L'argent ne fait pas le bonheur

Chapitre 39 : Retour dans le passé

Par sakura93140

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Pov normal (lundi 30 mars 2009 / 19h20)


Sasuke se statufia en voyant son père allongé sur le sol, une blessure au ventre. 



- Oh mon dieu ! Jurait Sakura en voyant la même scène d'horreur que lui. 



La pièce était sans dessus-dessous et Fugaku Uchiwa était allongé sur le sol, plein de sang ! Ils s'approchaient de lui, mais le virent inconscient. Sakura prit son poul et rassura son petit ami en lui disant qu'il était en vie. Soudain, des bruits de pas dans les graviers attiraient leur attention. Sasuke s'approcha de la fenêtre et vit une silhouette s'échapper. 

 


- L'enfoiré ! 



N'écoutant que sa colère, il sauta de la fenêtre et poursuivit cet homme qui avait tiré sur son père. Il ne reconnaissait pas l'agresseur, il était trop loin. Accélérant et gagnant du terrain, il le perdit de vue un instant au coin de la maison. Il s'arrêtait net et regardait autour de lui. Personne ! Où était-il ? 



Il entendit soudain un moteur et se précipita vers ce bruit. Il avait juste eu le temps de se décaler pour éviter une moto qui avait foncé droit sur lui. Sasuke se releva et regarda ce deux roues disparaître au loin. 



- Et merde ! 



Pendant ce temps, Sakura essayait d'arrêter l'hémorragie, une main sur la plaie et l'autre tenant son téléphone, elle essayait de joindre au plus vite l'ambulance. Sasuke revenait, assez fatigué de sa course. 



- Tiens le téléphone, je vais essayer de ralentir l'hémorragie. 


- Il... il s'est enfuie... Bon sang ! 


- D'abord il faut sauver ton père. On s'occupera de son agresseur plus tard ! 



 Il attrapa le téléphone et attendit que quelqu'un veuille bien décrocher. 



Pov Fugaku (lundi 30 mars 2009 / 19h20)


Où était-je ? Quel était cet endroit ? Tout était blanc autour de moi, il n'y avait pas âme qui vivait ! Est-ce que j'étais mort? 



- Fugaku ! 



Quelqu'un m'appelait! Cette voix... non, ce n'était pas possible! Je me retournais pour voir une silhouette venir vers moi. Plus elle s'approchait et plus je pouvais distinguer son propriétaire, ou plutôt sa propriétaire.  



- Mikoto ! 



Je rêvais, j'en étais sûr maintenant ! Tout de blanc vêtu, elle m'adressa un sourire. 



- Bonjour Fugaku ! Tu as l'air surpris de me voir et c'est tout à fait normal. 


- Oui, à moitié je dois dire puisque je suis en train de rêver et que tu es toujours dans mes rêves. 


- Tu n'es pas exactement en train de rêver Fugaku ! 


- Comment cela ? 



Je ne comprenais pas ce qu'elle me disait. Si je ne rêvais pas, qu'est ce que je faisais ici alors ? Elle me fit un sourire et me tendit la main.  



- Viens avec moi mon chéri, je vais tout te montrer. 



J'hésitais à la prendre car l'inconnu m'avait toujours effrayé. 



- N'aie pas peur! Tout se passera bien ! 



Son sourire, il m'avait tant manqué, tout m'avait manqué chez elle depuis deux longues années. Je lui pris la main et une lumière blanche surgissait autour de nous ! 



( Jeudi 16 mars 2004 ) 


On disparaissait et réapparaissait à l'entreprise, dans mon bureau. J'étais assis à mon siège, ou plutôt mon moi du passé.  



- Tout a commencé ici Fugaku ! 


- Que veux-tu dire ? 



Je tournais ma tête vers Mikoto, mais elle ne disait rien et se contentait de fixer mon moi du passé. Soudain, on toquait à la porte et la secrétaire entrait dans mon bureau. C'était toujours la même, Maiko ! 



<<- Excusez-moi monsieur Uchiwa, mais un homme désire vous voir. 


- Qui est-ce ? 


- Un certain Aaron Ryu ! 


- Faites le entrer ! 


- Fugaku ! lâchait ce dernier en entrant dans la pièce. 


- Aaron ! disait mon passé en se levant. >>



A la vue de ce traite, mon sang ne fit qu'un tour et je me jetais sur mon ex-ami. Mais, je passais au travers et me retrouvais de l'autre côté. 



- Mais... qu'est ce que... ?


- N'oublie pas mon chéri que tu n'existes pas dans ce passé. 


- Je suis alors une sorte de fantôme ? 


- On peut dire ça comme ça ! 



Je regardais l'accolade de ces deux êtres du passé et les vis s'asseoir sur le canapé. Soudain, ma secrétaire passa à travers moi avec un plateau dans les mains. Cela faisait bizarre et je retournais près de ma femme, écoutant leur conversation. Je me rappelais de cette époque, c'était il y avait 5 ans. Je regardais Mikoto qui fixait toujours les deux hommes.  



<<- Alors ! Que deviens-tu ? Demandait le Fugaku du passé. 


- Je viens de revenir en ville, j'ai repris une société immobilière. 


- Toi, dans l'immobilier ?


- Bien sûr, j'ai fait fortune à Nagano, et je m'attaque maintenant à Tokyo.


- Alors bon courage ! 


- Ta famille va bien ? Tu es toujours avec Mikoto ? 


- Bien sûr ! 


- Cela me ferait plaisir de la revoir ! 


- Pas de soucis, je vais organiser un dinner. Je te présenterai mes fils ! 


- Et moi je te présenterai ma femme et ma fille. 


- Avec plaisir ! >>



Quelques minutes plus tard, Aaron Ryu repartait et mon moi du passé continuait son travail. 



- Viens Fugaku, continuons ! 



Je lui pris la main et nous disparaissions vers l'inconnu ! 



Pov Itachi (lundi 30 mars 2009 / 19h30)


Je l'embrassais encore et encore. Je ne voulais pas qu'elle parte. Mais hélas, il le fallait. 



- Tu m'appelles dès que tu es chez ta mère ! 


- Promis ! 

 

- Tu vas tant me manquer. 



Je l'embrassais encore et encore, voulant m'imprégner de son odeur.



- Il me reste un an, soyons patients. 


- Dès que tu finis tes études, on se fiance!


- Itachi... j'ai... j'ai...


- Qu'est ce qu'il t'arrive ? Tu ne veux plus ? 



J'étais paniqué, elle pleurait en secouant la tête. Ne voulait-elle plus que l'on se marie ? 



- Mais non ! J'ai juste la chance de t'avoir. 



Je lui souriais et l'embrassais encore. Le train arrivait et je la laissais partir à regret. Alors qu'elle montait les marches, elle se retournait et me lançait : 



- Je t'aime, Itachi Uchiwa ! 


- Je t'aime aussi Aiko Uwada !



Elle me fit un énorme sourire avant de s'engouffrer dans le wagon ! Je la suivais des yeux et elle s'asseyait côté fenêtre. Elle me fit un signe de la main, que je retournais. Quelques secondes plus tard, le train partit, avec ma future femme à son bord ! Ces quinze jours avaient été assez éprouvantes et elle avait toujours été à mes côtés. Notre lien s'était encore plus solidifié et on s'était promis de se fiancer dès qu'elle aurait obtenu son diplôme. Le train partit, je marchais tranquillement vers ma voiture lorsque je reçus un coup de fil.  



- Oui Sasuke ! 


- Itachi, viens vite..., paniquait-il. 


- Qu'est ce qu'il se passe ? 


- C'est papa, on lui a tiré dessus... 


- Quoi ? 


- C'est affreux! 


- Calme toi... 



Je n'entendais plus rien, paniquant à mon tour. 



- Itachi, c'est Sakura... J'ai repris le téléphone car Sasuke ne pouvait plus aligner deux mots. 


- Qu'est ce qu'il s'est passé ? 


- On est venus récupérer un jeu chez vous et on a entendu des coups de feu. 


- Sur mon père ?


- Oui, il était allongé dans son bureau, j'ai fait les premiers soins, l'ambulance vient d'arriver. 


- D'accord ! J'arrive tout de suite.  



Je grimpais dans ma voiture et démarrais en trombe pour la maison. Moi qui pensait que tout était derrière nous! Pendant que je conduisais, je repensais au jour où mon père m'avait tout révélé. 



Flash back (mercredi 18 mars 2009 / 10h20) 



- Papa, il faut vraiment que je te parle ! 



J'étais entré dans son bureau sans frapper à la porte, ce qui avait surpris mon paternel. 



- Je te prie Itachi, de ne pas surgir en tromble dans mon bureau. 



J'ignorais cette remarque et balançais un document sur son bureau. Il fronçait les sourcils et prit ce papier entre ses doigts. Il le lisait un instant et relevait la tête vers moi. 



- Comment as-tu eu cette information ? 


- Peu importe ! Explique moi ! 


- Pas avant de me dire d'où vient ce document ! 


- Dis moi plutôt toute la vérité père ! 


- C'est ta petite amie qui t'a donné ce... 



En colère, je tapais du poing sur la table. 



- Si tu ne dis rien, je pars ! 



Mon père ouvrit grand les yeux, puis se calma d'un coup. Il prit sa tête dans ses mains et semblait réfléchir. Il se levait d'un coup et se dirigeait vers la porte, regardait à l'extérieur et refermait celle-ci. Il s'approchait de moi et posait sa main sur mon épaule. 



- Je vais te le dire, mais jure moi de ne le révéler à personne et je veux que tu me soutiennes. 


- Mais père.... qu'est ce qu'il se passe ? 


- Assis-toi je vais tout te dire. 



Je m'exécutais et il faisait de même sur son fauteuil. Il prit une clef et ouvrit le fameux tiroir qui était fermé la dernière fois. Il me donna un dossier et je l'ouvris, avec une grande curiosité. 



- C'est le contrat signé avec Aaron Ryu ! Constatais-je. 


- Oui, comme tu vois, il manque ta signature et il n'est donc pas valable ! Mais Aaron ne le sait pas. 


- Pourquoi alors... tout ce... ce cinéma... je ne comprends pas?


- Comme tu l'as découvert la dernière fois, Aaron Ryu fait l'objet d'une enquête judiciaire, depuis très longtemps, mais à chaque fois, il leur passe entre les mailles du filet. Sa fortune à Nagano n'était faite que d'escroqueries et de fasifilcations. Il doit une fortune aux impôts... 


- Que viens-tu faire dans cette histoire ? 


- Je dois aider les autorités à le coincer. 


- Comment ? 


- Ils pensent qu'Aaron Ryu va se servir de cette alliance pour faire du blanchiment d'argent avec la société de transport. Avec notre système informatique, lié à cette boite de transport, il allait se servir de notre patte blanche pour éviter les autorités. 


- Je vois... l'enflûre ! Et cette histoire va se terminer quand ? 


- Très bientôt ! Ce sera l'affaire de quelques jours maintenant. 


- Tu aurais dû me le dire avant... me mettre dans la confidence. 


- La police ne le voulait pas... c'était trop risqué ! Mais maintenant que je te l'ai dit, cela fait du bien. Mais promets moi de ne rien dire à personne, même pas à ton frère... du moins jusqu'à ce que cette histoire soit finit. 


- Entendu... je ne dirai rien. 



Fin du flash back 



Je pensais que cette histoire était finit... mais malheureusement, elle ne l'était pas. J'espérais que papa survivra... 



 Pov Fugaku (lundi 30 mars 2009 / 19h50)



- Son coeur repart, sa tension remonte... 


- Monsieur Uchiwa.. vous m'entendez... monsieur Uchiwa... 



Qui était cette personne ? Mikoto ? Non... ce n'était pas sa voix. J'ouvris difficilement les yeux et une lampe torche m'aveuglait. Je sentais que j'étais secoué et une sirène hurlait... j'étais certainement dans une ambulance. 



- Monsieur Uchiwa... essayez de garder vos yeux ouverts. Vous pouvez nous dire qui vous a tirer dessus ? 



Je ne pouvais pas parler... je luttais déjà pour ne pas fermer mes yeux. 



- Dans 10 minutes on arrive à l'hôpital, entendis-je vaguement. J'espère qu'il ne va pas nous claquer entre les doigts avant d'arriver. 



J'espérais également, je sentis soudain toutes mes forces m'abandonner, et mes yeux se refermer malgré moi.  



- Monsieur Uchiwa... monsieur Uchiwa... restez avec nous.... 



Désolé... je ne pouvais plus... je perdis connaissance et je me retrouvais encore dans cet endroit blanc. Mikoto était à ma droite et me souriait. 



- Je suis mort cette fois ? 


- Tout va bien Fugaku... tout va bien... 


- Mikoto... 


- Viens... je vais te montrer autre chose. 



Je lui pris la main sans hésitation cette fois, et on s'envola dans l'espace temps. 



(Samedi 18 mars 2004 / 21h50)



Ces voyages dans le temps me donnaient le tournis. Je regardais Mikoto qui me souriait. 



- Tu vas t'habituer, ne t'en fais pas ! 


- Tu as l'habitude, toi ? 


- Bien sûr, n'oublie pas que je veille sur vous depuis le ciel. 



Je lui faisais un maigre sourire et tournais ma tête vers le bruit qui venait à ma gauche. On était à la maison, dans la salle à manger, il y avait Aaron Ryu et sa famille. Cela discutait et sans m'en rendre compte, je marchais autour de la table, les observant. Je voyais Sasuke et Itachi qui avaient respectivement 12 et 17 ans. En face de mon cadet, se trouvait Karin, qui le regardait amoureusement. 



Le pauvre, il avait subi tellement de chose à cause de moi. A ces côtés, mon fils ainé qui regardait d'un mauvais oeil Aaron Ryu. Il avait toujours eu un temps d'avance sur les autres. Il était très intelligent et très mûr pour son âge. C'était pour ça que j'avais partagé ma société avec lui. Son diplôme en poche, je lui avais donné des parts de la société, et il savait très bien la gérer.  



<<- Je suis content de vous revoir mes amis, depuis l'Université. 


- Oui, cela fait un bail, ajoutait mon moi du passé. >>



Je regardais ensuite la Mikoto du passé, qui n'avait pas très l'air enjouée. 



- J'étais vraiment naïf à cette époque, lui disais-je. 


- Tu ne pouvais pas prévoir que cet homme, que tu pensais être ton ami, te trahirai. 


- Et qu'à cause de lui tu... tu... 



Sans vraiment comprendre, ma femme me prit la main et on disparaissait pour réapparaître dans cet endroit blanc. 



- Mikoto... 


- Tu as appris la vérité ? 


- Je sais tout! 


- Fugaku! 


- Déjà Aaron m'a tout balancé sur son amour pour toi, juste avant d'être arrêté, lâchais-je la tête basse. 



Je la relevais et la regardais tout en me remémorant cette scène.  



Flash back ( mercredi 25 mars 2009 / 11h50)


J'entrais en trombe dans le bureau d'Aaron Ryu à son entreprise.  



- Comment as-tu pu ? 


- Qu'est ce qu'il te prend Fugaku ? 


- Tu t'es servit de moi ! 


- Quoi ? 


- J'ai découvert que tu te servais dans les comptes de mon entreprise. 


- Mais... voyons Fugaku... je... tu... tu dis n'importe quoi! 


- J'ai des preuves Aaron ! 



Je jetais des papiers sur son bureau et mon ex-ami les examinait. Il se levait et s'approchait de moi. 



- Tu essayes de me piéger ou quoi ?


- De quoi tu parles ? 


- Tu as un micro sur toi pour me faire avouer je ne sais quoi! 


- Pas du tout ! Tu peux même me palper si tu veux !  



J'écartais les bras et le laissais faire. Il ne trouvait rien et reprenait le chemin de son bureau. Il se rasseyait et examinait encore les documents que j'avais apporté. Il fit un sourire en coin et me les redonnait. 



- C'est des faux Fugaku ! Je ne sais pas où tu as eu ça, mais tu t'es fait avoir ! 


- Oh que non ! Ce sont des sources sûres Aaron... Et d'ailleurs, j'ai fait mon enquête de mon côté et cela a confirmé ces documents. 


- Tu as enquêté sur moi Fugaku ? 


- Oui, et j'arrête notre collaboration et bien entendu, le mariage entre nos enfants. 



Il m'affichait un regard meurtrier et se levait en mettant ses deux mains sur le bureau. 



- Attention Fugaku ! Tu n'as pas le droit de faire ça ! Tu as signé un contrat avec moi, ne l'oublie pas ! Tu veux entâmé un procès contre moi. 


- Tu perdras, le contrat ne vaut rien sans la signature d'Itachi! 


- Quoi ?



Le teint d'Aaron devenait blème et ses yeux ronds, me signalaient que je l'avais surpris. 



- Comment... mais comment ? 


- Au mois de janvier, j'ai fait de mon fils, mon associé. 


- Non... mais... c'est pas possible! 


- J'ai pris mes précautions car je savais qu'il y avait un coup foireux dans cette boite de transport. 


- Tu es vraiment qu'un enfoiré ! 


- Je te retourne l'insulte Aaron! 



 Sa mâchoire se crispait et il se rasseyait dans son fauteuil. Il souriait soudain et secouait la tête.  



- Bravo ! Je te félicite Fugaku, tu m'as bien eu ! . 


- Et ce Jason Emmerton était aussi dans le coup, c'était ton complice ? 


- Bien sûr, et depuis de nombreuses années. 


- Pourquoi tu as fait ça ? 


- Je suis comme ça ! Ce n'est pas la première fois que je dépouille une entreprise. 



Aaron se levait et me faisait face!  



- Tu m'as volé bien plus, Fugaku ! 


- Qu'est ce que je t'ai volé ? 


- Ma vie ! 



Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Puis, il repartait vers son bureau et en sortait une photo avant de me la montrer. 



- J'étais fou amoureux de Mikoto. On était des amis, on était très complices, mais je voulais bien plus. Cependant, avant que je me déclare, tu es arrivé et elle est tombée folle amoureuse de toi! Je ne t'ai jamais considéré comme un ami, mais pour Mikoto, je faisais semblant de l'être ! 


- Je ne savais pas que tu avais eu des sentiments envers Mikoto. 


- Personne ne l'a su, à part elle, à la fin de l'université ! Je lui ai supplié de rompre, je lui ai dit que j'étais amoureux d'elle. Mais Mikoto n'a jamais voulu... Pire encore, elle m'avait annonçé qu'elle était fiancée à toi ! Tu ne peux pas savoir à quel point mon coeur s'est éclaté en mille morceaux. J'ai perdu ma moitié et je t'ai haï depuis ce jour et je te haïs encore aujourd'hui ! Je ne sais pas ce qui m'a retenu toutes ses années pour ne pas te tuer ?



Il se dirigeait vers son bureau et attrapait un révolver qui était dans son tiroir. 



- Mais rien ne me retient maintenant de le faire. 


- Arrête, ne fais pas de bêtise ! 


- Les mains en l'air, on va faire un petit tour. 



J'obéissais, mais au moment où il croyait avoir gagné, trois policiers entraient dans la pièce. Je pensais être sortit d'affaire, mais il m'attrapait par le bras et pointait son arme sur ma tempe. 



- Aaron Ryu, rendez-vous ! 


- Tiens donc, commissaire Nara! J'aurais dû m'en douter que vous étiez de mèche. 


- C'est finit pour vous, lâchez cette arme. 


- Hors de question, lâchait-il alors qu'il se trouvait derrière moi pour lui servir de bouclier. 


- Vous n'avez aucune issue pour vous enfuir! 



Aaron ne disait rien et se contentait de reculer jusqu'à un mur. Il était fait ! J'avais le sourire, toute cette histoire était enfin fini. Mais, à ma plus grande surprise, une porte s'ouvrit sur un ascenseur. Ah ben merde! C'était pas prévue ça! Je commençais à paniquer lorsque la porte se refermait. 


 

- Arrête tes conneries Aaron! Tu ne pourras pas aller bien loin. 


- Ah oui! La balle est pourtant dans mon camp. Que penses-tu de mon petit ascenseur ? 


- Sympa ! Et ça mène où ? 


- Vers la liberté! 



Mon coeur s'accélérait et mon souffle se faisait encore plus saccadé. J'avais peur. Allait-il vraiment me tuer ? Allais-je rejoindre ma femme dans le ciel ?



- Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te tuer maintenant, disait-il comme s'il avait lu dans mes pensées. Je vais t'emmener dans un endroit avant de quitter le pays! 


- Tu vas quitter le Japon ? Tout seul ? Et ta famille, tu les laisses ?


- Tu parles d'une famille ! Une femme qui est aussi superficielle que la fille. 


- Tu n'es qu'un fumier !  


- La seule fille que j'ai vraiment aimé, c'était Mikoto, et tu me l'as volé ! 


- Elle ne t'aimait pas, elle te considérait que comme un ami. 


- Je ne voulais pas de son amitié, mais de son amour! 



La cage de fer s'arrêtait et s'ouvrait ensuite sur un espèce de couloir. Il bloquait la porte de l'ascenseur avec une grosse pierre. On sortait et tournait à gauche pour marcher quelques pas vers une porte de secours. Nous nous retrouvions dans un parking souterrain, nous le longions et nous nous retrouvions à l'extérieur. 



- Pas mal ma petite évasion, non? 


- Où allons-nous maintenant ? 


- Tu verras! Mais d'abord, il nous faut une voiture. 



On s'arrêtait devant une porte et avec une carte, il l'ouvrit. Mais où nous emmenaient-il? 



- Laquelle est-ce ? 



Il appuyait sur un bouton et soudain, nous entendions un bip! Il m'amenait vers une voiture blanche et m'incitait à me mettre à la place conducteur. 



- Rends toi Fugaku! Tous les flics de la ville vont nous chercher. 


- T'inquiète pas! Démarre et à la sortie, tourne à gauche! 



J'obéissais mais j'avais vraiment peur de ce qui allait m'arriver. Si je faisais un mauvais pas, je savais qu'il n'hésiterait pas à tirer. Alors, j'attendais le moment opportun pour essayer de m'évader et de le neutraliser.  


Fin du flash back! 

     


Pov Sakura (lundi 30 mars 2009 /20h50)


Après qu'Itachi était venu nous chercher, il nous emmenait à l'hôpital. Mais bien entendu, on n'avait pas encore de nouvelle sur l'état de leur père, alors je me proposais d'aller à la pêche aux infos. J'étais donc à la recherche de ma mère, qui devait être dans la salle des infirmières. Je la trouvais sans mal. 



- Maman! 


- Sakura? Que fais-tu là ? Disait-elle en posant un dossier. Je croyais que tu étais... Et Amy? 


- Ne t'inquiète pas maman, Amy est toujours avec Naruto, c'est juste que le père de Sasuke a été blessé... on lui a tiré dessus. 


- Quoi? 


- Il a été amené ici, tu peux voir où ça en est, s'il te plaît? 



Après la surprise passée, ma mère sortit de la salle, me demandant de ne pas bouger. j'étais vraiment encore sous le choc de ce qui s'était passé. J'avais encore l'image du père de Fugaku ensanglanté, heureusement que je n'avais pas peur du sang! Dans mon future metier, ce n'était pas recommandé. 



- Sakura ? 



Je me retournais et découvrit Takéo Takanawa devant moi.  



- Que fais-tu là Sakura ? Je croyais que tu avais fini? 


- Tu surveilles toujours mon planning ? 


- Pas du tout, me souriait-il. Je t'ai juste vu partit avec Sasuke. 


- C'est que... il y a eu un gros drame chez lui. 


- Quel drame ? 


- Son père s'est fait tirer dessus. 


- Ah merde! Et comment va t-il ? 


- Je ne sais pas, ma mère est partie demandée. 


- J'espère qu'il va s'en sortir! Courage! 


- Merci... 



Il allait repartir, mais s'arrêtait net avant de se retourner.  



- On... on ne s'est pas revu depuis la soirée et... je tenais vraiment à m'excuser pour... 


- Oh non! T'inquiète pas, c'est même un peu grâce à toi si je suis de nouveau avec Sasuke. Cette épreuve nous a rapproché et notre lien est plus solide qu'avant. 


- Je suis content pour vous deux. 


- Et toi ? Avec Nina ? 


- Bien, nous aussi on s'est beaucoup rapprochés... 


- Tant mieux, je te souhaite beaucoup de bonheur. 


- Merci, toi aussi! 



Il partit et me laissait un peu nostalgique. Finalement, cette petite soirée nous avait été bénéfique à tous les deux. Cela me faisait aussi pensé que je n'avais pas entendu parlé de Yuki Sôma depuis notre petite irruption dans l'hôtel. Il avait joué, il avait perdu! 



Soudain, ma mère revenait avec quelques informations. 



- Fugaku Uchiwa est toujours au bloc, il faut patienter, le docteur Takanawa l'opère en personne. 


- D'accord! 


- On... on m'a dit qu'il avait reçu des premiers soins avant l'arrivée de l'ambulance. 


- Oui, j'ai essayé d'arrêter l'hémoragie en appuyant sur les plaies. 


- Bravo ma chérie, je suis très fière de toi, souriait-elle en mettant sa main sur ma joue. Tu feras un grand médecin, j'en suis sûr! 


- Merci maman! 



Elle embrassait mon front et me laissait partir pour la salle d'attente où les deux frères Uchiwa m'attendaient. 



Pov Itachi ( lundi 30 mars 2009 /21h10)


J'étais dans la salle d'attente, en train de tourner en rond! Sasuke, lui, était assis sur une chaise, secouant les jambes de nervosité. Je n'arrivais pas à croire que mon père était entre la vie et la mort. Je pensais que cette histoire était fini, que les coupables étaient derrière les barreaux! Qui pouvait avoir tiré sur papa? Quand je pense qu'il y avait échappé à la mort il y avait quelques jours... Heureusement qu'on les avait vu, Aiko et moi...



Flash back ( mercredi 25 mars 2009 / 12h15)

 

- C'est gentil Itachi de m'emmener encore déjeuner, lâchait Aiko qui était à mes côtés. 


- De rien! J'en profite avant que tu ne partes... 


- Il me reste un an avant de revenir à Tokyo, j'ai hâte! 


- On pourra alors mener notre vie à tous les deux, disais-je en mettant une main sur son genou. 



Elle posait la sienne par-dessus et me souriait. Je m'arrêtais à un feu rouge et soudain, je vis quelque chose en face!  



 - C'est pas ton père là? Me demandait-elle en ayant vu la même chose que moi. 


- Oui! Et en plus, il est avec Aaron Ryu! C'est quoi cette voiture ? Et en plus, mon père au volant! 



La voiture passait devant et ils ne nous remarquaient pas. Mon instinct me disait de les suivre et je faisais demi-tour. 



- Que fais-tu Itachi? 


- J'ai un mauvais pressentiment! Je dois les suivre! 


- Mais... c'est peut-être rien! Peut-être qu'ils vont déjeuner!


- Peut-être, mais je veux en avoir le coeur net!



Nous les suivions et plus on roulait, plus on s'éloignait de la ville. 



- Cela fait plus d'une heure que l'on roule! 


- J'ai un mauvais pressentiment! 


- On ferait peut-être mieux d'appeler la police! 


- Oui, mais et si c'est rien, c'est moi qui risque d'avoir des problèmes avec eux! 



Soudain, nous les voyions quitter l'autoroute pour prendre une petite nationale. 



- Bon sang! Où vont-ils? 


- J'allais te poser la même question! 


- Je savais que mon père était partit dans un coup fourré! Si jamais il lui arrive quelque chose... 


- Ne t'inquiète pas Itachi, tout va bien se finir. 



Je lui fis un maigre sourire, mais j'étais vraiment inquiet. Je suivais toujours la voiture à distance raisonnable, mais hélas, un feu rouge m'obligeait à m'arrêter. La voiture que l'on suivait, poursuivait son chemin. 



- Et merde! Lâchais-je énervé en tapant sur le volant. 


- On n'a vraiment pas de chance. 



Quelques secondes plus tard, le feu passait au vert et je pouvais à nouveau rouler, mais on avait perdu de vue notre cible.  



- Ils ont pu prendre n'importe quelle petite route, pestais-je en roulant quelques centaines de mètres. 


- Ils n'ont pas pu aller bien loin! 


- Attend une minute, cela me rappelle quelque chose cette route disais-je en m'arrêtant devant un bois! 


- Et quoi ? 


- Je sais où ils vont! 



J'appuyais sur le champignon et quelques secondes plus tard, nous nous arrêtions devant un portail, qui était hélas fermé. Leur voiture était garée devant une maison. 



- Mais pourquoi ils sont là? Et c'est quoi cette maison? 



Je ne répondais pas, et me garais un peu plus loin. 



- Reste là! Je vais aller voir...


- Je viens avec toi! 


- Pas question ! Cela pourrait être dangereux! 


- Mais Itachi...


- S'il y a du grabuge, je veux que tu appeles la police! 


- Ok Itachi! Sois prudent! 



Je l'embrassais et grimpais sur le mur en m'appuyant sur le capot de la voiture. J'entrais à l'intérieur de la propriété et me rapprochait en catimini de la maison où j'entendais des voix. 



Fin du flash back



- Itachi ! 



Je me retournais vers mon frère qui s'était levé. 



- Tu crois que ça va durer encore combien de temps? 


- Je... je ne sais pas... il faut malheureusement attendre! 



La porte du bloc s'ouvrit sur une rose qui se dirigeait vers nous. 



- Alors Sakura, tu as des nouvelles ? 


- Désolé Itachi, mais pour le moment, il est toujours au bloc! Ma mère m'a dit qu'il est entre les mains du docteur Takanawa. 


- Le directeur en personne ? 


- Oui, gardez espoir, il est entre les meilleurs mains de l'hôpital. 



Elle posait une main sur mon épaule et allait dans les bras de mon petit frère, l'embrassant. Je regardais la porte qui menait au bloc. Courage papa, courage! Tiens bon! 



Pov Fugaku (lundi 30 mars 2009 / 21h30) 


J'étais toujours au bloc, on essayait de m'enlever les balles dans mon corps. Une dans l'épaule, une dans le ventre, mais soudain....   



- On le perd... on le perd, criait une infirmière! 


- Vite le défibrillateur. 



Je sentais mon âme quitter mon corps. Oh non! Non... Je ne peux pas mourir, non... pas maintenant. J'ai tellement de chose à faire encore! 



- Fugaku... Fugaku... Respire, respire. 



Cela faisait mal, je grimaçais de douleur tellement mon coeur me faisait mal. 



- Respire... ça va aller. 



C'était la voix de Mikoto. Elle était encore là !  



- Son coeur repart... 


- Docteur, sa tension remonte! 


- Ok, reprenons! 



La douleur s'était calmée et je reprenais un souffle régulier. 



- Fugaku... ça va ? 



Je tournais ma tête vers ma femme et elle semblait inquiète. 



- Oui... j'ai cru que cette fois, j'y passais. 


- Bats-toi mon chéri et tout se passera bien. 



Elle me fit un sourire et mit sa main droite sur ma joue. 



- Ton heure n'est pas encore arrivé, tu as encore beaucoup d'année devant toi, les garçons ont besoin de toi. Moi... je ne peux plus m'en occuper... 


- Si j'avais su plus tôt ce qu'il m'anigançait...


- Je ne t'aurais jamais quitté Fugaku... jamais!  



Flash back ( mercredi 25 mars 2009 / 13h15)


Nous étions en train de quitter la ville et nous roulions plusieurs kilomètres avant de quitter l'autoroute. Je voyais le nom de la sortie et je comprenais où ils voulaient nous mener. Je n'étais pas vraiment étonné.  



- Et pourquoi m'emmènes-tu là-bas? Je croyais que... 


- Tais-toi et concentre toi sur la route. 


- Tu veux me tuer là-bas, m'enterrer et personne ne retrouvera mon corps. 


- Je t'ai dit de la fermer. 



Je sentais le canon de son arme dans mes côtes, alors j'obéissais ne r'ouvrant la bouche jusqu'à ce qu'on arrive devant un grand portail. 



- Ouah! Cela a bien changé depuis le temps. 



Aaron appuyait sur un bouton et le portail s'ouvrit. 



- Génial, tu as apposé un système électronique. 



J'avançais et m'arrêtais devant une grande maison. 

 


- Allez, descends! 



Je faisais encore ce qu'il me disait et m'emmenait à l'intérieur de la maison. Tout était pratiquement refait en l'état, comme il y avait 20 ans, cela devenait flippant. Mais, en même temps, cela me faisait ressortir des souvenirs. Il m'emmenait dans le grand salon, où des draps recouvraient des meubles. Il me faisait asseoir sur une chaise et m'attachait. 



- Tu peux me dire maintenant ce que l'on fait ici!


- Tu as devant toi le nouveau propriétaire de cette maison. 


- J'avais deviné, mais pourquoi avoir racheté la maison d'enfance de Mikoto? Je pensais qu'elle l'avait vendu à la mort de son père il y a dix ans. 


- Oui, mais je l'ai racheté,... pour elle à mon retour il y a 5 ans. 


- Pour elle ? Mais tu es fou!


- Oui, j'étais fou, s'énervait-il. J'étais fou d'elle, c'était la seule qui me procurait cette sensation de bien être. 


- Arrête Aaron, tu nages en plein délire, là! 


- Oh non! Je n'ai jamais eu les idées aussi claires que maintenant. 


- Ecoute, oublions cette maison et rends toi! C'est la seule solution. 


- Elle n'avait pas le droit, elle n'avait pas le droit de refuser cette maison, criait-il en pointant son arme sur moi. 



Il tremblait, il était très nerveux et je voyais bien de la colère dans ses yeux. Il pouvait à tout moment appuyer sur la gâchette. 



- Pourquoi, pourquoi? Je pouvais lui apporter tout le bonheur dont elle avait besoin. 


- Elle était heureuse avec moi! Avec sa famille, et tu es venu tout gâcher Aaron! 


- Tais toi, criait-il encore une fois. 


- Elle détestait cette maison, criais-je à mon tour. Elle en avait une sainte horreur de cette baraque. 



Cette révélation l'avait calmé, et l'avait également choqué! Les yeux ronds, il cherchait en moi une explication. 



- Mais... mais comment pouvait-elle la détester?


- Cela remonte au temps où son père était encore en vie! 


- Je ne vois pas le rapport, elle m'a toujours dit qu'elle aimait cette maison. 


- Tu ne l'as connaissait pas bien alors. Moi, je voyais bien qu'il se passait quelque chose d'anormal dans cette maison. 


- De quoi tu parles! Elle me l'aurais dit sinon. 


- Mikoto a emménagé dans cette maison à l'âge de 14 ans, racontais-je. Cette maison était à son grand-père, elle avait peur de lui. Les parents de Mikoto étaient souvent absents pour leur travail et elle se retrouvait souvent toute seule avec ses grand-parents. La pauvre était souvent punie! A la mort de son grand-père, elle a un peu respiré, mais elle se sentait mal à l'aise, elle pensait que cette maison était hantée. 


- Hantée ? Par qui ? 


- Son grand-père! Peut-être. 


- Je... je n'en savais rien! Pourquoi ne m'en a t-elle pas parlé ? 


- Je ne sais pas! 


- Je n'ai pas connu ses grands-parents, et j'ai à peine connu ses parents. 



Il s'était radouci et semblait même perdu. 



- Il faut dire que je n'allais pratiquement jamais chez elle! Je crois que j'y suis allé que 2 ou 3 fois! 



Je voyais que la colère reprenait le dessus. 



- Alors pour elle je n'étais rien? Criait-il soudain! Je n'étais pas son ami? 


- Tu étais son ami, le rassurais-je. Elle était très discrète sur sa vie privée. Dès qu'elle a pu quitter la maison pour aller à l'université, elle était contente! Elle avait envie de l'oublier et de profiter de sa libertée, c'est pour ça qu'elle ne t'a rien dit! 



A ce moment là, il me faisait presque pitié. Il était vraiment désemparé. 



- Elle a toujours pensé que cette maison était maudite! 


- Maudite ? Pourquoi ? 


- Pratiquement toute sa famille est morte dans cette maison. C'est pour cela qu'elle l'a revendu à la mort de son père... le dernier a s'être éteint ici! 


- Non... oh mon dieu!! Non! 


- Ce n'est pas grave Aaron, tu l'as revends et puis c'est tout! 


- Non... non... 



Il pointait son arme vers moi, les larmes aux yeux. 



- Tu vas devoir toi aussi mourir dans cette maison. 


- Non Aaron, non... 


A suivre... 





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