.

Le terrain boueux.

Une idée naquit dans son esprit.

Orson : Très bien, gros. On va finir ça à l’ancienne.

Il rengaina le lance-grenades puis sortit son kukri.

Orson : Viens.

Le sanglier chargea pour la troisième fois.

Orson courut vers lui.

Au dernier instant, il bondit sur un tronc couché, prit appui et se projeta au-dessus de la tête du monstre.

Le temps sembla ralentir.

En plein vol, il planta le kukri dans la blessure ouverte du flanc.

La lame s’enfonça profondément.

Woinic hurla.

Orson fut projeté violemment au sol.

Il roula plusieurs mètres, son arme glissant dans la boue.

La créature chancela.

Ses pattes tremblaient.

Orson se releva lentement, récupéra son 10mm et arma le Sanglier.

Il visa l’œil droit.

Orson : Désolé, vieux…

La balle pénétra directement dans l’orbite.

Woinic resta immobile.

Le colosse des Ardennes vacilla.

Puis, dans un fracas de branches et de terre, le géant s’effondra.

La forêt redevint silencieuse.

Orson resta là un moment, respirant lentement.

Il regarda le corps gigantesque.

Puis il soupira.

Orson : Eh bien… « Il rangea son arme. » Si ça c’est juste l’échauffement… j’ai hâte de voir la suite…

Il sortit une cigarette, l’alluma d’une main tremblante.

La fumée monta lentement dans l’air froid.

Orson jeta un dernier regard à la carcasse de la légende.

Orson : Repose en paix, roi des cochons.

Fin du chapitre 7 : La Charge du Colosse. 

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