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Dès les premiers jours à l’école de la marine impériale, Iacobus Lecocu comprit que son nom serait source de railleries. Son père, bien que gouverneur, n’avait aucune influence sur ses camarades, et il devrait se défendre par lui-même. Après avoir brisé quelques mâchoires et purgé un séjour gratis au cachot, il s’était fait un nom : il était Jack Longhorn, le redoutable.
C’est sous ce nom d’emprunt qu’il fut reçu major de sa promotion et entra dans la marine impériale. Après onze ans de carrière exemplaire, succession de promotions aux relents de fourberie et avec un grade de capitaine de croiseur, il quittait le service actif avec un trésor de guerre admirable (dont sa solde), des documents compromettants, une lettre de charge et une ambition sans limite, dans son uniforme il devenait Capitaine Jack Longhorn, le Magnifique.
Grâce à l’influence de sa famille, il fit l’acquisition auprès du Mechanicum d’un Clipper de classe Orion flambant neuf, dont la structure et l’armement avait été renforcés sans trop sacrifier la vitesse. Sa livrée était d’ivoire et d’or, d’une finesse digne de l’Empereur. Ses intérieurs riches, ses coursives couvertes de velours pourpre, son mobilier : tout y respirait le plaisir de la volupté. Rapide comme la foudre, élégant et fort comme un dieu, il ferait le parfait vaisseau corsaire du Capitaine Jack Longhorn, le Négociateur.
L’équipage réuni pour l’occasion était un assemblage hétéroclite d’anciens marins de l’Impérium, de vétérans réformés, de fuyards, de repris de justice et de quelques anciens amis qui lui servaient d’état major. Malgré la loi martiale la discipline était volontairement plutôt lâche. Dans les nombreux tripots et bars clandestins, les parts de butin changeaient souvent de mains. Au gré des gains et des pertes de jeux, des plaisirs sensuels des corps, de l’excitation des combats, au final, tout finissait toujours entre les griffes du seul maître et propriétaire du bord : Capitaine Jack Longhorn, l’astucieux.
Plutôt que d’exercer le métier d’explorateur, Ie capitaine Jack Longhorn trouva plus efficace de « contrôler le trafic » près des points de sortie Geller éloignés de l’Impérium. Tout transport de taille et d’armement raisonnable était décrété suspect. Il était donc immédiatement arraisonné et sa cargaison légalement réquisitionnée par le Capitaine Jack Longhorn, le Justicier.
C’était le cas du transporteur d’un soi-disant « honnête libre-marchand » qu’il venait d’aborder. Devant la puissance de feu du Clipper, il s’était résolu à la négociation, laissant Longhorn et un petit détachement monter à bord. L’inspection de la cargaison montra une grande quantité de technologies xenos (de l’art et du mobilier ældari) d’une valeur inestimable, du bois précieux de contrebande, ainsi que des ressources plus classiques.
Le libre marchand n’ayant pu produire sa lettre de marque, Jack confisqua les marchandises « prohibées ». Dans sa générosité, il autorisa le transport à reprendre sa route avec le minimum de vivres nécessaires… et une bombe placée incognito dans les moteurs à plasma. Bien évidemment, le dispositif était réglé pour n’exploser qu’une fois entré dans le Warp. C’était une sorte de signature qu’il jugeait élégante – et qui présentait l’avantage de couvrir ses arrières…
A peine les profits calés dans les soutes, l’équipage comptait ses gains sur cette prise de choix, et déjà les tords-boyaux commençaient à couler dans les bouges du bord. L’équipage présenta rapidement de liesse mêlée d’ébriété. Les tantièmes de prises s’échangeaient contre drogues et alcool, les plaisirs de la chair étaient négociés pour les plus belles esclaves prostituées. Des combats s’organisaient, des jeux – qui ne devaient rien au hasard – commençaient. Une prise était toujours un moment de fête. Mais ça ne durait pas et il fallait toujours une autre proie.
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Alors que la fête battait son plein, les auspex signalèrent un petit vaisseau en approche dans le warp. Longhorn sourit à son état-major en se frottant les mains : une bien belle journée, juteuse comme on les aime. Les auspex précisèrent que la corvette de transport lourd était en cours de sortie du warp et approchait du point de Geller.
Dès que le petit vaisseau fut complètement hors de l’immatérium, Longhorn prit une pose martiale, debout, le pied sur le velours de son trône de commandement, le poing sur le sabre d’abordage qui pendait à son ceinturon, et les sourcils froncés. Forçant sa voix dans les basses il assena en direction de l’intrus :
« Ici le capitaine Jack Long Horn, honnête libre-marchand, je vous somme de nous remettre votre cargaison que je soupçonne illégale. Vous naviguez à bord d’une vieille corvette mal armée et lourde, alors que mon clipper surarmé sort des usines du Mechanicum.
Je vous donne une magnifique chance : rendez vous camarades, rejoignez-nous, amis ! Car c’est un avenir radieux à nos côtés sous la bannière de la gloire et du profit de notre commerce florissant que nous vous offrons ! Nous avons la force et la vitesse, vous avez l’emport d’un Havoc à double coque ! À nous tous nous écume… nous pacifierons tous les points Geller de la Galaxie ! » Jack s’arrêta un instant, puis d’un ton plus prosaïque reprit « Bien évidemment, dans le cas contraire, nous vous anéantirons… Et nous prendrons quand même votre cargaison et votre rafiot.»
Il y eut un long silence, puis la corvette présenta au corsaire son flanc qui arborait ce qui ressemblait à deux macrocanons. Une voix mécanique surgit du Vox de bord :
|Print: de: Mag. Expl. Belisarius Cawl, Legio XLII, Mars [mission confidentielle par la grâce de l’Omnimessie] à: Clipper non identifié.
|Message: veuillez retirer votre menace et vous écarter de notre chemin, faute de quoi nous appliquerons le standard d’oblitération du Mechanicus.|
Longhorn hésita un instant puis éclata d’un gros rire : le pirate qu’il avait en face n’était pas dépourvu d’imagination. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait des plaques de coque forgées de façon à ressembler à des macrocanons. Il suffirait de hausser le ton et ce fanfaron cesserait son bluff. Il jeta un clin d’oeil à son second et envoya :
– Et moi je suis le Fabricator-Général Zagreus Kane, et je vous somme de vous rendre ! »
Il explosa de rire, fier de ce trait d’humour. après avoir repris son souffle, il lança:
– On ne me la fait pas à moi : le Mechanicus ne circule pas dans l’Immaterium à bord de poubelles de classe Havoc ! Je vois bien que vous êtes des contrebandiers, et donc ennemis de l’Impérium. Épargnez vos vies et rendez-vous !
Il posa le micro du Vox, et cria à son état-major :
– Manœuvre d’intimidation, chargez les canons laser et lancez des grappins gravitationnels. Ça devrait le calmer ce comique.
La manœuvre fit l’effet escompté : la corvette prit la fuite, semant un champ de mines derrière elle. Longhorn découvrit toutes ses dents en or dans un large sourire carnassier : Les proies qui fuyaient étaient ses préférées. Certain de la supériorité du Pertinax Victorius tant à la course qu’à l’abordage, il répartit toute la puissance entre les moteurs principaux et le bouclier avant sur lesquels les mines éclatèrent sans provoquer le moindre dégât.
« Nous les rattrapons, lancez une autre bordée de grappins gravitationnels et tirez quelques coups de semonce au-dessus de leur passerelle de commandement.
– Capitaine, la manoeuvre fonctionne : ils mettent leurs machines en panne. Nous les avons grappinés.
Un hourra salua cette déclaration. La prise avait été facile.
– Nous recevons un message : « 攻其無備,出其不意[^1].» Ça ressemble à un langage aeldari, je lance le décodage.
– Pas le temps pour ces palabres. Ouvrez les sabords. Dès qu’ils seront à portée, faites donner la chasse. Arraisonnez-moi cette carcasse au plus vite. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.
– Sabords de bâbord en cours d’ouverture. La chasse est en cours de préparation.
– Parfait… Je regretterais presque qu’on n’ait pas eu à combattre aujourd’hui.
– La corvette est sur notre flanc, en approche frontale. La chasse est prête, les sabords sont ouverts à 60%… mais… c’est impossible !
– Quoi ? Que se passe-t-il ?
– Ils rallument les moteurs ! Ils sont fous ! Ils vont nous rentrer dedans ! Un instant, je vérifie les auspex… je confirme ils approchent en forte accélération… Capitaine ? Que devons-nous faire ?
Le timonier se tourna vers Longhorn qui restait figé, bouche bée.
– Ils… ils vont nous… éperonner… fer… fermez les écoutilles… heu ! Les sabords…
– Mais Capitaine, le techno-prêtre chargé de la vente nous a prévenus : il ne faut pas fermer les sabords tant que ceux-ci ne sont pas complètement ouverts, ça pourrait offenser…
Un choc titanesque, suivi d’un grincement de métal tordu, enfoncé, coupa net sa phrase. Tout le personnel fut projeté violemment sur le côté. Les oreilles sifflaient, certaines saignaient. Les lumières clignotantes firent place à l’éclairage de secours, rouge. L’odeur du sang et de la peur panique envahit la passerelle. Le silence d’un instant fit place au hurlement des sirènes. Les rapports d’avarie se mirent à pleuvoir : le bâtiment ennemi avait enfoncé ses éperons dans les sabords de bâbord.
–––––♦–––––
Le vieil Ekdikos, engagé jusqu’aux tourelles lasers, ouvrit ses tubes frontaux qui donnaient sur le pont, et vomit ses torpilles qui, fauchant sur leur passage des personnels à pied, traversèrent la paroi opposée pour aller exploser dans le vide. Par des trous de cinq mètres de diamètre, l’air respirable s’échappait dans un mugissement assourdissant.
Les auspex du bord évaluèrent la situation. Les torpilles n’avaient pas eu l’efficacité escomptée. Ses canons lasers se mirent alors en action et commencèrent à balayer de leur feu brûlant les survivants et les appareils de chasse. Le prométhium des réservoirs s’enflamma, transformant les cockpits en fournaise. Ekdikos ouvrit alors ses propres sabords dans un grincement que l’air plus rare atténuait. Cherchant désespérément à s’extirper de leurs cabines en feu, les pilotes devinrent des proies faciles pour les premiers tireurs qui sortaient de la corvette.
Le feu des lasers cessa. Ekdikos vomissait à présent un flot incessant de Skitarii et de Cybernetics. Les serviteurs de pont, horrifiés, saisirent ce qu’ils pouvaient comme arme de fortune pour défendre leur vie. Mais que pouvaient-ils face à ces forces entraînées, coordonnées et armées ? Chacun à son tour était éliminé méthodiquement, et réutilisé comme matériau pour bâtir des bastions défensifs de fortune, entassés comme des sacs de sable.
Profitant du répit qui leur était offert dans l’avancée martienne, un groupe d’anciens marins de l’Impérium en uniformes, entra au pas de course dans l’arène, emmenés par un ancien lieutenant. Celui-ci connaissait bien le Mechanicum et ses techniques car il avait combattu à leurs côtés. Il vit le système défensif morbide qu’ils avaient mis au point et eut un réflexe de dégoût. Il constata que le déversement d’hommes et de machines se tarissait progressivement. Une évaluation rapide de la situation lui permit de compter dix à quinze mille unités martiennes. Ils allaient donc au massacre avec ses deux mille marins.
Saisissant le moment d’une explosion due au prométhium sur le sol, il lança une contre-attaque coordonnée. Il avait délégué le flanc gauche à son sergent, lui-même couvrait le droit. La zone leur offrant peu de couvert, il décida de contourner le nid de mitrailleuse, sous le feu des martiens. Il constata avec horreur que certains mécaniciens de la barricade d’humains empilés finissaient d’agoniser. Au prix de lourdes pertes, il lança un assaut sur la place, éventrant les Skitarii de son épée énergétique. De leurs plaies sortaient organes, sang, câbles, tuyaux et étincelles.
Ensuite, il retourna le bolter lourd contre ses anciens propriétaires dans un cri de rage atténué par son masque, lui faisant cracher des rafales fusantes. Tout en balayant l’espace de son feu guerrier, le lieutenant observait son environnement : un groupe d’hommes se rapprochait à découvert, déversant au sol un liquide épais et jaunâtre par bidons entiers. Il dirigea son tir contre eux. Voyant l’ennemi tomber sous ses coups, il exulta : il vengeait ses frères d’armes. Le liquide ne prenait pas feu mais se répandait au sol dans le bastion.
Au bout de quelques minutes, il fut pris d’un hoquet, puis de nausées. Il ôta son masque pour se soulager. « La technique de la rad-cohorte… », se dit-il tandis qu’il vomissait des lambeaux de son estomac dans une mare de sang. Il observa la scène qui l’entourait : ses compagnons irradiés, brûlés de l’intérieur, avaient fait barrage contre l’ennemi, mais ils tombaient maintenant comme des mouches. Ils se vidaient à quatre pattes dans une mare de vomi jaune et rouge. Leurs yeux sanguinolents le fixaient d’un air désespéré. Impuissant, sentant son heure approcher, il lança une supplique d’expiation silencieuse à l’Empereur qui voit tout, et dans un extrême effort il sabota la mitrailleuse puis il s’effondra.
Sa dernière vision fut celle d’une escouade de techno-prêtres et d’un Magos qui s’extirpaient de la passerelle du Havoc en feu, tels des démons sortis de l’enfer. Le temps sembla se suspendre, passer au ralenti. Les sons lui parvenaient étouffés : râles de ses compagnons d’arme, bruits des carabines à radium, cris des ordres… Tout devenait lointain. Un être étrange, mi-machine mi-insecte s’approcha de lui en sautillant (mais était-ce réel ou bien un rêve ?), le regarda de son oeil droit, puis du gauche, posa le pied sur sa tête dans un bruit amusé – Rziii, Rziii, Rziii – puis ce fut le néant, le repos du guerrier.
À la vue de ce robot-tueur, un mot circula de bouche en bouche parmi les renégats, un murmure d’horreur : Vorax ! Ce simple mot générait une onde de panique tandis qu’il commençait son office, froid et méthodique, gambadant d’une unité à l’autre, fauchant et mitraillant sur son passage, émettant des caquètements cybernétiques qui semblaient dus à des engrammes d’exultation.
Des renforts plus hétéroclites arrivaient en un mince filet, les hommes se défendaient d’eux-mêmes contre cet assaillant, car la passerelle était désespérément muette. Chaque vague se heurtait au système du Mechanicus et tombait face à sa progression inexorable, froide et méthodique. Les Cybernetics faisaient des ravages, tuant et entassant les corps en larges couloirs et bastions, préparant une contre-offensive improbable.
Le long du flanc bâbord, une escouade entière de robots guidés par des Compilateurs tentait de pousser Ekdikos dans le vide spatial : en effet, ses moteurs en contrepoussée crachaient un mélange de plasma et de métal fondu. Sa coque chauffée à blanc indiquait une catastrophe imminente. Une autre escouade s’efforçait de refermer les panneaux des sabords, qui cédaient bien trop lentement : les quatre cinquièmes étaient à peine atteints quand une voix puissante envahit tant le Vox que la noosphère, hurlant dans chaque casque :
+ Cassez-vous les petits, j’ai le feu au cul ! Ça va péter ! Je dirai un petit mot de votre part à l’Omnimachin et au dieu-... +
Sa phrase fut coupée par une explosion formidable qui déforma l’adamantium de la coque du Clipper. Un pan entier du vieil Ekdikos pénétra par les sabords entrouverts et balaya tout sur son passage : Kastelans, Skitarii, chasseurs en feu et renégats, les unissant dans la paix sous la forme d’une masse de chair et de métal écrasée contre la paroi opposée.
En voyant le Havoc partir en morceaux, Belisarius Cawl sentit les hormones synthétiques de combats se mêler aux siennes, la folie de la rage guerrière l’envahissait. Ses tentacules de métal se dressèrent, chargés d’énergie scintillante. À cet instant il devint l’ange de la mort, son pistolet Inferno claquait, explosant à bout portant les têtes de ses ennemis. Et tous ceux qui se présentaient, à grands coups de mécadendrites les émondaient.
Aveuglé par la colère d’avoir perdu ce vieux ronchon, il franchit les lignes ennemies formées dans le désespoir. Il était suivi tant bien que mal par les techno-prêtres, T0-Dulus avec ses familiers et Tez-Lar. Au pas de course, fauchant, bousculant, piétinant tous ceux qui s’opposaient à lui, il pénétra dans le poste de commandement.
Longhorn, en voyant ce monstre entrer dans la pièce, ses robes dégoulinantes de sang et d’entrailles, comprit immédiatement que toute résistance était inutile. Pour la première fois de sa vie, il était attaqué au sein même de son sanctuaire. Ses officiers se couchèrent au sol, les mains derrière la tête, après avoir jeté leurs armes.
Lorsqu’il rencontra le regard de Cawl, Longhorn vit sa mort. Il se figea, sidéré, les yeux hagards. Le Magos Explorator s’approcha implacable, porté par une rage macabre, jusqu’à pouvoir le toucher. Deux de ses mécadendrites reculèrent, chauffées à blanc, tandis que les autres le maintenaient fermement de leurs pinces. Longhorn les fixa avec terreur. Il hurla de douleur, d’horreur et de désespoir tandis que les serpents de métal s’enfonçaient lentement dans ses yeux. Il sentit l’odeur de sa propre chair brûler. Il entendit les os de son crâne craquer, la souffrance s’accroissant inexorablement. Il lui sembla que l’agonie durait une éternité avant que l’ombre ne l’emporte.
Il y eut un long silence. Le corps du capitaine restait suspendu par ses orbites crevés et vides d’où giclaient en spasmes sang et cervelle. Tous, immobiles, regardaient, attendaient. Cawl souffla :
«Tu as tué... mon ami…»
Dans un geste de dégoût, il jeta la carcasse de ce capitaine matamore puis, lentement, s’assit sur le fauteuil de commandement. Il ferma les yeux, puis, plongeant ses mécadendrites dans les connectiques d'un geste nerveux, il repéra rapidement le gros des troupes ennemies retranché dans une soute et intima l’ordre à l’esprit de cette machine de les expulser dans l’espace. Docile, le clipper ouvrit ses flancs et des milliers de combattants –ainsi que quelques esclaves – connurent la morsure froide de la mort interstellaire.
Le calme étrange de l’après-bataille s’installa. Tous ces événements n’avaient duré que quelques minutes. Cawl s’accorda enfin un moment de répit pour savourer sa victoire et soupira, gonflé d’orgueil : ’Me voilà promu commandant d’un clipper flambant neuf’.
C’est alors que les alarmes, préalablement désactivées, se mirent à hurler de partout à la fois.
[^1]NDA : Gōng qí wú bèi Chū qí bù yì : Attaque là où l’ennemi n'est pas préparé, surgis là où il ne t'attend pas. Sun Tzu, l’Art de la Guerre