Paris n'oublie jamais

Chapitre 2 : Chapitre 1

Par lolaxx08

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Cinq ans s’étaient écoulés depuis le départ de Marinette, sans un mot.

Ses amis avaient demandé des réponses à ses parents, encore et encore. Mais Tom et Sabine s’étaient toujours montrés fermés à la discussion. La seule réponse qu’ils acceptaient de donner restait la même :

— Elle est partie dans une école plus spécialisée, à l’étranger.

Pas de nom. Pas de ville. Même pas de pays.

Adrien, lui, n’avait jamais compris. Pourquoi la fille qu’il aimait était-elle partie sans rien lui dire ?

Quelques semaines après le départ de Marinette, il avait reçu une lettre. Une lettre de son propre père, dans laquelle Gabriel Agreste lui avouait avoir été Monarque. Cette révélation lui avait brisé le cœur et en même temps rassuré. Il connaissait vraiment son pere. Il savait qu’il n’avait jamais été un héros. Mais cette lettre était aussi une revelation importante pour autre chose. Ladybug avait menti. Elle avait menti à lui, mais aussi au monde entier. ça avait détruit quelque chose entre Chat Noir et LadyBug. Une dispute dont tout Paris se souvenait. parce que devant eux, Ladybug avait failli se faire Akumatiser. Adrien avait comprit se jour la, tout le poids que cette decision avait du peser sur les épaules de la super heroine. Mais il n’arrivait pas à lui pardonner. Elle n’avait pas juste menti à Adrien. Elle avait aussi menti à Chat Noir. Elle n’avait pas non plus chercher à ce justifier. Après ça, ils avaient décidé de ne plus travailler ensemble, sauf en cas d’akumatisation particulièrement puissante. Leur séparation avait été difficile, sur le toit ou ils se posaient pour regarder la ville depuis des années qu’ils travaillaient ensemble. Adrien avait faillit lui rendre son miraculous, mais elle avait refuser. Elle voulait etre sur que si jamais un jour, Chrysalide arrivait vraiment à l’Akumatisé, il y aurait quelqu’un pour l’arreter. La derniere promesse qu’il se faisait. 

Depuis, ils avaient mis en place un planning de surveillance pour éviter de patrouiller en même temps. Quand Ladybug n’était pas là, Chat Noir et les autres porteurs déposaient le papillon capturé dans un bocal, dans leur base d’entraînement.

Petit à petit, Chat Noir avait pris la tête du groupe. Ladybug, elle, était devenue de plus en plus solitaire. De moins en moins présente à Paris.

Pourtant, Chrysalide continuait de chercher à récupérer les Miraculous.

Mais le temps faisait son œuvre. Ils avaient grandi. Leurs vies avaient changé. Les porteurs avaient de moins en moins de temps à accorder à leur rôle de super-héros. Les réunions s’espaçaient. Les groupes étaient moins nombreux. Et les akumatisés, eux, devenaient de plus en plus puissants.

En cinq ans, tout avait changé. Adrien avait passé une année à faire des voyages humanitaires après son bac, avant de se tourner vers des études de droit. Alya était déjà apprentie dans un grand journal en parallèle de ses études. Nino s’était lancé dans la musique.

Et Marinette ? Marinette, ils savaient seulement qu’elle semblait travailler dans la mode. C’était tout ce que ses parents laissaient entendre à leurs clients. Mais la vie continue…


Chat Noir faisait face à un akumatisé capable de se séparer en des milliers de petits êtres. Il avait envoyé des messages à plusieurs porteurs de Miraculous, mais aucun n’avait répondu. Alors il courait dans les rues de Paris, cherchant à échapper à cet homme qui s’était détourné de son objectif initial pour le poursuivre et lui prendre son Miraculous.

— Merde… merde… merde.

Il esquiva l’homme au dernier moment, juste avant que celui-ci ne se clone en dix versions de lui-même. Chat Noir prit de la hauteur, sauta d’un toit à l’autre et tenta de rappeler encore les autres. Mais malgré tous ses efforts, il se retrouva rapidement acculé sur un toit, dos à un mur, encerclé par une vingtaine de clones de l’akumatisé.

Il cherchait une solution, le souffle court, tandis que la pression devenait de plus en plus intense.Soudain, un frisbee jaillit dans les airs et fit disparaître une dizaine de clones avant de retomber devant lui. Son cœur se serra en reconnaissant immédiatement les couleurs rouges à points noirs du Lucky Charm.

Devant lui atterrit la femme qu’il ne croisait plus que quelques fois par an, désormais. Au fil des années, son costume avait changé, passant du rouge habituel à un noir profond parsemé de points rouges. Ses cheveux étaient maintenant attachés en une longue tresse, presque comme lorsqu’elle avait été Lady Noire.

Elle ne lui jeta pas un regard. Elle ramassa simplement le frisbee, puis le lança de nouveau, faisant disparaître tous les autres clones. Ensuite seulement, elle se tourna vers lui.

— Tu dors, Chat Noir ?

— Pourquoi tu es là ?

— Tu m’as appelé.

Il resta un moment sans rien dire, avant de vérifier ses messages. Et en effet, dans la précipitation, il avait lancé un appel commun.

— Oh… merci.

Elle passa à côté de lui et reprit :

— On est en froid, mais ce n’est pas pour autant que je vais te laisser claquer, chaton.

Puis elle sauta du toit et se dirigea vers l’akumatisé. Chat Noir resta quelques secondes immobile, sans rien dire, avant de prendre la même direction en s’aidant de son bâton. Il ressentit immédiatement la différence face à l’akumatisé. En grandissant, Ladybug était devenue bien plus confiante et surtout beaucoup moins bavarde. C’était sûrement dû, en partie, à leur dispute. Mais même sans l’humour et les bavardages qui avaient autrefois rythmé leurs combats, ils formaient toujours une équipe du tonnerre.

Quelques minutes après leurs retrouvailles, ils commençaient déjà à reprendre l’avantage. Chat Noir et Ladybug avaient tous les deux évolué dans la maîtrise de leurs pouvoirs et de leurs armes. Ladybug enchaînait les Lucky Charm, tandis que Chat Noir utilisait ses Cataclysmes avec beaucoup plus de précision, les rendant plus modérés, plus concentrés. Entre eux, il n’y avait presque aucun commentaire. Seulement des avertissements en cas d’attaque surprise et quelques ordres brefs pour se synchroniser.

En moins d’un quart d’heure, Chat Noir fit tomber en morceaux le chapeau d’où sortit un papillon noir et violet. Ladybug l’attrapa avec son yo-yo et le purifia, avant de le libérer. Elle le regarda voleter un instant, le regard triste, et Chat Noir s’approcha légèrement.

— Merci… pour ton aide.

Elle se tourna vers lui comme si elle venait seulement de prendre conscience que c’était à elle qu’il s’adressait.

— Je te l’ai dit. Si tu as besoin, je suis à ton service.

Elle commençait déjà à s’éloigner quand plusieurs habitants du quartier vinrent vers eux, demandant des autographes, essayant de les toucher. Des voix s’élevèrent tout autour d’eux.

— Vous travaillez à nouveau en équipe !

— Ça faisait si longtemps qu’on ne vous avait pas vus en duo !

— Ladybug et Chat Noir, l’équipe de choc !

Ladybug eut un sourire gêné. Chat Noir, lui, tenta de bredouiller quelque chose pour répondre, mais rien ne sortit. Il n’avait jamais vraiment pris en compte leur popularité, pas de cette manière-là. Finalement, ils réussirent à s’échapper chacun de leur côté.

Avant qu’il n’ait pu se retourner pour tenter de parler à la coccinelle, elle avait déjà disparu.

Il partit dans une ruelle calme.

— Plagg, détransforme-moi.

Adrien s’arrêta dans une ruelle calme et eut un léger sourire en revenant vers la rue principale.

— C’était sportif. Il faut que je me dépêche, je vais être en retard à mon rendez-vous avec Nino et Alya !

Il commença à courir et arriva avec quelques minutes de retard sur les quais de Seine, où Alya et Nino l’attendaient à la terrasse d’un bar. Ses deux amis lui firent signe et il leur sourit en les rejoignant.

— Tu es toujours en retard, Adrien ! lança Nino en lui donnant une légère accolade.

Adrien s’assit avec eux et reprit :

— J’ai eu un petit contretemps. Alors, comment ça va ? Alya ? Tu as l’air contrariée…

Leur amie leva enfin le nez de son téléphone et soupira.

— Ça fait des mois que j’essaie d’avoir une interview de ce nouveau styliste mystère qui a fait sensation à la Fashion Week et à New York. Mais on refuse toujours mes demandes, alors que je sais que certains journalistes réussissent à en obtenir.

— Tu ne peux pas avoir toutes les exclusivités, Alya, commença Adrien.

Il se tut aussitôt en voyant Nino lui faire de grands signes derrière elle pour qu’il s’arrête. Adrien esquissa un sourire et changea de sujet.

— Et toi, Nino, comment ça va ?

— Super ! Ces derniers temps, on a bien bossé…

— Est-ce que vous essayez de changer de sujet pour que je passe à autre chose ? demanda Alya en passant une main dans ses cheveux.

— On ne peut rien y faire de toute façon… chérie, déclara Nino.

Ce qui lui valut un regard noir de la jeune femme. Mais elle finit par soupirer et reprit son téléphone.

— Peut-être…

Elle s’arrêta soudain sur des photos de Ladybug et Chat Noir. Adrien s’étonna que l’on ait déjà publié leur nouvelle aventure, mais Internet allait toujours beaucoup trop vite. Nino regarda l’écran et sourit.

— Je suis content de les revoir ensemble. C’est dommage qu’ils ne bossent plus trop en duo.

Alya ferma son téléphone et le rangea.

— Chat Noir fait très bien le travail tout seul. Ladybug fait office de figuration, maintenant.

Adrien baissa les yeux, silencieux. Nino, lui, fronça les sourcils.

— Tu exagères. Elle travaille seule, mais elle est quand même présente.

— Elle a tourné le dos à tout le monde à cause d’une petite dispute !

Adrien releva les yeux vers elle. Il savait qu’Alya avait abandonné son blog après la presque akumatisation de Ladybug. Adrien reprit la parole : 

— Tu sais, elle ne voulait peut-être pas s’imposer non plus, 

— Tu ne devrais pas la protéger, Adrien ! Elle t’a menti. Elle a voulu faire passer ton père pour un héros !

— Hé, Alya, calme-toi. Tu ne voudrais pas que tout Paris soit au courant, intervint Nino en venant masser doucement les épaules de la jeune femme.

Alya inspira profondément avant de reprendre, à voix plus basse :

— Si je n’ai rien dit quand Adrien nous a tout raconté, c’est pour lui. Mais je déteste mentir.

— Sauf que si on dit la vérité, les gens vont vouloir envoyer Nathalie en prison, et Adrien va devenir la cible de toutes les personnes qui ont été persécutées par Monarque. Alors détends-toi… 

Le sujet finit par passer, et ils discutèrent de leurs cours respectifs avec le sourire. Finalement, alors que la nuit tombait, ils se séparèrent et Adrien rentra chez lui seul.

— Plagg, tu penses vraiment que Ladybug fait office de figuration ?

— Je n’ai pas d’avis là-dessus. Et tu as encore oublié de me donner mon fromage avant d’aller voir tes amis !

— Tu as un avis, mais tu n’oses rien dire parce que Ladybug est encore ta gardienne.

— J’ai une sorte d’affection pour toi, Adrien, mais Ladybug reste notre gardienne. Et elle fait toujours son travail de gardienne.

Adrien hocha la tête et sortit une boîte de camembert de son sac pour en donner un morceau à Plagg, tout en rentrant chez lui. Après être devenu adulte, il avait laissé tomber la grande maison familiale. Avec Nathalie, ils avaient pris la décision de la vendre et avaient acheté tous les deux de grands appartements bien situés dans Paris. Un seul étage les séparait. Nathalie avait repris les affaires de son père, tandis qu’Adrien s’était lancé dans ses propres aventures.

Il hésita un instant avant de frapper à la porte de Nathalie. Cette dernière lui ouvrit et sourit en le voyant.

— Adrien !

Il avait eu du mal avec elle après avoir découvert la vérité sur son père. Mais, après quelques mois, il avait décidé que le sacrifice qu’elle avait fait pour tenter de le protéger était bien plus grand que ce qu’aucun adulte n’avait fait pour lui, à part sa mère.

— Ça fait au moins deux semaines que je ne t’ai pas vu, dit-elle en le laissant entrer.

— Oui, entre les cours, mes activités et ton travail, c’est difficile de se voir.

Elle hocha la tête et referma la porte derrière eux. L’appartement était grand, décoré simplement et avec goût. Nathalie avait toujours eu un don pour ça. Adrien s’assit sur le canapé, et elle revint peu après avec du thé et des biscuits.

— Je dois repartir pour New York demain, expliqua-t-elle. Je dois rencontrer de nouveaux stylistes.

Adrien prit un gâteau, puis releva la tête en se rappelant sa discussion avec Alya.

— La fameuse styliste mystère ?

Nathalie s’arrêta un instant et releva le regard vers lui.

— Oui… tu en as entendu parler ? Je pensais que tout ça ne t’intéressait plus.

— Ça ne m’intéresse plus, mais Alya m’en a parlé tout à l’heure. Tu as de la chance de pouvoir la rencontrer. Alya me disait qu’elle refusait toutes ses demandes d’interview.

Nathalie hocha la tête distraitement, puis reprit :

— Sinon, tes cours se passent bien ?

— Oui, je prépare mon mémoire en ce moment. Je vais bientôt devoir choisir ce que je veux faire après ça…

— Tu peux faire ce que tu veux, Adrien. Même si tu veux simplement parcourir le monde.

Il eut un grand sourire.

— Oui, mais je veux quand même travailler. Alors je ne sais pas. Peut-être que je reprendrai une année sabbatique pour faire quelques voyages humanitaires. J’avais bien aimé le faire après mon bac.

Il réfléchit un instant, et Nathalie reprit :

— Tu veux partir à cause de Ladybug ?

Il la regarda, surpris.

— C’est passé aux informations, expliqua-t-elle. Apparemment, Ladybug et Chat Noir ont vaincu un akumatisé en début d’après-midi.

— Pourquoi je voudrais partir ?

— Parce qu’elle t’a caché…

Elle n’arriva pas à finir sa phrase. Adrien soupira.

— Je crois qu’avec du recul, je comprends. Elle ne voulait pas me faire du mal, ni me rendre responsable des actions de mon père. Elle voulait aussi que j’aie encore quelqu’un pour veiller sur moi. Et puis… elle a assez souffert comme ça, non ?

Nathalie ne répondit pas tout de suite. Après un moment, elle reprit :

— Sûrement. Mais c’est très noble de ta part de voir les choses de cette façon.

Il hocha la tête et termina son thé.

— Tu reviens quand de New York ?

Elle lui sourit doucement.

— Sûrement en fin de semaine. On devrait dîner ensemble à mon retour. Qu’est-ce que tu en penses ?

— Bien sûr ! Je bloque la journée. Il faudra juste me donner l’heure, et j’essaierai de ne pas être en retard.

Nathalie sourit.

— On peut toujours rêver.

Plus tard dans la nuit, alors qu’Adrien avait regagné son appartement, Nathalie resta seule dans son salon, une tasse de thé refroidie entre les mains. Son regard glissa vers son téléphone, posé sur la table basse.

Un nouveau message venait d’apparaître.

M. D. — Rendez-vous confirmé. New York, 14 h.

Nathalie fixa les initiales quelques secondes, puis soupira doucement. Comment allait-elle annoncer à Adrien tout ça ? 






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