Pov Sasuke (Samedi 14 mars 2009 / 13h00)
Le déjeuner s'était très bien passé et il y avait eu un invité surprise.
- C'est vraiment très gentil à vous de m'avoir invité.
- De rien Suigetsu, c'était avec plaisir.
- Rester seul dans mon appartement, me donnait vraiment le cafard.
- Tu m'étonnes, lâchait Sakura en se levant pour prendre des assiettes. Ce n'est pas très bon de rester seul quand on est triste.
La rose alla dans la cuisine et Suigetsu afficha une mine triste.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- J'aurais aimé passer du temps avec Karin, mais elle est séquestrée dans sa chambre.
- Malheureusement ! Mais n'hésite pas à m'appeler si tu n'es pas bien comme tout à l'heure.
- Oui, souriait mon ami.
La première fois que l'on s'est cotoyés, je ne l'avais pas aimé. Certainement à cause de ses cousinades avec Hoshiro et surtout avec les photos qu'il avait pris lorsque j'avais fait l'amour avec Sakura. Il avait morflé sur le toit. Mais, petit à petit, en s'alliant contre Hoshiro, on a apprit à se connaître et s'apprécier. De fil en aiguille, on est devenu amis et en ce moment, on est même devenus très proche.
- Qu'est ce que l'on fait cet après-midi ? Demandait Sakura en revenant de la cuisine.
J'aurais tellement voulu passer encore du temps seul avec elle, mais hélas, il fallait qu'elle garde sa petite soeur. Et Naruto qui m'avait envoyé un texto, disant qu'il revenait demain. La poisse !
- On peut aller au parc d'attraction ? Proposait Amy toute enjouée. Tu avais promis d'y aller avec moi.
- Sasuke ? M'interrogeait Sakura avec un sourire. Cela ne te dérange pas ?
- Aucunement ! Suigetsu, tu veux venir ?
- Pourquoi pas !
Laissant éclater sa joie, Amy fonçait dans l'entrée pour mettre ses bottes. Nous faisions de même, et après avoir décidé de laisser nos scooters devant l'immeuble de Sakura, nous partions prendre le métro à quelques lieux de là !
Pov Ino (Samedi 14 mars 2009 / 16h30)
J'avais passé un bon déjeuner avec Sai, qui m'avait emmené dans un restaurant qui faisait de la viande grillé. J'avais trop aimé et je m'étais vraiment remplie le ventre. Ensuite, il m'avait fait visité le temple de Gingaku-ji que l'on surnommait le pavillon d'argent. Il était vraiment sublime et honorait bien sa réputation.
Ensuite, nous sommes allées au centre ville, où il m'invita à manger une glace. Main dans la main, nous entrions dans cette cafétériat, où nous nous installions à une table.
- Merci beaucoup pour cette sortie.
- C'est la moindre chose que je puisse faire pour toi, et je suis vraiment désolé pour le comportement de ma mère.
- C'est pas grave, elle t'aime et...
- Ce n'était pas une raison pour te maltraiter comme elle l'a fait. Et à cause d'elle, je n'ai pas passer beaucoup de temps avec toi. Mais dans un sens, je m'en veux aussi... J'aurais dû tout lui dire bien avant.
- Il faudrait peut-être que tu es une grande conversation avec elle. Je pense que vous pourriez mieux vous entendre et trouver, par exemple, des compromis !
Il souriait, et secouait la tête de gauche à droite. Je ne comprenais pas pourquoi il faisait cela.
- Décidément, tu es vraiment trop gentille. Je ne comprends pas pourquoi ma mère soit méchante avec toi. Mais bon... on n'est pas venu ici pour parler d'elle mais pour déguster une bonne glace.
- Oui, et c'est moi qui invite.
- Et puis quoi encore !
- Tu m'as offert le repas du midi, je peux bien t'offrir une glace quand même, m'offusquais-je.
- D'accord, abdiquait-il.
Le serveur arrivait pour prendre la commande et quelques minutes plus tard, nos glaces étaient servis. La mienne, à la fraise et à la vanille, était vraiment succulente.
- Que veux-tu faire après ?
- J'aimerai faire les boutiques, je voudrais acheter des cadeaux pour mes amis.
- D'accord ! Tout ce que tu voudras.
On se souriait et s'embrassait tendrement. Soudain, son sourire s'estompa d'un coup et je me retournais pour en voir la raison. C'était une bande de cinq jeunes qui était entré dans la cafétériat. Ces derniers regardaient dans notre direction et hélaient à haute voix le nom de Sai.
- Oh non pas lui ! Disait mon amour à voix basse. Yakito, continuait-il en se levant.
Les deux jeunes gens se serraient la main, puis venait le tour de deux autres garçons et d'une fille. Mes yeux s'arrêtaient sur la silhouette de Kyoko Senju. Que faisait-elle ici ?
- Kyoko ? Lâchait Sai également surpris.
- Bonjour Sai !
- Mais que fais-tu... enfin... !
- Tu sais bien que tes amis sont mes amis !
- D'ailleurs, ajoutait Yakito en prenant la main de Kyoko. On sort ensemble.
Sai ne disait rien, mais je voyais bien qu'il n'était pas content. Il devrait l'être au contraire, à moins que...
- Et depuis quand ?
- Quelques mois déjà ! Jour de l'an pour être précis ! Répondait Yakito avec le sourire.
J'étais assez choquée, elle était déjà en couple avec Yakito depuis longtemps, et elle avait osé l'embrasser l'autre soir ! Je vis les narines de Sai se glonfler et sa machoire se crisper.
- Et cette ravissante blonde est ta petite amie ? Disait le garçon en me regardant.
- Oui, je m'appelle Ino Yamanaka, me présentais-je en me levant.
- Ravi de faire ta connaissance, je m'appelle Yakito, et voici Shinzo, Meiji, Masako et bien sûr Kyoko, mais tu as dû déjà la rencontrer.
- Oui, disais-je en la regardant. On s'est vu hier.
- Tu aurais quand même pû venir nous voir plut tôt, disait le garçon en se tournant vers Sai.
- Tu connais ma mère, elle m'a accaparé toute la semaine.
- Oui et tu as réussit à t'échapper ?
- Comme tu vois !
Il y avait de la tension dans l'air. Je voyais bien que Kyoko était assez gênée. Mais Yakito était plutôt en joie de provoquer ce malaise.
- Alors, tu te plaît à Tokyo ?
- Qu'est ce que cela peut te faire ?
- Tu t'es fait de nouveaux potes pour que tu ne donnes plus de nouvelles ? Continuait-il en faisant abstraction de la dernière réponse.
- Et toi ? Tu m'en as donné de tes nouvelles ?
Le serveur arriva avec la note et je sortis un billet de mon sac.
- Tu laisses ta copine payer ! Lâchait le garçon outré. Qu'est ce qu'il se passe ? Ton père a fait fallite ?
- Va te faire voir Yakito !
- Tu m'as dit quoi Uchiwa ? S'énervait ce dernier en s'approchant de Sai.
Ils se fusillaient du regard, j'avais l'impression qu'ils allaient se taper dessus.
- Bon, on va s'asseoir, disait soudainement le garçon qui se trouvait derrière lui.
Il avait dû aussi ressentir cette tension et voulait empêcher une éventuelle bagarre.
- Pas la peine de revenir vers nous, ni de t'approcher de Kyoko, sinon je te referai le portrait !
Sai bousculait ce dernier alors qu'il était à 30 centimètres de lui. Ses nerfs avaient fini par lâcher. Un des garçons les séparait et je reculais mon petit ami pour éviter une bagarre. Les clients et le personel de la cafétériat avaient les yeux rivés sur nous.
- Yukito, cela suffit, allons-nous asseoir ! Insistait son ami.
- Tu as raison, il n'en vaut pas la peine.
Ils s'asseyaient à quelques tables de là et je traînais Sai vers l'extérieur.
Pov Itachi (samedi 14 mars 2009 / 18h00)
Aujourd'hui, j'avais été le seul à travailler à l'entreprise, papa étant occupé ailleurs. En ce moment, il était très peu au boulot et je me demandais bien ce qui se passait. Ce n'était pas dans ses habitudes et il m'inquiétait beaucoup. Surtout lorsqu'il avait signé un contrat avec cet escroc d'Aaron Ryu. Soudain, une idée me venait en tête. Je me levais et me dirigeais vers ma secrétaire, qui était en train de mettre son manteau.
- Maiko, vous avez le contrat que l'on a signé avec Aaron Ryu?
- Votre père ne me l'a jamais donné pour l'archiver monsieur.
- Comment ça ?
- Il l'a peut-être gardé dans son bureau ? suggéra la secrétaire.
Lui souhaitant une bonne fin de journée, je me dirigeais donc vers le bureau de mon père et fouillais celui-ci, même si je n'aimais pas trop faire ça. Mais je sentais que cette affaire sentait l'oeuf pourrie. Je passais en crible le bureau et lorsque je voulus ouvrir un tiroir, ce dernier résistait. Et mince, il était bien fermé à clef ! Impossible d'ouvrir !
- Toc toc ! Entendis-je soudain.
Je sursautais et regardais en direction de la porte. C'était Aiko, c'était vrai que l'on avait rendez-vous tous les deux ce soir. Mais elle était très en avance.
- Je t'ai fait peur ? Disait-elle en s'avançant vers moi.
- Oui, je dois le reconnaître. Mais, on avait rendez-vous qu'à 19h.
- Je suis en avance, mais je voulais te faire une surprise. Je peux repasser si tu veux ?
- Non, je suis content que tu sois là !
Je l'embrassais tendrement et lui souriais.
- Qu'est ce qui te préoccupe ? Lançait ma chérie lorsque je me rasseyais sur la chaise.
- Décidément, tu me connais par coeur.
- N'oublie pas que l'on se connait depuis la primaire.
- C'est à propos de mon père ! Il m'inquiète en ce moment, il fait des choses stupides.
- Comme quoi ?
- Comme signer un contrat avec cet escroc d'Aaron Ryu.
- Ah oui ! C'est inquiétant, surtout que j'ai entendu mon père parler de lui.
- C'était quand ?
- Hier matin, lorsque je suis arrivée à son bureau au tribunal !
- Dis m'en plus !
- En tant que procureur, il s'occupe de beaucoup d'affaire. Et alors que je me dirigeais vers son bureau pour lui signaler ma présence, il était au téléphone.
- Et qu'est ce qu'il disait ?
- Un truc du genre... "il faut attendre encore un peu, il faut encore d'autres preuves contre lui"
- Et c'est tout ?
- Non, il a ajouté... "Avec cet Aaron Ryu, il faut s'attendre au pire, dès que vous pouvez, vous me l'épinglez".
- Ah oui ?
- Cet Aaron Ryu fait l'objet d'une procédure judiciaire ? Me demandait Aiko intriguée?
- Pas que je sache, à moins que la police l'a dans le colimateur.
- Ils attendent du coup d'autres preuvres contre lui.
- Et mon père qui a signé un contrat avec lui ! Bon sang !
Je tapais du poing sur la table, en colère contre mon paternel qui avait fait n'importe quoi ! Cet Aaron Ryu était un vrai poison.
- Il faut que tu parles avec lui Itachi !
- Mais à chaque fois que j'essaye, il me fuit.
- Coince le ! Dis lui ce que je t'ai dit. Peut-être que cela lui ferait délier la langue.
- Oui, tu as raison ! Demain matin, au petit déjeuner, je lui en parlerai.
Nous sortions du bureau de mon père et dirigions vers le mien.
- Cette histoire n'est pas net, j'espère que mon père ne va pas avoir des problèmes avec les autorités !
- Tu veux que j'en parle à mon père ? Il pourra me dire si tu fais l'objet de...
- Non, je te remercie, mais je vais m'en charger personnellement. Après tout, je suis le vice-président et je me dois de m'en occuper.
- D'accord, mais sache que tu peux compter sur moi.
Elle s'approcha de moi et on s'embrassait tendrement. J'avais de la chance de l'avoir. Dommage que l'on ne se voyait pas beaucoup. Elle repartait dans 4 jours et je voulais profiter d'elle à fond. Mes mains commençaient à devenir baladeuses et mes lèvres déviaient leur route vers son cou.
- Ita-Itachi... On va être... en retard.... pour... pour le restaurant, essayait-elle de me faire savoir.
- On a encore quelques minutes devant nous !
Je relevais la tête et la regardais droit dans ses beaux yeux noisette.
- Je veux te faire l'amour, maintenant !
- Maintenant ?
Début lemon
Je l'embrassais encore plus sauvagement que tout à l'heure, alors qu'elle commençait à défaire ma cravate et les boutons de ma chemise. Je n'étais pas inactif et dézippais sa robe noire, avant de la laisser tomber sur le sol. Je l'allongeais sur mon bureau, après avoir enlevé des papiers qui trainaient. Je lui fis un sourire et lui disais à quel point elle était magnifique, lui caressant cette belle poitrine qui s'offrait à moi. Je descendis mes lèvres sur son ventre plat et enlevais cette culotte en dentelle noire.
- Oh Itachi ! Lâchait-elle en sentant ma langue parcourir son intimité. Tu me rends dingue.
Elle me rendait dingue aussi et je sentais que j'étais étroit dans mon boxer. J'attrapais une boite de protection dans mon tiroir que j'avais acheté ce matin et la déchirais totalement. Je réussissais à en prendre une, alors que les autres tombaient sur le sol. J'étais pressé de me retrouver en elle. D'ailleurs, lorsque je m'insinuais dans son antre, je lâchais un gémissement, tellement cette sensation était enivrante. Aiko se courbait de plaisir et soupirait d'aise.
Je commençais mes mouvements lentement, profitant de chaque instant. J'accélérai la cadence la faisant crier, serrant les dents de temps en temps. Puis je la redressais, l'embrassais, et la retournais pour de nouveau la pénétrer. Son buste et sa jambe sur mon bureau, elle hurlait lorsque mes coups de reins étaient plus forts et rapides. Je ne me retenais plus et exprimais également mon plaisir.
Je l'attrapais ensuite et la faisais asseoir sur moi, son dos contre mon torse, elle faisait des mouvements de montée et descente, tout en s'appuyant sur les appuis de ma chaise. C'était trop bon ! J'allais bientôt venir, alors je caressais vivement son intimité.
- Oh Itachi, je viens, je viens...
Elle hurla sa jouissance et l'entendre, m'excita davantage et je me lâchais en elle dans un son rauque assez bruyant. Toujours en elle, je l'embrassais, puis la regardais, la trouvant sublime.
- Je t'aime, lui avouais-je.
- Je t'aime aussi.
Mon coeur explosa et je l'embrassais encore et encore. Elle était mon oxygène, et je n'imaginais pas ma vie sans elle.
Fin lemon
Pov Sai (samedi 14 mars / 19h00)
On était dans la limousine qui nous ramenait à la maison. On avait passé une bonne après-midi avec Ino, malgré cette rencontre avec Kyoko et Yakito. Il n'était plus le même qu'avant, il avait changé. Ou alors, c'était moi qui avait changé, j'avais mûri à Tokyo. Décidément, cet exil chez mon oncle m'avait fait le plus grand bien.
- Sai, entendis-je d'un coup. Ça va ?
- Oui, disais-je en lui souriant.
- Tu veux parler de ce qui s'est passé à la cafétériat ?
- Non, pas la peine.
- Sai, depuis que l'on a su que Kyoko était en couple avec Yakito, tu es différent. Tu n'es pas content qu'ils soient ensemble ?
Je réfléchissais à cette question, car je ne savais pas encore la réponse.
- Moi, je crois que tu as encore des sentiments à son égard.
- Je t'ai déjà dit que non. Je la considère comme une amie, une soeur. Mais la voir avec Yakito, non ! En plus cela fait depuis le jour de l'an !
- Ce n'était pas un ami à toi ?
- Avant oui ! On a fait les 400 coups ensemble. Et... il n'a pas trop supporté que je m'en aille à Tokyo. Il a dit que je l'avais trahi !
- Pourquoi ?
- On avait fait un pacte où l'on finirait nos études ensemble. On était les 4 mousquetaires, on était inséparables !
- Et tu as cassé ce pacte pour aller à Tokyo !
- On devait tous aller dans un autre lycée, mais... Je voulais tellement prendre de la distance avec ma mère... cet incendie m'a donné l'occasion de partir.
- C'est pour ça que l'ambiance était assez électrique tout à l'heure.
- Oui. Et comme on ne sait pas appelé depuis mon départ...
- Cela a envenimé les choses, finissait-elle ma phrase. Pourquoi tu ne l'as pas appelé ?
- On s'est quittés en mauvais terme ! Je sentais que notre amitié allait morfler. Mais là, elle est définitvement terminée.
- Je suis désolée pour toi Sai !
- Oh tu sais, à Tokyo j'ai de nouveaux amis et je t'ai toi !
Je lui souriais et l'embrassais tendrement. Nous profitions encore quelques minutes de solitude dans la limousine pour nous blottir et nous embrasser. Quelques minutes plus tard, nous arrivions à la maison et sortions de la voiture avec nos paquets. Nous passions devant le salon, où nous vîmes mes parents devant la télévision, l'un à côté de l'autre, en train de regarder un jeu télévisé. Cela faisait plaisir de les voir ainsi, ils ne le faisaient pas souvent !
- Bonsoir les enfants ! Lâchait mon père en nous apercevant.
- Bonsoir !
- Vous avez dévaliser les magasins ?
- Oui, c'est plutôt Ino ! Elle adore faire les magasins.
- Comme ta mère !
- Prend une autre lettre imbécile, jurait celle-ci.
- Vous regardez toujours ce jeu ?
- Ta mère l'adore, surtout le présentateur.
- Il a tellement de classe! lâchait ma mère avec des étoiles dans les yeux.
- Si vous voulez, je pourrai vous le présenter, intervenait Ino derrière nous.
Nous nous retournions alors que ma mère se leva d'un coup, affolée.
- Comment ça, vous pourrez nous le présenter ?
- Oui, mon père possède la chaine de télévision. J'y entre quand je veux!
- Oh mon dieu !
Ma mère avait crié de bonheur, mais elle se reprit vite fait, reprenant un air sérieux.
- Je m'excuse pour tout ce que j'ai fait et dit. J'ai... J'ai été méchante avec vous Ino, désolée. C'est mon amour maternelle qui me fait devenir comme ça. Pardon !
Ma génitrice se courbait devant ma petite amie et celle-ci était assez gênée d'une telle rédemption. Puis, elle se retournait et s'approchait de moi.
- Je suis désolé mon fils de t'avoir fait subir tant de peine. Je me rends compte maintenant à quel point j'ai été égoïste, je ne pensais qu'à moi. Lorsque tu es né, je me suis dit que tu étais mon petit miracle, mon petit cadeau du bon dieu ! J'étais tellement heureuse, que je t'ai donné tout l'amour que je possédais. J'en ai délaissé ton frère et ton père hélas.
Je voyais bien que les larmes commençaient à monter. Je n'avais jamais vu ma mère dans cet état. Cela me fit mal au coeur !
- Lorsque tu es partie, c'était comme si une partie de moi même partait avec toi. Cela m'a fait tellement un vide, que durant des journées entières, je pleurais.
Je regardais mon père qui était aussi surpris que moi. Il n'était pas au courant à mon avis.
- Haruko ! Lâchait-il soudain. Je ne savais pas que... que tu pleurais...
- Tu ne l'as jamais su, répondait-elle en se tournant vers lui. Je te l'ai toujours caché. Tes absences me pesaient aussi. Je restais des jours entiers toute seule, je faisais les magasins, mais il me manquait une présence à mes côtés.
Les larmes coulaient finalement sur ses joues et mon père l'a prit dans ses bras.
- Je suis désolé ma chérie, j'aurais dû être plus présent pour toi.
- Tu avais ta société, il fallait bien que tu t'en occupes.
- Oui, mais je t'ai beaucoup négligé ces temps-ci, pardon.
Ils s'embrassaient et je me déplaçais vers Ino qui était aussi heureuse que moi.
- Je vais prendre quelques jours et on va partir en voyage rien que tous les deux.
- Mais... et ta société.
- Obito peut s'en charger quelques jours sans moi. Il faudra bien qu'il s'habitue à la gérer tout seul.
- D'accord ! J'ai hâte !
J'étais vraiment heureux pour eux. Une nouvelle vie commençait, et maintenant que l'on s'était tous parler, on allait pouvoir mieux avancer.
Pov normal (dimanche 15 mars / 9h00)
Itachi s'était levé assez tôt pour un dimanche. Pourtant, il ne s'était pas couché de bonne heure, après la soirée passée avec Aiko. Ils étaient partis dîner dans un mignon petit restaurant, où ils avaient passé un bon moment. Faire l'amour leur avait donné un gros appétit. Il tournait la tête sur sa gauche et remarquait une silhouette allongée à ses côtés. Aiko dormait profondément, paisiblement et amoureusement.
Voulant la laisser encore dormir, Itachi se détachait d'elle à regret, attrapait ses vêtements sur le sol, et s'habillait rapidement avant de sortir de la chambre. Il descendait les escaliers et aperçut son père sortir de la salle à manger.
- Père !
Ce dernier s'arrêtait et tournait sa tête vers lui.
- Oh ! Itachi !Tu es bien matinale dit donc !
- Je voulais te parler.
- De quoi ?
- Du contrat passé avec Aaron Ryu, je ne l'ai pas trouvé dans ton bureau.
- Tu as osé fouillé mon bureau?
- Je voulais regarder le contrat et il y avait un tiroir fermé à clef.
- Et alors !
- Où est ce contrat ? Haussait-il le ton.
- Cela ne te concerne pas et baisse d'un ton tu veux. Du respect pour ton père.
- Et moi, tu me respectes ? Sans mon autorisation, tu as osé... t'associé à un escro tel qu'Aaron Ryu. Tu savais qu'il faisait l'objet d'une procédure judiciaire ?
- Quoi ? Mais comment... ? D'où tu sais ça ?
- Peu importe comment je l'ai su ! N'oublie pas que tu m'as donné des parts de l'entreprise et... attend une minute... sans ma signature, ce contrat n'est pas valable papa !
- Itachi, s'il te plaît ! Arrête !
Fugaku commençait à partir vers la porte de sortie, mais son fils le rattrapait.
- Ne te dérobe pas papa ! Tu ne vas pas t'en sortir aussi facilement !
- Laisse moi tranquille Itachi, criait son père en se retournant violemment.
- Je te jure papa, que si jamais tu mets l'entreprise en faillite, je ne te le pardonnerai jamais.
Le patriarche Uchiwa regardait son fils dans les yeux où l'on pouvait y voir de la colère et de la détermination. Malheureusement, Fugaku ne pouvait rien dire sur un sujet qu'il ne contrôlait même pas ! Sans un mot, il tourna les talons et s'en alla, claquant la porte. En haut de l'escalier, Aiko avait assisté à la scène. Elle les descendait petit à petit et lorsqu'Itachi se retournait, il l'aperçut.
- Tu es déjà réveillée ?
- Oui, on vous a entendu dans toute la maison.
- Désolé Aiko !
- Il n'est pas très facile ton père.
- Il me cache quelque chose, j'en suis sûr. Et... il est au courant pour la procédure judiciaire.
- Je vais demander plus de précision à mon père.
- Je sens que cette histoire va mal finir, j'ai un mauvais pressentiment.
Pov Sasuke (dimanche 15 mars / 10h00)
Je me réveillais doucement et remarquais que je n'étais pas dans mon lit. Que ce soit celui de chez mon père ou de chez Naruto, mais bien dans celui de Sakura. Avec insistance, elle avait réussit à me convaincre de passer la nuit chez elle. Mais, cela ne m'avait pas déplu de dormir à côté de ma rose.
Je la regardais dormir, la trouvant adorable. Nous avions traversé de nombreuses épreuves ces derniers temps, nos disputes, notre pause et même Takéo ou Yuki n'avaient pas réussit à nous séparer. Cela prouvait que nous étions fais l'un pour l'autre, notre amour était solide !
Je la sentis remuer, puis elle ouvrit ses beaux yeux verts et les plongeait dans mon regard onyx. Ce fut plus fort que moi et je l'embrassais amoureusement. Elle y répondit avec ardeur et le petit calin matinale débutait. Mes mains caressait son dos, ses fesses et sa cuisse, alors que les siennes parcouraient ma chevelure, mon dos et mon torse.
J'avais envie de lui faire l'amour, et lorsqu'elle sentit une boule contre son ventre, elle me souriait tout en me regardant d'une mine coquine.
- Il est bien réveillé aussi celui-là !
Les joues totalement rouges, je baissais la tête, assez gêné.
- Je... je...
- MAMAN, JE N'AI PLUS DE DENTIFRICE, entendions-nous soudain.
Cela provenait du couloir, c'était la voix d'Amy.
- Chut, tu vas les réveiller, lâchait la mère de Sakura en chuchotant.
Nous l'étions déjà, mais cela nous fit revenir à la réalité, comme une douche froide.
- Tans pis, lançait ma rose en se détachant de moi.
Elle se levait et ouvrit les rideaux, où des nuages cachaient le soleil. Il ne faisait pas beau ce matin.
- Petit déjeuner ?
- Oui, je meurs de faim.
- On fait quoi aujourd'hui ?
- Malheureusement, je dois aller chez mon père, mais je dois avant récupérer des affaires chez Naruto.
- Dommage !
Elle fit une mine boudeuse, mais après m'être levé, je la pris dans mes bras pour la consoler.
- Eh ! Ne t'inquiète pas ! On va se revoir très vite.
- Oui, souriait-elle. Je vais en profiter pour me replonger dans mes livres.
- Et ton travail ?
- J'ai décidé de ne pas continuer, m'apprenait-elle en se séparant de moi.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Mon travail a tellement foutu le désordre dans notre couple, que j'ai décidé d'arrêter, m'expliquait-elle en faisant son lit.
- Mais... mais tu devais te payer tes études de médecine avec ton travail, tu ne peux pas abandonner ton rêve de devenir médecin.
Elle se retournait vers moi et me souriait !
- Pas grave, je trouverai bien d'autres métiers intéressants. Il y en a plein, non ?
Ce sourire, je le connaissais que trop bien, il sonnait complêtement faux!
- Je ne te crois pas Sakura ! Tu te voiles la face, et je ne te laisserai pas gâcher ton avenir.
- Quoi ?
- Tu vas continuer ton travail et je serai là pour t'aider.
- Sasuke !
Je la pris dans mes bras et la regardais intensément, ce qui la perturbait.
- Tu avais raison la dernière fois, j'ai été égoïste et je te voulais pour moi tout seul, pas te partager avec un travail qui te prendrait beaucoup de temps. Mais... Cet épreuve que nous avons traversé m'a fait beaucoup réfléchir. Lorsque tu me racontais tes journées, tu était si heureuse que... que mon coeur était rempli de joie. Crois en ton rêve Sakura, et je te soutiendrai de toutes mes forces.
Ému par mon dialogue, ma fleur commençait à pleurer dans mes bras.
- Sasuke je... je t'aime tant ! Merci...
- Je t'aime aussi et c'est moi qui te remercie d'être dans ma vie.
Elle se serrait encore plus dans mes bras, pleurant à chaudes larmes.
Pov Sakura (Lundi 30 mars / 19h00)
J'avais repris le travail 2 jours après que Sasuke m'ait convaincu de ne pas abandonner mon rêve. Et comme il me l'avait promit, il m'avait soutenu et tous les jours, il m'emmenait au travail et me ramenait chez moi. Comme je travaillais bien à l'hôpital, madame Nakayama m'avait proposé de continuer à mi-temps.
- J'ai décidé de laisser Konoha-maru s'occuper de ses frères et soeurs, m'avait-elle annoncé.
J'étais contente pour lui, il allait enfin prendre ses responsabilités.
- Eh Sakura, ça y est ! Tu as déjà fini ?
Je souriais et allais vers l'accueil, où une femme d'une cinquantaine d'année s'y trouvait.
- Oui Makima, je suis assez fatiguée de ma journée. J'attends juste mon petit copain.
- Tu veux dire, ce charmant jeune homme qui se trouve dans la salle d'attente depuis déjà 15 bonnes minutes, me montrait-elle du doigt.
- Sasuke !
J'allais vers lui et lorsqu'il m'aperçut, se leva et m'accueillit dans ses bras en m'embrassant tendrement.
- Tu as passé une bonne journée ?
- Crevante, j'ai hâte de prendre une bonne douche et j'ai très faim !
- On va passer au fast food pour prendre à manger, Naruto m'a passé sa commande.
- C'est gentil à vous deux d'avoir gardé Amy. Merci !
- Pas de soucis, elle est très mignonne ta petite soeur.
- On est toutes mignonnes dans la famille Haruno.
Soudain, le téléphone de Sasuke sonna et il décrocha avec curiosité.
- Qu'est ce qu'il y a Naruto ? Il y a un problème avec Amy?
Les sourcils fronçaient, je regardais Sasuke intriguée.
- Il est avec les autres jeux ! Non ?... Ah non ! Il est resté dans mon sac, qui est resté dans ma chambre... mais j'ai pas fait exprès !
Mon chéri fulminait, ses narines étaient gonflées.
- Ok, ok... on va y aller. A toute !
Il racrochait d'un air blasé et soufflait de tout son être.
- Il faut que je retourne chez mon père chercher un jeu de console.
- Cela ne peut pas attendre demain ?
- Non, on voulait faire une soirée jeux vidéos ce soir avec ce jeu.
- Sasuke, je ne suis pas vraiment la bienvenue chez ton père.
- Tu resteras sur le scooter ! De toute façon, avec ce qui s'est passé ces derniers temps, il ne dira rien.
- Ah oui ! C'est vrai ! N'empêche, maintenant on n'a plus à nous cacher.
- Malgré que mon père soit toujours contre, il finira bien par t'accepter.
Il m'embrassa tendrement, et je le suivis à l'extérieur où on enfourchait son scooter. Je l'agrippais à la taille et il démarrait en trombe.
Pov Sasuke (Lundi 30 mars / 19h20)
On n'avait pas mit beaucoup de temps pour aller à la maison. Mon objectif, monter dans ma chambre et redescendre aussi vite. Mais, à peine avais-je monté le perron...
PAN PAN PAN
Je regardais Sakura, qui avait aussi entendut les coups de feu. Je me précipitais vers le bureau de mon père d'où provenait les tirs.
- Attends Sasuke ! Me criait Sakura en enlevant son casque. C'est dangeureux !
Mais je ne l'écoutais pas et continuais ma course vers le bureau dont la porte était ouverte. Ce que je découvris, me pétrifia !
- Oh mon dieu ! Jurait Sakura en voyant la même scène d'horreur que moi.
Dans le prochain épisode, j'écrirai les passages de ce qui s'est passé ces 15 derniers jours !