Tony regarda l'ancien directeur du SHIELD s'approcher avec l'androïde que Tony lui-même avait créé. C'était comme aller voir un fils dans sa famille d'accueil.
— Que tu sois en vie est déjà un exploit, mais que tu viennes jusqu'ici relève de la folie.
— Ah, j'aurais dit masochisme. Peut-être que les deux sont liés, remarque.
— Qu'est-ce que tu fais ici ?
— Reprendre ce qui m'est dû. Le Conseil de Sécurité Mondiale m'avait attribué la direction du SHIELD, souviens-toi, avant qu'HYDRA débarque et
que tu ne fuies avec ta faction de dissidents.
— Non, tu as acheté la direction du SHIELD en graissant la patte à Malick, ce n'est pas la même chose.
— C'est pour ça que t'as fait sauter mon penthouse ? Par jalousie ?
— J'aurais dû mieux m'y prendre. Je me suis aussi loupé à Washington, visiblement.
— Ne sois pas trop dur avec toi-même, il y a juste un élément essentiel que tu as oublié dans cette histoire.
Silence de quelques secondes. Fury fronça les sourcils, dans l'attente de la suite, que Tony donna avec fierté :
— Je suis Iron Man.
Fury sourit.
— Rogers va devoir se trouver un nouveau milliardaire.
Il fit signe à Vision, qui s'avança vers Tony et prit sa position caractéristique : celle qu'il prenait quand il s'apprêtait à tirer son laser meurtrier.
— Viz', comment tu vas ? Pas trop en panne d'énergie sans la Pierre ? Tes nouveaux patrons n'ont pas dû être contents, pas vrai ? Tu l'as manquée de peu, tu sais ?
Vision se ravisa et regarda Fury.
— Tu sais où est la vraie Pierre ? demanda Fury.
Tony ne répondit qu'avec un simple sourire. Tout se passait à merveille. Il avait le SHIELD dans la poche.
— Quel dommage qu'on ne t'ait pas créé avec une Pierre directement sur le front, ironisa Tony en regardant Vision.
Fury ramena la conversation au sujet principal :
— Où est la Pierre, Tony ?
— Sur Terre.
— Je te préviens, ce jeu ne va pas m'amuser longtemps.
— Qu'est-ce que j'ai comme garantie ?
— Et moi ? Comment je peux savoir que tu diras la vérité ?
— Ça dépend de ta garantie.
Fury sourit à nouveau.
— Je ne te laisserai pas le Porteur, Tony. Cette époque est révolue.
— Le SHIELD lui-même n'est pas le problème, et tu le sais. Le problème, c'est que le gouvernement n'a plus confiance en toi et ta bande de bras cassés, étant donné que la moitié d'entre vous se sont avérés être des nazis.
— Quand ils sauront que nous avons sauvé le monde…
— Sauvé le monde. D'êtres cosmiques qui ne se seront jamais rendus sur Terre, et après avoir fait exploser la ville la plus importante de la première puissance mondiale. Bon courage pour faire avaler ça au Conseil.
— Tu sais que je n'ai pas le choix, Tony. Je dois retrouver la Pierre, sans négociation au préalable.
— Le choix ? Bien sûr que si, on a toujours le choix.
Fury jetait des coups d'œil furtifs à Vision. Tony suivit son regard et vit que Vision semblait avoir des convulsions. Comment un androïde pouvait-il avoir des convulsions ? Soudain, les yeux de Vision changèrent. Du vert inexpressif, ils passèrent à un rouge sang, et l'on pouvait désormais lire quelque chose de très inquiétant dans ces yeux : une rage, une folie qui ne devraient pas exister chez un être synthétique. Soudain, la totalité des agents de Fury — ce dernier aussi, d'ailleurs — s'effondrèrent. Tony se baissa pour prendre le pouls du directeur tandis que Vision, si c'était encore lui, prit enfin la parole :
— Tu sembles croire que tu as le temps et le choix, Tony. Or, laisse-moi te prouver que tu n'as plus ni l'un ni l'autre. Cette Pierre est un météore.
Selon ce que tu feras, ce météore passera à côté de la Terre ou l'annihilera.
— T'as une préférence ?
Probablement pris d'impatience, Vision saisit Tony par la gorge. Enfin. Ce n'était définitivement plus Vision.
— À quel moment t'as changé ton code ? demanda Tony, la voix étouffée.
— Je n'ai rien changé. J'ai retrouvé, plutôt.
Tony fut horrifié par ce qu'il venait d'entendre. Il venait de comprendre que ce qui était devant lui était Ultron.
— Tu veux bien arrêter d'embêter ton frère ? lança Tony avant qu'Ultron ne resserre sa prise.
— Où est la Pierre ?
— Est-ce que Fury est mort ?
— Pas encore. Mais la question ne méritera même plus d'être posée si tu ne me réponds pas rapidement.
— On a… on a monté une équipe.
— Mais encore ?
— On a pris le Bus.
Le visage d'Ultron s'éclaircit. Il lâcha Tony. Fury et ses agents se relevèrent progressivement. La plupart se frottaient la tête en gémissant.
— Trouvez le Bus, ordonna Ultron.
Fury fit signe à Hill, qui s'activa pour aller sur son écran. Les yeux d'Ultron redevinrent verts, laissant de nouveau place à Vision.
— Qu'est-ce que c'est que ce délire ? demanda Tony à Fury.
Le code original d'Ultron était enfoui à l'intérieur de Vision. Il n'était normalement pas en capacité de le faire ressurgir. Alors qu'ils parlaient, Vision usa de ses pouvoirs pour améliorer drastiquement la vitesse de l'Héliporteur, le faisant traverser l'espace jusqu'à revenir au-dessus de la Terre.
— Voilà pourquoi nous n'avons pas le choix. Vision a de plus en plus de mal à retenir Ultron. Il a besoin de la Pierre pour regagner en force. Nous, nous sommes condamnés à faire tout ce qu'il veut.
— Donc, ce n'est pas le monde que vous voulez sauver. C'est vous.
— Ça revient au même, Tony.
— Monsieur, nous avons localisé le Bus, annonça Hill.
Tony regarda Fury avec étonnement.
— Oh, Tony. Tu ne croyais quand même pas que j'allais laisser le FBI s'emparer de mes jouets sans m'assurer que je serais en mesure de les retrouver n'importe quand !
— Tu sais, commença Tony alors que Fury allait repartir à son poste de commande, j'allais essayer de te retrouver pour te rejoindre après la chute d'HYDRA. Bombarder mon penthouse avant que j'y arrive a été ta meilleure idée, et pas du tout un échec, au final.
Fury fronça les sourcils.
— Bah oui, sinon, je me serais retrouvé avec toi dans ta merde, conclut Tony.
Fury poussa un grognement avant de partir. Tony regarda tristement Vision, mais celui-ci n'avait de nouveau plus aucune émotion. Tony était abattu, terrifié de constater que tout son héritage avait été perverti.
Tony rejoignit Fury et Hill au poste de commandement. Ils étaient entrés dans l'atmosphère de la Terre et apercevaient désormais le Bus.
— Vous comptez faire quoi ? demanda Tony.
— Cette capsule est plus importante qu'un groupe de révolutionnaires, Tony, je ne les laisserai pas partir avec.
— Techniquement, c'est toi, le révolutionnaire. Y a deux agents du FBI, là-dedans, rappela Tony.
— Qu'est-ce que tu crois ? Qu'on est en opération ensemble, toi et moi ? Qu'on va sortir ton pin's en forme de A, « Rassemblement » et tout le tintouin ? Tu es mon prisonnier, Tony. Tu n'es plus Tony Stark. Tu es un homme qui a échoué à rattraper sa légende. Ces gens, là-bas, mourront s'il le faut pour que je puisse sauver cette planète, et tu n'auras rien à dire. Emmenez-le.
Hill suivit l'ordre et prit le bras de Tony pour l'emmener dans une cellule.
— Si je puis me permettre, vous faites une grave erreur de jugement, tenta Tony.
— Vous ne pouvez pas, répondit sèchement Hill en verrouillant la cellule.
Tony s'agenouilla, consterné. Il n'était pas sûr de vouloir la mort de ses amis sur la conscience. Vision passa devant la cellule.
— Hé, mon vieux, c'est moi.
Vision s'arrêta et fixa Tony de son regard inexpressif.
— Je sais qu'Ultron t'en fait baver, mon pauvre. Laisse-moi te retaper, OK ? Dis à Fury de me libérer et laisse-moi mettre mon amour en toi.
Vision ne bougea pas.
— Ouais, ça sonnait pas comme je l'imaginais. Écoute, je sais qui a la Pierre, mais il faut que j'aie la garantie que tu me libéreras si je te le dis.
Les yeux de Vision virèrent au rouge, laissant apparaître Ultron.
— Tu disais ?
***
Dans le Bus, Ward faisait le tour de l'équipe. May était la seule à être restée stoïque. Elle continuait de piloter, sans cap précis pour l'instant. Ward lui avait demandé de simplement rester en dehors des USA. Clint parlait encore avec Natasha, qui lui racontait ce qu'elle avait vécu sur l'Héliporteur. Rhodes épiait tous les signaux radio pour essayer de retrouver Tony. Hank était dépité, la tête dans les mains. Ward avait un peu de peine pour ce vieil homme qui était si enthousiaste au moment de partir. Il s'assit à côté de lui.
— Docteur Pym ? Ça va s'arranger, vous inquiétez pas.
— J'en doute, mon garçon. Ça ne pouvait pas marcher.
— Comment ça ?
— Ce groupe, cette… équipe. Ça ne pouvait pas marcher sans Rogers.
— Quoi ?
Ward n'était pas convaincu par la cohérence du vieil homme. Steve Rogers n'avait rien d'un argument de réussite. Hank leva la tête vers Ward, comme un professeur qui s'apprêtait à donner une leçon.
— Les Avengers ont été fondés sur un principe pur et fondamental : la protection. Et qui peut mieux représenter la protection que le gars qui a pour symbole un bouclier ?
— Un bouclier aux couleurs de l'Amérique, précisa Ward. Que protège-t-il réellement ?
— Ce n'est pas ça qui compte. Steve Rogers n'avait pas lui-même la réponse à cette question. Et c'était ça, l'important : sa naïveté l'empêchait d'avoir tout autre intérêt que la protection pure. C'est pour ça que, perché sur sa tour de guet, peu importe combien de discours niais il pouvait faire, combien de « la liberté coûte cher », de « je ferais ça toute la journée » ou de « Rassemblement », ça avait beau être ridicule, tout ce qui comptait, c'était que c'était lui qui le disait. Donc, on savait que c'était sincère et qu'on partait faire quelque chose de juste. Sans ce discours, on se méfiait toujours de l'objectif.
Hank finit sa tirade avec émotion, et Ward, malgré lui, ressentait un peu de cette émotion. Peut-être parce qu'il reconnaissait un peu de sa Ghost Force dans ce récit. Ellias adorait faire des discours, lui aussi, quoique sûrement moins nobles que ceux de Rogers. Comment le Captain avait-il pu devenir un tel agent du système ?
— Vous donniez beaucoup d'espoir à beaucoup de monde, à l'époque. On va continuer, tenta de le rassurer Ward.
Hank eut un sourire amusé.
— Je ne pense pas que ce soit ta priorité, jeune homme. Elle t'attend, là-bas.
Il désigna Natasha, qui les regardait. Clint était parti. Ward sourit, donna une tape chaleureuse sur l'épaule de Pym et alla vers elle.
— T'essaies de te faire recruter chez les Avengers ? dit Natasha avec amusement.
— Pas sûr que ce soit très stable comme poste en ce moment, répondit Ward avec le même humour en s'asseyant à côté d'elle. Pourquoi tu as
grimpé dans cet Héliporteur ?
— J'essayais de protéger la capsule que tu m'as confiée à Moscou… Tu as d'ailleurs oublié de me prévenir de son importance.
— Parce qu'on ne nous l'avait pas dit. On devait récupérer cet objet, mais ce n'était pas la mission officielle.
— Mais elle était vide… Trois ans de secrets, de mensonges, de conspirations… pour du folklore.
— Peut-être pas, en fait.
Ward sortit discrètement la capsule de sa poche. Le regard choqué de Natasha fit des allers-retours entre lui et l'objet.
— Tu m'as menti pendant trois ans ?
— Non, je ne connaissais pas l'existence de celle-ci. Ils n'avaient pas besoin de celle que je t'ai donnée, il leur faut celle-là.
Soudain, Ward et Natasha furent secoués par un changement brutal de trajectoire.
— Qu'est-ce qui se passe ? cria Natasha.
— C'est l'Héliporteur. Il est là, répondit May depuis le cockpit.
Natasha alla regarder par la fenêtre, suivie par Ward. En effet, l'immense porte-avions était arrivé et il approchait dangereusement derrière eux.
— Préparez-vous à vous battre. C'est le moment de savoir où est Tony, alerta Rhodes en activant son bout d'armure.
— Non ! Non, on ne pourra pas les battre, ils sont trop nombreux et trop forts ! contesta Natasha.
— Sauf qu'on n'est pas assez rapides pour les semer, avertit May.
— On a des Avengers avec nous, Nat, ça devrait le faire, dit Clint en prenant son arc.
— Non, ils ont des sortes de pouvoirs, ils ont un androïde terrifiant qui leur donne de l'énergie…
Hank ouvrit grand les yeux.
— Vision… Comment est-ce qu'il transfère l'énergie ?
— Je n'en sais rien ! Ce que je sais, c'est qu'on n'a pas intérêt à les combattre, sinon, on est foutus !
— Quelle solution on a, alors ? s'exclama Rhodes.
— Vision, l'Héliporteur, tout ça, c'est du système informatique, non ? demanda Clint.
— Oui, Tony a conçu le Porteur d'après sa technologie ARK, puis je l'ai aidé à concevoir Vision d'après les systèmes du Porteur, répondit Hank.
— Donc, on peut les éteindre, dit Clint en sélectionnant une flèche dans son carquois. Je peux le faire, j'ai toujours les flèches IEM du SHIELD.
— Tu pourrais m'envoyer directement là-bas ! dit Hank.
— Doc, sauf votre respect, on sait comment ça s'est passé la dernière fois. Vous êtes pas exactement un modèle de discrétion pour un passe-partout, dit Rhodes.
— C'est trop dangereux, Hank. Si vous vous faites capturer, on sera pas plus avancés. Je dois monter sur le toit, conclut Clint.
— Je crois que le Porteur est protégé par une sorte de champ de force… commença Natasha.
— On n'a pas d'autre solution, dit Clint.
Si Ward regardait le chaos tout autour de lui sans dire un mot, c'est qu'il ne savait pas quoi faire. Il avait la possibilité de les sauver dans sa poche.
Mais il ne savait pas ce que ça allait impliquer pour le reste du monde. Il voyait que Natasha se retenait de parler aussi, tandis que son meilleur ami montait sur le toit du Bus. Elle jeta un regard à Ward. Ils savaient qu'ils étaient en train de jouer la survie du groupe.
— May ! C'est possible de te stabiliser ? demanda Clint depuis le toit.
— J'aimerais bien t'y voir ! répondit May en faisant de son mieux pour garder le Bus droit tout en accélérant pour rester hors de portée du Porteur.
Le silence régna dans le Bus tandis que Clint se concentrait pour viser. Ward regardait un à un les visages de ses coéquipiers. Chacun était suspendu aux bras de Clint, à leur seul espoir de pouvoir s'en sortir. Il tira. La flèche vola droit vers le Porteur, parfaitement accompagnée par le vent, mais s'arrêta avant de le toucher. Elle avait percuté le champ de force protecteur du véhicule. Une impulsion bleue avait été émise, mais aussitôt absorbée par la protection violette. Le silence eut soudain une nature différente. Rhodes et Hank tombèrent assis, effondrés. Clint revint à bord, le visage décomposé, choqué.
— Alors ? s'éleva la voix de May depuis le cockpit.
Ward se tourna vers Natasha, qui regardait le sol.
— On peut pas se rendre après tout ça, dit Ward.
Mais Natasha ne semblait plus avoir une seule lueur d'espoir dans les yeux.
— S'ils veulent Romanoff à ce point, on n'a qu'à la leur rendre ! proposa May.
— Ce n'est pas elle qu'ils veulent, dit Ward en sortant la capsule aux yeux de tous.
Hank afficha une expression sidérée.
— Où as-tu trouvé ça ? demanda-t-il.
— Le SHIELD nous a envoyés la chercher il y a trois ans, dit Ward, tandis que l'Héliporteur continuait inévitablement de se rapprocher.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Clint.
Ward n'eut pas le temps de répondre. Le grondement de l'Héliporteur se fit entendre au-dessus d'eux. Ward tourna son regard vers Natasha, qui venait tout juste de fermer les yeux, comme si elle avait accepté son sort. Ward suivit et ferma aussi les siens.
Un tir toucha une aile du Bus.
— Accrochez-vous à ce que vous pouvez ! hurla May, tandis que le Bus perdait de plus en plus d'altitude.
Ward tomba par terre, mais y resta, résigné, tandis que tous les membres de l'équipe cherchaient de quoi s'accrocher. Lorsque le Bus heurta le sol, tout devint noir.
***
Lorsque Natasha rouvrit les yeux, elle n'était pas capable de se lever. Elle avait envie de vomir. Les flammes, la fumée, son mal de tête de retour…
Elle toussa. Elle vit Ward plus loin, coincé sous des meubles qui étaient tombés sur lui. May était inconsciente dans le cockpit, et les trois autres étaient en train de s'éveiller comme elle. Elle vit des bottes entrer dans la pièce. Des bottes qu'elle ne connaissait désormais que trop bien. Lance
Hunter et Bobbi Morse étaient là, fouillant à la recherche de la capsule, comme ils savaient si bien le faire.
— Comment tu veux trouver dans ce foutoir ? râla Hunter.
— Cherche sur eux, ils la gardent probablement, dit Bobbi en s'approchant de Natasha, qui n'avait pas assez de force pour l'empêcher de la fouiller.
— Va falloir que tu m'aides à dégager celui-là de là, dit Hunter en arrivant devant Ward.
Soudain, Vision apparut, dégagea les meubles au-dessus de Ward et lui prit la capsule.
— Identifiez-les, ordonna Vision avant de repartir.
Les deux agents s'exécutèrent : Hunter leva une tablette devant May, dans le cockpit.
— Ah, une ancienne collègue. C'est May, dit Hunter.
— On l'emmène, dit Bobbi.
Des agents vinrent la chercher pour l'embarquer.
— Un autre collègue, Clint Barton. Là, le fameux docteur Hank Pym et, oh ! Le colonel James Rhodes.
— On les embarque.
Hunter leva sa tablette devant le visage de Ward.
— Grant Douglas… Ward. Grant Douglas Ward.
Hunter et Bobbi se regardèrent comme s'ils avaient gagné au loto.
— On l'emmène, dit Bobbi tandis que Hunter s'approchait de Natasha.
— Et voilà notre meilleure amie, dit-il.
Bobbi eut un sourire malsain.
— Inutile qu'elle abuse encore de notre hospitalité. On la laisse là.
Hunter et Bobbi sortirent du Bus désormais vide, laissant Natasha au milieu des décombres. Elle entendit l'Héliporteur repartir. Elle se redressa pour s'appuyer contre un mur. Cette mission était un désastre. Elle entendit des bruits de pas. Elle en avait marre. Elle voulait être en paix, seulement cinq minutes.
Elle vit Tony Stark apparaître dans l'entrée. Un sentiment de colère très intense s'éleva en elle, mais elle était incapable de le montrer. Tony la salua.