La mère de Denki (poussant un cri déchirant) : « HIROSHI !!! Non, non, mon dieu, non ! »
Elle se jette au sol, pressant ses mains désespérément contre la blessure de son mari pour tenter de stopper l'hémorragie. La mère de Kyoka hurle à son tour, tentant de faire bouclier de son propre corps.
Le sniper de la Commission ne cherchait plus seulement à éliminer Denki : acculée, l'organisation applique une politique de terreur totale. Éliminer les parents, c'est détruire les témoins et punir Yuei.
Bakugo (hurlant depuis le couloir, les yeux injectés de sang) : « ENFOIRÉS !!! C'EST UN CIVIL ! »
D'un bond rageur, Bakugo utilise ses explosions pour se propulser vers la lucarne brisée, balançant des vagues de feu aveuglantes vers l'extérieur pour bloquer la ligne de mire du tireur caché dans la nuit.
Mezo Shoji réagit au quart de tour. Déployant ses bras dupliqués à leur maximum, il forme une immense bâche de muscles et de chair renforcée au-dessus de la famille Kaminari et du lit de Denki, interceptant les éclats de verre et se préparant à encaisser un second tir potentiel.
Shoji (la voix déformée par l'effort) : « Tout le monde au sol ! Ne restez pas dans l'axe de la fenêtre ! »
Izuku Midoriya, enveloppé d'éclairs verts à 30 %, surgit dans la pièce. Son visage n'est plus celui d'un élève : c'est le masque de fureur d'un héros dont on a touché les protégés. D'un coup de poing net dans l'air, il crée une onde de pression qui repousse les débris de verre vers l'extérieur, scellant visuellement la brèche avec les décombres de la porte métallique.
Aizawa glisse au sol aux côtés de la mère de Denki. Ses mains se couvrent immédiatement du sang du père de famille. Ses yeux, d'ordinaire si calmes, trahissent une urgence absolue.
Aizawa (hurlant dans son micro) : « RECOVERY GIRL ! Infirmerie souterraine, immédiatement ! Code Rouge ! Blessure par balle sur civil ! »
Kyoka Jiro, les oreilles encore douloureuses, regarde la scène, pétrifiée. Elle voit le père de Denki lutter pour sa respiration, ses yeux cherchant désespérément le lit de son fils plongé dans le coma. Cette image brise quelque chose en elle. La Commission a transformé un sanctuaire de guérison en champ de bataille, et le sang d'un père innocent vient de couler.
Le blocus de Yuei vient de basculer dans l'irréparable. Ce n'est plus une opération de police, c'est un massacre.
À l’extérieur des remparts, dans le poste de commandement mobile de la Commission, le leader de la faction extrémiste écoute les rapports de ses unités en déroute. Ses agents d'élite sont ligotés, le gaz a été renvoyé, et le tir du sniper n'a pas suffi à faire capituler Yuei. Pire encore, les systèmes informatiques de l'école résistent aux cyberattaques de l'État.
Acculé, fou de rage et conscient que chaque minute qui passe rapproche Hawks et Tsukauchi de la publication des preuves de sa trahison, le Directeur bascule définitivement dans la folie. Il n'y a plus de place pour la négociation, le camouflage ou la politique.
Il saisit la radio de commandement globale, sa voix tremblante d'une haine destructrice.
Le Directeur de la Commission (hurlant dans le canal crypté) : « C'est terminé ! Annulez toutes les restrictions d'engagement ! Puisqu'ils refusent de nous livrer le gamin et qu'ils séquestrent nos agents, on rase le secteur ! Ordonnez à l'artillerie et aux hélicoptères de tout faire sauter ! Éliminez Yuei de la carte ! »
L'ordre de destruction totale est immédiatement exécuté par les unités d'élite fanatisées de la Commission. À un kilomètre du lycée, les batteries de missiles mobiles de l'armée se déploient, pointant leurs canons vers les dômes de Yuei.
Dans le ciel nocturne, quatre hélicoptères de combat lourds fondent sur l'école, leurs rotors faisant vibrer l'air.
FIIIIIIU... BOOM !!!
Une première salve de missiles air-sol percute les remparts extérieurs de plein fouet. Les explosions géantes déchirent la nuit, illuminant Musutafu d'une lueur apocalyptique. La barrière ultra-technologique de Nezu encaisse le choc, mais les secousses font trembler la terre à des kilomètres à la ronde. Les alarmes de Yuei hurlent à pleine puissance : « Alerte impact. Intégrité des structures menacée. »
Dans l'infirmerie, alors que Recovery Girl tente désespérément de stabiliser le père de Denki au milieu des éclats de verre, le plafond tremble violemment. Des pans de béton et de plâtre commencent à se détacher sous les vibrations des bombardements.
La Mère de Kyoka (protégeant sa fille de son corps) : « Ils tirent sur l'école ?! Ils sont devenus complètement fous, ils vont nous enterrer vivants ! »
Mezo Shoji et Eijiro Kirishima luttent pour rester debout, utilisant leurs forces combinées pour soutenir les piliers de soutien de la pièce qui menacent de céder.
Kyoka Jiro, les yeux fixés sur le lit de Denki, voit les moniteurs osciller. Si un missile touche directement l'alimentation centrale des sous-sols, les machines s'éteindront, et Denki mourra en même temps que son père.
Sur les toits, au milieu des flammes et de la fumée, les élèves de la 1-A refusent de regarder leur école s'effondrer.
Shoto Todoroki projette ses deux mains vers le ciel, créant un dôme de glace d'une épaisseur monumentale au-dessus des bâtiments principaux, agissant comme un bouclier thermique et physique contre les obus qui pleuvent.
Katsuki Bakugo, propulsé en l'air par des explosions d'une puissance inédite, esquive les tirs de mitrailleuses lourdes d'un hélicoptère. Le visage noirci par la suie, le regard dément, il arme son bras droit.
Bakugo (hurlant plus fort que les rotors) : « VOUS VOULEZ TOUT FAIRE SAUTER ?! COMMENCEZ PAR CRÈVER EN L'AIR !!! HOWITZER IMPACT !!! »
Une explosion titanesque déchire le ciel nocturne, enveloppant le premier hélicoptère de la Commission qui s'écrase en boule de feu dans les lignes extérieures.
Au sol, Izuku Midoriya active le One For All à son maximum supportable, ses veines brillant de lignes rouges et d'éclairs verts. Il regarde les batteries de missiles au loin qui se préparent pour une deuxième salve, celle qui brisera définitivement le dôme de Todoroki.
Izuku (les dents serrées, le regard tourné vers ses camarades) : « On ne reculera pas d'un pas. C'est notre maison. C'est ici qu'on protège nos amis ! »
La Commission a donné l'ordre d'extermination. UA est sous les bombes de son propre gouvernement, et la 1-A est entrée dans une guerre totale pour sa propre survie.
Alors que le dôme de glace de Todoroki commence à se fissurer sous les impacts répétés de l'artillerie et que la pression devient insoutenable, un rugissement de moteurs et de cris de guerre retentit depuis les voies d'accès sud de Yuei.
Les vannes de sécurité de la seconde section de l'école s'ouvrent à la volée. Ce ne sont pas des profs, ce ne sont pas des renforts du gouvernement. C'est la seconde B. Ils ont vu les explosions, ils ont vu le sang sur les écrans, et ils refusent de laisser la 1-A mener cette guerre seule.
Menée par un Itsuka Kendo au regard d'acier, la classe B déboule sur le champ de bataille avec une coordination parfaite, brisant instantanément l'encerclement des troupes au sol de la Commission.
Kendo (ses mains agrandies à la taille de camions, écrasant deux blindés légers d'un seul coup) : « Vous pensiez vraiment qu'on allait vous laisser tout le mérite ?! La 1-A n'est pas la seule classe héroïque de ce lycée ! »
L'arrivée de la classe B change immédiatement la donne. Leurs Alters, parfaits pour le contrôle de zone et la contre-artillerie, se déploient en première ligne :
Le Bouclier Absolu : Jurota Shishida (Gevaudan) charge les lignes de mortiers de la Commission comme un juggernaut indomptable, renversant les barricades ennemies, tandis que Manga Fukidashi matérialise d'immenses onomatopées géantes « WALL ! » et « DOOON ! » en béton armé pour intercepter les obus avant qu'ils ne touchent les dortoirs.
La Contre-Attaque Aérienne : Sento Kamakiri et Tetsutetsu Tetsutetsu s'élancent. Tetsutetsu, le corps entièrement transformé en acier poli, sert de projectile vivant. Tsuburaba crée des disques d'air solide dans le ciel, permettant à Tetsutetsu de rebondir de plateforme en plateforme jusqu'à atteindre le deuxième hélicoptère de combat, brisant ses pales d'un coup de tête monumental.
L'Infiltration Tactique : Shihai Kuroiro (L'Ombre Noire) fusionne avec la nuit et les ombres projetées par les incendies. Il se glisse derrière les lignes des snipers de la Commission, les neutralisant un par un dans un silence de mort.
Neito Monoma apparaît aux côtés d'Izuku Midoriya, un sourire provocateur mais les yeux brûlants d'une rage solidaire. Il frôle le bras de Todoroki au passage pour copier son Alter.
Monoma (générant instantanément une tempête de feu et de glace pour repousser une escouade d'assaut) : « Regardez-les, ces pathétiques bureaucrates ! Ils ont cru pouvoir diviser Yuei ! Midoriya, Bakugo, bougez vos fesses ! On nettoie l'entrée principale, vous sécurisez les sous-sols ! »
Pour la première fois depuis leur entrée au lycée, la rivalité entre la A et la B s'efface totalement pour laisser place à une armée unie de quarante apprentis héros. Face à ce mur de puissance brute et de polyvalence, les forces de la Commission, qui s'attendaient à cueillir des adolescents terrifiés, commencent à reculer, paniquées.
Dans les sous-sols de l'infirmerie, les secousses diminuent soudainement. Kyoka Jiro, les oreilles sifflantes, perçoit à travers ses jacks les vibrations familières des pas de la classe B. Elle reconnaît le rythme lourd de Shishida, les impacts de Tetsutetsu.
Kyoka (les larmes aux yeux, regardant la mère de Denki) : « Ils sont là... La seconde B est venue. On n'est plus seuls. »
Au sol, Recovery Girl parvient enfin à extraire la balle du torse du père de Denki sous la protection du bouclier de Shoji. Son cœur bat toujours. Dehors, la ligne de front tient bon. La Commission pensait détruire Yuei en secret derrière un blocus, mais ils viennent de réveiller l'intégralité des futurs plus grands héros du Japon.
Le bruit d'un nouvel impact de verre brisé déchire l'air confiné de l'infirmerie.
Profitant du chaos extérieur et de la poussière soulevée par les combats de la classe B, un agent de la Commission (infiltré par une conduite d'aération secondaire située dans l'angle mort de Shoji) glisse le canon noir de son arme à travers la grille métallique. Son visage est masqué, mais ses yeux trahissent un plaisir malsain.
En contrebas, le père de Kyoka, Kyotoku Jiro, se tient accroupi, protégeant sa femme Mika de son propre corps tout en gardant un œil sur sa fille blessée.
L'agent aligne sa mire sur le dos du musicien. Un sourire sadique étire ses lèvres sous son masque tactique. Il presse la détente.
PAN !
La balle traverse la pièce et frappe Kyotoku à l'épaule, le projetant en avant. Il lâche un cri de douleur étouffé et s'effondre sur le sol poussiéreux, serrant sa blessure alors que le sang commence à imbiber sa veste.