Shinigamis et Shinas, la nouvelle histoire

Chapitre 2 : Les Shinigamis a Erèbe

6598 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 22/02/2026 13:34

La tempête hurlait sa fureur. Dans la maisonnette en pierre hissée en haut d’une colline, un enfant se cachait sous une table. Le regard horrifié devant le spectacle qui s’offrait devant lui. Du sang. Il y avait du sang partout. Un corps inerte reposait sur une peau d’ours blanche, maculée d’une flaque rouge foncé. Deux individus en sombre costume, se positionnaient au-dessus, les yeux scintillants et le sourire aux lèvres.

Le vent glacial s’engouffrait dans la cheminée. Une silhouette, ligoté au mur, essayait tant bien que mal de se délivrer. Les yeux clairs de la personne n’arrêtaient pas de naviguer entre le corps de l’homme étendu au sol et ceux de ses assassins. Des larmes coulaient sur ses joues. Le petit garçon ne faisait aucun bruit sous la table. Il tremblait de partout. Son regard scrutait la femme ligotée au mur. Les deux assassins se relevèrent et s’approchèrent doucement de la prisonnière. Leurs sourires malsains effrayèrent les gamin qui plaça sa main sur sa bouche pour ne pas crier.

Les volets frappèrent énergiquement la façade de la maison au gré du vent. La neige tombait lourdement. Les tueurs se positionnaient devant la femme et lui lacérèrent le bras gauche avec un Khukuri. La victime poussa un profond cri de douleur. L’enfant plaqua ses mains sur ses oreilles. Cette douleur qu’il entendait était insoutenable. Il voulait s’échapper mais son corps refusait de bouger. Il n’arrivait pas à détacher ses prunelles de la scène macabre. L’un des assassins planta son Nekote dans la chair de la femme lui arrachant un hurlement de souffrance. Le jeune plaqua plus fermement ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux. Alors qu’il essayait d’oublier ce cauchemar, une main m’agrippai à la jambe et le traîna sur le sol. Le petit garçon laissa échapper un cri de surprise et se figea lorsqu’il vit son assaillant. La femme se débattait ardemment.

L’enfant cognait de ses pieds son agresseur. L’assassin riait bruyamment, imité par son acolyte.

-Laisse-le ! Hurlait la prisonnière, les larmes perlant le long de ses joues.

Son visage, rougit par le sang qui coulait, était terrifié. Le duo d’assassins ne l’écoutait pas. L’assaillant le plus grand leva sa main droite avec le Nekote sur le gamin. Au même instant, la femme réussit à se libérer et se jeta sur l’homme et l’égorgea avec un kunai. Celui-ci tomba lourdement sur le sol, mort. Le deuxième se projeta contre la femme. Le gamin tomba à terre.

-Cours Roka ! Criait sa mère en se battant avec son ennemi. Cours !

L'enfant écouta sa mère et disparu de la maison, courant à travers les plaines enneigées qui l'entourait. Derrière lui, un cri strident résonna immédiatement dans toute la montagne. Le garçonnet reconnu immédiatement la voix de sa mère. Il courait, toujours plus vite, respirant bruyamment. Il fallait qu'il atteigne l'autre côté de la montagne pour chercher de l'aide. Il trébucha sur un rocher, s'égratignant les genoux. Derrière lui, des sifflements se faisaient entendre.

La tempête faisait toujours rage et l'enfant avait bien du mal à progresser sous la neige et fortes rafales de vent. Le gamin n'osait pas se retourner de peur de voir le visage de l'assassin. Des branches épineuses lui lacéraient les bras. Soudain, il sentit une main sur son épaule.

-Où est-ce que tu cours comme ça ? lui demanda le meurtrier en le projetant contre un sapin.

L'enfant lâcha un cri de douleur lorsque son corps heurta violemment le tronc. Son épaule droite le faisait atrocement souffrir. Malgré tout, le garçonnet se releva aussitôt et essaya de fuir. L'homme arracha la chemise du gamin qui se débattait.

-Arrête de bouger, sale bâtard ! hurlait l'homme pour couvrir le bruit du vent. Mon maître te veut vivant !

Le jeune garçon tenta de se défendre mais son agresseur esquiva et le frappa violemment. Le petit garçon tomba dans une profonde crevasse. Dans sa chute, il heurta un rocher qui le laissa inconscient sur le sol gelé. A cet instant, une pression spirituelle apparue. L'assassin releva la tête afin d'observer les alentours. Devant lui, le capitaine Byakuya Kuchiki trônait. Quelques secondes plus tard, d'autres Shinigamis l'encerclait. Sachant la bataille perdue d'avance, le meurtrier s'échappa, préférant décamper.

Dans la crevasse, le garçonnet reprenait peu à peu connaissance. Sa tête tournait et il avait du mal à garder les yeux ouverts. Ce n'est qu'au bout de longues minutes qu'il prit conscience de ce qui l'entourait. Il leva les yeux et découvrit la tête d'un homme portant cinq Kenseikan et une longue écharpe blanche qui l'épiait. L'enfant tremblait. Pas de peur, mais de froid. Le garçon se releva, la tête douloureuse. La neige continuait de tomber abondamment. Les parois de la crevasse étaient glissantes et le gamin s'écorchait à plusieurs reprises les genoux et les mains. Tout son corps lui faisait mal. Sale et en sang, il arriva en haut de la crevasse à bout de force. Le noble Shinigami se positionna à ses côtés et le rattrapa lorsque l'enfant s'évanouit.


Le prince Roka se réveilla en sursaut. De la sueur coulait le long de ses tempes. Allongé sur son lit, il poussa un profond soupir. Il ne pensait pas s'endormir au milieu de l'après-midi. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas fait ce cauchemar. Il vint s'asseoir au bord de sa couche, prenant le temps de rassembler ses souvenirs. Ses yeux s'arrêtèrent sur la fenêtre et le paysage qui se cachait derrière. Il neigeait. Comme ce jour-là. Le soleil avait disparu laissant un ciel grisâtre. Un léger vent glacial soufflait timidement à travers les montagnes. Le prince se leva et rajusta ses vêtements devant son immense miroir. La tension montait à travers son corps. Il y avait un long moment qu'il n'avait pas revu les Shinigamis. Cette cérémonie allait être abominable.

Il dévala à vive allure les immenses escaliers du palais impérial. Passant ensuite par les longs couloirs du château joliment décoré par les ornementations des réjouissances. Ces enjolivures représentaient de magnifiques guirlandes de glace emprisonnant différents flocons de neige. Les extérieurs étaient mis en valeur par des tourbillons de flocons qui dansaient au rythme du vent. D'immenses sculptures étaient visibles sur la grande place d'Erèbe. Des sonorités harmonieuses traversaient la cité, apporté par les vents contraires.

Roka leva la tête au ciel, laissant les flocons de neige s'écraser contre son visage.

-Tu as l'air bien soucieux ?

Le jeune prince sursauta. Taro se trouvait derrière lui, les bras croisés, vêtu de l'uniforme militaire d'Erèbe. Il portait un long manteau à double boutonnage noir, à la coupe cintrée. Son pantalon noir présentait des anneaux audacieux de style armure, accentués par des rivets en forme de crâne et des lignes de rivets décoratives. Les doubles sangles à boucle latérales ajoutait une touche tactique. Il avait des bottines en cuir noir robuste à lacets.

-Tu es méconnaissable, Taro ! Tes cheveux blancs s'accordent parfaitement à la tenue.

-Ne change pas de conversation, s'il te plaît, maugréa le subalterne. Je t'ai posé une question. Tu as l'air soucieux !

Roka s'approcha de son bras droit et d'un geste délicat de la main lui posa la paume sur l'épaule gauche. Le prince n'avait rien à dire, Taro comprit à ce simple geste que son souverain ne désirait pas lui répondre.

-L'une des portes magiques d'Erèbe a été ouverte ! cria un garde à l'autre bout de la salle. Le capitaine Général Yamamoto et les capitaines et vice capitaines des différentes divisions de la Soul Society ont pénétré dans la cité aux nuits de feu de joie.

Roka se hâta vers l'entrée du palais pour rejoindre la Grande Prêtresse d'Erèbe qui l'attendait, suivit de près par son acolyte.

-Tu es en retard, Roka, le sermonna la souveraine.

-Excuse-moi, j'étais en pleine conversation avec Taro, se justifia le prince.

Les yeux gris acier de la Grande Prêtresse transpercèrent Taro qui se trouvait derrière son maître. Les prunelles de la monarque glacèrent le sang de l'intendant. Heureusement pour lui, les invités s'engagèrent sur la grande place. La Grande Prêtresse murmura à son petit-fils :

-J'espère que tu te rappel du capitaine Commandant Yamamoto et des capitaines et vice capitaines de la Soul Society ?

Le prince d'Erèbe scruta les Shinigamis qui s'avancèrent. Il reconnu aisément le capitaine Commandant avec son crâne chauve et un visage ridé. Il avait de longs sourcils blancs, de même qu'une longue barbe et une moustache blanche. Il possédait également sa cicatrice en croix sur sa tête. Roka vit également le capitaine Kuchiki grâce à son écharpe blanche et ses cinq Kenseikan sur la tête.

-Grande Prêtresse d'Erèbe, c'est un véritable plaisir d'avoir été invité pour cette cérémonie, exprima le capitaine Commandant à la souveraine de la cité des nuits de feu de joie.

-C'est avec une grande joie que je vous accueil, annonça la Grande Prêtresse en les scrutant de ses yeux acier.

Rangiku Matsumoto sentit un frisson lui parcourir le corps. Durant le passage des portes, son capitaine de la dixième division, Tôshirô Hitsugaya l'avait informé de la froideur de la monarque. Son regard clair glissa vers le prince d'Erèbe. Il avait bien changé depuis l'époque où elle l'avait vu pour la dernière fois. Mais il possédait toujours le même regard. De magnifique yeux émeraude qui reflétaient une grande détermination.

La Grande Prêtresse fit signe à ses sujets d'escorter les Shinigamis jusque dans la salle de réception. Les différents capitaines et vice capitaines des divisions de la Soul Society regardèrent tout autour d'eux. C'était la première fois que les Shinigamis étaient invités dans le monde des Shinas, même si certains étaient déjà venus dans le passé pour des missions en binôme avec un des membres des régiments d'Erèbe.

La souveraine de la cité aux nuits de feu de joie se retourna vers le prince.

-Avant la cérémonie de ce soir, tu devrais aller parler avec les Shinigamis. Il serait judicieux d'en apprendre davantage sur eux.

Roka resta silencieux. Il était vrai qu'il ne connaissait rien de la communauté qui demeurait dans le Seireitei. Mais il ne savait pas comment aborder les Shinigamis.

-Ce n'est pas une objection, continua la souveraine de Léthé. Tu dois aller parler avec les Dieux de la mort !

Ses yeux acier se posèrent sur Taro, resté derrière le prince d'Erèbe. Le bras droit de Roka compris que c'était une mission à effectuer. Faire que le prince d'Erèbe rencontre les Shinigamis. D'un hochement de tête l'albinos accepta la demande muette de la Grande Prêtresse Eria. La souveraine s'éclipsa pour peaufiner les derniers préparatifs de la cérémonie.

La neige tombait à petits flocons et le vent continuait de chanter à travers les grelots et autres mécanismes de sonorité. Ces différents éclats résonnèrent mélodieusement dans les ruelles de la cité. C'était un véritable concerto. Le prince d'Erèbe n'avait pas bougé. De son regard émeraude, il regardait le magnifique spectacle des flocons de neige tournoyer telle une danse rythmée.

-Roka ?

La voix de Taro résonna sur la grande place.

-Que ce passe-t-il, Taro ? demanda le prince sans détourner son regard.

-Tu devrais aller saluer correctement les Shinigamis !

-Voilà qui est étrange, réagit le jeune homme. Tu te ranges du côté de la Grande Prêtresse maintenant ?

Taro ne rétorqua pas. Il connaissait trop Roka pour tomber dans le piège. Il savait que le prince voulait engager un différent pour éviter cette visite qu'il redoutait. Voyant son hésitation à répondre, le prince d'Erèbe prit les devants.

-Tu ne veux pas riposter, Taro ?

-Je sais parfaitement où tu veux en venir, et je ne rentrerais pas dans ton jeu.

Roka finit par lâcher un timide sourire à son ami.

-Tu me connais trop bien, mon cher Taro !

Le prince d'Erèbe pénétra dans le palais impérial, son bras droit sur ses talons. Il devait prendre son rôle au sérieux et aller saluer les Shinigamis. Son cœur battait très fort dans sa poitrine. Il ne s'attendait pas à être aussi chamboulé par la venue des Shinigamis. Leur parler était une véritable épreuve pour le jeune homme. Mais la Grande Prêtresse avait raison. Il fallait qu'il parle aux Shinigamis, notamment du jour où ses parents avaient été assassiné et de la partie où les Dieux de la mort étaient venus à son secours lorsqu'il avait cinq ans.


Devant la porte de la salle de réception, des Shinas montaient la garde. Le prince d'Erèbe s'introduisit dans le couloir, suivit de près par son bras droit. A sa venue, les hommes d'Erèbe se mirent au garde à vous. D'un coup d'épaule, Taro invita son souverain à entrer dans la salle de réception. Roka prit une bouffée d'air avant d'entrer. Taro resta parmi les gardes d'Erèbe. Malgré sa grandeur, il faisait presque petit en compagnie de ses hommes. Sans doute à cause de son corps longiligne. Les gardiens d'Erèbe étaient de puissants combattants, avec un corps taillé dans la roche. Ils étaient notamment connus pour leur voracité au combat et leur ténacité. Même grièvement blessé, un soldat de la capitale aux nuits de feu de joie pouvait combattre avec rage.

Dans la salle de réception, Roka approcha doucement. Les Shinigamis se tenaient debout, certains prêt d'une grande fenêtre donnant sur les jardins intérieurs.

-Prince d'Erèbe, salua le capitaine de la première division.

-Capitaine Commandant Yamamoto, c'est toujours un honneur de vous revoir, répondit Roka.

-La Grande Prêtresse nous rejoindra un peu plus tard ? demanda le vieil homme.

-Oui, d'ici peu de temps.

Plusieurs capitaines et vice capitaines s'approchèrent du prince Roka pour le saluer poliment.

-Prince Roka, vous êtes devenus un jeune homme respecté, fit le capitaine de la quatrième division Retsu Unohana.

Le jeune homme ne savait pas quoi répondre à ses paroles. Voyant la confusion dans le regard du prince d'Erèbe, la Shinigami soignante prit les devants.

-Vous désirez poser une question ? demanda-t-elle.

-J'aimerais en apprendre davantage sur les Shinigamis et sur la Soul Society !

-Sur nous ? questionna la vice capitaine Yachiru Kusajishi avec un large sourire.

Un peu plus loin, Roka remarqua une silhouette qui lui était familière. Celle du capitaine de la sixième division. Il s'approcha de l'homme et le salua poliment. Il remarqua à ses côtés une jeune femme avec un kimono noir et ivoire. Il la connaissait également. La petite sœur du capitaine Kuchiki, Rukia Kuchiki.

Le prince Roka échangea avec plusieurs capitaines et vice capitaines avant de se retirer.

Le jeune homme retrouva Taro qui l'attendait devant la porte de la salle de réception. le prince de Léthé demanda à son bras droit de le suivre. Les deux jeunes hommes traversèrent une longue rangée de couloirs avant que le prince ne s'arrêtât dans une encoche du mur. Taro s'immobilisa près de son souverain.

-Tout va bien ? demanda-t-il à Roka.

-Je me suis sentit extrêmement mal à l'aise en compagnie des Shinigamis, fit le prince d'Erèbe en restant dos à son ami.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? questionna Taro.

-Rien de particulier, mais des images du passé sont revenus lorsque je discutais avec eux et, du coup, je n'étais pas à l'aise avec eux.

-Tu n'as pas à t'en vouloir, le réconforta l'albinos.

Au même instant, le bruit d'une trompette retentit dans tout Erèbe. La cérémonie venait de commencer. Roka se dépêcha d'aller dans la salle de réception. La Grande Prêtresse Eria devant s'y trouver. Il allait encore se faire taper sur les doigts s'il était en retard. La Grande Prêtresse lui lança tout de même un regard contrarié. Il se plaça à ses côtés dans un silence absolu. Le repas pouvait commencer.

Tout en commençant la dégustation, les convives échangèrent quelques banalités sur le Seireitei et le royaume de Léthé. Seule le capitaine de la sixième division demeurait silencieux, écoutant attentivement les récits des autres. Le prince d'Erèbe restait également muet. Il détestait ce genre de repas. Voyant son air détaché, le capitaine Ukitake s'adressa à lui.

-Prince Roka, j'ai entendu par des gardes que vous avez secouru une petite fille blessée dans les sommets des montagnes !

Le jeune homme ne répondit pas immédiatement. La Grande Prêtresse d'Erèbe lui asséna un petit coup de pied sous la table pour le faire revenir dans le monde réel. Immédiatement, Roka se retourna vers le capitaine aux cheveux blancs et d'un sourire gêné répondit :

-Cette petite fille n'avait que quelques égratignures sur les genoux et était perdue dans les sommets enneigés. Je n'ai fait que la raccompagner chez elle.

La souveraine de Léthé fronça les sourcils. En s'adressant de cette manière au Dieu de la mort, son petit-fils manquait de respect envers les Shinigamis. Heureusement, l'homme n'insista pas, discernant le malaise du prince.

Les soubrettes débarrassèrent les premiers plats pendant que les valets entrèrent avec les second mets. Pour le prince Roka, il était de plus en plus difficile de rester assis autour de cette tablé. Il se sentait mal à l'aise et un mal de tête l'envahissait. A plusieurs reprises il se massa les tempes, ce qui ne passait pas inaperçu à son bras droit. Taro s'approcha furtivement de son souverain et, se baissant, demanda à voix basse :

-Est-ce que tout va bien ?

Le jeune homme aux yeux émeraude se leva, s'excusa auprès de ses hôtes et sortit de la salle de réception, suivit par l'albinos. Tout d'abord surpris par son comportement, la Grande Prêtresse Eria sentit la colère monter à travers ses veines. Elle abandonna ses invités quelques instants afin d'aller voir son petit-fils.

Dans les couloirs du palais, Roka marchait d'un pas soutenu. Il lui fallait de l'air frais. l'ambiance l'étouffait. Il arriva dans un jardin privé et vint s'asseoir sur un banc en pierre. Taro resta à ses côtés, silencieux. Il se doutait que la souveraine de la cité aux nuits de feu de joie allait apparaître dans peu de temps. Et se fut exactement ce qu'il se passa. Quelques minutes après leur départ, la Prêtresse Eria se tenait devant son petit-fils, contrariée.

-Roka, fit-elle d'une voix autoritaire. Je veux que tu reviennes parmi les invités !

Le jeune homme leva à peine les yeux. Son mal de tête devenait insupportable. De sa main gauche il se massa le front, retournant ensuite vers sa tempe. La douleur persistait.

-Roka ! s'énerva la souveraine. Est-ce que tu m'écoutes au moins ?

-Je suis réellement navré, grand-mère, mais je ne me sens pas bien, répondit-il. Je me retire dans mes appartements.

Il fit signe à Taro de la suivre, plantant la Grande Prêtresse dans le jardin.


La souveraine de la cité aux nuits de feu de joie resta sans voix. C'était la première fois que son petit-fils se conduisait de cette manière envers elle. Au moment où elle opéra un demi-tour elle tomba nez à nez sur Banda Arata, le chef du Conseil d'Erèbe. Arata avait les cheveux blancs, une barbe de la même teinte ainsi qu'une fine moustache blanche. Il marchait en s'appuyant avec une canne sophistiquée. Il portait une chemise à manches lanternes blanches. La broderie sur les épaules représentait de vieux motifs. Son pantalon noir imprimé chiné était riche en détails, avec des œillets et des rivets métalliques. Sur ses épaules trônaient une cape noire longue imprimé floral.

-Que se passe-t-il avec le prince Roka ? demanda le vieil homme. Son attitude est inacceptable envers vos invités !

La Prêtresse Eria se mordit l'intérieur des joues pour ne pas dire une parole désagréable. Elle ne devait pas perdre son sang-froid face au chef du Conseil qui attendait une erreur de sa part pour remettre en question ce traité de paix avec les Shinigamis.

-Le prince ne se sent pas bien, s'excusa la souveraine. Il est parti se retirer dans ses appartements durant un petit moment mais reviendra pour le spectacle de tout à l'heure.

Elle se força à sourire devant le regard sévère d'Arata Bando.

-J'espère que vous ne me cachez rien, Grande Prêtresse ! fit l'homme.

Les deux personnes âgées s'observèrent durant un long moment dans un silence absolu. Elles finirent par se diriger vers la salle de réception où les attendait les autres convives. La Grande Prêtresse Eria s'excusa au nom du prince et le repas pouvait reprendre.

Roka était allongé sur son lit, le bras gauche posé sur son front. Son mal de tête devenait de plus en plus insupportable. Les yeux fermés, il essayait de penser à autre chose. Il s'en voulait d'avoir abandonné sa grand-mère auprès de leurs invités, mais rester dans cette salle lui aurait donné la nausée.

Taro était à ses côtés, attendant que son souverain reprenne ses esprits.

-Tu veux que j'appelle un guérisseur ? osa-t-il demander.

Le silence de Roka lui fit comprendre qu'il ne désirait voir personne. Le prince d'Erèbe avait l'habitude de ses maux de tête. Cependant, ils n'arrivaient pas jamais en pleine journée. Tout ce qu'il avait à faire c'était d'attendre que le mal disparaisse comme il était venu. La douleur était désormais moins forte et le prince vint s'asseoir au bord de sa couche.

-Tu es pâle, remarqua son bras droit.

Roka prit de grandes inspirations avant de se lever. La tête lui tournait et il commença à basculer vers la droite. Taro le rattrapa, le visage inquiet.

-Ne t'en fais pas, essaya de le rassurer Roka, je vais bien.


La nuit tombait doucement sur la cité aux nuits de feu de joie. La neige avait cessé de tomber et désormais, on pouvait entendre les cris de joie des habitants d'Erèbe concernant la cérémonie de la réconciliation. Tout le monde dansait sur la grande place. La Grande Prêtresse d'Erèbe, entourée de ses invités, participait aux réjouissances. Certains membres des régiments d'Erèbe dansaient avec les Shinigamis. Un homme de grande taille aux longs cheveux châtains aux pointes blanches accroché en queue de cheval s'approcha de la Grande Prêtresse. Il portait un manteau noir avec une coupe asymétrique sur le côté gauche. Son manteau était richement décoré de broderie et il possédait quatre sangles sur l'avant. L'homme posa un genou à terre devant sa souveraine.

-Grande Prêtresse d'Erèbe, salua l'homme de sa voix rauque.

La dirigeante de la cité aux nuits de feu de joie l'observa de ses yeux acier avant de le saluer à son tour.

-Zenzo, je suis bien heureuse que vous vous joigniez à nous.

Le dénommé Zenzo honora le capitaine Commandant Yamamoto, assis aux côtés de la souveraine, avant de revenir vers la Grande Prêtresse.

-Je cherchais le prince d'Erèbe, fit l'homme.

-Le prince Roka se repose dans ses appartements, répondit la femme. Durant le repas, il ne se sentait pas bien et à pris congé.

Zenzo fronça les sourcils. Il connaissait que trop bien les maux de tête du jeune prince. Elles étaient monnaies courantes. Il s'excusa auprès de la Prêtresse Eria et partit en direction de la chambre de son prince.

Zenzo était un homme grand et mince. Il possédait une grande balafre sur le visage. Cette blessure avait été causé lors de la bataille contre les traîtres Shinas et les Shinigamis. Il marchait d'un pas rapide à travers les couloirs du palais impérial. Les passages étaient dorénavant déserts. Toutes les personnes vivantes dans le palais et aux alentours se trouvaient sur la grande place, à célébrer la cérémonie de réconciliation. Zenzo arriva devant les portes donnant dans les appartements du prince d'Erèbe. Il tapa à plusieurs reprises. Lorsque la porte s'ouvrit, l'homme ne fut pas surpris de découvrir la silhouette de Taro à travers l'ouverture.

-Maître Zenzo ? laissa échapper l'albinos, étonné de voir l'homme.

-Bonsoir Taro, est-ce que le prince se trouve ici ? demanda l'homme.

Le bras droit de Roka ouvrit grand la porte. La pièce était plongée dans la pénombre. Une silhouette couchée se dessinait sur l'immense lit. L'homme s'approcha doucement du couchage. Le prince d'Erèbe était allongé sur le dos, les yeux fermés. Son visage était légèrement crispé par la douleur.

-Prince d'Erèbe ? murmura Zenzo en s'arrêtant devant le lit.

-Hum..., grogna le jeune homme.

-La cérémonie va bientôt débuter, fit l'homme.

Sans bouger, Roka s'adressa à Zenzo.

-Tu as fait tout se chemin pour m'annoncer ça !

Zenzo jeta un coup d'œil à Taro. L'albinos avait la mine grave. Pour l'homme c'était le signe que le prince souffrait énormément de ces maux de tête.

-Voulez-vous que je vous fasse monter une infusion de lavande ? demanda Zenzo.

-Taro m'en a déjà apporté et ça n'a fait aucun effet.

Le prince d'Erèbe se leva, vint s'asseoir au bord de sa couche et fixa de ses yeux émeraude Zenzo.

-J'ai promis à la Grande Prêtresse que je serais présent pour le spectacle !

Roka se mit debout, chancelant sur ses jambes, la tête encore douloureuse. A tout moment, Taro était prêt à le rattraper. Mais le prince tint bon. Il fit quelques pas hésitants puis s'arrêta.

-Il est temps de voir ses réjouissances, fit-il un léger sourire aux coins des lèvres.

Il marcha en tête, suivit de prêt par son bras droit et Zenzo. Par moment, il vacillait légèrement, une douleur fulgurante lui traversant le crâne mais se reprit instantanément sous le regard affolé de l'albinos.

Les trois hommes marchèrent en direction de la grande place. Malgré sa pâleur et son mal de tête intense, le prince d'Erèbe salua les personnes qui l'interpellèrent et accepta de discuter avec certaines. De son côté, la Grande Prêtresse Eria avait remarqué la présence de son petit-fils. Le capitaine Commandant Yamamoto discutait avec la souveraine des prochains binômes qu'ils voulaient mettre en relation entre Shinas et Shinigamis.

Le prince d’Erèbe accepta de danser avec une jeune Shinas. La jeune fille se laissa guider par le jeune homme, complètement envoûtée par son charme. Ses joues s’empourprèrent et son coeur tapa la chamade dans sa poitrine. Elle fit très déçue lorsque la musique s’arrêta pour redémarrer sur une mélodie plus lente. La Grande Prêtresse se leva et se dirigea vers son petit-fils.

-Tu as l’air de te sentir mieux, lui fit-elle.

-Je t’avais promis d’être présent pour les réjouissances. J’honore ma parole, répondit Roka.

-C’est très élégant de ta part d’avoir invité cette jeune Shinas pour une danse, mais il serait préférable de convier une Shinigami pour la suivante, fit remarquer la Prêtresse Eria. 

Elle poussa délicatement son petit-fils dans la direction où était assise Rukia Kuchiki. Le prince Roka crispa la mâchoire mais s’exécuta. Ce n’était pas le moment de se montrer désinvolte. Il salua la jeune femme avant de tendre la main dans sa direction. Tout d’abord étonné de sa proposition, celle-ci l’accepta avec un grand sourire.

Au milieu des danseurs, Roka positionna la jeune femme devant lui, un bras sur son épaule, une autre à sa taille. La musique donna le rythme. Rukia se laissa guider par le prince Roka. Les convives s’écartèrent pour abandonner la piste de danse aux deux jeunes. La douce mélodie était un magnifique chant savoureux, rempli de couleur. Un moment unique que les Shinas voulaient graver au plus profond d’eux.

Les jeunes danseurs ne faisaient pas attention à ce qui les entourait. C’était un moment de grâce. Des tornades de flocons valsèrent autour de Rukia et du prince Roka. 

La Grande Prêtresse Eria scruta le capitaine Kuchiki qui se trouvait quelques mètres plus loin. Lui observait avec minutie le prince Roka et sa sœur. 

La musique s’arrêta et une mélodie plus rythmée résonna. Le prince Roka salua Rukia Kuchiki avant de disparaître parmi la foule qui s’attroupait autour des danseurs. Taro marchait dans l’ombre de son souverain. Les deux danses que Roka avaient valsé avec la jeune Shinas et la Shinigami Kuchiki l’avait fatigué. Le prince Roka vacillait et Taro était prêt à tout moment à attraper son monarque. Sa peau devenait de plus en plus blême. Roka sentait sa tête tourner. Il ne devait pas chanceler devant les invités.

Il trébucha sur les pavés, son corps tombant en direction du sol. Taro l’attrapa par le bras avant de l’aider à se remettre debout. L’albinos regarda furtivement autour d’eux. Personne n’avait vu l’incident. Il entraîna le jeune prince dans les couloirs du palais impérial.

-Mon prince ! s’inquiétait le bras droit de Roka.

-J’ai besoin d’air frais, fit Roka en décrochant les boutons de son col de chemise. J’étouffe !

Taro emmena le prince d’Erèbe à l’écart de la cérémonie. Ils pénétrèrent dans le petit jardin privatif qu’affectionnait Roka. L’albinos installa son maître sur le banc en pierre. Ils restèrent ainsi, silencieux, entendant simplement la musique et les cris de joie émanant de la réception. Toute cette agitation accentuait le mal de tête du jeune prince.

-Tu devrais retourner dans tes appartements, l’incita Taro en voyant le visage crispé de son souverain.

-Je ne peux pas quitter la cérémonie, soupira Roka.

-Tu tiens à peine debout ! lui fit remarquer l’albinos. Veux-tu réellement que le peuple d’Erèbe et que les invités de la Grande Prêtresse découvrent ton mal-être ?

Malgré sa souffrance, le prince d’Erèbe se leva. La nausée lui monta mais le jeune se retint de vomir au milieu du jardin. Ses mains tremblaient. La douleur était de plus en plus insoutenable. Il leva ses iris émeraude sur l’albinos. Sa vue se troubla. Et ce fut le trou noir. 


Un garde d’Erèbe se faufila parmi la foule qui avait envahi la place de la cité aux nuits de feu de joie. Il chercha du regard sa souveraine. Il continuait d’avancer, se faisant bousculer par les habitants de la cité qui dansaient à un rythme effréné. La fête battait son plein et les invités de la Grande Prêtresse d’Erèbe se donnaient à pleine joie sur la musique endiablée.

Le garde se frayait un chemin entre les personnes. De l’autre côté de la place, la souveraine Eria parlait avec le capitaine Ukitake, assis sur un banc. L’homme s’approcha et mis un genou à terre lorsqu’il arriva devant sa reine.

-Grande Prêtresse, la coupa le garde. Je suis vraiment navré de vous interrompe aussi rudement mais j’ai un message à vous transmettre de la part du bras droit du prince Roka.

De son regard sévère, la souveraine observa attentivement le garde avant de s’excuser auprès du capitaine de la treizième division et de s’éclipser un peu plus loin pour écouter ce message.

-Que ce passe-t-il ? demanda Eria d’une voix dure.

-C’est à propos du jeune prince, répondit le garde en gardant la tête basse. Taro m’a ordonné de vous dire qu’il vous attendait dans les appartements du monarque.

-Comment ose-t-il me convoqué ? s’énerva la Grande Prêtresse. Décidément, même si Roka est son ami, il va falloir que j’aie une sérieuse discussion avec lui sur ce sujet.

La Grande Prêtresse d’Erèbe chemina jusqu’aux appartements de son petit-fils, suivit par le garde. Un gardien était positionné devant la porte du jeune prince. Il salua sa souveraine avant d’ouvrir la porte. Eria pénétra dans l’immense pièce. De ses yeux acier elle remarqua Roka allongé dans l’immense lit. A son chevet, Taro était assis sur un fauteuil, le veillant.

Lorsque l’albinos remarqua la présence du monarque, il se leva doucement, essayant de ne pas faire de bruit. Il se dirigea vers sa majesté, le visage fermé.

-De quel droit me convoques tu ? chuchota Eria en direction de Taro. A force de côtoyer mon petit-fils, tu oublies ou est ta place !

-Je suis désolé, s’excusa le jeune homme, mais le prince est tombé inconscient.

-Quoi ? fit tout haut la Grande Prêtresse. Comment est-ce arrivé ?

L’albinos expliqua brièvement les circonstances de la perte de connaissance de Roka. Cette fois-ci ce n’était plus de la sévérité que l’on lisait sur le visage de la Grande Prêtresse, mais bien de l’inquiétude.

-As-tu prévenu le guérisseur Jinzô de l’état du prince ? demanda Eria.

-J’ai envoyé un garde le chercher, Grande Prêtresse, répondit Taro.

-Je dois aller prévenir mes invités que je suis obligé de mettre fin à la cérémonie, fit la souveraine d’Erèbe. Attends Jinzô ! lorsque je reviendrais, tu te chargeras du départ des invités.

-Oui, Grande Prêtresse.

La femme se retira des appartements du prince d’Erèbe et se dirigea vers les festivités. Un homme d’un certain âge pénétra dans les appartements du jeune prince. Il était vêtu d’une tunique à capuche noire. Il possédait des protections d’avant-bras en cuir noir. Il portait à sa ceinture, divers flacons et gourdes ainsi qu’un sac en cuir, en forme de barillet fermé par une boucle ornée d’or.

L’homme s’approcha doucement du lit, observant de ses yeux mauves le bras droit du prince.

-Jinzô ! chuchota Taro en découvrant le vieil homme. Je suis heureux de vous voir.

Le guérisseur se positionna près du lit du prince d’Erèbe.

-Qu’est-il arrivé ? demanda Jinzô en direction de l’albinos.

Une nouvelle fois, le jeune homme expliqua les maux de tête du prince apparus plus tôt dans la journée, et sa perte de connaissance il y a peu.

-La Grande Prêtresse a été avisé et arrivera d’ici peu dans les appartements du prince.

Le guérisseur examina longuement Roka. Il n’avait pas de fièvre. Son pouls était légèrement plus rapide qu’à son habituel.

-Mise à part le stress des festivités et les danses, a-t-il fait où manger quelque chose d’inhabituel ? questionna Jinzô.

-Il n’a pratiquement rien avalé aujourd’hui, avoua Taro.

Le guérisseur Jinzô poussa un grognement. Il savait que le prince d’Erèbe s’alimentait mal. C’est pour ça qu’il avait demandé au bras droit du souverain de le surveiller.

-Je t’avais pourtant dit de garder un œil sur ses repas, ronchonna le vieil homme à l’intention de Taro.

-Il est assez difficile de le faire manger de force, répliqua l’albinos.

-C’est ton devoir, gronda Jinzô. Ce n’est pas pour rien que la Grande Prêtresse d’Erèbe a fait de toi le bras droit du jeune prince !

-Mais...

-Il n’y a pas de mais qui tienne ! réprimanda le guérisseur. Je t’ai pourtant initié à certains soins et remèdes. Tu as reçu une éducation particulière et un entraînement rude pour te tenir à ses côtés. Depuis le début, le prince Roka te fait confiance. Tu dois être la seule personne dans l’enceinte du palais impérial à qui il parle ouvertement.

Taro resta silencieux, le regard fixé sur le sol. Il n’appréciait pas de se faire sermonner. Pourtant, Jinzô disait vrai. Il était sans doute la seule personne en qui Roka avait toute confiance.

-Que dois-je faire ? fit-il d’une voix presque enfantine.

-Toute cette agitation a énormément angoissé notre prince, confia Jinzô. Je pense que ces maux de tête ont augmenté dû à son anxiété. Son esprit à finit par vaciller. Va me chercher de la menthe et de la mélisse. Je vais concocter un remède d’urgence.

Taro détala à toute allure en donnant l’ordre aux gardes de ne laisser entrer personne mise à part la Grande Prêtresse.


Le prince d’Erèbe, allongé dans son lit, bougea légèrement. A ses côtés se tenaient la Grande Prêtresse d’Erèbe, son fidèle bras droit Taro et le guérisseur Jinzô. Roka ouvrit doucement ses yeux. La pièce lui paraissait tout d’abord floue, puis, peu à peu, il distingua les silhouettes qui le veillaient.

-Roka ! s’inquiéta la Grande Prêtresse en se précipitant vers son petit-fils. Comment te sens-tu ?

Le jeune homme se releva afin de paraître plus présentable.

-Avez-vous encore des maux de tête ? s’enquit de demander Jinzô.

-Que s’est-il passé ? demanda Roka à l’assemblée.

-Tu as perdu connaissance, répondit Taro. Le guérisseur Jinzô est venu pour te soigner.

Le regard rouge de l’albinos descendit vers le Grande Prêtresse Eria.

-J’ai également prévenu notre souveraine...

Roka se souvenait de ses violents maux de tête.

-Je vais très bien, assura le prince en voyant les mins déconfites de ses veilleurs.

-Mon prince, commença Jinzô, vous devriez vous reposer jusqu’à demain matin. Et s’il vous plaît, manger quelque chose avant de vous lever !

Les dernières paroles du guérisseur sonnaient plus comme un ordre que comme une quémande. Roka acquiesça de la tête avant que le vieil homme ne quitte la pièce. Taro lui emboîta le pas, sachant qu’il devait s’éclipser afin de laisser la famille royale discuter.

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