On vint le prévenir que le Loup Blanc venait de franchir les portes de Tirënnog.
Bastien fut aux écuries avant lui.
Il s'installa contre le montant d'un box, les bras croisés, et attendit avec l'air de quelqu'un qui avait mieux à faire. Il n'avait rien de mieux à faire…
Deux gardes elfiques courtois et inflexibles avançaient de chaque côté. Entre eux, Geralt arriva sur Ablette.
Les gardes s'éclipsèrent dès qu'ils le purent avec un soulagement non dissimulé.
Ils avaient accompli leur mission : escorter le Gwynbleidd sans incident diplomatique.
Bastien s'approcha de la jument avant même que Geralt n'en descende, lui tendit la main. Elle renifla, accepta le contact avec la condescendance royale de quelqu'un qui fait une faveur.
— Toujours aussi aimable... dit-il, et en aparté, plus proche de son oreille : comme ton maître…
— J'ai entendu, dit Geralt sans se retourner, occupé à détacher ses fontes de selle.
Ablette le regarda de son grand œil sombre et courba l'échine. Bastien lui gratta l'encolure avec douceur.
Geralt jeta un œil alentour : les murs en bois vivant, les lianes qui couraient le long des poutres, l'odeur de résine et d'herbe fraîche n'avait rien à voir avec une écurie ordinaire.
Une fois sa reconnaissance achevée, il se retourna vers Bastien et planta son regard dans celui de son élève.
Ce dernier s'était adossé contre le box d'Ablette, les bras croisés, avec cette expression mi-amusée, mi-coupable que le vieux sorceleur avait appris à reconnaître comme le préambule systématique d'une très mauvaise surprise.
— Tu es en retard, dit Bastien.
Geralt ne releva pas l'impertinence de son élève.
— Pourquoi m'a-t-on escorté ?
— Parce que je t'attendais !
— Bastien... ne fais pas l'innocent. Qu'est-ce que tu as encore fait ?
— Je t'ai attendu !
— Bastien.
Cette fois, le jeune homme comprit que la patience du vieux loup avait ses limites.
— J'ai… comme qui dirait… sorti quelqu'un d'un arbre… leur arbre… l'Arbre-Monde.
Un silence.
Geralt le regarda. Regarda les écuries. Regarda son élève à nouveau.
— Comment ça ?
— Avec… mes mains…
— Avec tes mains ?
— Oui… Avec mes mains !
Le vieux sorceleur soupira, renonçant visiblement à chercher plus loin. Pour l'instant.
— Et cette personne est...
— Élisabeth Armann de la Maison Aen Tír. La reine légitime du royaume d'Elydorn. Enfermée dans l'arbre depuis un siècle. Elle avait fusionné avec lui pour le sauver…
Un silence.
— Merde. Il marqua une pause. Une reine.
— Oui.
Le silence dura plus longtemps cette fois. Geralt prit une lente inspiration par le nez, du genre de celles qu'il réservait aux situations qui dépassaient sa capacité habituelle de résignation.
— J'ai agi… par instinct, se justifia Bastien avant même que son maître ne réponde. Je n'avais pas prévu que... enfin. Elle m'est tombée nue dans les bras !
Les yeux d'ambre se plissèrent légèrement. Une fraction de seconde.
— Et nue en plus.
Un temps.
— Tu ne fais pas les choses à moitié.
Bastien eut un sourire bref, tranquille, absolument sans repentir.
— Jamais.
Geralt l'observa encore un moment avec les yeux de quelqu'un qui fait le calcul du désastre diplomatique et réalise qu'il est trop tard pour changer quoi que ce soit. Il confia Ablette à un palefrenier elfe qui s'approchait avec la prudence de quelqu'un qui n'avait jamais vu de jument humaine de près.
C'est alors que la fameuse reine Élisabeth Armann de la Maison Aen Tír traversa le jardin. Le timing n'aurait pas été meilleur s'il s'était agi d'un roman ou d'un conte.
Le jardin bordait les écuries, une terrasse suspendue entre deux arbres maîtres, des fleurs sauvages partout. Elle allait d'un pas décidé, une pile de parchemins sous le bras, parlant à voix basse avec un conseiller qui trottait pour suivre son rythme. La lumière du matin faisait ce qu'elle faisait toujours avec ses cheveux, les brûler d'un bel éclat d'octobre.
Elle leva les yeux vers les écuries.
Trouva Bastien. Son visage s'éclaira de ce sourire qui apparaissait toujours lorsqu'elle le voyait.
Puis ses yeux glissèrent vers l'homme qui se tenait à côté de lui.
Elle s'arrêta.
Pas longtemps. Juste ce qu'il fallait pour que ce soit délibéré. Elle dit quelque chose à voix basse à son conseiller, qui s'écarta aussitôt, et s'approcha de la barrière du jardin.
— Geralt de Riv, dit-elle simplement. Je suis heureuse que vous soyez arrivé sain et sauf.
Une pause. Ce regard qui évaluait sans en avoir l'air.
— Je regrette de ne pouvoir vous accueillir comme il se devrait. Pardonnez-moi... j'ai un siècle de retard à rattraper.
Un sourire bref mais sincère. Elle fit quelques pas, puis se retourna.
— J'espère que vous vous joindrez à nous pour le dîner, Geralt.
Sans attendre sa réponse, elle reprit sa route.
Geralt la regarda disparaître au détour de la passerelle.
Une fraction de seconde. Imperceptible pour quiconque ne le connaissait pas depuis des années.
— Hmm.
— Ne dis rien, dit Bastien.
— Je ne dis rien.
— Je vois ta tête.
— Ma tête est parfaitement neutre.
Une pause.
— Petite pour une elfe.
— Elle est mi-elfe. Mi-humaine. Mi-divine. Longue histoire…
Geralt se retourna vers les écuries. Mais Bastien vit, juste avant qu'il ne se détourne, cette chose fugitive traverser le regard d'ambre de son mentor, vite apparue, vite effacée, comme une carte qu'on montre par accident et qu'on remet immédiatement dans le jeu.
— Tu as de la chance, dit le Loup Blanc à voix basse. Que ce soit toi qui l'aies trouvée...
Ces mots étaient, de la part de Geralt, beaucoup.
Bastien ne répondit pas. Il sourit discrètement. Oui, il avait eu de la chance. Et finalement, ça ne s'était pas si mal passé !
Ils se mirent en marche vers le palais, côte à côte, laissant le palefrenier seul face à son étrange fardeau, une brosse à la main et un air de profond désarroi, visiblement convaincu qu'Ablette allait le mordre au moindre faux geste.
Geralt ralentit, à peine, le temps d'un battement.
Sur la passerelle, un elfe vêtu de noir attendait, à distance respectueuse, que la reine ait fini son échange.
Il ne s'approcha pas. Il ne dit rien.
Ses mains étaient jointes dans son dos. Parfaitement immobiles.
Ses yeux, eux, ne l'étaient pas. Ils suivaient chaque mouvement de la souveraine sans en perdre une miette.
Geralt connaissait ce regard. Il l'avait déjà vu, chez des rois, chez des seigneurs. Chez n'importe quel homme, en réalité, dès qu'une femme qu'il n'avait pas su garder repassait devant lui.
Il regarda l'elfe. Puis Bastien. Puis Elisabeth, qui riait à quelque chose que son conseiller venait de dire.
Personne, à part lui, ne semblait rien voir.
Pour Geralt, c'était l'évidence même.
Des guerres avaient éclaté pour moins que ça.
Il ne dit rien.
Il reprit sa marche.
Depuis ses exploits avec Mustravelin, le sorceleur montait régulièrement à la tour des mages pour aider les elfes à comprendre comment il avait pu sortir Elisabeth de l'Arbre.
Mais il le faisait à ses propres conditions : pas plus de deux heures, et sans perte de temps inutile.
C'est ainsi qu'il avait fait la connaissance de Lyriel.
Elle paraissait jeune... pour une elfe. Ses cheveux blonds, attachés à la va-vite, laissaient échapper quelques mèches qu'elle repoussait sans y penser, d'un geste distrait de quelqu'un qui a mieux à faire que s'en soucier. Une beauté douce, sans éclat calculé.
Elle gardait ses distances. Polie, précise, réservée, comme on l'est quand on a décidé une bonne fois pour toutes que rien ne devait déborder du cadre du travail.
Sauf, apparemment, avec Bastien.
Pas si étonnant, songea-t-il, pas peu fier. Un sorceleur venu de l'ouest, aux manières franches, devait détonner dans une cité où même les silences suivaient un protocole.
Cela dit, il devait bien s'avouer que ce genre d'effet ne se limitait jamais vraiment à un seul type de regard. Ni à un seul genre, d'ailleurs.
Il avait d'ailleurs fallu s'habituer à beaucoup de choses, ces derniers jours. À commencer par la tour elle-même.
La tour des mages n'était pas une tour.
C'était ce que Bastien avait mis deux jours à comprendre. Il cherchait des murs de pierre, des escaliers, quelque chose qui ressemblait à ce qu'il connaissait. Il avait trouvé autre chose : un quartier entier suspendu entre les branches des arbres les plus anciens de Tirënnog, à mi-hauteur entre la cité et le ciel. Le Sommet Suspendu, l'appelait-on. Les plateformes y étaient faites de bois vivant guidé par des décennies de magie patiente, reliées par des ponts de lianes qui pulsaient légèrement sous les pas, pas désagréable, juste inattendu.
L'air y était différent. Chargé d'ozone et de quelque chose de sucré qu'il n'aurait pas su nommer, de la sève, peut-être, ou l'odeur particulière que laisse la magie ancienne quand elle s'accumule au même endroit depuis trop longtemps. On avait la sensation étrange de flotter, même les pieds bien posés sur le bois. Ses sens de sorceleur s'y maintenaient en alerte permanente, pas par danger, juste par stimulation constante.
Les cristaux incrustés dans l'écorce des arbres diffusaient une lueur bleutée et changeante qui n'avait rien à voir avec la lumière ordinaire. Ils réagissaient à la présence des mages, s'intensifiant légèrement quand Lyriel passait près d'eux, se stabilisant quand elle s'arrêtait. Avec Bastien, ils faisaient quelque chose d'autre, quelque chose d'irrégulier, de moins prévisible, que Lyriel notait chaque matin dans ses registres sans commentaire.
Cela faisait déjà une bonne heure que l'ancien régent et désormais bras droit de la reine, Aethryu Du'hael vae Kharis, était présent à la tour.
Il se tenait près de la fenêtre, les mains dans le dos, pendant que Lyriel lui présentait ses observations. Elle parlait avec cette précision sèche des gens qui aiment les faits et n'ont que faire des ornements.
— Pour conclure, sa connexion à la magie est… atypique. Pas construite. Pas apprise. Elle est là, à l'état brut, comme quelque chose qui existait avant lui et qu'il n'a jamais eu à développer.
— Comparable à la nôtre ?
— Non. Elle marqua une pause. Plus ancienne. Comme si… comme si quelqu'un avait planté une graine il y a très longtemps et qu'elle avait poussé sans jardinier.
Aethryu ne dit rien. Il regardait par la fenêtre la cour du palais en contrebas.
— Et ses Signes ?
— Incontrôlables sous l'émotion. Mais quand il se calme... Les sorceleurs, contrairement à nos mages, ne se limitent jamais à une seule discipline. N'importe lequel d'entre eux peut manier le feu avec Igni, l'air avec Aard, et jusqu'à forcer une âme simple à leur obéir avec ce qu'ils appellent Axii. Ce n'est donc pas cela qui distingue vraiment celui-ci.
— Alors quoi ?
— Sa magie. Elle a tendance à…
Elle hésita, ce qui ne lui ressemblait pas.
— À avoir sa volonté propre. Ce n'est pas de la technique. C'est quelque chose d'autre. Quelque chose que nous ne comprenons pas, peut-être dû à sa nature mutante.
— Intéressant, dit l'ancien régent.
Il avait dit ça exactement comme on dirait : « Comme prévu. »
— Il viendra ce matin ?
— Il vient tous les matins depuis plusieurs jours.
Ça confirma ce qu'il savait déjà.
— Bien.
Il attendit.
Bastien arriva dix minutes plus tard, avec cette façon qu'il avait d'entrer dans une pièce comme si elle lui appartenait déjà, pas d'arrogance calculée, juste cette aisance naturelle d'un corps habitué à s'adapter à n'importe quel terrain.
Il s'arrêta net en voyant Aethryu.
S'il avait été dans le corps du Chat, il se serait mis à grogner, se dit-il.
— Oh… Bonjour, votre seigneurie. Je ne savais pas que vous étiez là.
— Je suis autant surpris de vous croiser, dit l'elfe avec ce sourire qui n'atteignait pas tout à fait ses yeux argentés. Je ne fais que passer.
Un mensonge parfait. Poli. Invérifiable.
Lyriel s'écarta discrètement vers ses notes, à l'autre bout de la plateforme qui semblait flotter dans l'air chargé de magie, les laissant à leur discussion.
Bastien regarda Aethryu une seconde de trop, ses sens de sorceleur cherchant quelque chose, sans pouvoir mettre le doigt dessus, puis haussa imperceptiblement les épaules et se dirigea vers l'espace de travail habituel.
— On continue là où on s'est arrêtés hier ? demanda-t-il à Lyriel.
— Si vous voulez bien.
Depuis cinq minutes, il sentait le regard d'Aethryu dans son dos. Ça l'exaspérait.
Il se concentra. Tendit les mains. Laissa le Signe monter : pas comme le faisait Geralt, pas ce geste précis, cette intention projetée comme on lance une pierre. Chez lui, c'était autre chose. Le feu n'avait pas besoin qu'on lui explique quoi faire. Il était déjà là, quelque part en dessous, et il suffisait de l'autoriser à sortir.
Une boule de feu opalescente prit forme entre ses paumes, pas le rouge ordinaire d'un Igni standard. Quelque chose de plus étrange, de plus laiteux, qui pulsait légèrement comme si elle respirait. Les cristaux dans l'écorce autour de lui réagirent d'un coup, s'intensifiant, changeant de teinte, passant du bleu au blanc dans un halo qui n'était pas prévu.
Lyriel leva les yeux de ses notes. La surprise se lut sur son visage.
Il lança.
La boule fusa vers la statue qui se dressait à l'autre bout de la plateforme, sûrement un ancien elfe royal aux traits sévères, les bras levés vers un ciel de bois et de feuilles dans une ultime supplique. Elle allait la frapper de plein fouet.
Mais elle fit demi-tour.
D'un geste précis, presque nonchalant, Bastien en modifia la trajectoire sans ralentir. La boule revint en arc parfait, rasant la tête de Lyriel qui se baissa d'instinct, frôlant l'épaule d'Aethryu qui fit de même.
La sphère disparut à quelques centimètres du régent dans un éclat aveuglant et sourd, comme aspirée sur elle-même.
Le silence revint.
Bastien se retourna, parfaitement satisfait de lui-même. Il ne cherchait absolument pas à le dissimuler.
Lyriel se redressa. Elle nota quelque chose dans son registre, frénétiquement, avec l'application de quelqu'un qui avait beaucoup à écrire.
Aethryu se redressa aussi. Pas un cheveu dérangé. À peine quelques plis défaits. Les yeux argentés posés sur Bastien avec cette expression indéchiffrable qui n'était ni de la colère ni de l'admiration, mais quelque chose entre les deux que Bastien n'avait pas encore de mot pour nommer.
— Impressionnant, dit le régent.
Un mot. Parfaitement neutre.
Ce qui, venant de lui, pouvait vouloir dire n'importe quoi.
Bastien croisa les bras sur son torse.
— Vous trouvez ? Votre magie n'a rien à envier à la mienne, d'après ce que j'ai pu voir.
Aethryu prit le temps de refaire les plis de sa tunique noire avant de répondre.
— Votre magie, sorceleur, ne ressemble à rien de ce que produisent habituellement les humains. Il inclina légèrement la tête. C'est plus… organique. Comme si vous ne projetiez pas quelque chose vers l'extérieur, mais que vous laissiez quelque chose qui est déjà là se manifester.
Bastien le regarda. Il n'avait pas prévu d'être intrigué. Il l'était quand même.
— C'est une façon de voir les choses...
— C'est la façon exacte de voir les choses.
L'elfe en noir se tourna vers sa compatriote et, en la désignant, continua.
— Lyriel pense que votre connexion à la magie précède votre Transformation. Qu'elle était là avant. Qu'elle attend toujours.
Bastien ne répondit pas.
— Vous avez des origines elfiques ? demanda Aethryu, comme si c'était la chose la plus anodine du monde.
— Pas que je sache.
— Je vois.
Ce « je vois » resta en suspens dans l'air. Ce fut à ce moment précis que la mage décida qu'il était temps de s'éclipser, se souvenant sûrement qu'elle avait des choses plus urgentes à faire que de se retrouver entre les deux-là.
Un silence s'installa. Aethryu le laissa s'installer, il avait tout le temps.
Il prenait toujours le temps.
— Vous comptez rester longtemps ? dit-il enfin, le regard toujours sur la cour en contrebas.
La question prit Bastien au dépourvu.
— Je… on verra.
— La Voie, dit-il, pensif. Pardonnez mon ignorance, vos coutumes me sont peu familières. Si je comprends bien, vous alternez entre les contrats durant les saisons clémentes et une retraite hivernale dans votre forteresse ?
— C'est ça.
— Et cette forteresse se trouve loin d'ici. Plusieurs mois de voyage, j'imagine.
— Oui.
Bastien répondait par économie de mots. Le ton de la conversation se voulait anodin, mais le regard de l'elfe disait autre chose.
— Je trouve ça passionnant. Nous ne sommes pas un peuple de grands voyageurs, voyez-vous. Comment se nomme-t-elle, votre forteresse ? Je l'ai sur le bout de la langue, mais…
— Kaer Morhen. Il coupa court à cette mascarade. Nord-est du royaume de Kaedwen.
Bah voyons, comme si ça t'intéressait, se dit Bastien.
Il marqua un temps puis, prit un air narquois :
— Votre seigneurie compte-t-elle nous rendre visite ?
Aethryu rit. Un rire qui sonnait comme le tintement d'une épée qu'on sort de son fourreau.
— Moi ? Non… mais une autre pourrait se laisser tenter.
Sur ces mots, Aethryu tourna les yeux vers la fenêtre. Dans la cour du palais en contrebas, Elisabeth conversait avec une délégation quelconque.
Bastien suivit son regard malgré lui.
Ils restèrent ainsi à observer Elisabeth beaucoup trop longtemps au goût du sorceleur, qui allait s'en aller quand l'elfe commenta :
— Elle a beaucoup de travail. Un siècle à rattraper. Elle va avoir besoin de soutien.
Quelque chose se posa dans la poitrine de Bastien. Pas lourd. Juste là. Comme une pierre qu'on pose délicatement et qui ne fait pas de bruit en atterrissant.
— Bon. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.
Il s'inclina légèrement, courtois, impeccable, et quitta la pièce.
Si cette histoire vous plaît, n'hésitez pas à me laisser un petit mot. Quelques lignes, un simple ❤️ ... ça fait toujours énormément plaisir et c'est la plus belle des motivations pour continuer cette aventure avec vous.
À très vite pour la suite ! 🌳🐺