Le sorceleur spécial

Chapitre 46 : L'attaque du Village

Par Blax

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


Bonjour à tous ! Nous commençons enfin l'acte 1 de mon histoire ! Et oui, les 45 chapitres précédents n'étaient que le prologue ! Cette fois-ci, ce sera beaucoup plus mature enfin, j'essaierai. À partir de maintenant, ce sera politique, sombre, les relations beaucoup plus tendues ou sincères, et l'enfance est définitivement finie. Sachez que je n'hésiterai pas à tuer un personnage principal de mon histoire ou de l'histoire de The Witcher si cela permet d'approfondir mon récit.)

---

POV Aiden

Me parlant à moi-même pendant que j'avais le dos et la tête posés contre Nocturne, allongée près du feu de camp qui crépitait devant moi, je dis : "Je me demande comment Ciri réussissait à faire d'aussi beaux dessins," en finissant mon croquis du souvenir de nos adieux. Quand je fermais les yeux, je ne voyais que son sourire triste de devoir partir, et la colère qui montait en moi.

Après cet événement, j'étais revenu à Aretuza juste pour dire à Geralt que je partais.

---

Flashback

POV Aiden

En me téléportant sur le toit, je vis Geralt, seul, m'attendre. En me voyant revenir sans Ciri, il comprit tout de suite et s'avança vers moi, me prenant dans ses bras en disant : "Elle est partie ?" J'acquiesçai sans rendre l'étreinte, et quand il me relâcha, il ajouta : "Ça va aller. Nous allons faire le maximum pour que, quand elle reviendra, elle puisse être libre. On peut commencer par..."

Mais reculant, je le fixai dans les yeux et dis : "Commencer par quoi, Geralt ? Tu sais aussi bien que moi que même si on oublie ceux qui veulent son sang, tous les royaumes veulent Ciri à cause de sa lignée royale. Et tu vas me dire qu'on doit la cacher, c'est ça ?"

Geralt fut surpris par mon ton sec, mais il croisa les bras et dit : "On pourra commencer par ça, mais je suis sûr qu'on finira par l'oublier, et qu'on pourra ensuite se concentrer sur cet Eredin et..."

Je claquai la langue et dis : "Sérieusement, Geralt ?" Il fronça les sourcils, mais je continuai, plus ferme : "Geralt, regarde autour de toi ! Nilfgaard la veut, les royaumes du Nord la veulent, ce foutu Eredin la veut, et sans compter les mages tu crois vraiment que, par exemple, Philippa ne va rien faire ? Même si pour l'instant elle nous a aidés, elle n'est pas notre alliée ! Il faut du concret, Geralt."

Geralt me regarda sérieusement et dit : "Tu connais la position des sorceleurs, on..."

Mais je l'interrompis, en colère : "Au diable la neutralité des sorceleurs, même Vesemir m'a soutenu sur cette décision, lui-même est prêt à arrêter cette foutue neutralité pour moi." Geralt fut surpris que Vesemir m'ait soutenu, mais je continuai, énervé : "Tu ne comprends pas ?! Les sorceleurs disparaissent, les mages seront mal vus après cette attaque, et toi-même tu sais que le monde commence à changer les sorceleurs ne sont même plus vus comme des humains, mais comme de foutus mutants !"

Je ris amèrement et dis : "Tu penses que je vais faire ce que tu dis ? Attendre bien sagement ? Non ! J'ai des objectifs, je dois me bouger le cul pour trouver ces foutus orbes." Geralt tenta de parler : "Des orbes ? Qu'est-ce que..." mais je continuai : "Et je dois faire quelque chose pour que Ciri, quand elle reviendra, n'ait pas besoin de se retourner pour voir que le monde veut encore sa peau !"

Puis je soupirai et dis : "Tu sais quoi ? Tu as raison tu m'avais déjà dit que les sorceleurs ne sont pas censés vouloir changer le monde." Je pris le médaillon de l'École du Loup et ajoutai : "Mais je pense que je n'ai jamais été un sorceleur normal, hein ?" Fixant Geralt, je dis : "Je ne reviendrai pas à Kaer Morhen, pas tant que je n'aurai pas réglé mes affaires." Geralt se tut, puis dit, incertain : "Alors même toi, tu vas partir ?"

Je ne répondis pas tout de suite, puis je souris et, créant une épée de glace avec un fourreau, je la lui donnai en disant : "Pour rembourser ton épée en argent, celle que j'ai cassée pendant le combat contre Gaunter, le temps que tu t'en refasses une." Geralt la prit, et avant de partir, je dis : "Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai eu les meilleurs professeurs, et ce n'est pas comme si tu ne me reverrais plus. Je dois maintenant voyager moi-même et accomplir mes objectifs. Je reviendrai un jour à Kaer Morhen, ne t'inquiète pas et à ce moment-là, j'aurai beaucoup d'histoires à raconter."

Puis, avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, je me téléportai dans les couloirs saccagés d'Aretuza. Marchant à la recherche des appartements de Ciri, je vis une femme défigurée attendre devant une porte.

En me voyant, elle fut surprise, mais je m'approchai d'elle avec précaution, au cas où. Elle dit : "Tu dois être Aidy, c'est ça ?" Je la regardai, surpris, et dis : "Comment...", puis je secouai la tête et demandai : "Comment tu l'as su ?"

Elle rit doucement et dit : "Ciri t'a vraiment bien décrit tu ne montres même pas de dégoût envers mon visage." Elle sourit et s'inclina, tenant un pan de sa robe, et dit : "Je m'appelle Lydia van Bredevoort, j'étais la meilleure amie de Ciri. Est-elle...?"

Je me tus, sans vraiment savoir si je pouvais lui dire la vérité. Voyant cela, elle garda son sourire sans se vexer et dit : "Je comprends. J'espère qu'un jour je pourrai te montrer que je suis sincère." Elle s'approcha de moi ma main se posa instinctivement sur le pommeau de mon épée rangée mais elle ne s'en vexa pas non plus. S'arrêtant devant moi, elle dit : "À une prochaine fois, Aidy," puis elle me dépassa et s'en alla.

La voyant disparaître au tournant du couloir, je regardai la porte devant laquelle elle se tenait. En m'approchant, j'ouvris la porte et découvris la pièce dans un désordre pas possible je pouvais voir au sol les vêtements de Ciri. Je souris faiblement et fis quelques pas, essayant d'imaginer comment Ciri vivait ici. Je l'imaginais bien assise sur cette chaise, que je redressai, en train de se frotter les cheveux devant le bureau en désordre que j'examinai, ce qui me fit sourire à nouveau.

Après quelques secondes, je remarquai un carnet de dessins au sol. En m'accroupissant pour le ramasser, je l'ouvris : la première page était littéralement un dessin de moi, plus jeune, endormi lors d'une de nos sorties dans les plaines avec Nocturne. Je souris et continuai à feuilleter les différents dessins de Ciri parfois c'était Geralt, d'autres fois Triss et Yennefer, d'autres encore une femme devant un tableau donnant un cours, ou la femme que j'avais vue, nommée Lydia, qui souriait. Le dernier dessin représentait une lune.

Devinant l'angle depuis lequel elle avait dû dessiner, je m'approchai de la fenêtre et regardai le ciel où le jour commençait à poindre. En frottant le rebord de la fenêtre, je murmurai : "Tu devais souvent te mettre ici, pas vrai ?"

J'entendis alors une voix féminine derrière moi, me faisant me retourner, et je vis Triss, couverte de bandages, sourire : "Oui, elle s'y mettait souvent."

Je ne voulais pas voir Triss non pas par colère, mais parce que ça a toujours été difficile pour moi avec elle. J'adore discuter avec elle et passer du temps en sa compagnie, mais c'est le fait de ne pas encore savoir comment accepter qu'elle soit si douce envers moi.

Triss s'approcha doucement et dit : "Je pensais te revoir revenir, mais quand je suis remontée sur le toit, j'ai vu Geralt assis sur le sol, tenant l'épée que tu lui as faite. Il m'a tout expliqué."

Je m'excusai : "Triss, je..." mais à ma surprise, elle me prit dans ses bras même si j'étais plus grand qu'elle et dit : "Ne t'excuse pas, pas auprès de moi. Même si ça faisait des années qu'on ne s'était pas vus, je n'ai jamais oublié comment tu étais petit, ni toutes nos séances d'entraînement."

Elle se décala et posa doucement ses doigts sur la cicatrice à mon œil, disant : "Mmh, tu es sérieusement blessé ici, mais je suppose qu'on pourra en discuter quand on se reverra." Elle me regarda dans les yeux et dit sincèrement : "Aiden, peu importe tes choix, Geralt et moi te soutiendrons toujours, et Kaer Morhen même Aretuza sera toujours ton chez-toi."

Je la regardai, incertain, et dis : "Ici ?" Elle acquiesça et, s'asseyant sur le rebord de la fenêtre, dit : "Oui. Yen est en train de rassembler le conseil et de ramener les étudiants ici. Quand je l'ai vue, elle m'a dit qu'elle comptait s'occuper des mages avec mon aide, et celle de Philippa malgré tout, car elle reste l'une des meilleures magiciennes et des plus anciennes ainsi que Margarita et d'autres mages chevronnés. Elle compte bien montrer que cette attaque n'a pas affaibli les mages, mais les a rendus plus dangereux."

Triss soupira et dit : "Même si ça m'inquiète, je crois que Yen forcera le conseil à montrer, avec le temps, que si ça marche, les mages deviendront une troisième faction dans ce monde." Puis elle se tourna vers moi et ajouta : "Mais oui, ici sera chez toi. Tout le monde ici saura que c'est grâce à toi que Margarita, Yen et Philippa ont réussi à tenir face à Gaunter jusqu'à ce qu'il disparaisse de lui-même même si ce n'était qu'un clone à faible puissance, déjà affaibli par le sacrifice de Tissaia. Alors oui, Aretuza t'accueillera toujours."

J'acquiesçai et dis : "Merci, Triss." Elle secoua la tête en souriant : "Non, merci à toi et à Ciri d'être entrés dans nos vies, à moi, à Geralt et à Yen. Prends juste soin de toi et..." elle me tendit un cristal, "...c'est un cristal de communication, si tu as besoin d'aide malgré tout n'hésite jamais, peu importe ce que c'est." J'acquiesçai et le pris, puis je regardai Triss et dis : "Merci, vraiment." En partant, je me retournai juste assez pour la voir garder son sourire, avant de me téléporter.

Fin du Flashback

---

POV Aiden

Le hennissement de Nocturne me réveilla de mes souvenirs. Amusé, je lui donnai une pomme en disant : "Tu vas grossir si tu continues à manger comme ça, ma belle." Elle hennit, vexée, ce qui me fit rire, et regardant le ciel nocturne, je dis : "Ça fait quelques mois elle me manque aussi. Mais je dois aller à Toussaint pour les rumeurs que j'ai entendues sur une certaine sphère ressemblant à des feuilles. Même si c'est peut-être une arnaque, c'est la meilleure piste que j'aie depuis des mois."

Rangeant le carnet de dessins de Ciri dans ma sacoche, je me redressai légèrement et, tout en entretenant mes armes, je marmonnai pour moi-même : "Comme dirait Vesemir, un sorceleur doit toujours entretenir ses armes, car ce sont les seules qui ne vous trahiront jamais."

Alors que le silence régnait, seulement troublé par le crépitement du feu de camp et le frottement de ma lame, j'entendis des cris et sentis une odeur de fumée. En me tournant, je vis une immense colonne de fumée s'élever. Je me relevai, rengainant mes armes, réveillant Nocturne qui se redressa aussitôt. J'écrasai les braises de mon camp et, montant sur Nocturne, je dis : "Allez, on y va," puis je galopai vers la fumée.

J'y trouvai un village en train d'être attaqué par des bandits des femmes sortaient de leurs maisons pendant que leurs maris étaient forcés d'assister aux horreurs.

Arrivant en quelques secondes, je descendis de Nocturne et lui tapotai les flancs pour la faire partir en sécurité. Je dégainai seulement mon épée. Un bandit, me voyant, fonça sur moi j'esquivai facilement son coup d'épée, et ma lame courte lui trancha la gorge. Je continuai à marcher vers le centre du village. D'autres bandits tentèrent de m'attaquer, mais la plupart finirent empalés par ma magie de glace ou décapités. En même temps, j'utilisais ma magie de neige pour éteindre les incendies. Les villageois se précipitèrent hors du village en me remerciant, mais je continuai d'avancer.

En tuant l'un des derniers sbires du chef des bandits, je fis rouler sa tête aux pieds de celui-ci, qui se mit à trembler des mains. J'allais m'approcher pour en finir, mais à ce moment-là, une femme en armure de cuir fonça par-derrière sur le chef et lui sauta dessus, le poignardant plusieurs fois au torse. Il cracha du sang et parvint juste à tourner la tête vers celle qui l'avait poignardé je vis dans ses yeux de la surprise et une colère de trahison, avant qu'il ne meure.

Après que la femme eut tué le chef des bandits, je pus mieux la voir : cheveux noirs corbeau, yeux bleus perçants, et une armure de cuir noire qui me fit froncer les sourcils. Quand elle se releva pour s'approcher de moi, mon épée se retrouva sur sa gorge, et je dis froidement : "Qui es-tu ?"

La femme, surprise, lâcha son couteau et dit, souriante : "Je ne..." mais je l'interrompis en la faisant légèrement saigner au cou. Je vis alors ses yeux virer brièvement au vert éclatant, et surtout, de légers crocs de vampire apparaître. "Tu es un vampire ? Et ne fais pas l'innocente, ce bandit t'a reconnue."

Elle soupira : "Il a été inutile jusqu'au bout, celui-là. D'abord, je ne suis pas un vampire, mais un rejeton, et pour le prénom, je m'appelle juste Claire." Je fronçai les sourcils et dis : "Bizarrement, j'ai du mal à te croire sur ton prénom. Et un rejeton ?"

Elle sourit et dit : "Tu peux croire ce que tu veux, chérie. Pour rejeton, je comprends que tu ne saches pas après tout, les rejetons restent généralement avec leur créateur. Mais moi, j'ai eu de la chance : il n'a pas trop apprécié mon comportement et m'a rejetée. Bref, au lieu de continuer à tenir cette épée, et si on discutait, Aiden de Cintra ? Mmh ?"

Je fronçai les sourcils et dis : "Comment me connais-tu ?" Elle sourit : "J'aurais bien pu dire que c'est parce que des rumeurs, depuis plusieurs mois, parlent d'un certain sorceleur aux cheveux blancs et aux deux yeux de couleurs différentes mais ce serait te mentir. Alors je vais juste te dire qu'un certain représentant du chaos nous a parlé de toi. Si tu veux en savoir plus, baisse ton épée je suis sûre d'avoir des informations intéressantes pour toi."

---




Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés