Nouvelles d'une galaxie lointaine, très lointaine

Chapitre 16 : La naissance du Général Grievous

Par DarkSpielberg

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


21 ans avant la bataille de Yavin


Qymaen jai Sheelal était un homme heureux, ou plutôt un Kaleesh heureux. Il vivait paisiblement avec sa femme et ses trois enfants et faisait partie des guerriers d’élite du chef du clan.

Un soir, alors qu’il rentrait chez lui, il vit de la fumée s’élever au loin. En se rapprochant, il vit plusieurs maisons en feu, dont la sienne. Il se précipita dans le brasier, appelant sa femme et ses enfants de toutes ses forces, sans réponse. Ils n’étaient pas là. Une explosion le projeta à l’extérieur. D’autres explosions éclatèrent tout autour de lui. De l’épaisse fumée devant lui émergea une centaine de soldats clones. Il les supplia de l’aider à retrouver les siens mais ils ne s’arrêtèrent pas une seconde et foncèrent de l’autre côté du village où un autre centaine de superdroïdes de combat bataillait déjà avec un autre bataillon. Les vaisseaux s’écrasaient, les droïdes explosaient. La guerre des clones venait de s’étendre à Kalee et ne tournait visiblement pas à l’avantage de la République. Qymaen jai Sheelal se fraya un chemin à travers le chaos, cherchant les siens et abattant les droïdes qui croisaient son chemin de tous les côtés avec une rapidité foudroyante. Jusqu’à ce qu’il se retrouve définitivement encerclé, les blasters pointés sur lui.

- Mains en l’air ! Lança la voix synthétique de l’un des droïdes.

- Où est ma famille ?

- Toute opposition a été éliminée.

- NON !!!

Envahi par la rage et n’ayant plus rien à perdre, il ouvrit le feu, abattant deux droïdes. Dans une série de réflexes incroyable, il parvint à éviter les tirs et à abattre de nombreuses autres machines, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucune autour de lui. Il reprit son souffle après l’effort et se mit en marche vers l’astroport pour trouver un vaisseau et fuir de là. Une explosion le projeta au sol et une intense douleur monta de ses jambes transpercées d’un tir lourd. Un droïdeka avançait derrière lui, l’arme encore fumante, vite rejoint par d’autres droïdes de combat.

Qymaen jai Sheelal fut vaincu. Mais il ne fut pas exécuté sur place. On ordonna aux droïdes de l’amener à bord du vaisseau de commandement : La main invisible. 

Au sommet du croiseur, dans la vaste salle d’observation, il fut déposé aux pieds d’un fauteuil dans lequel était assis un homme âgé dont il avait vu le visage plus d’une fois dans les clips de propagande des séparatistes : Le Comte Dooku.

Le Kaleesh remarqua que l’homme portait un sabre laser à sa ceinture. Un Jedi ?

- Vos attitudes exceptionnelles au combat ont su retenir mon attention, dit l’homme. Tous ces droïdes à vous seul et sans la Force, une sacrée prouesse.

- Relâchez-moi immédiatement !

- C’est mon intention. J’aurais besoin de vous dans mes rangs. Votre force et vos réflexes seront plus qu’utiles pour notre cause. En retour, vous aurez tout ce que vous souhaiterez.

- Je veux revoir ma femme et mes enfants et ça, vous ne pouvez pas me le donner, répondit le Kaleesh les larmes aux yeux.

- Ils sont encore en vie.

Le chagrin profond fit place à la surprise totale.

- En vie ?

- Ils étaient parmi nos prisonniers. Quand j’ai su qu’il s’agissait des vôtres, j’ai demandé à les déplacer ailleurs. Ils sont sur l’un de nos croiseurs en route vers nous à l’heure où je vous parle.

Qymaen jai Sheelal fut immensément soulagé.

Un droïde de combat arriva.

- Monseigneur, le croiseur Indépendance a été abattu par un Acclamator de la République

- Non… fit Dooku, horrifié.

- Quoi ? Interrogea Qymaen jai Sheelal.

- C’était dans ce croiseur que se trouvait votre famille.

Son univers s’effondrait, à nouveau, mais cette fois pour de vrai et irrémédiablement.

- NON !!!

- Je suis désolé, lui dit Dooku, faussement compatissant. Si je peux faire quoi que ce soit...

- Où se trouve cet Acclamator ? Demanda le Kaleesh furieux.

- Il a fui en hyperespace, vers Utapau, selon nos calculs, répondit le droïde en présence.

- Ils paieront !

- Permettez-moi de… Commença Dooku.

- NON ! Restez en dehors de moi, Comte ou vous serez le prochain à mourir !

- Comme il vous plaira. La navette que j’avais fait préparer pour vous ramener avec votre famille est à votre disposition. Elle vous mènera jusqu’à Utapau, l’officier de pont va vous y mener.

Qymaen jai Sheelal tourna les talons pour suivre le droïde. Arrivé à la navette, le droïde se mit sur le côté pour laisser passer le Kaleesh qui le remercia d’un poing en plein poitrail qui lui arracha les circuits et le fit s’éteindre à jamais. Il haïssait les droïdes.

Il décolla quelques instants plus tard, Dooku regarda la navette s’éloigner.

« Que vous le vouliez ou non, vous m’appartenez désormais ».


Lorsque Qymaen jai Sheelal arriva en vue d’Utapau, il chargea son blaster, prêt à se battre avec toute la force de sa haine envers ceux qui avaient tués les siens. Soldats, Jedi, ils connaîtraient une souffrance comme ils n’en avaient jamais connue !

L’ordinateur de bord s’affola soudain sans aucune raison. Plus aucun contrôle ne fonctionnait et la navette fonçait à toute allure vers la surface de la planète. Qymaen jai Sheelal comprit alors que Dooku s’était joué de lui. Il n’avait jamais détenu sa famille, il s’en fichait bien. Il s’agissait juste de l’avoir, d’une façon ou d’une autre. Ce que le Kaleesh ignorait, c’est que le Sith ne voulait pas de lui sous sa forme actuelle.


La navette se consuma en franchissant l’atmosphère. La boule de feu termina sa course au fond d’un canyon profond de la planète, situé près de la capitale.

Lorsque Qymaen jai Sheelal reprit, brièvement, ce qu’il restait de ses esprits, il entendit juste une voix dire :

« Emmenez-le au centre médical et traitez-le comme il convient ».

Et ce fut le silence dans le noir total.


Lorsqu’il rouvrit les yeux, il comprit que quelque chose avait changé. il se sentait lourd, très lourd.

Il prit conscience de son environnement : Un centre médical d’Utapau.

Il puait le bacta. On l’avait sûrement extrait d’une cuve très récemment. Juste avant qu’il ne reprenne conscience.

Il regarda ses mains, elles n’étaient plus faites de chair mais de plasto-céramique.

Son corps n’était plus celui d’un être vivant, mais d’un droïde ! Il était devenu ce qu’il haïssait !


Debout, à côté de ce qui fut Qymaen jai Sheelal, le Comte Dooku admirait sa créature. Une machine à tuer parfaite qu’il initierait personnellement aux arts du sabre laser pour éliminer les Jedi. Et tout cela sans poser de questions, ni ressentir tôt ou tard le poids du passé. La mémoire du Kaleesh avait été effacée en majorité, profondément modifiée sur le reste et remplacée par divers éléments, choisis par le Comte, pour accroître les talents et la férocité au combat de l’individu, dont il ne subsistait de l’être organique, que l’essentiel pour fonctionner. Dooku était fier de sa nouvelle acquisition qui incarnait son avantage ultime dans la guerre des clones.

- Bonjour, Général Grievous.

Le cyborg ne se souvenait de rien. Mais, étrangement, il se souvenait du visage et du nom de l’homme à ses côtés.

- Comte Dooku.

Il se surprit à entendre une voix qui n’était pas la sienne.

- Vous avez été sauvé de la mort de justesse. Vous avez eu beaucoup de chance, Général.

- Général ?

- Vous ne vous rappelez pas ?

- Me rappeler de quoi ?

- Vous êtes le général de l’armée de la Confédération des Systèmes Indépendants. Celui qui nous mènera à la victoire et, surtout, qui nous débarrassera des Jedi.

« Jedi ». Ce mot réveilla en Grievous une douleur incommensurable, mêlée de vengeance.

- Les Jedi. Je me souviens… Je les traquait… Ils m’ont piégé… L’accident... Ce sont eux !

- Oui.

- Ils doivent mourir !

- Et ils mourront. Mais, pour les vaincre, vous devrez apprendre à maîtriser leur art du combat millénaire et je serai votre professeur.

- J’en serai honoré, monseigneur.

- Une fois prêt, vous serez redoutable pour les Jedi.

Grievous se leva, sa haute stature dominait toutes les autres personnes présentes, y compris le Comte. La terreur se lisait sur tous les visages, sauf sur celui du Sith pleinement satisfait.

Le cyborg tendit son poing en le serrant de toutes ses forces, comme s’il avait agrippé la gorge d’un Jedi pour l’étrangler à mort.

- Pas redoutable, impitoyable !





Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés