Un coeur si froid

Chapitre 2 : Première discussion ( peut-être à coeur ouvert, qui sait ?)

Par nora65mail

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Brunhilde m'emmène hors de la soirée. Nous passons devant des fontaines et des jardins, tous plus beaux les uns des autres. Elle me conduit jusqu'à l'aile des appartements des invités.

" - Euh... Brunhilde ? Tu fais quoi là ?"

" - Tais - toi et suis moi."

Je déglutis fortement. Elle finit par me ramener dans une chambre.


Elle ouvre la porte et me fais entrer, avant de nous enfermer dedans. Un clic sonore résonne quand elle ferme à clé. Elle se retourne vers moi, la lumière de la lune la rendant particulièrement belle .


" - Bon, maintenant qu'on est à huis clos, tu vas parler franchement et arrêter de te cacher derrière tes blagues de gamines sans humour."

" - Sans humour ? Pardon ? C'est pas ma faute si tu ne sais pas apprécier le vrai humour, bruny."

" - Moi ? Ne pas apprécier ce qui s'apparente clairement à de l'humour d'enfants qui ne savent pas compter jusqu'à dix ? Laisse moi rire."

" - Nostradamus et moi savons compter jusqu'à dix."


Elle souffle, puis fait un pas vers moi, brisant la distance de sécurité qu'elle s'impose tout le temps. Elle me dépasse d'une bonne tête, son parfum de jasmin m'envahissant. Mon coeur accélère discrètement sous mes vêtements.


" - Euh, OK pour discuter, mais recule toi s'il-te-plaît."


Elle se rapproche encore de moi, plaque sa main contre le mur pour me barrer le passage, et me murmure, dans un souffle qui me caresse doucement la joue :


" - Pourquoi ça, te gêne ?"


Je sens le rouge me monter aux joues, je bégaye :


" - N-non, c'es juste que... tu brises mon espace personnel, et j'aimes pas ça."


Elle rapproche son visage du miens, tellement que nous souffle se mélange quasiment.


" - Bon, parlons. Pourquoi t'agis comme ça avec ta bague ? C'est pour remuer le couteau dans la plaie, c'est ça ?"

" - Hein ? " Lui répondis-je, sonnée par sa proximité étouffante et son parfum envoutant.

" - Tu le fais exprès ?"

" - Non non, c'est juste ma manière de te monter que je t'apprécies. C'est tout."


Ses yeux s'écarquillent légèrement, peut-être à cause de mon affront- ou d'autre chose, qui sait ?



Pendant ce temps, au bal....


Nostradamus cherche Freyjà depuis une bonne demi - heure, mais il ne la trouve pas. Il a fait cent fois le tour des invités et il est même allé sur le balcon, mais il ne la trouve pas. Il s'approche d'Aliona.


" - Hey, Ali, t'as pas vu ta soeur ?"

" - Freyjà ?"

" - Oui, ça fait une demi - heure que je la cherche, mais je la trouve pas. Tu sais pas ou elle est partie ?"

" - Ah si si, brunhilde l'a emmenée de force dans l'aile des chambres."


Le visage de Nostradamus s'illumine, de soulagement, et de malice quand Aliona lui fait cette révélation.


" - Merci, j'y cours !"

" - Et ne casse pas la porte !"


Retournons dans la chambre.....



Brunhilde a maintenant son visage à quelques milimètres de celui de Freyjà, nos souffles ne formant qu'un. Mon rythme cardiaque est proche de la syncope, il ferait s'alarmer n'importe quel cardiologue.


" - Alors ? ¨Pas de réponse ? " Me dit Brunhilde, ses yeux descendant un quart de seconde vers mes lèvres, un sourire provocateur et un brin charmeur étirant ses lèvres. Un getse qui me fait rougir de plus belle.

" - Le sud fait la fière, mais dès qu'on s'approche trop; elle se liquéfie sur place, comme c'est mignon."


Soudain, un petit grattement ce fais entendre au niveau de la porte, d'abord imperceptiblement, puis très clairement. Brunhilde se détache de moi, me laissant le temps de reprendre mes idées - et accessoirement mon souffle.


Elle ouvre la porte, Nostradamus se trouvait derrière, une mini longue vue qui permet de voir à travers les serrures et les jumelles sur son dos. Ils s'écrasent sur le sol au moment ou la porte se déveirouille.


" - Oh, non ! Elles allaient s'embrasser, t'as tout gâché Nostradamus" Se plein Amida.

" - Ouais !" Renchéris Amina.

" - Hé, oh, c'est pas ma faute si vous poser le poids de deux camions à deux."

" - Pardon ?!" Répliquent en coeur Amina et Amida.


Je me tourne vers Brunhilde, réprimant un rire face à cette situation. Une veine pulse dangereusement au niveau de son cou.


" - Vous avez cinq secondes pour dégager avant que je ne vous colle de corvée pou récurer les écuries?"

" - HIII ! Fuyons ! " S'écris Nostradamus.


Elle attends qu'il partent, se tourne vers moi, et me dit :

" - Cette discussion n'est pas finie, compris ?"


J'hoche la tête. Elle part.




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