Chapitre 6 - Seul face à la Force
L’entraînement commença sans cérémonie, ni discours, ni encouragement.
Vyze fut conduit dans une aile du Temple qu’il n’avait jamais vue auparavant. Les murs y étaient plus anciens, plus nus. La lumière y semblait filtrée, comme retenue volontairement.
— Ici, dit Maître Yoda, la Force ne sera pas ton alliée. Elle sera ton épreuve.
Vyze inclina la tête.
— Et Jaden ? Demanda-t-il.
— Son chemin, différent il est désormais. Un maître, bientôt il aura.
Les mots frappèrent plus fort que prévu.
— Bien, répondit Vyze simplement.
Les exercices étaient simples en apparence : Méditation prolongée, isolement sensoriel, contrôle respiratoire sous contrainte de Force… Mais rien ne se passait comme prévu.
Chaque tentative de canalisation faisait monter la tension en lui : Pas de colère, pas de peur, mais une pression constante, sourde, prête à déborder.
— Ne retiens pas, ordonna Mace Windu lors d’une séance. Contiens.
Les éclairs frémirent sous sa peau. Vyze serra les dents.
— Je contiens, répondit-il.
— Non, dit Mace. Tu luttes.
Les jours passèrent. Vyze ne croisait plus Jaden. Il savait seulement qu’il progressait. Qu’il s’entraînait avec un maître. Qu’il avançait.
Un soir, Vyze s’arrêta devant l’atelier des sabres. La porte était fermée. Il resta là longtemps.
L’entraînement devint plus dur : Privation de sommeil, exercices sous stress constant, tests répétés de maîtrise émotionnelle.
Les éclairs ne revinrent pas.
Mais la tension, elle, ne disparaissait jamais.
— Tu progresses, dit Yoda un jour. Mais pas comme nous l’espérions.
— Alors pourquoi continuer ? Demanda Vyze.
Yoda le fixa longuement.
— Parce qu'abandonner maintenant… te briserait.
Ils se croisèrent enfin, par hasard. Jaden portait désormais une tunique légèrement différente. Plus ajustée. Plus formelle.
— J’ai un maître, dit-il, un peu gêné. Je commence demain.
Vyze sourit.
— Je m’en doutais.
— Et toi ?
Vyze haussa les épaules.
— J’apprends à ne pas déborder.
Jaden fronça les sourcils.
— Tu n’as jamais débordé. Tu as juste… trop contenu.
Ils se serrèrent brièvement l’avant-bras, comme deux frères.
Puis ils repartirent dans des directions opposées.
Cette nuit-là, seul dans sa cellule de méditation, Vyze ouvrit les yeux.
Il comprit alors une chose essentielle : cet entraînement ne visait pas à le former…mais à le maintenir sous contrôle.
Et la promesse qu’il portait en lui ne pourrait pas s’épanouir ainsi.